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Le général Stanley McChrystal a-t-il voulu se débarrasser du fardeau afghan ?

Suite à un dérapage dans un média, le patron des forces occidentales en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, a été limogé. Une version qui en cache une autre. Surtout quand on voit que la situation empire. 100 soldats des forces internationales en Afghanistan sont morts au mois de juin. C’est un record absolu. Jusqu’ici, le mois le plus meurtrier avait été août 2009 (77). On lit ici :

"A première vue, il s’agirait d’un dérapage de militaires au parler franc, qui se seraient laissés aller devant un journaliste, critiquant Obama et son entourage pour leur politique afghane. Version de fait peu crédible. Les officiers américains connaissent, de réputation, «Rolling Stone» [l'hebdomadaire qui a publié les propos, NDMJ] pour ses prises de positions anti-guerre clamées en pleine intervention américaine au Vietnam. Nous avons eu connaissance, par un contact, d’une phrase prononcée par l’un des officiers de son état-major après sa démission imposée, qui explique le comportement de McChrystal : «The boss got rid of the burden» (NDLR : «Le patron est débarrassé du fardeau»).

D’après nos informations, dès le début, prenant son commandement afghan le 15 juin 2009, McChrystal ne se sentait pas à l’aise avec la mission. Un premier temps, il crut pouvoir faire retomber sur le pouvoir politique la faute d’un échec qu’il craignait. C’est pourquoi, dans le rapport remis au Président, il déclara le contrôle de la situation impossible sans l’envoi de 40 000 troupes supplémentaires, convaincu que la Maison Blanche n’accéderait pas à sa demande. Mais Obama acquiesça et dépêcha sur place 30 000 hommes. Dopé par ces renforts, McChrystal pensa un moment pouvoir pacifier le pays. Les retours du terrain et les rencontres avec ses soldats lui firent comprendre qu’il n’y parviendrait pas. Il disposait de moyens considérables et avait quelques recettes en matière de contre-insurrection, mais lui manquait de comprendre la psychologie des habitants de ce pays. Il était au pied du mur et se voyait dans le rôle du général perdant la guerre. Limogé tout en affirmant qu’il allait gagner, comme on l’entend le proclamer dans ses déclarations, il lui sera facile, en cas d’échec, d’en attribuer la responsabilité au pouvoir civil. Il deviendra alors «le général qui aurait pu gagner la guerre». Un quasi héros en somme !"

Commentaires

LB

40 000 troupes supplémentaires cela doit faire du monde !

Papon

Contrairement à une idée reçue, les militaires sont souvent moins "va-t-en guerre" que les politiciens.

cosaque


Mouais.
J'aurai fait pareil à sa place.
Il est impossible de gagner à long terme contre les afghans. Surtout pour y intensifier la culture du pavot.

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