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Emeute aux Mureaux

Recife : l'intervention de monseigneur Fisichella

Le président de l'Académie pontificale pour la Vie, tout en montrant son accord avec l'évêque de Recife sur le fond du problème (l'excommunication), estime sur la forme que l'officialisation de l'excommunication n'était pas opportune :

"Retenons qu'il n'y avait nul besoin de tant d'urgence et de publicité pour déclarer un fait qui se réalise de manière automatique".

Mfa Versé dans les questions de la Vie, il connaît les terribles conséquences qu'un avortement déclenche chez une femme et, les transposant chez une jeune enfant de 9 ans, violée, il se penche avec tendresse sur cette jeune fille qu'il appelle Carmen :

"Carmen devait être avant tout défendue, embrassée, caressée avec douceur pour lui faire sentir que nous étions tous avec elle ; tous, sans aucune distinction".

Inutile de chercher à opposer par dialectique si chère à notre grande presse, ce passage à l'attitude de l'évêque de Recife. En effet, personne ne sait si ce dernier n'a pas eu vis-à-vis de Carmen le comportement décrit par monseigneur Fisichella. Et reconnaître la sanction de ceux qui ont tué les enfants ne signifie pas de facto ne pas se pencher sur la détresse de leur mère.

Par ailleurs, monseigneur Fisichella ajoute et confirme des éléments d'analyse importants :

- la banalisation dramatique de l'avortement :

"Carmen représente une histoire de violence quotidienne et a fait les unes des journaux uniquement parce que l'archevêque d'Olinda et de Recife s'est hâté de déclarer l'excommunication pour les médecins qui l'ont aidée à interrompre la grossesse. (ndt: est-ce la seule raison?)
Une histoire de violence qui, malheureusement, serait passé inaperçue, tellement on s'est habituée à subir chaque jour des faits d'une gravité sans égal, s'il n'y avait eu la rumeur et les réactions suscitées par l'intervention de l'évêque".

- l'aspect non-négociable de la vie :

"La morale catholique a des principes qu'on ne peut négliger, même si on le voulait. La défense de la vie humaine depuis sa conception en fait partie, et se justifie par la sacralité de l'existence. Chaque être humain, en effet, depuis le premier instant porte imprimée en lui l'image du Créateur, et pour cela nous sommes convaincus que la dignité et les droits de chaque personne doivent lui être reconnus, et premier parmi tous celui de son intangibilité et de son inviolabilité".

- l'avortement et l'excommunication latae sententiae :

"L'avortement provoqué a été toujours condamné par la loi morale comme un acte intrinsèquement mauvais et cet enseignement demeure inchangé depuis les premiers jours de l'Église. Le concile Vatican II, dans Gaudium et spes - document de grande ouverture et perspicacité en référence au monde contemporain - emploie de manière inattendue des mots sans équivoque et très durs contre l’avortement direct. Même la collaboration formelle constitue une faute grave qui, lorsqu'elle est réalisée, met automatiquement hors de la communauté chrétienne. Techniquement, le Code de droit canonique emploie l’expression latae sententiae pour indiquer que l'excommunication se réalise dans l'instant même où le fait se produit".

Lahire (merci à BB et au blog "Benoît et moi" pour la traduction)

Commentaires

worou

Juste un mot:Merci!
Merci monseigneur de nous montrer que le combat pour la vie ne se réduit pas à un simple légalisme.

quis ut deus

Merci pour cette salutaire mise au point (dont aucun media évidemment ne se fera l'échos!).Il est vrai qu'en pareilles circonstances aussi dramatiques l'urgence n'est pas à la condamnation mais à la miséricorde tant il est vrai qu'on est sans aucun doute ici au coeur de la misère humaine...

Carmel

Il y a quand même un fait qui a changé et que personne n'a relevé c'est que la mère n'est pas excommuniée... ce qui donne une tournure un peu différente à la situation;

Christine

Oui, enfin... C'est vraiment l'art de ne rien dire, et finalement laisser la possibilité à ceux qui le veulent de croire qu'il y a des cas " où l'aspect non-négociable de la vie"... peut finalement être négocié...
Le discours du monseigneur est aussi peu clair que possible.

Il me fait penser à certain grand responsable catholique dans le domaine médical, se considérant certainement comme conservateur et me disant privément à propos de la recherche sur les embryons : "Tu comprends, le Vatican ne comprend pas ces questions qui relèvent du domaine scientifique", etc.
Le monsieur en question jouit de la haute considération du gratin ecclésiastique parisien et autre... : on est entre gens polis... On se damne, un verre à la main...

Assez de ces discours ambigus qui pavent l'Enfer ! Je ne sais si l'évêque brésilien a tout fait parfaitement (le faisons-nous nous-même toujours dans l'accomplissement de nos propres responsabilités ?), mais il est clair pour qui prend la peine de s'informer sur la réalité, qu'il ne méritait en rien ce désaveu public et prétentieux de ses confrères dans l'épiscopat.

Pourquoi personne ne s'interroge sur le fait que la mère n'a pas ouvert les yeux pendant trois ans ? Que faisait-elle avec cet homme qui n'était pas son mari (oui, vous savez, la vieille morale ringarde catholique) ? Pourquoi une dernière fois n'a-t-elle su protégé son enfant du massacre de deux petits innocents ? L'évêque l'a invitée à la pénitence : c'était son devoir, et là était la vraie charité.
Devoir aussi et charité de préserver les autres âmes scandalisées au sens étymologique du terme, c'est-à-dire probablement fragilisées dans leur perception du bien et du mal.

Les bonnes âmes ne feraient-elles pas mieux de prier pour tous ceux qui ont été directement impliqués dans ce vrai scandale ?

Luisa


Sono altri che meritano la scomunica e il nostro perdono, non quanti ti hanno permesso di vivere e ti aiuteranno a recuperare la speranza e la fiducia. Nonostante la presenza del male e la cattiveria di molti.

Ce sont d`autres qui méritent l`excommunication et notre pardon et non ceux qui t`ont permis de vivre et t`aideront à récupérer l`espoir et la confiance....

Cette phrase qui conclut l`article de Mons. Fisichella, me choque tout particulièrement, car ceux qui ont permis à la jeune fille de vivre, et nous ne savons pas si elle était vraiment en danger de mort, sont les mêmes qui ont pratiqué l`avortement, supprimant deux vies de 4 mois, et aussi les infirmières, dont celle, féministe, qui a caché la jeune-fille dans un lieu caché interdit même au curé de la paroisse qui connaissait la famille.

La même infirmière qui a convaincu la mère , au début hostile à l`avortement, en lui disant que sa fille allait mourir.

Ces personnes qui ont droit à l` éloge de Mons. Fisichella ne sont sûrement pas celles qui suivront ensuite la jeune -fille, mais ce sont sûrement celles qui continueront leur bataille en faveur de l`avortement.

En réalité je suis sortie de la lecture de cet article très confuse et perplexe.
Mons. Fisichella qui est un habile communicateur, a très bien surfé sur la vague de l`émotion et peut-être il calmera l`agressivité de certains, mais moi, en tant que catholique, je 
suis perplexe .

Après avoir lu cet article qui est celui du Président de la Académie pontificale pour la Vie, un homme donc influent, l`avis duquel compte et a du poids, je me demande si ses propos ne sont pas susceptibles d`une interprétation et d`une instrumentalisation de la part de ceux et celles qui n`ont sûrement pas comme objectif celui de la sauvegarde de la vie et de son caractère sacré.

http://www.vatican.va/news_services/or/or_quo/text.html#5

X

http://fr.novopress.info/?p=15963

Hildebrand

Ne trouvez-vous pas que l'interprétation qui est faite de cette prise de position par P. de Plunkett sur son blog est tout à fait abusive, comme s'il s'agissait d'un désaveu pur et simple de l'archevêque de Recife? (http://plunkett.hautetfort.com/archive/2009/03/15/desaveu-romain-de-l-archeveque-de-recife-par-le-president-de.html#more) Il me semble que les choses sont bien plus nuancées. L'analyse de T. Derville sur le site de "service politique" (http://www.libertepolitique.com/respect-de-la-vie/5182-bresil-enjeux-ethiques-du-drame-dune-innocence-violee) me paraît assez éclairante.

Clô!

Entre l'un qui l'appelle CARMEN, l'autre, MARIA... Sait-on vraiment où vont les émotions que déclenchent les interventions de chacun.

"La sacralité" de la vie ne doit pas empêcher l'exigence contre la criminalité et les abominations...

Le pape n'a fait aucune déclaration public sur cette annonce médiatique.

Clô!

le Roi Sebastien

Je ne suis pas croyant, bien qu'ayant été élevé dans la religion catholique
A priori j'étais contre cette excommuication, qui semble peu humaine
Et puis en pleine nuit, soudain, je me suis réveillé et mon cerveau, qui certainement avait continué à réflechir à la question s'est vu apporter la réponse:l'enfant qui est le fruit d'un viol ne doit pas être supprimé, car c'est l'essence même du christianisme: le passage du Mal à l'Amour

Mingdi

Tout cela pue la manipulation politique. Le président brésilien gauchiste Lula cherche à préparer son opinion publique à une légalisation de l'avortement. Les évêques français complices ont hurlé une fois de plus avec les loups. C'est dommage pour les jumeaux à naître. Confiés à une famille authentiquement catholique, ils auraient pu devenir des gens bien.

Icks Pey

Contrairement à ce qui est dit ci-dessus, nous avons là un très net désaveu du cardinal brésilien par le Vatican.

Il suffit de lire l'ensemble de la lettre et non les fragments qui ont été ici littéralement triés et expurgés de ce que l'auteur du billet ne souhaite pas y lire.

Ne figure pas ci-dessus, par exemple, ce paragraphe qui sanctionne explicitement le comportement du cardinal brésilien concerné :
"Avant de penser à l'excommunication il était nécessaire et urgent de sauvegarder sa vie innocente et de la ramener à un niveau d'humanité dont nous, hommes d'Église, devrions être experts et maîtres de l'annonce. Cela n'a malheureusement pas été le cas, et la crédibilité de notre enseignement s'en ressent, qui apparaît aux yeux de beaucoup comme insensible, incompréhensible et privé de miséricorde."

La formulation "avant de penser à l'excommunication, il était nécessaire et urgent ... (...) Cela n'a pas été le cas (...)" est clairement et nettement un désaveu, non seulement sur la forme, mais également sur le fond.

[Le principe même du tri est de ne pas tout mettre. Or le lien mis par mes soins vous donne accès à la totalité de l'intervention. Pas de procès d'intention s'il vous plaît.
Ensuite, mgr fisichella confirme l'excommunication. Il est donc d'accord sur le fond. Sur la forme, il pense qu'il ne fallait ni en parler tout de suite, ni y penser avant de s'occuper de la jeune fille. Un désaccord sur le prudentiel est toujours possible. Maintenant nul autre qu'un évêque brésilien ne subit la pression du gouvernement sur la légalisation de l'avortement. Il lui appartient à lui seul de juger en son âme et conscience ce qu'il doit faire.
Enfin, mgr Fisichella ne remet pas en cause l'accord sur le fond, basé sur le droit de Canon et l'enseignement de l'Eglise. Lahire]

Icks PEY

Martine

Je suis tout à fait contre l'avortement.

Mais certains commentaires me font penser à cette phrase : c'est la loi qui est faite pour l'homme et non l'homme pour la loi.

Il est clair pour moi que cette fillette qui est elle aussi un enfant, allait mourir.

L'archevêque de Recife a très mal choisi son exemple "pour faire l'exemple". S'il avait stigmatisé la jeune fille qui avorte pour pouvoir aller aux sports d'hiver, il aurait rallié les foules, mais là il a choisi une enfant elle-même victime d'un beau-père violeur, incestueux et pédophile : il aurait mieux fait de se taire et de dire à la rigueur à la mère la même chose que le Christ à la femme adultère : "Moi non plus je ne te condamne pas, va et ne pèche plus"...

[Rien ne peut justifier un avortement. De plus, la jeune fille de 9 ans n'est l'objet d'aucune peine, d'aucune récrimination de l'Église. Ensuite, aucun médecin sur place ne confirme vos craintes sur la vie en péril de la jeune fille.
Vous pouvez donc être tranquille. Seule l'équipe médicale est touchée par cette peine qu'elle s'est infligée elle-même.
lu ici : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=471778
"Au Brésil, chaque année, il y a 30.000 grossesses de femmes de moins de 14 ans et il n'y a aucun cas de mort en raison de la grossesse quand est proposé un suivi pré natal et une césarienne"
Lahire]

Martine

...et j'ajoute à mon comm précédent que se taire aurait été se conformer au canon 1344 qui conseille de différer une excommunication qui causerait par sa diffusion un trouble plus grand.

[L'excommunication latae sententiae est de fait : il n'y a pas lieu de la différer. C'est ce que vous dit le canon 1398, mgr Vingt-Trois, mgr Rey, etc... Il n'est donc pas possible de la différer. Le canon 1344 s'applique pour d'autres peines! Lahire]

N.R.

"Au Brésil, chaque année, il y a 30.000 grossesses de femmes de moins de 14 ans"

Au Brésil il y a meme un trés grand nombre de grossesses de femmes de moins de 60 ans qui arrivent tres bien à terme. Je ne vois pas ce que cette fillette pouvait bien risquer

"Ensuite, aucun médecin sur place ne confirme vos craintes sur la vie en péril de la jeune fille."

Seuls ceux qui ont pratiqué cet avortement le disent, surement pour se dédouaner.


Xtophe

A Martine,

[Relisez la charte, cette partie retirée peut être considérée comme un manquement à la charité. Lahire]

L'avortement est immoral, car c'est un crime ôdieux perpétré à l'encontre d'un être innocent. On ne peut pas faire le mal pour obtenir un bien (ou un moindre mal). C'est la base élémentaire de la doctrine sociale de l'Eglise. Lisez le Prince de Machiavel et dites-moi si vous souscrivez à la politique dudit prince... On n'a pas le droit de semer la mort pour aboutir à une fin que l'on estime juste.

Plusieurs cas de figure se présentent :
Cas 1 : L'enfant met au monde les deux enfants. Les médecins ont fait leur travail.
Cas 2 : L'enfant se fait avorter. On tue donc les deux nourissons. Les médecins - sous couvert de bons sentiments - ont en réalité procédé à un assassinat.
Cas 3 : L'enfant ne se fait pas avorter et meurt pendant l'accouchement. Les médecins ne sont pas parvenus à sauver les patients. Les médecins ne sont pas responsables de la mort de la jeune mère.

Conclusion : Les médecins qui ont procédé à l'avortement sont bien des criminels et ont été frappés de fait par l'excommunication latae sententiae. Perso, je peux me passer sans problème de médecins de ce genre. C'est hyper facile de tuer des enfants ! C'est beaucoup plus dur de les sauver !

Xtophe

Lahire a parfaitement raison. Pey dit n'importe quoi. Il n'y a aucun désaveu de la part de Monseigneur Fisichella sur le fond. L'avortement est un crime qui est d'emblée puni d'excommunication, dixit le code de droit canon et dixit le magistère.

Pey voudrait certainement bien réécrire la doctrine sociale de l'Eglise et reformuler le code de droit canonique à sa convenance, mais hélas, il n'est pas encore pape... (lol)

Martine

@ Xtophe :

[...]

Je suis bien OK avec ce que vous dites, mais dans le cas présent comme l'a dit Mgr Fisichella, excommunier les acteurs de l'affaire, ou rappeler qu'ils l'étaient, c'était vraiment trop. Cette enfant de neuf ans allait mourir et les jumeaux aussi.

Relisez Saint Matthieu " ils lient des fardeaux sur les épaules des autres, qu'ils ne soulèveraient pas eux mêmes. "

Ne vous acharnez pas contre la misère de ces gens-là.

Xtophe

A Martine,

Il n'y a aucun acharnement de ma part. L'Eglise proclame depuis Mathusalem que l'avortement est un crime qui est DE FACTO puni d'excommunication. Par conséquent, la femme qui a envoyé sa fille se faire charcuter par l'équipe de tortionnaires est DE FACTO excommuniée par simple application du code de droit canon (quoique puisse dire qui que ce soit).

Par conséquent, je suis d'accord, il n'était pas utile de déclarer que les responsables de cette boucherie étaient excommuniés, étant donné qu'ils l'étaient déjà dans les faits. Cependant, au regard de l'influence grandissante des lobbies pro-mort, je ne crois pas que l'Archevêque de Recife ait eu tort de déclarer que l'avortement est un crime qui est AUTOMATIQUEMENT passible d'excommunication. Aussi, il faut comprendre la déclaration de l'Archevêque comme une information et non une condamnation, car la punition est tombée dès lors que l'irréparable a été commis. L'Archevêque de Recife n'est pas l'auteur de la sanction ; il n'en est que l'informateur...

On pourra toujours trouver des excuses à tous les crimes. Le fait qu'untel ait été un violeur au motif qu'il ait été violé dans sa jeunesse ne constitue en aucune manière une excuse valide.

Ensuite, vous affirmez que l'enfant serait morte avec ses deux enfants si l'on avait décidé de l'accoucher prématurément. Qu'en savez-vous ??? La pétition de principe n'est pas un argument en soi. Désolé, mais vous - [est-ce utile de vous préciser que vous vous adressez à une femme? La prochaine fois, je censure tout votre commentaire. Lahire] - ne pouvez honnêtement pas aboutir à une conclusion aussi catégorique et péremptoire.

L'excommunication des pseudo-médecins qui violent allègrement le serment d'Hypocrate en se cachant derrière leurs bons sentiments est une sanction ecclésiale parfaitement juste et proportionnée ! La médecine n'a pas besoin de tels criminels ! La médecine a besoin de soignants et non de charcutiers ! Je révère les premiers ; j'abhorre les seconds.

Jean

Dans le dernier numéro de Famille chrétienne, "Le père Edson Rodrigues, curé de Alagoinha, qui a accompagné les parents de la victime, livre à "Famille Chrétienne" sa version des faits. Les parents, hostiles à cette extrémité, auraient été victimes de pressions illégales."
A lire : édifiant !

Mingdi

La liste des donneurs de leçons à l'archevêque de Recife est longue. C'est soit de la technique médicale : la mère de 9 ans serait morte en mettant au monde. Soit de la technique de communication : cet archevêque n'avait nul besoin d'officialiser ce qui était "latae sententiae". Soit du compassionnel pur : quelle dureté de coeur, aucune pitié pour cette pauvre femme adultère ... Ils ne savent rien du dossier médical, humain, politique, mais ils jugent ... de loin. Il y a même un abbé traditionnaliste de cour qui décrète, sans sourciller, que le droit canon autorise l'avortement thérapeutique. Assez, pitié pour l'archevêque!

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