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Nouvelle traduction du missel romain aux Etats-Unis

Version qui pourrait intéresser la France :

M

"Dans les églises américaines, on ne dira bientôt plus «Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir…» mais «Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir sous mon toit…». Après sept ans de consultation et de réflexion, une partie de la nouvelle traduction en anglais du Missel romain est désormais accessible aux catholiques outre-Atlantique sur le site de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) depuis la fin du mois d’août.

À la sortie de la 3e édition du Missel romain en 2002, la traduction du texte pour les anglophones a été lancée dans « une approche plus littérale », explique Mgr Arthur Serratelli, évêque de Paterson (New Jersey) et président du Comité pour le culte divin de l’USCCB :

«En nous inspirant des recommandations du concile Vatican II, nous avons cherché à observer une plus grande fidélité envers le texte et rendre compte de la profondeur par le vocabulaire. Par exemple, les mots “incarner” et “consubstantiel”, qui portent une valeur théologique forte et étaient absents jusque-là, apparaissent maintenant dans le credo.»

Ce qui donne une traduction «plus proche de la version en latin dans l’esprit de Liturgiam authenticam, émis par le Saint-Siège en 2001», ajoute-t-il."

Commentaires

RL

En Italie, ils disent "je suis pas digne de participer à ton dîner/cène" (les deux mots se disent de la même manière).

Corentin

Un peu surpris par la déclaration de Mgr Serratelli, j'ose la question : comment pouvait-il dire le Credo sans utiliser les termes "incarner" et "consubstantiel"?

[Ben... voyez la traduction française par exemple. MJ]

L. Chéron

Eh bien puisque Corentin pose une question, essayons d’y répondre.
Le Credo français, pour «incarnatus est» (soit «fut incarné», parfait passif), donne couramment «a pris chair», traduction déjà proposée dans les missels bilingues d’avant la réforme liturgique. On conçoit que «fut incarné de la vierge Marie» n’est pas très bien venu en français.
On a d’autre part traduit le fameux «consubstantialis» par «de même nature», ce qui n’est pas très satisfaisant, même si c’est la solution que donne le Gaffiot... Le «consubstantiel» des anciens missels est préférable. Le symbole de Nicée dit «omoiousios» en grec, à vrai dire un néologisme alors forgé dans la polémique antiarienne. Affirmer que le Verbe partage avec le Père la même et unique substance divine est certes plus précis que de seulement les dire de la même nature : ce ne sont pas des dieux parmi d’autres. Cependant, et contrairement à ce qu’on entend parfois, ce dernier énoncé, pour être moins précis, n’en est pourtant pas fautif : qui oserait encore affirmer que le Père et le Fils sont de natures différentes ? soit que l’un serait dieu et l’autre pas ?

L. Chéron

Avant que d’être, pour un iota, accablé de procès en hérésie, je corrige la coupable étourderie qui m’a fait écrire «homoiousios» là où j’aurais dû écrire «homoousios». Ne rouvrons pas les querelles christologiques du IVe siècle. J’en profite aussi pour rétablir le «h» de l’esprit rude, aucune nuance de police ne passant sur les commentaires du S.B. Ces choses là sont rudes, etc...

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