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Le Cal Newman et l'unité entre la réflexion, la morale et la vie spirituelle

Prêtre de l’Oratoire de France et auteur de plusieurs ouvrages consacrés au cardinal Newman, le P. Keith Beaumont déclare à La Croix :

N "Newman est un géant de la pensée chrétienne des temps modernes, non seulement en tant que théologien, mais aussi – et j’oserais dire surtout – en tant que guide spirituel. Cette béatification n’atteindra la plénitude de son sens, selon moi, qu’avec la reconnaissance de Newman comme docteur de l’Église. Pie XII l’a prédit, Paul VI et Jean-Paul II y croyaient fermement. C’est aussi le vœu de Benoît XVI qui a été très marqué par son enseignement. Mais cela suppose d’abord qu’il soit canonisé…

Sa pensée est pétrie de la Bible – il en connaît des passages entiers par cœur – et des Pères de l’Église. Mais il ne cite pas ces derniers : il les a tellement assimilés qu’il pense selon leur mode.
Et ce qui caractérise cette pensée, c’est le refus de séparer la réflexion (la théologie), l’agir (la morale) et la vie spirituelle. Dieu n’est pas simplement l’objet d’une réflexion, Il est une personne que l’on peut rencontrer et connaître. Cela suppose une longue familiarisation. En ce sens, la morale n’est pas seulement un ensemble de critères du bien et du mal, mais un travail sur soi qui nous rend disponibles et va favoriser cette rencontre avec Dieu.

On a souvent trop tendance à définir le chrétien en termes intellectuels (celui qui croit à) ou moraux (celui qui vit selon certaines valeurs) en oubliant d’intégrer la dimension proprement spirituelle, celle de la vie de Dieu en nous. Cette vision unifiée, tridimensionnelle de la vie chrétienne, est le noyau de la pensée de Newman. Il semble d’ailleurs avoir vécu toute sa vie, du moins à partir de sa conversion à l’âge de 15 ans, avec ce sens profond, continu, de la présence de Dieu en lui. [...]

[I]l diffère de la conception subjective de la conscience qui s’est imposée depuis le siècle des Lumières (« ma conscience à moi »). La conception moderne de la conscience nous enferme sur nous-mêmes. La sienne nous ouvre à une transcendance."

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