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Faut-il supprimer le ministère de la culture ?

T Un ministère de la Culture, dispendieux et réservé à une petite élite autoproclamée, est-il bien adapté à la mondialisation des arts et de la culture au XXIe siècle ? Peut-on trouver d’autres alternatives ? Quel avenir pour le mécénat ? Ne serait-il pas temps de rendre la culture au peuple et aux artistes ?

Réponses de Guillaume de Thieulloy à Arnaud Menu, de Délit d'images, sur Nouvelles de France (12mn environ). Particulièrement visées : les subventions qui créent un art officiel.

Commentaires

Toubil

Oh ! que OUI !
Virer les D.R.A.C et autres Bâtiments de France des Cathédrales où ces messieurs, souvent bien logés, se croient tout permis. Les architectes des Monuments hystériques (ce n'est pas de moi) s'en foutent plein les poches, 10% des travaux effectués à très grands frais, sur le dos de qui ?
Il faut revenir au mécénat comme au Moyen Age et/ou autres époques.
Plus de la moitié du budget de la culture est dépensé en Ile de France.

Philippe Régniez


Le Ministère de la Culture ? C’est bien évidemment un monstre qu’il faut supprimer, et quel Saint Michel, quel Saint Georges nous en délivrera ?
Le Ministère de la Culture ce sont des chèques en blanc et une planche à billets pour des réseaux d’escrocs et de profiteurs, tout en faisant la promotion du toujours plus laid, du toujours plus faux.
Découlerait de la suppression de ce Ministère, l’arrêt immédiat de toutes les subventions aux associations et aux individus mystérieusement choisis – les artistes, qui ne sont pour la plupart que des parasites nuisibles.
Examinons quelques domaines où la pieuvre culturelle intervient, et quelques remèdes salutaires.
La littérature et l’édition. Soyons généreux, à peu près 99% de ce qui se trouve dans les librairies ou les bibliothèques dites « grand public », ne sont que des produits commerciaux nocifs. Thèses marxistes, adulation du veau d’or culturel, mensonges sur l’histoire, psychatrie et psychologie, littérature nombriliste du type romanesque issu de la Renaissance et de la Réforme qui a amené à l’existentialisme et à ses dérivés pervers (Voir à ce sujet le chapitre sur le roman dans l’ouvrage « l’Homme » de Ernest Hello), nous en passons, et de meilleures. Cette industrie de la propagande est facilitée par des subventions, par des contrats automatiques avec le circuit des bibliothèques publiques. L’examen minutieux des comptabilités des maisons d’édition, et des autres secteurs de l’industrie du livre, devrait réveler nombre de perles comptables et de juteux détournements. Tout comme pour les associations, il est possible de concevoir une demande rétroactive de remboursement de toutes ces escroqueries déguisées par les sociétés ou par les individus concernés, la chose pouvant aller jusqu’à la repossession de biens personnels manifestement acquis par lesdites escroqueries.
Interdiction immédiate de la fête de la musique, qui n’est qu’un prétexte à faire du bruit, à s’exhiber – Itou pour la « techno parade », et toutes les manifestations sataniques de cet ordre, qui transforment notre jeunesse en une meute d’animaux primaires, et qui facilitent le commerce des stupéfiants tout en les banalisant. Il existe des textes sur le trouble à l’ordre public, il conviendrait de sanctionner lourdement les organisateurs et les participants qui tenteraient de contourner une telle interdiction.
Révision totale du droit d’auteur. Le droit d’auteur nous est présenté et imposé comme une notion révélée qui participerait de la loi naturelle – c’est, tout comme la Sécurité Sociale, un moyen coercitif, qui n’est en vérité qu’une méthode de contrôle (sans même parler de l’aspect fiscal) des flux culturels au service d’une idéologie ; il convient d’examiner avec attention qui excerce ce contrôle et à qui il profite, car il est vrai que, parfois, pour certains, cela peut rapporter gros. Un dernier mot à ce sujet : Existe-t-il des droits d’auteur sur la Bible, les écrits des Pères de l’Eglise, les tryptiques, les cantiques, les cathédrales, la liturgie…? Non, car la vérité et le beau circulent, librement.
Le théâtre subventionné est un cloaque pestilentiel où pullulent toutes sortes de socialistes, de communistes et de trotskystes, qu’il faut assécher en fermant le robinet des subventions. Conséquence collatérale de cette mesure : les intermittents du spectacle – une spécificité bien française – pourront enfin goûter aux joies du vrai travail.
Le cinéma est-il un art ? Saint Pie XII avait répondu par l’affirmative, mais il y a loin de sa conception du film idéal des années cinquante aux horreurs qui sont produites aujourd’hui. LF Céline, dans ses pamphlets, et notamment dans « Bagatelles pour un massacre », avait discerné les dangers potentiels de cette mécanique et avait répondu différemment – et Lucien Rebatet, dans son ouvrage « Les tribus du cinéma et du théâtre », études et chiffres à l’appui, avait montré à qui profitait véritablement cette industrie du divertissement perpétuel. Toujours est-il que nos « cinéastes », tous socialistes, sont devenus des fonctionnaires vivant de prébendes, qui ne font que distiller un jus insipide servant chaque fois à rabaisser un peu plus les individus (nous ne nous étendrons pas sur le cas symbolique de l’immonde Besson et de ses films-trahisons).
Les musées d’Art moderne. Revente de leurs collections à l’étranger, et si l’étranger n’en veut pas, réquisition des férailleurs, des casseurs et des brocanteurs pour le recyclage des matières premières. Arrêt du métissage forcé patrimoine/art contemporain (Château de Versailles pour exemple), ou lieu sacré/art contemporain.
Ce qui est vrai dans ces quelques domaines l’est également pour tous les autres domaines culturels – un grand nettoyage s’impose.
Pour appliquer cette manière de programme, il n’est pas nécessaire de faire du bruit, de brûler en grandes pompes le fauteuil de ce ministère souillé par tant de déviants. Non les choses peuvent se faire dans le calme et la discrétion, mais efficacement et fermement.
Prenant Gustave Flaubert pour exemple, Léon Bloy avait clairement montré dans son texte La besace lumineuse, comment un artiste talentueux mais ennuyeux pouvait se transcender et atteindre à l’excellence lorsque que confronté à un sujet sacré (dans ce cas la légende de saint Julien). Dans le domaine artistique, que ce soit la peinture, la sculpture, la musique (on pensera aux Vêpres de la Vierge Marie de Monteverdi), etc. les exemples de ce phénomène sont nombreux.
Il s’agira donc d’encourager à la recherche et à l’expression du beau et du vrai, et donc du sacré, il s’agira de renouer enfin avec ce qui faisait la force et la particularité de l’esprit français, car qu’on le veuille ou non, la France est fille aînée de l’Eglise.


Il sera alors possible, dans un premier temps, Le beau, le vrai, le secteur dit privé dans un premier temps, l’art sacré.

Et comment procéder dans tous ces changement nécessaires, car on peut imaginer deux façons, deux grandes voies, dans ce domaine, sur lesquelles s’engager. Celle du bruit ; on pourrait en grandes pompes et en public brûler le fauteuil du ministre, fauteuil souillé par tant de déviants, … et puis celle du silence, de la discrétion, de la politesse, méthode douce mais qui peut être implacable

Delit d'Images

Cet entretien est également en ligne sur Délit d'Images

ODE

@Philippe Regniez: réponse de la part d'une artiste...
"les artistes, qui ne sont pour la plupart que des parasites nuisibles" relisez les discours de BXVI aux artistes... Cherchez derrière la façade des "artistes contemporains", vous verrez une multitude de petits artistes très talentueux qui sont un beau rayon de soleil dans notre société de consommation... Ou alors jetez-vous aux chiens toute la tradition artistique de notre pays? Evidemment, aujourd'hui, un artiste de droite qui croit en Dieu et fait des lectures de la Bible a plus de mal à percer, c'est bien pourquoi vous avez cette image faussée de "l'artiste"; il y en a, oui, qui chantent la beauté de la Création de Dieu et les merveilles de la création artistique humaine.
"la vérité et le beau circulent, librement": c'est bien joli, mais s'il ne prend pas un pourcentage sur les bénéfices dus à sa pièce de théâtre, comment comptez-vous rémunérer un auteur???
"fermant le robinet des subventions": vous avez une idée de ce que coûterait une représentation d'une symphonie de Beethoven par un orchestre professionnel s'il n'y avait pas de subventions?
"les intermittents du spectacle – une spécificité bien française – pourront enfin goûter aux joies du vrai travail": je connais bien les intermittents et peux vous assurer que ce sont des gens qui n'arrêtent pas de travailler, tout simplement parce que s'ils ne trouvent pas de cachets, ils ne perçoivent plus leurs droits à la retraite. Or, pour être intermittent il faut prouver qu'on a travaillé 507 heures (déclarées) sur 10 mois, pour être ensuite indemnisé pendant 8 mois. Vous préféreriez que le guitariste de la guinguette où danse Ginette tous les samedis, guitariste qui par ailleurs donne des cours d'éveil musical à des enfants handicapés, trouve un job dans une boîte de com? Vous avez une idée des heures de répétition qu'il faut pour jouer une oeuvre et du parcours du combattant qu'il faut traverser pour être produit dans un théâtre à Paris? 50h de travail/mois ça vous semble ridicule, mais quand on trouve des contrats d'une heure par-ci par-là: cours individuels de musique, concerts dans des orchestres, mise en scène pour des troupes amateurs, ça n'a absolument rien d'évident et ça demande un travail largement supérieur en termes d"horaires à ces 50 heures. Il faut sans arrêt vous faire connaître, passer la barrière des journalistes, des directeurs de théâtre, etc. Et ce qui vaut pour l'acteur de théâtre hyper-contemporain que, comme vous, je n'apprécie guère, vaut aussi pour les pianistes classiques et autres chanteurs lyriques.
"Le cinéma est-il un art ? " là encore, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Oui, Renoir, Autant-Lara ou Clouzot ont disparu. Oui, il est vrai que sans cette mainmise de "la Culture", on aurait probablement un regain de vrai art cinématographique. Pour autant, le cinéma reste un medium extrêmement intéressant, et ce qui a permis de donner La grande illusion ou La chevauchée fantastique ne peut pas être aussi facilement décrié. JP Bacri ou Romain Duris ne sont pas l'alpha et l'omega de l'art cinématographique, Dieu soit loué.
Vos finissez sur Flaubert, en laissant entendre que seuls des sujets sacrés font le grand écrivain. Pas d'accord. Ce qui faisait les grands écrivains d'autrefois et que les écrivaillons d'aujourd'hui ont perdu, c'est le sens et l'amour de la langue française, l'art oratoire, la rhétorique, la beauté du style. D'autant plus qu'aujourd'hui, grâce encore à "la Culture", ils pensent tous pareil et disent tous la même chose - dans un style inexistant.
Mais dire qu'il ne faut garder que la littérature sacrée me semble excessif...
Vous êtes un peu péremptoire dans vos jugements.


ID

Oui, il faut le supprimer. Rien de régalien. Juste un outil de propagande et une bon coin pour s'en mettre plein les poches.

Clothilde Maréchal

Halte-là.

Tout cela est très rapide et très simpliste.

Le ministère de la Culture, élitiste ? Qui permet le maillage culturel du territoire français, la survie dans des communes sinistrées, des départements ruraux de bibliothèques, de musées qui sont autant de signes que les dits villages ne sont pas encore morts ?

Qui veille à ce que les monuments historiques, dont les églises appartenant aux collectivités locales, ne tombent pas en ruines et fassent l'objet de suivis et de travaux de restauration ?

Qui permet aux festivals locaux de subsister ? A la création sous toutes ses formes de se développer ?

Qui permet à l'éducation artistique de survivre (histoire des arts, conservatoires de musique ou de danse locaux, arts plastiques) ?

Réponse : les collectivités territoriales ont beaucoup de chats à fouetter, mais pas ceux-là. Il ne faut pas que l'action la plus médiatisée du ministère de la Culture occulte le travail quotidien de ses agents dans les territoires, au plus près des monuments historiques et de la culture de nos terroirs. Ne tombez pas dans les mirages de la médiatisation autour de ce ministère ; rendre la culture uniquement au mécénat comme vous semblez l'évoquer, c'est l'écarter pour le coup définitivement des petites gens. Le ministère de la Culture a ses défauts certes, il comporte des personnes qui sont de purs politiques, certes aussi ; mais il comporte également et en grande majorité des professionnels compétents qui soutiennent des projets culturels parce qu'ils sont viables et non selon leurs propres opinions.

@ Philippe régniez : Par ailleurs, Léon Bloy a aussi recensé nombre d'artistes très ennuyeux qui s'attaquaient à des sujets sacrés : votre démonstration est assez bancale.

Corso

Juste.

Il y a bien un scandale du Ministère de la Culture.

Chacun défend dans les commentaires ... son travail et je trouve cela respectable. c'est pourquoi il ne s'agit pas de le remettre en cause mais de le réorienter.

Mais comme toujours, la Culture joue le rôle ingrat d'amortisseur social des désagréments du pouvoir en place...

Cela implique une vision très gauchiste et immigrationiste car l'amortissement est à faire sur ce point pour le pouvoir actuel.

C'est pourquoi il faut parler de la Culture après avoir pris le pouvoir et qu'il est inutile de vouloir le faire avant sauf comme projet de contenu.

On fera le constat également que l'on ne fait pas boire celui qui n'en a pas l'intention.

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