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Et les profanations continuent...
La Grande Loge de France ouvre la nuit

Blasphème d'Avignon : tribune libre de Jean Cartron

Un excellent papier qui retrace la problèmatique de la "liberté et de l'art et les contradictions qu'entraîne inéluctablement la fausse liberté révolutionnaire qui serait coupée de toute charité et sans référence à la vérité :

"L’existence même de « Piss Christ » montre que son auteur est libre de réaliser cette œuvre ; l’existence des polémiques et des protestations montre tout aussi clairement qu’il est libre de l’exposer, même face à un public hostile. Comment alors interdire aux croyants de s’exprimer avec la même force ? Si l’artiste est libre de saccager un symbole religieux, pourquoi les croyants ne seraient-ils pas libres de rendre sa dignité à ce symbole, puisque c’est précisément en tant que symbole religieux qu’il a été utilisé et souillé ? Si l’artiste a recherché la réaction émotionnelle comme but de son art, la destruction programmée et motivée de son œuvre par celui qui la reçoit en est l’accomplissement ultime. D’ailleurs, s’agissant d’une photographie, cette destruction n’est guère définitive, puisqu’il suffit d’en refaire un tirage pour la ressusciter (...)

Le sacré (dont le tabou est une composante) n’est plus dans les églises chrétiennes, mais dans la république et dans l’islam. Que l’on est libre de détruire ou de souiller un symbole chrétien, mais que l’on ne saurait en aucun cas détourner ou « attenter à la dignité » d’un symbole républicain ou islamique. De cela, tirons deux conclusions.

D’abord, que l’Etat s’est approprié le pouvoir moral, celui de dire ce qui est bien et ce qui est mal, attribut essentiel de toute religion (alors que le pouvoir temporel ne consiste qu’à distinguer ce qui est permis de ce qui est interdit, sans dimension morale) ; ce qui est le propre de toute dictature ; relevons que, si l’islam est aussi sacré que la république, l’Etat s’érige lui-même en une puissance d’occupation étrangère, les racines islamiques de l’Europe n’existant guère que dans quelques esprits particulièrement peu sains.

Enfin, que l’Etat (doté de la force publique, c’est-à-dire du pouvoir ultime de contraindre) ne supportera pas que quiconque lui conteste ce droit, donc poursuivra jusqu’à leur dernier souffle ceux qui auront cherché à lui résister au nom d’une autre morale que la sienne. Les « catholiques intégristes », qui de ce point de vue représentent l’ennemi ultime, ont bien du souci à se faire".

Commentaires

chouan 12

c'est ce qu'on appelle 2 poids , 2 mesures, d'ailleurs quand on voit le ministricule de l'art, enfin plutôt de la décrépitude que nous fait supporter Sarko, il ne faut pas qu'il s'étonne s'il a bcp de monde contre lui, parce qu'avec les spécimens de certains ministères, il n'y a pas grand chose à attendre pour les cathos. Donc ne syons pas assez bêtes pour lui donner nos voix à la présidentielle, nous méritons mieux que cette clique de dégénérés qui ont fait de la France une véritable dictature, à croire qu'ils vont directement chercher les ordres chez satan

spesunica

Le problème du saccage de cette oeuvre et de la réouverture du musée avec les traces du saccage ont fait exploser la côte de l'artiste! Il y a des chances pour qu'on le retrouve bientôt en exposition au Château de Versailles...
Ora pro nobis.

raphael charles

Miracle ?
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/110419163500.ipn0fgfp.htm

19/04/2011 18:36
LYON, 19 avr 2011 (AFP) - Photo de crucifix trempé dans l'urine: Mgr Barbarin déplore "une offense"

Franravel

En effet, on mesure maintenant à quel point l'Etat ou plutôt la République démocratique qui se l'est approprié s'est substitué progressivement à un pouvoir spirituel en l'occurence l'Eglise,en édictant des dogmes et des valeurs nouvelles tant morales,qu'historiques qui sont la plupart du temps contraires aux dispositions du décalogue et de l'esprit patriotique qui est en revanche naturel(Jésus n'aimait-il pas son pays quand il a pleuré sur Jérusalem?).Ces valeurs et ces dogmes concourent à élaborer une déontologie mondialiste à pensée-unique et gare à ceux qui y émettent la plus petite réserve;elle devient le crime à lèse majesté le Pharaon moderno-universel.
Maurras ,en publiant son ouvrage "La démocratie religieuse" avait anticipé ce que nous vivons maintenant.En écrivant ces lignes, j'apprends à l'instant que les autorités avignonaises viennent de faire réouvrir cette exposition en plaçant à l'entrée un contingeant de police musclé! et nos journaleux de France-inter interviewant des visiteurs certainement triés sur le volet qui sont, à les pauvres! violemment choqués qu'on puissent traiter une œuvre d'art de la sorte.
Mais là, nous touchons un point sensible de l'évolution de l'art évoqué dans l'article ci-dessus, qui est celui de l'essence de l'inspiration. Et c'est là que l'inspiration elle-même se veut provoquante par rapport à loi morale naturelle.L'œuvre d'art analysée par des spécialistes et définie en tant que telle, comme on pouvait l'envisager dans toute œuvre d'art composée ou érigée depuis bien avant l'ère chrétienne jusqu'à la période de l'entre deux guerres, se trouve revisitée sous une conception exclusivement intellectualiste et matérialiste obéissant à des principes naturalistes d'où le sens du sacré est évincé même s'il s'agit d'un sujet religieux afin de na pas choquer les non croyants. Alors quelques artistes auront l'audace de franchir le rubicond de la morale et constitueront l'ensemble des pionniers qui enfin renverseront ce qu'ils considraient comme les tabous de ce qui faisait l'art d'avant: on vouera aux gémonies (pour les plus progressistes) ou au passéisme surranné enrobé de papier jauni (les libéraux pleins d'indulgence condescendante envers les retardés que nous sommes sans toutefois exclure de temps en temps des pointes de rancœurs pour les mêmes, et plein d'ouverture tintée de snobisme pour les adeptes sectaires du nouveau à tous prix).
C'est là qu'il faut se poser la question, si ce sont des œuvres d'art oui ou non.
On apprend en philosophie thomiste que l'art doit être à l'image du bon, du bien et du beau (le beau étant ordonné aux proportions).Et voilà que progressivement l'art étant déjà devenu de plus en plus individualiste à partir du XVIIème siècle (ce qui n'exclut pas sa conformité aux trois ordonnances qui viennent d'être énumérées),va se renverser au point de vue des valeurs.Le mauvais,le mal et le laid vont remplacer implicitement les canons de la nouvelle esthétique, et c'est ce que l'on nomme l'art expressionniste qui va entériner cette nouvelle façon de voir les choses.Le surréalisme entre autre, est une composante de l'expressionnisme; pensons aux Expressionnistes allemands des milieux intellectuels berlinois de la République de Weimar avec Berthold Brecht et Kurt Weil ou aux milieux artistiques viennois de l'école sérielle Schönberg et Webern.Dans cette esthéique là,le but est de provoquer le public ou de faire de la propagande communiste comme chez Brecht et Weil.Les personnages se vautrent dans le morbide ou la misère qui engendre le vice (l'Opéra de 4 sous, Lulu ou Wozzeck), c'est de l'art au niveau des égoûts. La rapine et la délinquence deviennent des vertus; la Sainte Vierge est outragée dans un air de Pierrot-Lunaire de Shônberg, etc...On pourrait bien sûr objecter que ce nest pas de l'art, mais je suis pas de cet avis, cela en est,et c'est pour cela que des œuvres comme l'infâme "Piss-Christ" n'en sont que plus perverses et odieuses, et on peut constater l'impact que peut avoir l'art sur les hommes, soit pour le meilleur soit pour le pire.Platon en son époque parlait de musiques bonnes pour l'esprit ou moins bonnes comme les musiques lascives et même franchement mauvaises suscitant la violence. Que je ne sache, il n'a jamais dit que les deux dernières ne procédaient pas de l'art.

BT

Merci pour cette analyse fort intéressante.

lève-toi

Franravel

Ne soyez pas Naïfs, il y en a beaucoup trop déjà.
HAROUEL Jean-Louis a parfaitement démontré que ces faux artistes ( Berg, Schoenberg en musique pour l'exemple) ne sont que des imposteurs, démolisseurs de l'Occident, des mystificateurs de cette triste et néfaste farce. Du "Canul'Art" dit-il.
Son livre :" LA GRANDE FALSIFICATION ,L'ART CONTEMPORAIN" doit être lu pour et par ceux qui en ont assez de se faire traiter d'imbéciles par ces parangons de l'imposture destructrice de notre Civilisation, de notre décadence. (SA DPF)

Elise B.

Ann Althouse, avocate, blogueuse conservatrice non catholique, offre 11 éléments de réflexion à propos de cette oeuvre.
Entre autres, l'auteur a produit 10 exemplaires de la photo. Il en resterait donc neuf, dont la valeur augmenterait en proportion de la controverse. Un des exemplaires a été vendu pour 277000$ en 2008!
Elle s'étonne aussi de la facilité avec laquelle les auteurs de la destruction ont pu procéder et se demande si ce ne serait pas un coup de l'intérieur (une "inside job") pour mousser l'intérêt et augmenter la valeur marchande des photos restantes...
ahttp://althouse.blogspot.com/2011/04/11-thoughts-about-hammering-piss-christ.html

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