Un enfant maintenu en vie à 15 semaines
Régionales : le vainqueur est...

La contraception est une cause d'avortement

Pierre-Olivier Arduin revient sur la scandaleuse proposition de Roselyne Bachelot :

  • D'abord l'inefficacité de la contraception pour enrayer l'avortement

"Pourquoi le nombre d’avortements ne fléchit-il pas d’un pouce malgré une médicalisation à outrance de la contraception ? L’explication avancée par les inspecteurs et reprise en boucle par les médias a sidéré les pouvoirs publics : 72% des avortements sont pratiqués chez des femmes qui étaient sous contraception (dont 42% sous pilule et dispositif intra-utérin). [...] Un simple calcul établit qu’une Française doit ingérer plus de 8000 comprimés hormonaux tout au long de sa vie féconde. Pour la première fois, les rédacteurs du texte évoquent la lassitude des femmes devant la difficulté d’effectuer un « parcours sans faute » et reconnaissent à demi-mot l’ambivalence psychologique de certaines d’entre elles dont le désir inconscient de donner la vie semble bousculer l’imperium contraceptif."

  • Puis l'augmentation sans fin du forfait IVG

"Comment une Sécurité sociale ultra déficitaire, pénalisant les plus pauvres en déremboursant certains médicaments, va-t-elle pouvoir couvrir une pareille augmentation des dépenses ? Après une première revalorisation de 20% en 2008, une nouvelle hausse intervenue en 2009 (arrêté du 4 août 2009), Roselyne Bachelot avait promis de marquer les esprits pour séduire les jeunes médecins. Ainsi que les cliniques privées qui se sont progressivement désengagées d’un secteur jugé trop peu porteur en termes d’image et de rémunération. Dans le même ordre d’idée, on peut craindre une nouvelle offensive parlementaire dans les toutes prochaines semaines pour faire des sages-femmes les prochaines exécutrices de l’IVG médicamenteuse, voire chirurgicale."

  • Et le rappel de l'encyclique prophétique Evangelium vitae dont nous allons fêter le 25 mars le quinzième anniversaire
"les contre-valeurs présentes dans la mentalité contraceptive – bien différentes de l’exercice responsable de la paternité et de la maternité réalisé dans le respect de la pleine vérité de l’acte conjugal – sont telles qu’elles rendent précisément plus forte la tentation de l’avortement, face à la conception éventuelle d’une vie non désirée […] La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient ainsi l’ennemi à éviter absolument, et l’avortement devient l’unique réponse possible et la solution en cas d’échec de la contraception " (n. 13).

Commentaires

Jean Eudes

euh, vous êtes sur de vos sources...
je veux bien croire en la puissance de la vie, je veux bien croire en la médecine... (je suis moi même étudiant en médecine...) mais là, 15 semaines, non, ça me parait un peu gros à avaler...

Fox

Attention : le site Americatho, et peut-être d'autres en amont, a commis une erreur : le bébé est né à 25 semaines (ce qui est déjà exceptionnel !) et non 15 (ce qui est radicalement impossible). J'en veux pour preuve nombre de sites, et n'en citerai qu'un seul : http://www.maxisciences.com/pr%E9matur%E9/le-plus-grand-premature-au-monde-est-rentre-chez-lui-apres-9-mois-d-039-hospitalisation_art6250.html. Il faudra donc songer à rectifier.

Un tel miracle est un bel argument contre le concept d'amas de cellules, c'est clair, mais il pose question : où commence l'acharnement thérapeutique ? N'est-ce pas une folie de maintenir en vie des bébés si petits ? N'est-ce pas un refus de la volonté de Dieu qui les rappelle à Lui ?

Fox

Voici plutôt le lien de la source elle-même, pour ceux qui comprennent l'anglais : http://www.telegraph.co.uk/health/children_shealth/7375421/Premature-baby-Tom-Thumb-born-at-25-weeks-weighing-half-a-pound-survives.html
(le bébé est prématuré de 15 semaines, mais est bien né à 25 semaines)

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