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Les Français veulent-ils un roi ?
Holywins 2009 « Don de vie, don de soi »

Lettre à un paysan

Lu sur un forum :

 "Chaque jour, les bureaucrates de Bruxelles décident comment te faire disparaître. Depuis longtemps déjà les technocrates ont voté ta mort. Tu as été et tu es toujours trahi par les syndicats disant te représenter. Ils finissent toujours par manger dans la main de tes ennemis…Tu dois mourir car tu es encore, dans notre société, un rempart au cosmopolitisme avec tes idées d’homme libre préservant la saine tradition, racines de tes pères. Tu dois rentrer dans le moule libéralo-socialiste du « métro-boulot-dodo » pour le conformisme égalitaire où l’on admet mal le droit à la différence. Tout doit être nivelé pour aboutir au socialisme d’Etat.

« Le socialisme d’Etat présente cette particularité distincte de liguer les travailleurs contre la société et contre l’Etat. Esclaves de l’Etat, parasites de la société. L ’Etat détruira la société à leur profit. Et la société ne leur inspirera aucune reconnaissance. L’Etat qui assumera l’ingrat office de répartir entre eux le profit de ses exactions et de sa flibuste, non sans y introduire un minimum d’ordre, prendra ainsi une figure de gendarme, tout d’abord un peu ridicule, puis odieux. Un Etat tenu pour exacteur ; une société figuré en marâtre ; des travailleurs qui gronderont qu’on leur demande tout sans rien leur donner en échange, tels sont les trois produits de la politique sociale de toute démocratie. Il n’y a de place là-dedans pour rien d’humain : ni patriotisme, ni simple amitié.» (Charles Maurras).

Tu rentreras dans le système, de plein gré ou de force et tu seras contrôlé, administré, surveillé, amendé, enrégimenté un peu plus que tu n’es déjà. Cela fait longtemps que l’on veut ta mort, recherche bien l’origine de tes maux. La protection des rois de France a laissé place aux massacres révolutionnaires de 1789 que l’on a fêtés il y a quelques temps…

Les principes rousseauistes furent imposés avec pas mal de sang de tes pères, t’en souviens-tu ? Après les armées de métier des rois qui laissaient tranquille le paysan dans sa terre, la conscription révolutionnaire arracha la jeunesse des champs pour la faire mourir au bout du monde au nom de ses principes destructeurs. Ce que dénonçait magnifiquement Anatole France : « La honte des Républiques et des Empires, le crime des crimes sera toujours d’avoir tiré un paysan de la paix de ses champs et de sa charrue et de l’avoir enfermé entre les murs d’une caserne pour lui apprendre à tuer un homme » (suite).

Commentaires

Arthur

je suis paysan et je constate, encore une fois, que ce doit être un non paysan qui écrit ce courrier aussi grandiloquent que dénué d'intérêt et faux !

Imaginer que les rois et les seigneurs ont fait le bonheur des paysans, c'est oublier les guerres qui ravageaient périodiquement les récoltes ou la chasse à courre à travers champs... L'autorisation de clore les prés et les champs date de... la Révolution française !

Par ailleurs, le pb actuel de l'agriculture face à Bruxelles, c'est l'incapacité des paysans à se prendre en main et à faire autre chose que de se laisser bercer par les syndicats et gouvernants : mais c'est tellement plus confortable et ça demande tellement moins de travail que de produire pour livrer à sa coopérative, sans se poser de question...

Moi, je transforme mon lait, je vends ma production à la ferme et j'ai du mal à répondre à la demande... Certes, je suis très occupé, voire débordé, mais qu'importe puisqu'on est sur terre pour travailler... et je vis très bien avec des revenus conséquents ! Alors rien n'empêche les autres d'en faire autant... En 25 ans, le volume de la vente directe en lait et produits laitiers a été divisé par 5, surtout parce que plus personne ne souhaite assumer le travail que cela représente... Donc il y a autant de paresseux déresponsabilisés chez les agriculteurs que dans le reste de la société, malheureusement...

Sicaire Etienne

Il est vrai que le système de la démocratie moderne est de façon inhérente gangrené par les partis.
Le premier intérêt d'un politique, dans un monde ou la politique est professionnalisée, est de se faire réélire. Nul ne saurait le nier.
La présence d'un arbitre n'étant pas issu d'un système électif, pourrait représenter une modération efficace. Si il est en charge à vie (et à plus forte raison si ses descendants lui succèdent), les buts de son travail pourront enfin, et c'est ce qu'il manque à la démocratie moderne,envisagés dans une perspective à long terme. La modération n'en serait que plus forte.
Cependant, comme toutes les histoires politiques nous le montrent, la question de la légitimité d'un acteur politique détermine son influence. Hors l'on n'est pas compétent de père en fils, cela se saurait. La seule légitimité possible est reste alors celle de droit divin. Si le roi n'est pas le lieutenant de Dieu sur Terre, il n'a nulle légitimité pour arbitrer entre les politiques de son royaume. Ce mode de régime a l'intérêt de rappeler que l'homme vit, libre, dans un monde ou Dieu veille.
Il m'apparait donc que la question de la monarchie est indissociable de celle d'un système de droit divin.

PG

Bonne analyse, sauf sur un point : comment décrire très précisément les socialisme d'état, et s'en prendre en même temps au ''moule libéralo-socialiste''.
Ne vaudrait-il pas mieux parler de ''jacobino-étatisme'', de ''démo-socialisme''ou ce qui semble plus juste, ''démocrato-étatisme''.
Car ce que dénonce C. MAURRAS, c'est bien le socialisme étatique, conséquence de la démocratie étatique du Contrat Social.
Si on assimile libértés économique du libéralisme et socialisme, on intrioduit une confusion intellectuelle dont l'étatisme socialiste sort toujours vainqueur, puisqu'il prétend incarner à la fois la justice et donc la défense de la liberté garantie par l'Etat.

Markhor

Content de voir un paysan lucide et honnête.
Ça fait longtemps que les paysans se sont fait achetés par la PAC, jusqu'à récemment ils étaient des incroyables privilégies, vivant confortablement grâce aux subventions qui ne sont pas calculées sur le résultat, faisant la pluie et le beau temps dans les communes rurales.
Aujourd'hui ils ouvrent les yeux et ne réclament que des sous en plus au lieu de remettre en cause le système.
C'est triste que l'agriculture meurt, mais elle était en suris depuis longtemps, ne restait plus que l'arrogance des agriculteur... elle est tombée elle aussi.
Les autres commentaires sont pathétiques.

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