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Continuité pour les maronites au Liban
Scandaleuse profanation officielle en France!

La responsabilité : une vertu constitutive de la dignité de la personne

Jacques Garello s'en prend à la peur du risque, qui a envahi nos sociétés :

A "D’abord, pourquoi cette peur du risque ? D’abord parce qu’il y a des risques, faciles à repérer, et dont on nous rebat les oreilles avec quelque insistance : risque nucléaire (en vedette hélas), risque climatique, risque du manque d’énergie, ou du manque de nourriture, risque de l’immigration, risque du terrorisme, du fanatisme. [...] Mais, fondamentalement, je crois que les pays développés ne supportent plus l’incertitude, et finissent par assimiler l’avenir à un risque.

Or, le risque n’est pas l’incertitude. Le risque naît de l’écart entre le résultat obtenu et le résultat attendu. Admettre cet écart éventuel, c’est accepter le risque. Mais, inversement, peut-on éviter l’écart ? [...] Il nous faut humblement accepter que si nous forgeons notre avenir, l’avenir ne nous appartient pas totalement. [...] Les caprices de la nature, qui peuvent verser en catastrophes, ne devraient pas engendrer notre colère, mais stimuler notre énergie à nous adapter, notre ardeur à nous reconstruire. Ainsi, semble-t-il, réagit le peuple japonais.  Tel n’est pas le chemin pris depuis quelques décennies dans le monde occidental. Car l’Etat s’est mis en tête de se charger du risque, et de garantir l’individu depuis le berceau jusqu’au tombeau. Les gens ne supportent plus le moindre accident de parcours, ils ont été définitivement déchargés de tout souci futur. Plus besoin d’épargner, de s’assurer, de veiller à sa santé, à son éducation, à son emploi : la Nouvelle Providence s’occupe de tout. Moyennant quoi elle est habilitée à vous spolier de votre travail et de vos biens. Le risque, jusque là perçu au niveau individuel et familial, est désormais socialisé, et ce faisant, il est devenu global. Tout le monde court le même risque en même temps puisque tout le monde a le même assureur tous risques. Le revers de la médaille c’est que lorsque l’assureur n’assure plus, il n’y a plus de recours possible au niveau personnel : on a désappris à réagir et à se prendre en charge.

Ces analyses montrent réellement la solution. Le risque majeur dont on doit se débarrasser c’est le risque de l’Etat Providence. Les individus et les communautés doivent revendiquer leurs responsabilités, et reprendre en mains ce qui n’aurait jamais dû leur échapper : le projet personnel d’avenir. Personnel, il met en éveil le sens de l’initiative et de l’engagement, il traduit le sentiment de chacun face aux lendemains : il y aura des audacieux et des timorés, des gens actifs et des gens résignés."

Commentaires

VD

C'est bien l'Honneur de l'homme, cette liberté qui le rend responsable de lui et des siens. C'est bien ce qui montre qu'il est créé à l'image de Dieu et à sa ressemblance, c'est son éminente dignité.
Quel bonheur que de se sentir responsable et de voir les résultats ; et quand ceux-ci ne répondent pas à notre attente, quelle satisfaction que de rechercher comment améliorer et changer les choses (à commencer par nous-mêmes !).

du Mazel

Je suis d'accord sur le fond de l'article. Néanmoins, pour moi prendre un risque c'est décider dans l'incertitude. Le risque est à rechercher comme un facteur susceptible d'améliorer le rendement. Il doit être appréhendé sous deux angles: l'enjeu (ce qu'il peut apporter, ce qu'il peut faire perdre) et la probabilité. L'aptitude à prendre des risques calculés s'appelle la prudence.

manu

Comment se positionne le FN actuel sur cette question ?

Corso

L'état providence comme on ne l'a pas compris -car l'on ne s'occupe que très peu d'économie, en voulant faire surtout de la politique, c'est à dire de l'idéologie- est une arnaque économique d'abord.

Explication : en situation normale, l'individu demande un salaire lui permettant de faire face aux aléas de la vie. Ils prend en général exemple sur les plus hauts risques auquel il est exposé.

Les salaires sont donc élevés et le profit des hyper libéraux modestes.

En situation d'état providence -venue des anglais comme d'habitude- les salaires sont bas puisque le risque est couvert par l'état -non pas par l'entreprise hyper libérale-, les profits sont alors importants.

Ces profits financent en retour les néo-conservateurs hyper libéraux (issus du concept du Millenium) pour leur campagnes électorales et organisent même le système du global-parti afin qu'il semble au citoyen naïf que plusieurs options coexistent.

On a étendu ensuite le concept de l'état providence depuis l'individu, le travailleur, vers toute la famille : cela se nomme les allocations familiales.

Le principe : Lorsque survient quelque chose, on indemnise ... a minima.
Lorsque se produit une naissance, la famille touche une aumône de l'état qui paie par retenue sur l'ensemble des travailleurs.

Les autres n'ont rien et ainsi on ne paie pas tout le temps.

Mais l'état providence a un autre objet qui est lui indirectement anti catholique :

En effet, la vision catholique est aussi sociale dans le sens où elle s'attache au salut dans tous les sens du terme de la totalité de la communauté locale, y compris alimentaire ou sanitaire (J-C le premier)

Le Millenium (second) qui regroupe une vision juive avec celle de protestantismes est élitiste : elle privilégie l'exception, le haut savoir, les VIP dirait-on aujourd'hui.

Ce phénomène s'est montré au fil du temps peu pertinent, les intelligents ne donnant pas forcément naissance à l'identique -on l'a cru-, les beaux aux beaux, etc.

Petit a petit la société naturelle des hommes se reconstituait dans les zones converties.

Il fallait s'occuper du "rebut" selon cette vision de la sélectivité, donc pourvoir à la subsistance des ces héritiers malvenus.

On a inventé l'état providence.

Réponse toute conceptuelle et pratique au catholicisme social qui n'a pas trouvé utile d'en concevoir un car la démarche lui était consubstantielle.

Sanpierro

@manu

A mon avis, il faut le leur demander à eux, pas au Salon Beige.

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