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15 novembre 2009

Rome dénonce le pseudo art contemporain

Mgr Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, a déclaré :

R "Un grand artiste américain me disait dernièrement : «Les artistes contemporains excluent deux choses : la beauté et le message.» C’est cet horizon contemporain que nous voulons considérer, tel qu’il est. Sur ce point, on peut vraiment parler de divorce avec l’Église. Car l’art contemporain semble pour une grande part avoir exploré toutes les voies de la déconstruction, du nihilisme, pour nous amener à constater l’inconsistance de l’être, démontrant que plus rien ne vaut rien, jouant de la provocation sur l’absence de sens de notre réalité. Mais, affronté à cet itinéraire, ce même art se trouve automatiquement en passe de se détruire, car l’objectif ultime ne peut être que le silence de la mort, du suicide. [...]

Il nous a donc semblé que le moment était venu pour une nouvelle proposition : engager les artistes à se réapproprier les grands symboles, les grandes narrations, les grands thèmes, les grandes figures. [...] Ainsi, le Saint-Siège va inviter des artistes à la Biennale de Venise, leur proposant de travailler sur les onze premiers chapitres de la Genèse, qui portent en eux toute la vie de l’humanité. [...] L’artiste ne doit pas faire une œuvre directement catéchétique. L’esthétique authentique, lorsqu’elle touche les grands thèmes, peut s’interroger et nous interroger sur le sens de la vie, même si elle ne prend pas en compte le message évangélique. Une esthétique artistique authentique, par nature, touche l’éthique. [...]

Nous croyons à la possibilité d’une rencontre entre la foi et l’art, pourvu que l’art sorte de son impuissance provocatrice. De même, l’Église ne doit plus s’en tenir à une récupération hasardeuse de styles anciens et à des productions artisanales sans ambition. Elle doit accepter la confrontation avec ces nouvelles grammaires, à ces nouvelles modalités d’expression. Ce dialogue-là serait fécond pour elle."


Le Motu Proprio pour l'évangélisation

R Plus de 200 personnes ont assisté au colloque organisé par l'association REUNICATHO à Versailles, sur le thème de la forme extraordinaire du rite romain : une chance pour l'Eglise ! 2 ans après l'entrée en vigueur du Motu Proprio Summorum Pontificum.

Encouragés par Mgr Barbarin, les organisateurs ont dressé le bilan et les perspectives d'application de la forme extraordinaire du rite romain en interrogeant différents acteurs, à commencer par l'ensemble des instituts Ecclesia Dei (tous étaient présents), des prêtres diocésains (les abbés Chanut, Spriet...), des journalistes (François Foucart, Philippe Oswald...), universitaires (Luc Perrin...), des associations (Renaissance Catholique, Una Voce...) et des fidèles de différents lieux (Chartres, Chatou, Senlis...), qui ont témoigné de leur expérience et des difficultés rencontrées. A ce sujet, la fédération St Gélase a été présentée, ayant pour but de mettre en relation les demandeurs, afin qu'ils partagent leur epxérience, leur échec ou réussite.

Concrètement, depuis le Motu Proprio, la France est passée de 121 lieux de messes dominicales selon la forme extraordinaire à 190 (pas toujours hebdomadaires). Seuls 6 diocèses n'ont encore aucune messe autorisée. 350 groupes de demandeurs attendent une réponse de leur curé. Le constat unanime des participants est que, malgré les difficultés, le Motu Proprio permet de faire tomber le "mur liturgique" entre les catholiques et, désormais, ceux que l'on appelle les traditionalistes ne sont plus retranchés dans leur chapelle, mais peuvent collaborer, avec et grâce à leurs richesses, avec les autorités de l'Eglise, à la nouvelle évangélisation.

Le "père" Anthony Chadwick, chapelain de la Traditional Anglican Communion (TAC) en France, invité surprise de cette journée, a longuement remercié le Saint-Père pour la Constitution apostolique. Selon lui, cette Constitution et le Motu Proprio ne sont pas seulement des bricolages internes à l'Eglise pour refaire l'unité, mais participent d'un même mouvement à une volonté du Saint-Père de rechristianiser l'Europe, contre le laïcisme et l'islamisme.


Demandons l'abolition du Pacs !

P Le PaCS a dix ans.

Parce que :

- le PaCS institutionnalise la précarité. Comme disait Napoléon à qui nous devons le Code civil : « Les concubins ignorent la loi, la loi les ignore ». Pour bénéficier des avantages du mariage, les concubins n’ont qu’à se marier. Mais le mariage a un prix : l’engagement public. L’Etat, pour une société plus stable, moins précaire, moins cruelle avec les plus faibles, a le devoir d’encourager cet engagement, donc le mariage. Favoriser le Bien commun, c’est « ne pas remplacer la famille par d’autres institutions ou d’autres formes d’unions ». Les hommes et les femmes de bonne volonté doivent agir ensemble en « [célébrant] la beauté et la fécondité de la famille, fondée sur le mariage, sa vocation exaltante et son rôle indispensable au sein de la société » (Benoît XVI). Au lieu de cela, l’Assemblée nationale et le Sénat, très majoritairement composés d’hommes, ont mis en place le PaCS il y a maintenant dix ans. Véritable régression, il permet, entre autres, la répudiation de la femme par l’homme. Source de précarité pour l’enfant, le PaCS est une régression pour notre société.

- le PaCS menace le mariage. Il a été signé 145 000 PaCS en 2008 contre 101 000 en 2007 et 22 000 en 2000. En 2008, justement, 273 500 mariages ont été célébrés en France. Un chiffre en baisse depuis 2000 (305 000 mariages). On le constate, le PaCS entre homme et femme est en train de concurrencer le mariage. De le rattraper et même de le dépasser : alors qu’en 2007 on comptait 443 Pacs pour 732 mariages dans le XIe arrdt de Paris, en octobre 2009, le nombre de Pacs a depassé pour le moment le nombre de mariages: 583 Pactes pour 521 mariages. Or :

* le mariage assure la pérennité de notre société et l’union de l’homme et de la femme ne relève pas de la seule sphère privée. Elle a précisément une fonction publique parce que c’est en son sein que naissent les enfants. Or, selon le mot d’Ernest Renan, « aucune civilisation n’a été bâtie par des personnes seules, nées de parents inconnus et mortes célibataires sans enfants ».

* le mariage assure la protection des membres de la famille, notamment de la femme et des enfants.

- le PaCS a été mis en place pour satisfaire les revendications des lobbies homosexuels qui prétendent parler au nom de tous les homosexuels. Il est une première étape vers le « mariage » homosexuel. Le père du PaCS, le député Patrick Bloche ou la présidente de la Commission des lois à l’Assemblée nationale de l’époque, Catherine Tasca, ne l’ont jamais caché.

On n’a même jamais autant parlé de « mariage » homosexuel que depuis le vote des lois sur le PaCS du 15 juin 1999 et du 23 juin 2006. C’est d’ailleurs à l’occasion des 10 ans du PaCS que le maire de Montpellier, Hélène Mandroux-Colas, a lancé un « appel des maires en faveur de l’ouverture du mariage aux couples homosexuels »

La droite en 1999 ne s’y était pas trompée. Elle avait massivement voté contre le projet de loi socialiste instituant le PaCS. Elle était à l’époque dans l’opposition.

Elle est aujourd’hui au pouvoir.

Entre temps, le PaCS a prouvé qu’il était synonyme de plus de précarité.

Nous demandons l’abolition d’une atteinte insupportable au droit à la pérennité et à la stabilité des familles.

Nous demandons l’abolition d’une atteinte en puissance au droit de l’Enfant à avoir un Papa et une Maman.

Nous demandons l’abolition du PaCS.

Maintenant.

Ecrivez aux élus.


Jean-Frédéric Poisson est un ignare

Suite à la proposition scandaleuse de Ségolène Royal, le député PCD-UMP déclare :

"Nous nageons en plein délire. La proposition de « chèques-contraception » est dangereuse à plus d'un titre, puisqu'elle vise à écarter les familles de l'éducation sexuelle de leurs enfants. Une telle socialisation de la vie privée des Français est intolérable. Je dénonce avec la plus grande fermeté cette manoeuvre politicienne qui oublie l'intérêt supérieur de nos enfants, de nos familles ainsi que le respect de nos institutions. Il y a là un mélange des genres dangereux pour notre société."

Jean-Frédéric Poisson devrait savoir que le planning familial est autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur sans l'avis des parents. Un texte du 13 décembre 2000 permet la délivrance de la pilule du lendemain sans autorisation parentale.

Les familles sont déjà écartées de l'éducation de leurs enfants.


Benoît XVI lit-il le Salon Beige ?

On apprend par l’archevêque Claudio Maria Celli, président du Conseil pontifical pour les communications sociales, que Benoît XVI “surfait” allègrement sur la Toile. Le prélat a même précisé que la pape «envoyait ses propres courriels. Oui, vraiment ! Il apprécie beaucoup cette nouvelle technologie».

Reste à savoir s'il consulte votre blog préféré. Ce qui est certain, c'est que certains, dans son entourage, le consultent de façon quotidienne...


Après Lisbonne, la sortie de l' UE ?

Lu dans Daoudal Hebdo :

"L’idée d’une remise en cause radicale de l’Union européenne pourrait gagner du terrain un peu partout, maintenant que la situation est verrouillée par le traité de Lisbonne. Ainsi a-t-on pu entendre le chef de cabinet de Vaclav Klaus, Petr Hajek, déclarer que l’objectif du président tchèque était désormais que son pays recouvre sa « souveraineté perdue » en quittant l’UE. Quelle que soit la volonté de Vaclav Klaus, la situation politique de son pays rend impossible la réalisation d’un tel projet. Mais cela montre que l’idée est dans l’air, et pas seulement en Grande-Bretagne. Elle l’est d’autant plus que le traité de Lisbonne, contrairement aux traités précédents, prévoit explicitement qu’un pays puisse quitter l’UE.

Une disposition dont parlent volontiers les europhiles avec ironie : Eh bien, s’ils veulent partir, qu’ils partent. Le traité qu’ils pourfendent le leur permet… Mais sous l’ironie perce l’inquiétude. Si le processus s’engage, il pourrait se poursuivre, car nombre de pays ont accepté malgré eux le traité de Lisbonne. Sans oublier que le Danemark, s’il a ratifié tous les traités, s’est exempté de tout ce qui constitue à proprement parler l’Union européenne (citoyenneté, monnaie, coopération policière et judiciaire, défense européenne). Il n’en faudrait pas beaucoup pour voir une épidémie de retraits… et la désagrégation de leur Union soviétique, euh, pardon, européenne."