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La génération de l'échec
Samedi : salon de l'association des écrivains catholiques de langue française

"Pour ceux qui commettent des délits, il est juste que le gouvernement dispose qu'ils soient reconduits à la frontière"

Une homélie du cardinal Vingt-Trois (du 5 septembre!) aurait été passée sous silence en France selon Sandro Magister sur son blog personnel (en italien) Settimo Cielo. De même, selon le site Benoit et moi, Zénit en italien y aurait consacré un article introuvable sur la version française.

Voici une traduction de cette homélie à propos des nomades et des migrants, qui permet de mieux comprendre cette "occultation" en France :

Mgr 23 " La question est complexe et il y a de nombreux aspects à considérer. Pour ceux qui commettent des délits, il est juste que le gouvernement dispose qu'ils soient reconduits à la frontière. Les municipalités demandent des lois pour pouvoir expulser les nomades, mais ma préoccupation est où iront ces personnes. Alors plutôt que de susciter une nomadisation permanente, ce qui signifie que ces personnes continuent à se déplacer d'un endroit à l'autre sans jamais s'installer, le gouvernement français a décidé une politique de retour dans leur pays d'origine.

D'autres éléments à considérer sont la prise en charge sanitaire et sociale . En effet, la loi prévoit pour tous les résidents sur le territoire français, le droit à l'assistance, mais aussi le paiement des contributions. Il s'agit d'un coût considérable. Pour toutes ces raisons, le gouvernement français a l'intention de réduire le nombre de Roms. Donc la question est légitime . Il ne s'agit pas d'expulsions gratuites, parce que reconduire les roms à la frontière coûte cher. Le gouvernement français a annoncé une aide financière de 300 euros par personne, ce qui équivaut à trois mois de salaire en Roumanie, en plus de 100 euros par enfant, et des frais de voyage.

Cela dit, il y a un problème sur la façon de mettre en œuvre ces expulsions, qui doivent être effectuées dans le respect des personnes, en garantissant les principes d'humanité et surtout en évitant des mesures collectives. Nous devons dire non à un traitement global et massif, il faut un traitement individuel. C'est ce que nous demandons au gouvernement français, et nous espérons qu'il le fera."

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