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Scoop de la cour des comptes : l'éducation dite nationale va mal

Pour ceux qui la pratiquent ou la subissent, l'école n'est pas en bonne santé depuis bien longtemps...

Que lui reproche le rapport de la cour des comptes ? D'être trop chère pour les dépenses publiques, de subir trop de réformes, de favoriser l'inégalité des chances à cause des redoublements, etc.

Un précédent rapport dit "Montaigne" avait proposé des solutions pour ces mêmes maux.

Comment le mammouth pourrait-il aller mieux lorsque l'Etat s'érige en maître total de ce qu'il a défini comme "l'éducation", quand les principes mêmes d'une véritable éducation sont battus en brèche par l'idéologie ambiante, quand l'autorité ne peut s'exercer par le fait même qu'on renie la première d'entre elle, celle des parents? Malheureusement, si le constat de la faillite de l'école est juste, les solutions proposées sont aux antipodes du bien des enfants.

Les fondements mêmes de système éducatif en France ne sont pas conformes à la doctrine sociale de l'Église (par. 240 et 241):

Les parents ont le droit de choisir les instruments de formation correspondant à leurs convictions et de chercher les moyens qui peuvent les aider dans leur tâche d'éducateurs, notamment dans le domaine spirituel et religieux. Les autorités publiques ont le devoir de garantir ce droit et d'assurer les conditions concrètes qui en permettent l'exercice. C'est dans ce contexte que se situe avant tout le thème de la collaboration entre la famille et l'institution scolaire.

Les parents ont le droit de fonder et de soutenir des institutions éducatives. Les autorités publiques doivent faire en sorte que « les subsides publics soient répartis de façon telle que les parents soient véritablement libres d'exercer ce droit sans devoir supporter des charges injustes. Les parents ne doivent pas, directement ou indirectement, subir de charges supplémentaires qui empêchent ou limitent indûment l'exercice de cette liberté ». Il faut considérer comme une injustice le refus de soutien économique public aux écoles privées qui en ont besoin et qui rendent service à la société civile:

« Quand l'État revendique le monopole scolaire, il outrepasse ses droits et offense la justice. (...) L'État ne peut sans injustice se contenter de tolérer les écoles dites privées. Celles-ci rendent un service public et ont en conséquence le droit à être économiquement aidées ».

Commentaires

C.B.

Depuis cinquante ans, la première préoccupation de l'état a été d'embaucher pour pouvoir mettre un "gus" dans chaque "classe"; sur les personnels recrutés, certains sont d'authentiques enseignants, mais la plupart sont payés à ne faire guère plus que du gardiennage.
"Enseigner est un métier qui s'apprend", mais former des enseignants n'est pas simple et devient de plus en plus difficile face à des jeunes imbus de leurs années d'enseignement supérieur et totalement inconscients de leur manque de connaissances élémentaires: ils sont nombreux à penser qu'on peut enseigner ce qu'on ne maîtrise pas soi-même.

bébert

il y a longtemps que certains profs (pas tous) n'enseignent plus
d'abord parce qu'ils ne savent plus rien (formés dans les IUT)
ensuite parce qu'ils ont transformé leurs salles de cours en succursalles du PS
leur enseignement est au niveau des slogans (lutte pour l'égalité et contre les inégalités et patati et patata)
beaucoup de profs d'anglais (bizzarrement)
pas tous les profs d'Histoire (heureusement)
certains profs de mathématiques (mais là c'est plus difficile)
petit à petit l'enseignement est devenu le relais des Droits de l'Homme etc et autres tartes à la crème
plus aucune formation au discernement, au sens critique, plus de culture (seulement JJ Rousseau et JP Sartre, dans le meilleur des cas)

Malleus

l'education "dite" nationale...

On pouvait doubler l'épithète en titre : la "dite" éducation "dite nationale.

perry

c'était autrefois l'Instruction Publique,l'éducation relevant de la famille et de l'entourage...devenu l'Eucation Nationale, ce Ministère,non content de ne pas savoir éduquer, n'instruit même plus comme ses anciens instits et de plus, s'acharne à empêcher l'enseignement privé,plus modeste,de faire du bon travail à sa place!

olivet

Bonsoir à Tous,
Tous ces commentaires sont dignes de l'image de l'E.N.(c'est à dire mauvais)
Mais, si effectivement l'EN va mal, elle est comme l'ensemble de nos Institutions. Et si elle va mal, c'est aussi à cause de nos familles qui sont "désagrégées" (jeu de mots horrible)par une politique familiale et sociale des plus néfastes qu'ait connu notre France. Mais soyez convaincus qu'il y a encore de bons profs agrégés à l'EN.

Les parents sont souvent dépassés... .

Le Privé est aussi dépassé par l'absence de réelles motivations saines (c'est à dire ratrappé par la course aux résultats et aux inscriptions friquées.

Spitfire

J'ai l'impression au contraire, que l'EN réussit plutôt bien dans son domaine; je m'explique:
Qui croît encore aujourd'hui aux vraies valeurs (chrétiennes) qui faisaient les élites françaises ?
Qui manipule avec aisance nos chères têtes blondes pour leur apprendre que le drapeau de l'europe (avec un petit e) représente le cadran de l'horloge ? (vécu !! )
Qui, qui, qui ...
Et tout cela ne serait pas travaillé ?
Le résultat est plutôt extraordinaire, non ?
Nos (pseudo) "élites" sont maintenant bien plus tranquilles pour nous conduire là où bon leur semble !
Certes, de temps en temps, on découvre que l'on dépense trop, mais en période de crise cela fait "bien" comme constat, et puis, cela évite de s'attaquer au fond du problème, tout en faisant croire que l'on y est sensible.
Il reste une chance: que nos élites futures sortent d'un enseignement parallèle (hors contrat), et nous pourrons enfin nous attaquer au mammouth. Mais déjà l'on voit poindre des refus d'accepter dans le "public supérieur" les élèves issus de ces établissements ... qui pourtant n'ont rien coûté à l'état jusque là, mais dont il a perdu le contrôle.

philippe

L'éducation nationale est une catastrophe. D'abord parce qu'elle coute énormément d'argent pour un résultat qui est loin d'être satisfaisant. Ensuite parce que le niveau s'est écroulé lamentablement ces 20 dernières années. Tous les élèves de terminale le savent, leur concours est truqué et toutes les notes sont régulièrement remontées tant le niveau est minable. Et l'autre jour, j'ai constaté le sommet: j'ai lu le rapport professionnel que doit faire un jeune de ma connaissance dans un bac pro forestier. Je n'exagère pas en disant que le niveau de la syntaxe et de l'orthographe se situait en dessous du niveau 6ème d'il y a dix ans. Son rapport m'a tellement interloqué que je lui ai posé des questions sur le charabia de sa prose et je me suis aperçu que sa compréhension était égale à ce qu'il voulait exprimer. Le sommet de ce constat est venu quand il m'a dit que pourtant c'était lui qui avait la meilleure note en français, je l'ai vérifié et cela s'est avéré exact!!! Pour plus de certitude, je me suis renseigné auprès d'un ami, cadre de l'EN dans l'enseignement professionnel. Il m'a confirmé cet état de fait et m'a déclaré que le constat était encore pire que ce que je croyais!! Ces élèves ne seront même pas capables d'établir un devis dans une syntaxe correcte, ils n'ont aucune notion de gestion et finalement leurs connaissances professionnelles se limitent au strict minimum. Je vous passe le constat sur les matières générales et la culture moyenne qu'ils sont censés acquérir. La France de demain sera un ramassis d'incultes, gavés à la culture émotionnelle de l'image, sans aucun sens critique. Bref un vrai troupea de mouton que les élites n'auront aucun mal à manipuler.

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