Nouveau site >> www.lesalonbeige.fr



40 Days for Life
96 ans après le génocide, le criminel turc n'a toujours pas été sanctionné

Il y a 50 ans

"Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s'opposer et de résister".

Militairement gagné, perdu par manque de suite dans les idées, le pusch des généraux s'arrêtait dans l'échec, le 26 avril 1961. Disparaissaient avec lui les derniers espoirs de voir les départements d'Algérie rester français. On ne peut écrire ces derniers mots sans penser à la France hexagonale de demain.
La parole au commandant Hélie Denoix de Saint-Marc :

Hdsm "Avant de nous juger, j'aimerais que les jeunes générations sachent par quelles angoisses nous sommes passés lorsque nous avons compris que, dans le conflit algérien, le général De Gaulle utilisait comme des armes courantes le mensonge, la duplicité et le cynisme. Quelque chose de vital et de définitif s'est cassé en nous qui ne vivra plus jamais (...)

Ma génération n'a pas été en reste d'une trahison. Il fallait entendre, en 1958, les roulements de tambour des salons algérois à l'arrivée du général De Gaulle ! Les épaules galonnées rivalisaient d'ardeur en faveur de l'Algérie française absolue, intégrale et glorieuse. Frétillants, ils citaient par cœur des passages entiers des articles de Michel Debré, devenu Premier ministre, ces textes hallucinants d'inconséquence qui, je l'espère, le poursuivent encore dans la tombe. Notre cohorte de capitaines et de commandants, un peu en retrait, était dépassée par tout ce qu'Alger comptait d'ambitieux et de beaux parleurs. Pourtant, après la révolte de 1961, je n'ai rencontré aucun de ces jusqu'au-boutistes dans les coursives des prisons que j'ai fréquentées.

    Lorsque j'ai répondu oui au général Challe, acceptant d'entrer dans la rébellion, je n'avais pas prémédité cette décision. Mais c'était la dernière pièce d'une sorte de puzzle fait d'engagements. Aussi contestable qu'elle puisse paraître aux yeux de certains, elle correspond à une suite logique dans ma propre vie, que je n'ai pas à regretter. Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s'opposer et de résister. Trop d'hommes agissent selon la direction du vent. Leurs actes disjoints, morcelés, n'ont plus aucun sens. J'aime la phrase de maître Eckhart : "Ce ne sont pas nos gestes qui nous sanctifient, mais nous qui sanctifions nos gestes." C'est là notre seule liberté.

   Au fil des heures, nous avons vu avec inquiétude nos chefs s'épuiser au téléphone. La victoire éclair du premier matin était suivie de tractations et de négociations laborieuses. Les dernières heures à Alger furent tragiques. L'atmosphère semblait magnétique. Challe, Salan, Jouhaud, Zeller étaient écrasés dans de lourds fauteuils. L'euphorie était consumée. Une foule de cent mille Algérois était autour de nous, comme une houle qui pouvait d'une minute à l'autre nous engloutir. Je me demande encore comment nous avons passé ces heures de perdition sans une fusillade ou un massacre. Hdsma Je me forçais à tenir mes troupes pour contrôler la tension. Dans le chaos que nous traversions, je voulais garder la tête haute, pour ceux dont j'avais la charge et pour les miens. Demain, si nous étions encore en vie, il fallait au moins ne pas avoir honte de nous-mêmes. J'ai jeté ma fatigue dans l'action en organisant notre repli vers Zéralda. Challe décida de se rendre pour répondre de ses actes. Il voulait me dissuader de rester, m'invitant à choisir la clandestinité et la fuite vers l'étranger. Il préférait payer seul.
"Je vais être fusillé. Vous êtes trop jeune pour finir ainsi."
Trois solutions s'offraient à moi : une balle de revolver dans la bouche, la fuite dans la nature ou bien assumer mon action. Je n'ai pas voulu me dérober. Les responsabilités que j'avais prises étaient trop lourdes. J'ai voulu couvrir entièrement mes subordonnés. Ils avaient agi sur mes ordres. Je ne pouvais pas les laisser seuls face à la justice.

Je me souviens de la dernière nuit africaine, ma dernière nuit d'homme libre. Je revenais inlassablement sur l'enchaînement des évènements, qui m'avaient échappé. Après quatre nuits de fièvre, j'étais devenu "un félon", "un putschiste", "un amateur de pronunciamiento". En France, la rumeur publique et le clan des aboyeurs commençaient déjà à salir nos mobiles. Je  devinais que ce n'était qu'un début. Cette nuit de Zéralda était fraîche et pure. Je regardais la lumière des étoiles, partie du temps des premiers hommes, quelques millions d'années auparavant. A l'échelle du temps, notre passage n'était rien, nos efforts paraissaient vains. J'ai pensé à Don Quichotte, à cette foi qui va au-delà de la raison, à sa certitude que l'homme se mesure à ses rêves intérieurs".

Bibliographie.

Commentaires

tovaritch

Il y a quelque jours, une fois n'est pas coutume, séance émouvante "chez" Ardisson, avec Agnés Bastien-Thiéry, qui a parlé de son père , de manière émouvante et simple.

PGC

Merci pour votre droiture et votre fidélité, Mon Commandant !

majacquet

Que nos futurs cadres de l'armée vous gardent en exemple mon commandant.

piques-à-sots

Il y a ainsi des êtres qui permettent à leurs semblables de savoir ce qu'est "l'honneur" au milieu d'autres, méprisables et dont les noms sont attribués à des avenues ,rues, places voire aéroports et dont certains essaient de forger des légendes et d'en vivre !

peripathos

Salut respectueux et honneur à un soldat-chevalier des temps modernes...

Y en a t-il encore dans notre "sacro-sainte" république après des années et décennies d'épuration et d'endoctrinement?

Car après le "putch" d'Alger cela a été l'occasion d'achever d'épurer dans l'armée et ds la société tout ce qui n'était pas "gaulliste" bon teint....
L'histoire reste à écrire ou ,du moins, à être connue

bl

Honneur à Hélie Denoix de Saint-Marc !

xc

J'ai lu les champs de braises et cela ne m'a pas convaincu. Au contraire, cela m'a convaincu que comme beaucoup de militaires, H DStM n'a aucun sens des réalités politiques. Ici comme ailleurs, le Général (De Gaulle, pas le quarteron) avait raison... les faits le démontrent toujours davantage aujourd'hui dans le bourbier algérien.

[Ouvrez les œillères : Saint-Marc ne s'est pas levé CONTRE DG, mais POUR la France. C'est la raison de son ralliement au putsch tel que lui l'explique. On ne peut le nier.
Ensuite regarder la fin du match pour dire que les vainqueurs ont raison, c'est mauvais, faux et limite malhonnête. Dans ce cas donnez raison à ceux qui ont tué le Christ et nos martyrs. Lahire]

Je vous renvoie à Alain Peyrefitte sur les détails. Et inutile de me servir, en réponse, la soupe antigaulliste classique sur ce sujet ("de Gaulle menteur", ou "l'Algérie, restée française, serait aujourd'hui un pays radieux et apaisé") je la connais par cœur et je la trouve parfaitement irréaliste.

[En gros vous nous dites : "je vous affirme sans argument que j'ai raison, je me réfugie derrière un nom, (Peyrefitte) - pas le mien bien sûr - et je refuse vos arguments qui pourraient me contredire. Voilà mes bases de dialogue".
vous avez raison, il faut savoir passer son chemin pour plus instructif et constructif : Au revoir, j'ai un poulet basquaise qui m'attend!
Lahire]

Sans rancune,
[Moi non plus : "je ne vous garde pas rancune, je vous plains". Je vous laisse trouver l'auteur de cette phrase et ce n'est pas Peyrefitte. Lahire]

XC.

manuel atreide

J'ai été militaire, officier dans l'armée de l'air pendant 6 ans et je ne peux qu'être en désaccord avec cet homme. Je ne connais pas son histoire, ne préjuge aucunement de sa probité et sa décision finale d'assumer pour protéger ses subalternes est ce que j'attends d'un cadrede l'armée.

[Vous vous octroyez le droit d'attendre quelque chose du commandant de Saint-Marc? Lahire]

En revanche, ces hommes, dans leur folle aventure, ont commis une faute inacceptable pour des militaires : ils se sont retournés contre le pouvoir civil. Je suis au regret d'avoir à le rappeler mais en France, l'armée sert le pouvoir civil, elle ne le renverse pas. La seule exception à cette règle est le fait de refuser un ordre contraire aux lois de la guerre et qui conduirait, par exemple, à un crime contre l'humanité.

Quels qu'aient pu être les sentiments personnels de ces hommes face à une politique, leur devoir n'était pas de fomenter un putsch.

En espérant que ce rappel sera publié

Manuel


[Bien sûr qu'il sera publié! Et comment!
Mais qui êtes-vous pour juger? Croyez-vous que vos 6 années de temps de paix dans l'armée et vos études d'intellectuel vous donnent le droit de juger des hommes qui ont DONNE leur vie au combat pendant 20 ans? Que nenni...

Vous vous permettez de damner en précisant : "Je ne connais pas son histoire". Mais cette ignorance ne vous dédouane pas, elle vous accable!

Avant de faire le procès d'un putsch, procès fondé sur un légalisme de tiède, mais qui donne bonne conscience surtout quand on y était pas, ayez au moins l'honnêteté - même pas l'humilité - de vous poser les vraies questions!
vous dites ne pas savoir, mais interrogez l'histoire : comment ces hommes qui ont lutté 20 ans pour la France en sont arrivés là? Mais c'est sans doute trop dur pour vous d'arriver à seulement vous poser la question : peut-on putscher par amour de la France? Les autres questions coulent d'elles-mêmes :
Finalement le militaire aime-t'il son pays? Sert-il son pays? Ou doit-il être un agent écervelé du pouvoir en place? L'armée doit-elle servir la France avant le pouvoir en place?
Le bien commun d'un pays doit-il passer avant les hommes qui sont censés le servir?

C'est bien parce que les réponses ne sont pas évidentes, c'est bien parce que l'attitude des politiques entre 1944 et 1961 a prouvé que ces questions étaient fondées pour tout homme doté de raison et d'intelligence que le même politique a cherché à fermer les cerveaux et les consciences. Et ça marche : il suffit de lire les belles leçons de docilité que vous nous écrivez ici.

Poser ces questions, c'est aussi respecter ces hommes de guerre, ces officiers qui n'auront connu que la guerre (eux) et qui ont décidé en conscience et par amour.

Poser ces questions c'est poser l'homme en primauté de la machine "société", du rouage "Etat", du mécanisme "politique".

Mais se poser ces questions, c'est déjà sortir du cocon légaliste. C'est encore être libre.
Lahire]

trahoir

Car après le "putch" d'Alger cela a été l'occasion d'achever d'épurer dans l'armée et ds la société tout ce qui n'était pas "gaulliste" bon teint....
L'histoire reste à écrire ou ,du moins, à être connue

Rédigé par : peripathos | 26 avr 2011 14:08:09

_________________________________________________

Bien pire que cela il me semble :

Le pouvoir gaullo - commnuniste, largement infiltré par l'URSS, a "éradiqué" les réels combattants aguerris (40, Indo, Algérie) capables de faire barrage à une invasion soviétique en Europe occidentale.

Ceux qu'ils n'avaient pu tuer dans les rizières et les djebels, ils les ont fait assassiner socialement et politiquement par le pouvoir gaullo - communiste.

Stratégiquement, une fois tout le monde armé de la bombe atomique, c'était aux hommes d'armes les pieds dans la boue de faire la diffèrence. Or "les combattants politisés des corps expéditionnaires", ni les cocos, ni les gaullistes ne les voulaient dans leurs pattes.

D'ailleurs, dans cette persepctive d'invasion, l'Etat en a créé d'autres : les Gladio dans lesquels on a retrouvé des gens n'ayant pas d'esprit de corps, ni de carrières à gérer, s'ignorant les uns les autres, donc pratiques et manipulables (attentats de Bologne et Munich). Voir carrèment infiltrés à la création par les agents du KGB de notre SDECE ou MI6 et BND....

Elle est pas belle la vie ?

Quelle ironie que se soit le Mitterrand de l'union de la gauche de 1981 (avec le PCF donc) qui se soit "abaissé" à rétablir les droits et retraites de ceux que la gauche appelait "putschistes" : c'est parce que le boulot était fait. Grand Seigneur François : plus rien à craindre.

Car au delà du drame de l'Algérie, c'est l'idée de l'autorité, de l'Armée, etc.... forcèment "fachiste" et tortionnaire qui fut instillée auprès des jeunes.

Sans 1961, avec une "armée de métier" salie dans l'opinion publique, aurait il pu y avoir 1968 ? 1981 ?

Si on réfléchit dans une logique de grands ensembles et sur un temp un peu long, on voit mieux à quel point des hommes valeureux ont pu être des pions, infiltrés puis humiliés.

L'infiltration soviétique au plus haut niveau de l'Etat français (certains parlent de Foccart, anti OAS par ailleurs, CQFD) des années 50 à 80 n'a pour comparaison que l'américanisation massive des structures de la société actuelle, dont l'Etat et TOUT le conglomérat et la technostructure du CAC 40. Ne dit on "Nicolas l'Américain" en parlant du président ? Un futur présidentiable possible n'est il pas président du FMI à New York ?

Hier comme aujourd'hui, des braves se ridiculisent et se font manipuler...

Bien braves ?
Trop ?

PG

J'ai tjrs été étonné que ces putchistes, militaires de carrière chevronnés, aient voulu faire un putsch sans quasiment verser une goutte de sang, sans emprisonner, juger et condamner ceux qui qui avaient trahi, à commencer par DE GAULLE,, et ses partisans sur le sol algérien, sans tenter de débarquer en métropole où de nombreux officiers et détachements les auraient suivis, ainsi qu'une partie non négligeable de la population, et surtout sans créer un gouvernement alternatif, car après tout l'Algérie Française eut pu commencé à fonctionner dès le premier jour sans l'aide de l'administration métropolitaine.
Hélie DENOIX de St MARC s'est acquis dans nos milieux une image de grand héros, mais son attitude est celle de Louis XVI : on laisse s'engager dans une cause la plus noble des gens qui mettent leur vies en balance, et quand tout a échoué faute d'idées claires, d'intelligence politique et de volonté, on se réfugie dans les grands principes, et on se fait juger pieusement, condamner courageusement et meurt chrétiennement. Mais ceux qui ont suivi sont laissés à leur sort et le but -sauver la bien commun et la patrie contre la subversion- n'a pas été atteint, bien au contraire.
Les vrais héros sont les saints qui donnent leurs vies sans engager celles des autres : un roi, un chef, un officier supérieurs ne sont pas de simples individus. Les vertus privées ne suffisent pas quand il s'agit du destin collectif : la médiocrité dans l'action est aussi une faute morale dans ces cas tragiques.
Je préfère le jugement du Colonel ARGOUD sur cette période : il reconnaissait la pusillanimité de ses chefs et l'erreur de vouloir consistant à se placer dans l'illégalité et à vouloir renverser le régime sans exercer aucune violence. L'histoire est tragique et si Hugues CAPET avait agi ainsi, la France n'aurait pas eu ''droit'' à la dynastie qu'il a fondée.
A l'origine de toute fondation politqiue il ya l'idée que l'irrémédiable est inéluctable : on ne fait pas un putsch en suivant le Code Civil.

trahoir

Pour ré écouter les émissions de Radio Courtoisie consacrées à cette épisode :

http://payezvotrecotisation.rutube.ru/tags/1535989

raslec...

Chapeau bas Monsieur !
Tante Yvonne qui était allée voir Marthe Robin , s'inquiétant du salut de son mari après son décès s'est entendu répondre :" il est en enfer madame "...

jp

Le commandant de Saint-Marc est un homme comme chaque siècle en compte peut-être quelques dizaines.
C'est, personnellement, l'homme pour qui j'ai le plus de respect aujourd'hui

Bernard Mitjavile

Manuel dit que l'on peut désobéïr à un ordre "qui conduirait, par exemple, à un crime contre l'humanité". Or demander à des officiers français de désarmer des gens dont le seul mal était d'avoir juré fidélité à la France (les harkis) les laissant complètement désarmés eux et leurs familles face aux massacreurs du FLN qui devaient effectivement passer à l'acte les jours suivants, correspond tout à fait à la catégorie des ordres conduisant par exemple, à un crime contre l'humanité. Donc le devoir d'obéïssance militaire en ces temps là n'était pas si simple à appliquer que Manuel a l'air de le penser.

Ethos

---C'est un de nos plus grands seigneurs---

Jeune scout, je le regardais en rèvant, dans le bouquins de papa...

Sachons respecter le commandant de Saint-Marc et donnons son honneur, sa force et sa droiture pour ELEVER nos enfants vers le service dont la France à tant besoin.

Il ne s'est jamais couché.

Quel exemple pour tant de lopettes inavouées!

trahoir

@ manuel atreide,

Je n'ai plus la référence directe mais, de mémoire, alors qu'un lieutenant ceinturait un général dans un bureau d'Alger, le général dit :

- de mon temps, les lieutenants n'arrêtaient pas les généraux

l'autre lui répondit en substance :

- de votre temps, les généraux ne trahissaient pas la patrie

trahoir

@ raslec...,

s'il vous plait la référence excate, c'est trop fort et...vrai !

trahoir

Pour ceux qui aiment couper les cheveux en brosse et en 4, comme Manuel, cette émission de Radio Courtoisie avec le général Tauzin qui a dirigé les opérations au Rwanda.

http://rutube.ru/tracks/4331005.html?v=46a6e466dfd4a69e99e8e85c8b2cac17

La partie à écouter est à partir de 1 h 40 et, cher Manuel, je vous conseille de bien écouter le moment où le général parachutiste, chef de commando, éclate en sanglots en direct devant sa femme présente dans le studio.

La réalité est bien plus compliquée que 3 cours de déontologie de Saint Cyr. D'autant plus que tant la sélection des officiers que la formation a essentiellement vocation à avoir des individus manipulables et contrairement à ce qu'ils font croire : sans éthique.

Les soi disant tests de sélection de l'armée sont des tests de soumission au pouvoir politique, et d'ailleurs, la quasi totalité des officiers d'Algérie ne les avaient pas passé formellement ces tests, emportés dans la tourmente de 39-45... Il fallait donc bien les épurer un jour ou l'autre.

Corso

Voila qui donne l'occasion de trouver des applications aux éléments de la guerre monétaire -beaucoup plus importante que l'autre- qui a été décrite par mes soins sous la notion "d'effet Veblen" :

L'effet Veblen consiste en une politique mondiale de cartel monétaire, seules deux zones sont sur valorisées monétairement, les USA (+ Canada + la captive qu'est le Japon) et la vieille europe. Les autres pays sont sous valorisés, presque à zéro.

Le cartel de l'effet Veblen est possible puisque ce sont les grands pays qui fixent les parités monétaires dans un système qu'ils ont mis au point à leur avantage.

C'est ce qui a été appliqué à la fin de la guerre (à vrai dire décidé 60 ans auparavant) mais pour ce faire il n'est pas possible de conserver des zones de richesse éparpillées, sinon le principe ne marche pas.

Nous (le monde) avons donc décolonisé.

La perte de l'Indochine et de l'Algérie correspond donc pour la France à une décision économique et les militaires doivent comprendre qu'ils n'ont été qu'un artifice (avec morts) d'une volonté définie avant, ailleurs et mondialement.

Ils ont été trahis.

Les postures diverses des uns et des autres ne sont alors que l'écume des choses de la manipulation : on les a laissé faire et mieux, on les a provoqués pour pouvoir dénoncer leur action et aboutir à des fins programmées.

C'est certainement dur à entendre pour ceux qui l'on vécu et pensaient avoir prise sur l'Histoire, tel Jean-Marie le Pen.Et encore pour ceux qui en ont été les victimes.

L'ensemble de la classe politique suivait à l'époque, nous étions encore dans les 200 dramatiques (1789-1989) seuls quelques privilégiés étaient "éclairés", ils disposaient du résultat prévu, ce qui leur donnait comme une sorte de préscience dans le déroulé des péripéties.

Pour les autres il était extrêmement difficile de comprendre, pour eux c'était le chaos, ils y ont usé leur carrière, forcément.

La théorie de l'effet Veblen a fait notre fortune économique.

A l'heure actuelle de nombreux pays sont encore tenus sous domination monétaire (leur devise est artificiellement sous évaluée) ce qui provoque chez eux une immigration de survie.

Une bonne partie du phénomène fait partie du passé mais pour le reste, le moyen de palier à l'afflu multiforme de l'immigration, donc pas uniquement concernant l'europe, est de REVALORISER fortement les devises respectives.

Aucune devise ne devrait évoluer dans un coefficient supérieur à 1,85 %, on comprend qu'il y a à faire, mais... il n'est pas du tout certain que nos dirigeants veuillent y remédier de telle manière : leurs objectifs de classe supérieure ne sont pas totalement le bonheur des français!

Soleo23

En ajout à ces échanges, il faudrait rappeler le drame atroce vécu pqr Hélie de Saint Marc à Talung (Tonkin).
Je n'étais pas très loin de lui à cette époque et, pour ma modeste part, je voudrais ajouter pourquoi et comment nous vivions la Guerre d'Indochine.
"D'entreprise aussi désintéressée que cette guerre, il n'y en a pas eu pour la France depuis les Croisades – Mon fils n'est pas mort Pour la France, il est mort Pour le Vietnam " – Général Jean de Lattre de Tassigny

Nous aimions ce pays, magnifique et riche, que la France avait construit en quelques cent années, après avoir éradiqué les cinq Fléaux traditionnels qu'étaient les Inondations, la Famine, les Epidémies, les Pirates, les Seigneurs de la Guerre, assaillant sans cesse le malheureux nha-qué ("nia-coué") cultivant sa rizière.
Nous aimions ses populations attachantes – qui, quand elles le pouvaient, nous le rendaient bien – que nous avons engagées à nos côtés, puis vilement abandonnées aux mains de communistes d'une cruauté inhumaine. Nous voulions sauvegarder une œuvre de civilisation commencée au XVIIe siècle.
Nous luttions contre le communisme dans un pays indépendant.
Il y avait plus de Vietnamiens se battant avec nous que de combattants vietminh, mais Ho-Chi-Minh se déclarait prêt à sacrifier une génération entière pour parvenir à ses fins et prendre le pouvoir.
Le Vietminh usait de la terreur auprès des populations et pratiquait couramment l'assassinat politique.
En proie à d'incessantes luttes électorales, minée par le parti communiste, la République n'avait ni volonté déterminée ni vision d'avenir, et peut-être trop d'arrière-pensées, en ce qui concernait l'Indochine.
Certains en France étaient fort heureux de nous voir partir nous faire tuer là-bas – indirectement, l'Indochine était une sorte de Katyn français par Vietminh interposé (massacre par les Soviétiques de plus de 10.000 officiers polonais faits prisonniers en 1940) – trahison et contact avec l'ennemi – sabotage de matériel et d'armement – exactions contre des blessés rapatriés sanitaires – coupable tolérance des politiques.
Après la chute de Dien-Bien-Phu, le corps de bataille vietminh était exsangue et nous aspirions à une revanche – nous ne nous sentions pas vaincus mais trahis –
Trahis également par un monstrueux "Trafic des Piastres" – valant 8,50 francs au marché noir de l'or et des dollars à Hong-Kong et à Saïgon, échangée à Paris au taux officiel de 17 francs la piastre, cette valeur surfaite profitait au Vietminh, permettait de scandaleux enrichissements, coûtait des milliards de francs aux contribuables français – nous ne le savions pas .

Quéribus

Je me souviens des années 1960, de Gaulle regnante. Militaire, tu pouvais encenser le Guide, dire du bien de sa politique, tu ne risquais rien...évidemment me diras-tu. Mais gare à toi si tu émettais un avis différent, entre collègues. La grande majorité des officiers, de quelque Arme que ce soit, avait la trouille au ventre.

Quéribus

Manuel Atreide : en 1940/1944, où était le pouvoir légal en France ? Alors militaire, te serais-tu dressé contre celui-ci, comme d'autres ? Ton action aurait-elle été légitime ou alors serais-tu resté dans les rangs, attendant que l'heure de la revanche vienne ? Quel aurait été alors ton sens de l'honneur ?
Enfin, n'oublies pas que bon nombre de résistants étaient gaullistes car pour eux le général de Gaulle représentait ce sentiment supérieur qu'est l' honneur. Mais après ils se sont aperçu que pour ce personnage ce sentiment là était à géométrie variable !

raslec...

@trahoir

Voici la référence / "l'observatoire de l'islamisation" article du 02.02.2009

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.