Nouveau site >> www.lesalonbeige.fr



Une école catholique doit enseigner la foi
Pour les socialistes, voter est un plaisir

La véritable histoire des Cristeros

Crist En ce jour de la solennité du Christ-Roy, Sed-Contra nous propose un dossier très intéressant sur ces combattants mexicains du XX° siècle trop souvent oubliés, catholiques devenus soldats pour défendre le Règne social du Christ et tenter de sauvegarder sa royauté sur terre. Le sang des martyrs a coulé, beaucoup coulé... comme en France pendant la Révolution et jusqu'à nos jours, comme plus tard en Espagne : il fallait détruire l'infâme.

Extraits :

"Viva Cristo Rey !

On les appelle les Cristeros, par déformation du cri de guerre qu’ils avaient adopté : Viva Cristo Rey !
En 1925, dans l’année qui précède l’insurrection générale, Pie XI avait proclamé le Christ “Roi des Nations” (Quas Primas).
Au Mexique, une nation entière se mobilise aussitôt sous les drapeaux du Dieu fait homme, elle marche vers les mitrailleuses et les canons de l’Antéchrist parce qu’elle refuse l’abdication des dernières libertés de sa foi.

Cristeros2 Cette épopée des Cristeros a donné plus de martyrs à l’Église universelle que les déchaînements de la persécution religieuse en République espagnole, dix ans après. Leur Cristiada entre de plain-pied avec le soulèvement de Vendée : catholique et royal chez les insurgés mexicains en la seule personne de Notre Seigneur Jésus-Christ. Elle n’est connue pourtant, aujourd’hui encore, que de quelques initiés.

Le soulèvement des cristeros s’inscrit au Mexique dans l’histoire d’une longue persécution … La Constitution révolutionnaire de 1917 institue la dictature suprême de l’État contre les droits de la religion. A partir de 1924, le président Calles veut frapper un grand coup : il confie à l’armée l’application des lois antireligieuses du régime précédent.
Viva el Demonio !
L’antithéisme de l’armée fédérale mexicaine n’est pas un vain mot. Le général Eulogio Ortiz fit fusiller séance tenante un de ses soldats qu’on avait surpris au bain, porteur d’une médaille de la Virgen de Guadalupe. Un peu partout, les officiers investissent à cheval la maison du Seigneur. Ils profanent les saintes espèces, organisent des orgies sur l’autel, montent en chaire pour blasphémer et dansent avec les statues !

Toute la hiérarchie militaire est affiliée aux Loges : elle se donne pour mission de “défanatiser le Mexique, en extirpant la foi. Certains États punissent d’une amende de 10 Pesos – une fortune, pour les paysans – la moindre allusion sur la voie publique au nom du Tout-Puissant. On ne dira plus adios, ni si Dios quiere (si Dieu veut) ; les mendiants eux-mêmes (pordioseros) doivent changer de litanies.

Cristeros4 Le président Calles invente d’incroyables mesures pour limiter le nombre des prêtres, jusqu’à celles qui les laisseront tous dans l’illégalité. Les gouverneurs d’Etat se surpassent, ils feront mieux que lui. Et les fidèles bien sûr ne sont pas épargnés. Voici le texte d’une proclamation officielle, affichée sur les portes des églises au début de l’été 1926 :

ART. 1 : Tout individu responsable d’une église sera condamné à 50 Pesos d’amende et un an de prison si les cloches sonnent.

ART. 2 : Pour toute personne qui apprend à prier à ses enfants, la même peine.

ART. 3 : Dans toute maison où il se trouvera des “images pieuses », idem.

ART. 4 : Toute personne qui porte des “médailles » sur lui, idem.

Parallèlement aux profanations, l’artillerie de l’armée fédérale entreprend de détruire les édifices religieux. Dans tout l’État de Tabasco, à la veille de la dernière guerre mondiale, ne restaient sur pied que l’église de Cunduacan, transformée en garnison, et trois chapelles de village perdues dans les monts. La Révolution mexicaine interdisait militairement au peuple de restaurer les ruines ; et elle-même n’a jamais rien construit. Aujourd’hui encore, elle abrite ses musées dans des couvents confisqués à l’Église, et ses gouverneurs dans les palais épiscopaux… Toutes les Révolutions se rassemblent, dans leur néant".

Commentaires

Fleur de lys

Je conseille à ce sujet-là (pour les adolescents d'environ 14-15 ans et plus) la lecture du livre intitulé "Cristeros" de Jean-Louis Picoche, aux éditions Clovis, collection "ligne de crêtes".

Marc

Mais à part cela, les francs-maçons sont favorables à la tolérance...

Marc

Mais à part cela, les francs-maçons sont favorables à la tolérance...

Pour eux, bien entendu. Pas pour les autres, et surtout pas pour les chrétiens.

Philippe Régniez

La véritable histoire des Cristeros , Hugues Kéraly , L'homme nouveau.

bernie

Je viens juste de finir le livre de Hugues Keraly.
Grande émotion, remarquable ouvrage que je recommande vivement. Une leçon de courage, un exemple de martyr qui nous attend bientôt

B

Elqana

En France, des milliers de catholiques ont été tués pour leur foi pendant la Révolution. A part les béatifiés, où sont les corps? A Bordeaux, ce sont plusieurs centaines de prêtres, à l'hopitâl Saint-André. Où ont-ils été enterrés? Par exemple, à Toulouse, personne ne semble le savoir. En Aveyron, c'est au moins 109 prêtres. Pourquoi ne pas faire une messe annuelle pour rendre hommage à ces martyrs? Pourquoi ne pas mettre dans les cathédrales, une plaque commémorative avec les noms de toutes ces personnes mortes pour notre foi? Si nous trouvons les endroits où sont enterrés ces martyrs, pourquoi ne deviennent-ils pas des lieux de pélerinages?
Elqana

PG

Le Pape de l'époque Pie XI, n'eut quasiment pas un mot pour eux, trop occupé à sa grande affaire politique européenne, faire naître une démocratie chrétienne illusoire qui passait en France par la condamnation de l'Action Française et l'excommunication des fidèles refusant cette décision infondée.
Sans doute les Cristeros rappelaient trop les Chouans français -anti républicains comme l'AF- pour que Rome n'en glorifie le martyr présent.
Face aux persécutions des chrétiens d'Orient et d'Asie, Benoit XVI a une attitude totalement différente.

le Webiste

Ces pseudo-révolutions "populaires" en France, Mexique, Russie, Ukraine, etc ... toujours le même processus et les mêmes auteurs au nom de la même idéologie: S'opposer à Dieu

LB

La guerre contre le catholicisme est la même en France, mais les moyens sont plus sournois et peut-être même plus dangereux qu'une persécution sanglante.

Cassianus

@ PG

Cette "démocratie chrétienne illusoire" d'autrefois, c'est la fameuse "laïcité positive" d'aujourd'hui. En théorie, la démocratie devrait se retrouver christianisée si les votes étaient majoritairement chrétiens. Mais l'expérience prouve que la déchristianisation du pouvoir temporel confère à la propagande anti-chrétienne la force d'une espèce d'autorité parentale sur la formation des idées populaires. L'Etat, maître des esprits par l'éducation nationale et la conformation des élites intellectuelles officielles (les différentes académies), transmet aux nouvelles générations les idées déjà arrivées au pouvoir. L'Etat est au peuple ce que les parents sont aux enfants. Dans la mesure même où l'on peut croire qu'une éducation chrétienne donnée par des parents chrétiens est capable de favoriser le choix conscient de la foi chrétienne par les enfants qui l'ont reçue, on devrait croire aussi qu'une éducation anti-chrétienne est capable de favoriser le choix conscient et délibéré de positions anti-chrétiennes par les "enfants" de la République. C'est la raison pour laquelle l'évangélisation des peuples EXIGE que les Etats soient catholiques. Confessionnels, donc. Et pas "laïques", donc.

Chris du Fier


Un petit moment d' émotion et d' école de courage.

http://www.youtube.com/watch?v=dl66vGKGQl0

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.