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Douce France
Comment libérer l'information ?

Les lois pro-mort ne sont pas des lois

Mgr Francisco Gil Hellín, archevêque de Burgos en Espagne, a publié une lettre pastorale à propos de la légalisation de l'avortement. Extraits :

"Le 5 juillet 2010 [...] a été promue une loi inique qui s’oppose frontalement à la droite raison et à la plus élémentaire justice. Telle est la loi qui établit que les Espagnols ont le droit de tuer les non - nés, à partir du moment où ils le font avant les 14 semaines. Disons-le très clairement : cette loi n’est pas une loi, même si elle se présente ainsi du fait d’instances politiques et législatives. Ce n’en est pas une car personne n’a le droit d’éliminer un innocent. En cela, elle n’oblige pas. La droite raison ne peut admettre comme droit le fait de tuer une personne qui n’a commis aucune faute.

J’ai dit « raison », non religion. Car le droit d’exister d’une personne déjà conçue, même si elle n’est pas encore née, n’est pas une croyance de telle ou telle religion. On n’a pas besoin d’être croyant pour affirmer qu’un innocent a le droit d’être défendu et respecté dans son intégralité. La droite raison comprend qu’une personne, un être humain, ne peut ne peut être détruite par une responsabilité étrangère. Encore moins si c’est pour gagner de l’argent ou des voix. Le sens commun se rebelle.

C’est une tromperie d’affirmer que cette loi a été approuvée par la majorité du parlement et qu’elle est représentative de la majorité des citoyens ; ou de dire que si le Tribunal Constitutionnel la déclare conforme, ce serait désobéir que s’y opposer et que cela mériterait une sanction. La tromperie consiste à attribuer à des politiques, des juges ou des citoyens, un droit qu’ils n’ont pas. Et personne n’a le droit de légiférer sur le fait qu’on peut tuer un innocent. Quelle société subsisterait si on déclare que c’est un droit citoyen décidé par la majorité de tuer des innocents. [...]

Je suis un simple citoyen, je ne suis ni un politique ni un magistrat. En outre, je suis responsable d’une communauté chrétienne. Depuis ce qui est ma double condition je veux faire un appel à la sagesse et au bon sens. Sortons à la rencontre de toutes les mères qui se trouvent en difficulté, et facilitons leur maternité avec tous les moyens dont nous disposons, qui sont nombreux. Et avec la même volonté, essayons d'arrêter ce fléau de l’avortement qui rien qu'en Espagne, a déjà détruit plus de personnes qu’il n'y a d’habitants à Saragosse, Cordoue et Burgos."

Commentaires

Bergstein

"Je suis un simple citoyen ... je suis responsable d'une communauté chrétienne ...".

Oui. Mais pas seulement ! et pas premièrement !

Mgr Francisco Gil Hellín n'est pas un simple citoyen chargé de rappeler la "raison" et la "loi naturelle". Il est aussi et d'abord EVÊQUE, chargé d'annoncer la LOI DIVINE RÉVÉLÉE !

C'est au nom de la loi divine révélée, et pas seulement au nom de la raison ou de la loi naturelle, que le chrétien, et a fortiori l'évêque, doivent dénoncer le mal et le péché que constitue l'avortement volontaire.

On ne veut pas prêcher le Christ et la LOI NOUVELLE ? On veut se cantonner à la seule loi naturelle sous le prétexte de mettre tout le monde d'accord ? Eh bien on perdra tout !!! Le Christ nous rejettera loin de Lui, et sans Lui il n'y a pas de loi naturelle qui tienne.

La grande hérésie de notre époque, c'est le naturalisme. Cela fait pourtant 150 ans que les papes la dénoncent.

JACQUES-FRANCOIS

Il reste encore des hommes de DIEU dans le monde. Malheureusement il faut bien constater qu'ils ont désertés notre beau pays de France. A quand une telle prise de position de l'épiscopat français?
Dans le livre des juges nous lisons: "En ces jours-là, il n'y avait pas de roi en Israël: chacun faisait ce qui lui plaisait". Nous avons vu le résultat!
Malgré ça notre pauvre France est à l'agonie et personne n'est à son chevet, même pas ceux qui ont en charge le troupeau des âmes.
Pleurons mes amis car des temps très difficiles nous attendent.
Maranatha !
Merci !
JFL

Gustave Minet

La "droite raison" pour qui reconnaît qu'un enfant non né est un être humain. La "droite raison" pour qui pense que les droits des êtres humains existent avant d'être définis par les lois. Le problème n'est pas dans le raisonnement (la droite raison), mais dans des vérités que les uns acceptent parce que leur religion les leur enseigne, et que d'autres n'acceptent pas parce qu'ils n'ont pas la même religion ou qu'ils sont sans religion. Mgr Francisco Gil Hellin aura beau dire que ses croyances n'ont pas besoin de l'autorité d'une religion ; ses adversaires idéologiques seront toujours d'une opinion différente. Si bien qu'il ne pourra jamais y avoir de dialogue, mais seulement un échange d'accusations d'aveuglement ou de mauvaise foi.

Il faudra bien qu'un jour les théologiens catholiques se rendent compte que les hommes, privés des lumières de la foi, ne parviennent pas à discerner la Loi Naturelle, ou n'y parviennent que difficilement, et rarement sans la comprendre un peu de travers.

La laïcité, d'accord, pourvu qu'elle demeure sous la tutelle de l'Eglise.

Simon

Chez nous, au Québec, il n'y a que le cardinal Ouellet qui s'est opposé publiquement à l'avortement. Maintenant qu'il a été nommé préfet de la Congrégation des évêques, qui va prendre la relève ?

Denis Merlin

@ Gerstein et monsieur Minet :

Il n'y a aucun titre à contraindre un non-croyant pour motif de foi. Seule d'ailleurs l'Eglise a un droit sur le baptisés catholiques. Vous n'avez aucun droit sur les baptisés catholiques au motif de déviation dans la foi (encore moins sur un évêque !)

En revanche il y a un motif à contraindre pour un motif rationnel. C'est ce que font tous les jours la police, les tribunaux et toutes les autorités laïques publiques ou privées. Elles le font dans les cas les plus graves sous menace de sanctions qui peuvent aller jusqu'à la privation de liberté et l'utilisation légitime de la violence. Leur titre à le faire est la raison et le droit naturel soit, en résumé : "ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent".

Que les gens s'aveuglent au point de ne plus percevoir cette vérité "ne fais pas aux autres, ce que tu voudrais pas qu'ils te fassent.", n'invalide pas cette vérité. C'est un état de fait pratique utilisé à outrance par la Franc-maçonnerie. Il n'en reste par moins que "il n'y a pas de vérité accessible à la raison" n'est pas une vérité spéculative, ni une vérité tout court. D'ailleurs si c'était vrai, la société deviendrait impossible.

Finalement, je regrette de vous le dire, vous allez contre la loi du Christ qui est liberté (Jn 6,68), et raison (Lc 14,28).

Vous "tirez dans le dos" de l'évêque, pourtant merveilleux de clarté doctrinale et d'orthodoxie, utilisant, probablement inconsciemment, les arguments maçonniques et/ou musulmans.

c

" simple citoyen par rapport à politique et magistrat", et bien évidemment non pas par rapport à la charge d'évêque, qui ne se place pas au même niveau. Cette phrase me paraît au contraire humble et digne. Je ne comprends pas pourquoi certains s'acharnent à trouver la petite bête dans un discours qui s'adresse aux plus grands nombres (c'est à dire pas que les catholiques convaincus) mais à tous les hommes de bonne volonté. c'est le fond qui compte pas la forme.
Et le message est très clair. Bravo aux évêques de cette trempe.

BERT

La loi naturelle a été mise par le Créateur dans le coeur de tout homme, quelque effort que fasse l'Ennemi du genre humain pour nous persuader du contraire. Il n'y a aucun "naturalisme" là dedans ! "Toute vérité est de l'Esprit Saint" disait Saint Justin dans les premiers siècles de l'Eglise. Les grandes vérités de l'Ordre Naturel voulu par Dieu n'ont pas besoin d'un coup de goupillon pour être des vérités. Les hyper-tradis, reconnaissables de loin, nous fatiguent !

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