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L'Alliance pour les droits de la vie regrette les demi-mesures

Communiqué de l'Alliance pour les Droits de la vie :

B "L’Alliance pour les Droits de la Vie prend acte du revirement éthique opéré par les députés en 2ème lecture pour éviter les plus graves dérives adoptées par le Sénat en première lecture, et se mobilise pour que les sénateurs garantissent à leur tour une éthique respectueuse des droits de l’enfant.

Pour le docteur Xavier Mirabel, président de l’Alliance pour les Droits de la Vie : « Le maintien de l’interdiction de la recherche sur l’embryon  humain représente un symbole fort pour éviter que ce dernier ne se trouve transformé en matériau de laboratoire. Nous comptons sur les sénateurs pour  revenir sur leur vote en première lecture ». L’Alliance regrette cependant que les dérogations au principe d’interdiction, qui ont été élargies et validées sans limite de temps, ne respectent pas le principe de la dignité qui s’applique, selon notre droit, au commencement de la vie humaine.

Concernant le diagnostic prénatal, les députés ont pris conscience du développement d’une forme d’« eugénisme » et ont tenté d’atténuer le caractère systématique du dépistage des femmes enceintes, sans le supprimer. Ces mesures demeurent très insuffisantes : l’Alliance regrette que le texte ne contienne pas d’amélioration notable en termes de politique d’annonce du handicap, d’accueil des nouveau-nés handicapés et de communication sur la place que peuvent prendre les personnes handicapées dans la société.

Enfin, l’Alliance a recueilli en quelques jours plus de 31 000 signatures pour la protection des droits de l’enfant et contre l’accès de l’assistance médicale à la procréation aux femmes homosexuelles. Elle renforcera sa mobilisation dans les prochains jours pour alerter les sénateurs  contre la double discrimination dont les enfants ainsi délibérément conçus seraient victimes : sans espoir de connaître leur père biologique et sans perspective d’être élevés par un couple composé d’un homme et d’une femme. Pour Xavier Mirabel : « Si des accidents ou fractures de la vie peuvent séparer les enfants de l’un des parents, rien ne légitime que l’Etat encourage, organise et finance ces situations. Une société fondée sur les Droits de l’Homme ne peut sacrifier le droit des enfants aux désirs des adultes. Il n’y a pas de droit à l’enfant, mais un besoin prioritaire de protection de l’enfant, en raison de sa vulnérabilité. » Voir l’appel sur www.adv.org

Engagée dans l’accompagnement des souffrances humaines profondes que sont l’infertilité, le handicap ou la maladie, l’Alliance pour les Droits de la Vie est favorable à tout ce qui contribue à soigner, guérir et soulager. Une seule condition doit être posée : le respect de la vie et de la dignité de tout être humain, critère essentiel des choix éthiques de notre société."


Zemmour et Naulleau exclus de l'émission «On n’est pas couché»

E Eric Naulleau et Eric Zemmour l’ont appris hier soir par Laurent Ruquier, l’animateur d’«On n’est pas couché», et la productrice de l’émission Catherine Barma. Comme l'audience n'était pas en baisse, il faut aller chercher la raison de leur éviction ailleurs. Les élections approchent, il faut nettoyer le PAF.

Par ailleurs, l'émission Ce soir ou jamais, animée par Frédéric Taddei sur F3 reviendra à la rentrée prochaine, mais en hebdomadaire et non plus en quotidienne. Franz-Olivier Giesbert, Guillaume Durand, Mireille Dumas ne verront pas leurs émissions reconduites et sont tous priés de proposer de nouveaux projets. Dans la perspective de la campagne présidentielle, ces quatre animateurs qui invitaient dans leurs émissions beaucoup d'hommes politiques sont priés de revenir à leur domaine de compétence qui est l'émission culturelle.


La schizophrénie de la loi bioéthique

De Jeanne Smits à propos du projet bioéthique :

B "il convient malgré tout de souligner qu’en matière d’aberrations promues par la culture de mort, la France ne s’y jette pas tête baissée au contraire de beaucoup de pays. De multiples amendements avaient été introduits pour éliminer ou minimiser les possibilités de dérogations. Adoptés ou non, ils sont la preuve que si la résistance est bien faible et dans une certaine mesure impuissante, elle est capable néanmoins de s’exprimer et même de s’imposer, un peu, jusque dans l’Assemblée nationale. Elle existe. Si cela pouvait être un encourageant signe avant-coureur !

Les députés ont ainsi rejeté d’autres modifications apportées par le Sénat comme l’accès à la procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels. Sur la systématisation du diagnostic prénatal [...] les députés n’ont pas rétabli l’amendement plus favorable à la vie qu’ils avaient voté en première lecture. Ils ont toutefois dressé une limite en demandant aux médecins non pas de proposer le dépistage lors de chaque grossesse, comme le prévoyait le projet de révision, mais de donner à la femme une information « loyale, claire et appropriée ».

Par ailleurs les députés ont confirmé le rejet d’une disposition autorisant l’implantation post-mortem d’embryons conçus in vitro après le décès du père, pour ne pas faire naître volontairement des orphelins.

C’est toute la schizophrénie de la loi : on veut protéger l’embryon sans toucher au « droit » à l’avortement ; on prend en compte l’intérêt de l’enfant mais on encourage la fabrication d’enfants sans lien biologique avec leur père ou leur mère en allant jusqu’à promouvoir le don de gamètes ; on limite le diagnostic prénatal tout en laissant en place la légalité de l’« interruption médicale de grossesse »."


Sommes-nous tous des héritiers de la Révolution ?

Hier, lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale, Mme Catherine Lemorton, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, a demandé au ministre de la culture et de la communication s'il allait engager la somme manquante pour conserver les manuscrits de Robespierre. Réponse de M. Frédéric Mitterrand :

R "quel que soit le jugement que l’on peut porter sur la personnalité et l’action de Robespierre, il appartient fondamentalement à notre histoire et à l’histoire de la Révolution dont nous sommes les héritiers. Quel que soit le jugement que l’on peut porter sur lui, il est donc évident qu’il convient de garder en France les manuscrits qu’il a rédigés de sa propre main, qui sont parfaitement lisibles, et qui, s’ils n’ont pas tous un intérêt scientifique évident, ont cependant un caractère très intéressant, dans la mesure où ils éclairent la personnalité complexe du personnage.

Dès que ces manuscrits ont été mis en vente, nous avons procédé à un premier achat-préemption, qui a été confirmé, et nous avons préempté la deuxième série d’achats. Je relève cependant que l’émotion considérable, quelquefois un peu trop accentuée, a eu pour résultat de faire monter considérablement le prix des enchères, alors que l’on sait que, tant que je serai ministre de la culture et de la communication, j’achèterai, à chaque fois que ce sera possible, ce genre de documents, essentiels à la connaissance de notre patrimoine. Le résultat, c’est que cela nous aura coûté au moins 300 000 euros de plus."

Entré au Comité de salut public le 27 Juillet 1793, Robespierre y devient tout-puissant. En mars 1794, il obtient de la Convention l'élimination des "enragé" ou hébertistes. Robespierre instaure la Grande Terreur et veut imposer le culte de l'être suprême.


Avec Jean-Jacques Bourdin, les auditeurs ont vraiment la parole

Valeurs actuelles dresse le portrait de Jean-Jacques Bourdin, journaliste à RMC, ex-animateur de l’émission Les auditeurs ont la parole sur RTL, viré après vingt-cinq ans d’antenne, animateur de l'émission Bourdin & Co, diffusé chaque matin de 6 à 10 heures :

B "Nicolas Sarkozy, qui lui a récemment proposé de venir l’interroger à l’Élysée, n’en est pas revenu : refus ! D’accord pour une interview, mais dans son studio, à RMC. « C’est moi qui choisis les conditions de l’interview, pas le politique ; chacun à sa place », dit-il. [...] À (presque) 62 ans, cet ancien chauffeur livreur, VRP et reporter sportif, jamais passé par une école de journalisme mais « obsédé par ce qui intéresse les gens », comme le dit Franck Lanoux, directeur général de RMC, a fait de son talk-show la vitrine de la station, entièrement dédiée à l’interactivité, quand les autres continuent à privilégier les intervenants prestigieux – humoristes vedettes ou éditorialistes stars. En hausse constante depuis dix ans, Bourdin & Co a encore progressé depuis le début de l’année : 845 000 auditeurs entre 9 heures et 9 h 15. [...] Ce recours permanent aux témoignages des anonymes, et sur tous les sujets, vaut régulièrement à RMC, et à Bourdin en particulier, d’être accusés de « démagogie », de « populisme », voire de « flirter avec les thèses du Front national », puisque ses sympathisants, comme les autres, s’y expriment régulièrement. « Ce que dit l’establishment, je m’en f…! », répond Bourdin.

Son invité, ce jour-là à 8h30, est justement Marine Le Pen. Pas plus de “connivence” qu’avec les autres invités, mais pas moins. Deux mots échangés avant, deux autres après. La présidente du FN est interrogée sans concession. [...] La présidente du FN ne dit pas autre chose au sujet de son intervieweur : «Il sait doser la provocation, il est honnête et a le même comportement avec tout le monde.» Cette égalité de traitement, on la retrouve, ensuite, avec les auditeurs. [...] « Les gens en ont assez que l’on pense pour eux, explique Bourdin. Ils veulent s’exprimer, confronter leurs idées. Lorsque je donne mon avis, j’accepte et même je réclame qu’on me réponde. Je n’impose rien. Contrairement au reproche qui nous est fait par certains, nos auditeurs ne se prennent pas pour des journalistes, mais les journalistes, eux, oublient trop souvent de se mettre à la place de leurs auditeurs.»"


Une partie de la population est sortie des écrans radar des médias

D'Elisabeth Lévy dans Valeurs actuelles :

L "Ce divorce croissant entre l’opinion publique et “l’opinion médiatique”, autrement dit entre le peuple et les journalistes, est que le premier a le sentiment, fondé à mon avis, que les seconds sont atteints par une cécité que j’appelle le “déni du réel”. Comme le montre le géographe Christophe Guilluy, une partie de la population, les classes populaires dites “de souche”, est sortie des écrans radar des médias. Ses inquiétudes qui touchent à des sujets sensibles, disons identitaires pour faire court, sont ignorées ou disqualifiées par la plupart des commentateurs comme l’expression d’une pathologie populiste qui frapperait mystérieusement tous les peuples d’Europe.

Quand un nombre croissant de Français affirment “avoir peur de l’islam” ou redoutent de voir leur pays changer, on s’indigne bruyamment mais on ne se demande jamais s’ils ont des raisons d’avoir peur. Cette peur est peut-être exagérée. Reste qu’elle découle de la réalité que vivent les gens et que beaucoup de journalistes ne veulent tout simplement pas voir parce qu’elle dérange leurs convictions et qu’elle est réellement difficile à penser."


Lettre ouverte de l'abbé Jullien de Pommerol au ministre de la Défense

Le rapport de mission en Afghanistan du père Benoît Jullien de Pommerol, aumônier du 2e régiment étranger de parachutistes (Calvi), a suscité de vives réactions au sein de l’état-major. La publication de son document a conduit des députés de la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée à auditionner le “padre”. Le 17 mai a été publiée au Journal officiel le 17 mai la réponse de Gérard Longuet, ministre de la Défense, à une question du député UMP Jean-Claude Bouchet. Choqué que le ministre ne l’ait pas entendu, le père de Pommerol a décidé de réagir publiquement, en écrivant directement à Gérard Longuet. Extraits de cette lettre publiée par Valeurs actuelles :

P "vous publiez, au Journal officiel du 17 mai 2011, une réponse à la question écrite de Monsieur le député Bouchet (question n° 100539 au JO du 22/02/2011), dans laquelle vous mettez en cause l’exactitude des faits que je rapporte, sans que jamais je n’aie été entendu par ceux qui ont mené les enquêtes aboutissant à cette conclusion. Ni les autorités militaires, ni la DPSD, ni vos services, personne ! Quelle étrange façon d’enquêter… J’aurais pourtant pu vous préciser le sens de ma démarche. Je le fais donc ici, et publiquement, puisque mon honnêteté est maintenant mise en cause pu bliquement. Ce que je dénonce dans le rapport n’est en fait que le prolongement de ce qui se passait il y a vingt ans, lors de la guerre du Golfe. Déjà, la soumission à l’islam y est flagrante.

Cela commence à l’arrivée au port de Yanbu (Arabie Saoudite), lorsque les soldats français débarquent des bâtiments de la Marine nationale. La police religieuse saoudienne les attend au bas de la passerelle, vérifiant, en écartant les cols de treillis, que les militaires ne portent pas de croix autour du cou ; et si c’est le cas, la croix est retirée, mise dans une enveloppe et retournée en France. Avant même d’arriver, des consignes incroyables ont été données : ne pas transporter de porc ou d’alcool dans ses bagages ; ne pas s’en faire envoyer dans des colis (la prévôté a même la mission sur place de le vérifier en ouvrant des colis au hasard, confisquant et détruisant les victuailles interdites par l’islam) ; ne pas arborer de croix rouges sur les véhicules sanitaires… Tout cela en dit long sur l’état d’esprit de la mission et ceci jusqu’au bout… [...]

Doit-on aussi accepter sans s’indigner, Monsieur le Ministre, le fait que les forces françaises offrent aujourd’hui en Afghanistan des tapis de prière à la gloire de l’Arabie Saoudite (avec les cimeterres et le palmier) ? Je tiens un exemplaire à votre disposition, envoyé par des soldats français lassés de tout cela. Doit-on accepter sans s’indigner que les forces françaises offrent une mosquée au village de Landakhel, bâtiment construit grâce à l’argent du contribuable français ? Qu’il soit imposé à des militaires féminins de se couvrir la tête au nom de l’islam ? Qu’il soit décidé par un général que tous les soldats français de sa zone mangeraient halal, qu’on organise un repas de fin de ramadan au profit des Afghans, etc. ? Les Saoudiens, en 1991, ne nous avaient pas imposé tout cela. N’est-il pas choquant que nos propres chefs, dans notre armée républicaine et laïque, décident de nous l’imposer en 2010 ?

[...] je reçois de la part d’un général un courrier, approuvé par le chef d’état-major de l’armée de terre, m’expliquant combien j’ai tort, me précisant ceci : « Une fillette au bras d’un adulte ou des femmes voilées ne sont pas en soi choquant! Et même demander à un sous-officier féminin de se couvrir la tête pour éviter d’éventuelles convoitises ou regards déplacés peut se révéler judicieux. Cela dépend du contexte local. » Je me souviens, Monsieur le Ministre, des larmes des femmes afghanes voyant nos militaires féminins vivre “normalement”, sans le joug du voile. Je ne peux alors m’empêcher de penser que ce général est gravement décalé. [...]"

Addendum 21h25 : le Padre a été nommé aux Antilles.


Pour 2012, la "droitosphère" se cherche

Libération consacre un article à l'émergence de la "droite" sur internet. Selon l’attaché parlementaire Samuel Authueil, Atlantico (Arnaud Dassier, l’un des fondateurs minoritaires d'Atlantico, avait travaillé pour la campagne Internet de Sarkozy en 2007) peut devenir le «navire amiral de la droitosphère»:  

A «C'est encore un peu tôt, mais il peut être le lieu où se retrouvent  les gens de droite présents sur internet [...] La droitosphère, c’est ce qui n’est pas la gauchosphère, la centrosphère MoDem, la réacosphère, la cathosphère ou la fachosphère, qui ont toutes des identités marquées. Sur le segment centre-droit, il n’y a rien, ou il n’y avait rien. La droitosphère ne peut se comprendre qu’en creux par rapport aux autres. De fait, moi je suis dedans, mais c’est par défaut, parce qu’il faut bien que je sois quelque part».

Et l'on voit tout de suite le problème de la "droite" : elle ne se définit ainsi que dans une logique dialectique, par la négation de ce qu'elle n'est pas. Mais cela ne constitue ni un corpus idéologique ni une identité.


Espagne : attribuer un numéro de série à chaque enfant

Le Parlement espagnol discute actuellement d'un projet de loi permettant à l'officier d'état civil de définir l'ordre des noms de famille de l'enfant s'il y a désaccord entre les parents. Le projet propose aussi d'en finir avec le Livret de famille. Au moment de l'inscription à l'état civil, chaque enfin devrait recevoir un « numéro de série » qui sera le sien dans tous ses rapports avec l'Etat et les instances officielles jusqu'à la fin de sa vie.

C'est aussi cela l'idéologie du genre.


Changements dans le journalisme

O Christine Ockrent, numéro 2 de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) et femme de Bernard Kouchner, annonce son départ de l'AEF. Elle perdra ainsi son astronomique salaire.

Jean-François Kahn, 73 ans, met fin cette semain à toute activité journalistique. Avoir parlé de "troussage de domestique" dans l'affaire DSK semble avoir eu raison de lui (c'est FDesouche qui avait fait "buzzer" la bourde). En février dernier, il s'était aussi distingué en assimilant les catholiques aux Frères musulmans.


Bioéthique : les députés reviennent à l'interdiction assortie de dérogations

L'examen du projet de loi bioéthique en 2e lecture a pris fin cette nuit à l'Assemblée. Le vote solennel sur l'ensemble du projet aura lieu dans quelques heures. Revenons toutefois sur le crucial article 23, qui autorise la recherche sur l'embryon. Les députés ont supprimé la transgression du Sénat et sont revenus au statu quo, interdiction avec dérogations. Le député MPF Dominique Souchet a pris la parole au sujet de cet article :

S "Nous avons entendu à propos de la recherche sur l'embryon un certain nombre d'arguments assenés avec beaucoup d'aplomb mais qui appellent des rectifications substantielles. A Mme DUMONT, je voudrais lui dire que j'ai effectivement écrit dans une tribune, avec 57 de mes collègues de la majorité, que les perspectives thérapeutiques de la recherche sur l'embryon humain sont décevantes, et je le maintiens.

J'ai également écrit que les cellules IPS n'appelaient aucune réserve éthique, à l'inverse de la recherche sur l'embryon qui, que vous le vouliez ou non, entraîne presque systématiquement la destruction de l'embryon. C'est une réalité qui ne vous autorise pas à laisser entendre que nous aurions menti. On ne peut pas laisser dire non plus que les avancées obtenues grâce aux cellules IPS seraient dues à la recherche sur l'embryon, ce qui évidemment justifierait pleinement l'autorisation de recherche. Il suffit de rappeler que le professeur YAMANAKA a découvert le procédé de reprogrammation cellulaire à partir de cellules souches embryonnaires, certes, mais d'embryons de souris et n'a jamais travaillé sur l'embryon humain. Le professeur TESTARD nous l'avait d'ailleurs rappelé lors des auditions devant la mission parlementaire et la commission spéciale, comme l'a fait le professeur Ian WILMUT dans un entretien dans la revue Génétique.

On nous a dit également que la recherche sur les cellules souches embryonnaires n'entraîne pas la destruction de l'embryon. Il semble qu'une rectification importante s'impose sur ce point. Il est possible, effectivement, de faire certaines recherches sur l'embryon humain sans le détruire. La preuve, c'est que l'on fait déjà une telle recherche lorsque l'on effectue un DPI. C'est d'ailleurs tout le sens de l'amendement que j'ai déposé et qui prévoit d'interdire la recherche sur l'embryon lorsqu'elle porte atteinte à l'intégrité ou la viabilité de l'embryon. Je voudrais également dire à M. LE DÉAUT que, oui, le DPI ne détruit pas l'embryon systématiquement. Même si la biopsie embryonnaire d’une à deux cellules, réalisée au troisième jour, présente un fort taux d'échecs. En revanche, l'obtention des cellules souches embryonnaires qui se fait à un stade plus tardif (5 à 6 jours) oblige dans tous les cas à détruire l'embryon. Le prélèvement des cellules souches sur le blastocyste conduit à une destruction à 100% de l’embryon.

Et puis il faut avoir l'honnêteté de dire les choses totalement. D'abord, il faut préciser que la majorité des protocoles validés entraînent la destruction de l'embryon. Et rappeler ensuite qu'aucune lignée de cellules souches ne peut être obtenue autrement que par la destruction d'un embryon. [...]

Enfin, on nous a dit que la recherche sur les cellules IPS serait incapable, longtemps encore, de produire des résultats équivalents à ceux de la recherche sur l'embryon. Il y a là un amalgame qui est fallacieux. Il faut distinguer les domaines de recherche. Dans le domaine de la modélisation de nouvelles molécules, les cellules IPS se révèlent plus efficaces que les cellules embryonnaires. En particulier lorsqu'elles sont prélevées sur le malade. Quelques jours après l'annonce médiatique du professeur PESCHANSKI annonçant avoir identifié grâce à des cellules souches d’origine embryonnaire les mécanismes de la maladie de Steinert, des chercheurs américains sont parvenus au même résultat avec des cellules IPS. Où est la valeur ajoutée apportée par la recherche sur l'embryon ? De nombreuses équipes à travers le monde ont ainsi montré ces dernières années leur capacité à produire des cellules souches taillées sur mesure, c’est-à-dire issues des patients eux-mêmes. A l'inverse, les Anglais qui ont une autorisation absolue concernant la recherche sur l'embryon n'ont obtenu aucun résultat dans ce domaine depuis 20 ans. C'est un constat.

Concernant le deuxième domaine, celui de l'amélioration des techniques de fécondation in vitro, Jacques TESTARD a été formel lorsque nous l'avons auditionné. Le recherche sur les embryons de mammifères est, elle aussi, une véritable alternative puisque les mécanismes du développement embryonnaire sont communs à tous les mammifères. Encore faudra-t-il que l’Union européenne permette aux chercheurs de travailler sur l'embryon animal !"


Parce qu’il y a 6 enfants musulmans, 80 enfants ne mangent plus de porc

Smc C'est ce qui se passe à l'école de ce petit village de nos Pyrénées : il y a des enfants musulmans, donc le maire veut que de la viande autre que du porc soit proposée en plus.

Mais comme la ville n'a pas la possibilité de financer deux viandes à chaque repas, le porc a tout simplement été supprimé!

Trop facile : beaucoup de familles s'insurgent.


A l'Assemblée nationale, on parle à huis clos d'une proposition de loi sur l'union gay

Et on l'apprend parce qu'il y a eu un incident lorsque le député UMP Brigitte Barèges (mention très insuffisant) s'est indigné par ces mots :

"et pourquoi pas des unions avec des animaux ? ou la polygamie ?"

On lit par ailleurs :

An "La proposition de loi [socialiste.NDL], qui sera discutée en séance publique à l'Assemblée nationale le 6 juin, a sans surprise été rejetée par la commission. Elle proposait que le mariage puisse être contracté "par deux personnes de sexes différents ou de même sexe".

"Un choix politique au sens le plus noble qui soit", a dit Patrick Bloche (PS) tandis que l'écologiste Noël Mamère lançait : "Ne soyez pas réactionnaires ! La société est en avance par rapport au politique". Le député UMP Etienne Blanc a pour sa part jugé qu'"avec le Pacs, de nouveaux droits ont été consentis" aux homosexuels et qu'"ils répondent suffisamment aux besoins".

Rappelons l'enseignement de l'Eglise sur la question de l'union gay qui demeure inchangé au nom du respect de la loi de Dieu et de la personne humaine :

  "Un problème particulier lié aux unions de fait a trait à la demande de reconnaissance juridique des unions homosexuelles, qui fait toujours plus l'objet d'un débat public. Seule une anthropologie répondant à la pleine vérité de l'homme peut donner une réponse appropriée à ce problème, qui présente différents aspects, tant sur le plan social que sur le plan ecclésial.503 C'est à la lumière de cette anthropologie « qu'apparaît (...) incongrue la volonté d'attribuer une réalité “conjugale” à l'union entre des personnes du même sexe. En premier lieu s'y oppose l'impossibilité objective de faire fructifier le mariage à travers la transmission de la vie, selon le projet de Dieu inscrit dans la structure même de l'être humain. En outre, l'absence des présupposés pour cette complémentarité interpersonnelle que le Créateur a voulue, tant sur le plan physique et biologique que sur celui éminemment psychologique, entre l'homme et la femme, constitue un obstacle. Ce n'est que dans l'union entre deux personnes sexuellement différentes que peut s'accomplir le perfectionnement de l'individu, dans une synthèse d'unité et de complémentarité psycho- physique mutuelle ».504

Mc4La personne homosexuelle doit être pleinement respectée dans sa dignité 505 et encouragée à suivre le plan de Dieu avec un engagement particulier dans l'exercice de la chasteté.506 Un tel respect ne signifie pas la légitimation de comportements non conformes à la loi morale, ni encore moins la reconnaissance d'un droit au mariage entre personnes du même sexe, entraînant l'assimilation de leur union à la famille.507

« Si, du point de vue juridique, le mariage entre deux personnes de sexe différent était considéré seulement comme une des formes de mariage possible, l'idée de mariage subirait un changement radical, et ce, au détriment grave du bien commun. En mettant sur un plan analogue l'union homosexuelle, le mariage ou la famille, l'État agit arbitrairement et entre en contradiction avec ses propres devoirs »508 (Compendium de la doctrine sociale de l’Église paragraphe 228).

Il s'agit bien non pas d'une proposition de loi sur une affaire privée, mais d'une législation qui peut porter atteinte au bien commun. Nos députés doivent savoir l'importance majeure pour la "chose publique", de leur position sur cette question. Nous y serons naturellement attentifs.


L'Assemblée générale de Caritas Internationalis face au Vatican

C Le cardinal Robert Sarah, président du Conseil Pontifical Cor Unum qui gère toutes les initiatives charitables du Saint Siège et donc chapeaute Caritas Internationalis, a recadré la Caritas Internationalis durant son Assemblée générale à Rome.

De son côté, François Soulage, président du Secours catholique en France, raconte l'ambiance tendue de cette Assemblée générale en critiquant l'attitude du Vatican à son égard...


L'eugénisme en débat à l'Assemblée

Lors de la séance, Christian Vanneste a abordé l'article concernant le diagnostic prénatal :

V "Avec l’article 9 nous abordons la question du diagnostic prénatal, ce qui me donne l’occasion de parler du principe de précaution et, sans mauvais jeu de mots, des risques que l’on court à en abuser. Si l’on pratique le diagnostic prénatal de façon trop systématique et trop propre à stimuler les angoisses d’une future mère, on a des chances de lui faire courir des risques plutôt que de la protéger, elle et son futur enfant. Je veux parler de l’eugénisme, c’est-à-dire de la volonté toujours plus forte de nos contemporains de mettre au monde un enfant zéro défaut, un enfant parfait. Cette aspiration me semble être une faute.

C’en est une au regard de la philosophie humaniste. Toutes les philosophies humanistes reposent sur l’idée que l’homme est un être à la fois fini et imparfait. Cette idée court depuis Pascal, selon qui l’homme n’est ni ange ni bête, jusqu’aux magnifiques analyses de Claude Lévi-Strauss sur Œdipe. Entre être chtonien et dieu, Œdipe ne marchait pas droit : il n’était pas parfait ; il était un homme avec ses défauts. En dehors du champ de la philosophie, d’autres réflexions plus concrètes rejoignent cette analyse. Axel Kahn a déjà été cité ; je veux à mon tour m’appuyer sur ses analyses. Chacun sait qu’il est partisan de l’IVG et que ses choix spirituels ne l’ont pas poussé à s’opposer à cette pratique. Il n’en demeure pas moins qu’il dénonce un mécanisme qu’il appelle de façon extrêmement fine le « maléfice du doute ». Selon lui, dans un passé relativement récent, il existait encore entre le médecin et la parturiente un préalable favorable en faveur de la vie, un choix pour la vie, à laquelle on accordait le bénéfice du doute.

Or, tel qu’il nous est soumis, le projet de loi nous fait courir un risque – et un certain nombre d’amendements et de sous-amendements ne modifient en rien les choses. Il se trouve, en effet, à la croisée du mythe de l’enfant dépourvu de toute malfaçon et de l’extension du concept de responsabilité des professionnels. Axel Kahn observe en effet qu’un avortement volontaire injustifié ne comporte aucun risque pour le praticien, alors que la naissance d’un enfant handicapé peut avoir pour lui de redoutables conséquences. Mes chers collègues, je veux simplement appeler votre attention sur le fait que la conséquence de trop de précautions peut être un grand risque : celui d’une mort parfaitement inutile et odieuse."

Sur le même sujet, Marc le Fur a déclaré :

"Il faut que nous parvenions à mettre fin à cette situation dans laquelle les parents qui gardent un enfant trisomique sont considérés par les uns comme des héros, par les autres comme des déviants. Ces parents, nous devons les assister, les soutenir, les reconnaître. En tout état de cause, ils ne doivent pas se sentir honteux d’être passés à travers les mailles du filet, d’avoir un enfant qui, si l’on obéit à la logique de l’enfant « zéro défaut », n’aurait pas dû être de ce monde. Sachez en outre que l’enfant que ces parents ont su accueillir peut leur donner beaucoup de bonheur et d’amour. J’assistais, il y a quelques jours, à un concert donné par un orchestre dans lequel se produisaient de jeunes trisomiques. Ils concouraient à la production d’une musique qui n’était certainement pas parfaite, mais qu’ils avaient manifestement plaisir à jouer. Donc, ne faisons pas de ces trisomiques des monstres qu’il faudrait refuser. Sachons en faire des enfants qui, bien que n’étant pas comme les autres, ont le droit d’être heureux dans un cadre familial, en évitant, dans la mesure du possible, de les stigmatiser."


Le business de la recherche sur les embryons humains

S 59 chercheurs dénoncent la seule utilisation de cellules souches issues d’embryons humains au détriment des cellules souches adultes. Une alternative qu'ils considèrent comme crédible et respectueuse des droits de la personne et de la dignité de l’embryon humain. Vous pouvez les soutenir ici.

Dans Le Monde, ils dénoncent le lobby pharmaceutique :

"L'embryon humain, un "matériau" rentable ? En moyenne, le développement d'un nouveau médicament pour les grandes entreprises pharmaceutiques prend 15 ans et coûte environ 650 millions de dollars. Cela signifie qu'en utilisant les cellules souches embryonnaires pour tester de nouvelles molécules, l'industrie pharmaceutique pourrait réduire ses investissements sur les essais en supprimant des étapes coûteuses, notamment celles sur le modèle animal. L'industrie pharmaceutique mondiale pourrait économiser environ 8 milliards de dollars par an actuellement nécessaires à la modélisation de nouvelles molécules thérapeutiques. Or, cette même économie pourrait être réalisée en utilisant des iPS.

Un enjeu réel : la brevetabilité du vivant. Le 10 mars 2011, la cour de Justice de l'Union Européenne a rendu public l'avis de son procureur Yves Bot sur la brevetabilité et l'utilisation à des fins industrielles ou commerciales de l'embryon humain et des hES. Ses conclusions, fondées sur la directive 98/44 de l'Union Européenne, sont en contradiction avec les arguments des partisans d'une libéralisation de la recherche sur l'embryon humain. L'avis refuse en effet toute utilisation commerciale ou industrielle de l'embryon. Il inclut dans la protection qui est due au corps humain, les recherches sur les lignées de cellules souches embryonnaires."


Mensonge du syndicat Sud Solidaires suite à la Gay Pride de Tours

B Pour justifier des violences, le syndicat affirme avoir fait l'objet de provocations d'un militant appartenant à un mouvement hostile à la Gay Pride. Ce "militant", qui prenait des photos, n'était autre qu'un journaliste de La Nouvelle République. Lequel ajoute par ailleurs :

"Je m'étais positionné devant ce bar, dont je ne connaissais pas l'existence quelques heures auparavant, parce qu'on m'avait dit qu'il abritait parfois des « crânes rasés » qui risquaient de perturber le défilé. J'étais donc place Gaston-Paillhou, pour faire des photos de la façade du bar et des manifestants au moment de leur passage devant le fameux bar."

Le pauvre n'a pas été victime des "crânes rasés", invisibles dans cette histoire, mais des syndicalistes de Sud, promoteurs de l'homosexualisme.


Quand l'idéologie du genre prime sur l'éducation

Ca donne des situations scandaleuses comme celle-ci : l'enfant a quatre mois et les parents refusent de dévoiler son sexe. Pour que le genre ne conditionne pas ce chérubin... c'est leur troisième enfant à être éduqué de cette manière. Le secret sur le sexe de l'enfant durera jusqu'à ce que "nous vivrons dans un monde où les gens seront libres de leurs choix". On nage en plein délire idéologique : à quel moment ces parents auraient voulu que les enfants choisissent leur physique?

Les commentaires des lecteurs rattrapent heureusement le bon sens.


Samedi 28 mai, Malte se prononce sur le divorce par référendum

Massimo Introvigne explique pourquoi la famille indissoluble est une donnée de la loi naturelle :

M "que le mariage soit indissoluble, et donc que le divorce soit mauvais n'est pas seulement une vérité de la loi de l'Église. C'est aussi une vérité de la loi naturelle. La cellule de base de la société est la famille, ordonnée au bien mutuel des époux, mais aussi à celui des enfants. Être un enfant est une donnée permanente et naturelle. Je suis le fils de mon père et de ma mère. Je ne peux pas décider de changer et d'être le fils de mon père et d'une autre femme, même si aujourd'hui, la deuxième "madame" plaît à mon père davantage que ma mère. Etre l'enfant de deux parents spécifiques est un fait permanent que je ne peux pas changer. Donc, pour vraiment protéger les enfants, le mariage de mon père et de ma mère doit aussi être une donnée permanente.

Le slogan des pro-divorce maltais "Donner une seconde chance à l'amour" joue sur les émotions et sur la pitié qu'inspirent certains cas, mais je ne peux pas avoir une "deuxième chance" et vouloir être le fils d'autres parents qui ne sont pas mon père et ma mère. La paternité et la maternité sont pour toujours. La nature même, qui fait naître un enfant d'un homme et d'une femme, exige la responsabilité et la continuité de la relation entre les parents. Si ensuite, on n'autorisait le divorce que dans les mariages sans enfants, inévitablement on affaiblirait aussi ceux avec des enfants, portant atteinte à l'institution de la famille en général, qui est un bien indispensable à la société. Sans famille, la société ne peut exister.

La loi naturelle dérive de la réflexion de la raison, et non pas des statistiques  La plupart des pays dans le monde ont des lois sur le divorce, c'est vrai. Mais cela ne rend pas le divorce naturel, de même que le fait qu'au cours de l'histoire, un grand nombre de cultures ont reconnu la polygamie et l'esclavage ne rend pas naturelles la polygamie et l'esclavage.
Les pro-divorce maltais - dont certains se disent catholiques - qui prétendent qu'il n'existe pas de loi naturelle devraient réfléchir à un argument de Benoît XVI: dans un monde où des gens de religions différentes vivent ensemble, les règles communes du jeu qu'on nomme société, ou bien sont confiées à la raison - qui précisément discerne une loi naturelle - ou bien à la violence, à l'arbitraire du plus fort, à l'abus des États qui deviennent totalitaire. Il n'y a pas de troisième alternative. Ou la loi naturelle ou l'arbitraire et la tyrannie.

Les pro-divorce de Malte répètent que le divorce n'a pas de conséquences sociales de caractère général . Tout sociologue sait que ce sont des mensonges électoraux. Depuis que le divorce a été introduit en Italie, on a vu s'effondrer le nombre de ceux qui se marient, en baisse régulière depuis 1974 à nos jours. Désormais, en Italie, 21,7% des enfants naissent hors mariage (données ISTAT se référant à 2009), avec des conséquences dramatiques pour leur éducation et une augmentation spectaculaire de la criminalité chez les jeunes, la drogue et l'échec scolaire, tous les "fléaux sociaux" contre lesquels que la famille stable est la seule protection possible. [...]

Il faut donc réfuter le sophisme "je ne divorce pas, mais je ne peux pas empêcher ceux qui ne sont pas catholique de divorcer", aujourd'hui à Malte comme hier en Italie. On le réfute en montrant qu'il n'appartient pas à la même catégorie que des déclarations du genre "Je vais à la messe, mais je ne peux pas empêcher ceux qui ne sont pas catholiques de ne pas y aller". Ce sont des affirmations, justes mais qui se réfèrent à la loi de l'Église. A l'inverse, puisque la stabilité du mariage indissoluble du mariage fait partie de la loi naturelle - même s'il appartient aussi à la loi de l'Église - le slogan proposé par les pro-divorce est analogue à celui, manifestement erroné, "je ne vole pas, mais je ne peux pas empêcher ceux qui ne sont pas catholiques de voler". Si on accepte cette logique du relativisme, au lieu de "voler" je peux mettre "divorcer", mais aussi "avorter", "prendre de la drogue", "supprimer par l'euthanasie des personnes de ma famille", et ainsi de suite. [...]

Les sondages indiquent que la victoire le 28 mai à Malte est difficile mais pas impossible. Si la famille gagne contre le divorce, de Malte commencera à souffler le vent d'un changement de tendance qui bouleversera l'ensemble de l'Europe. Pour cela, nous devons tous prier: pour les catholiques de Malte, pour leur héritage chrétien en péril, pour la famille."


Proposition de résolution sur l’attachement au respect des principes de laïcité

C Plusieurs dizaines de députés UMP, emmenés par Jean-François Copé, ont signé une proposition de résolution "sur l’attachement au respect des principes de laïcité, fondement du pacte républicain, et de liberté religieuse". Sans jamais citer l'islam, ils dénoncent le

"développement de dérives qui, sous couvert de liberté de manifester ses croyances et de relativisme culturel, constituent une négation de notre vivre ensemble, une mise en cause de ce qui fait la spécificité du modèle républicain français et fragilisent l’ensemble de la communauté nationale."

Le fait de refuser de nommer le problème par son nom (l'islam) risque de faire de cette résolution une arme à double tranchant... Après quoi, les signataires écrivent :

"doivent être clarifiées les règles relatives au financement de la construction et à l’entretien des lieux de cultes. [...] De même encore, faut-il améliorer le régime juridique des ministres du culte ou de l’abattage rituel."


Marine Le Pen attaque sur les radars

Sans fioriture :

Mlp "Au sujet des radars, c’est la cacophonie totale au sein du gouvernement. Après la scandaleuse annonce de la suppression des panneaux avertisseurs, le gouvernement a piteusement tenté de se rattraper hier, et rétropédale aujourd’hui à nouveau !

Le démontage des panneaux avertisseurs se poursuivra donc et des radars dits « pédagogiques » seront installés un peu partout, qu’il y ait ou non un radar derrière. Cette mesure est ubuesque, ruineuse et parfaitement inutile ! Elle est aussi tout à fait contraire à la promesse de Nicolas Sarkozy en 2007 de ne pas enlever les panneaux avertisseurs.

Incapable de lutter contre la délinquance et l’ultra-violence des vrais criminels, le gouvernement préfère se déchaîner contre les seuls dont il n’a rien à craindre : les automobilistes. Au lieu de taper une nouvelle fois dans le porte-monnaie des automobilistes, véritables vaches à lait, le gouvernement ferait mieux de se concentrer sur son échec total en matière de sécurité routière et de prendre les mesures qui s’imposent (suite)".


La prière comme combat de la foi et victoire de la persévérance

Benoît XVI a consacré sa catéchèse au patriarche Jacob. La Bible décrit Jacob, a dit le Pape, comme un homme calculateur et fourbe, rapportant les épisodes où il trompe son père aveugle et vole à son frère Esaü son droit d'aînesse. Puis il a rapporté celui du gué, où Jacob combat de nuit avec une entité qu'il ne voit pas.

J "Ce n'est qu'à la fin, après la disparition de ce quelqu'un que Jacob lui donnera un nom et pourra dire avoir lutté contre Dieu... Celui qui avait volé par astuce à son frère la bénédiction de premier né, demanda alors cette bénédiction à un inconnu dont il avait entrevu sans vraiment le reconnaître la nature divine. Au lieu de céder à Jacob, l'inconnu réclame son nom... Connaître le nom de quelqu'un induit une prise sur lui, car dans la mentalité biblique le nom renferme la réalité de l'être, son secret et son destin... En révélant son nom à un inconnu il se rend et s'en remet totalement à l'autre".

Puis le Saint-Père a souligné que le geste de soumission de Jacob signifie aussi sa victoire, dans la mesure où il reçoit un nom nouveau de l'adversaire, qui le déclare victorieux. Jacob était un nom faisant référence aux circonstances troubles de sa naissance, et au verbe tromper, prendre la place. Cette identité négative est rendue positive par Dieu car Israël signifie Dieu fort et vainqueur.

"Lorsqu'à son tour Jacob demande son nom à l'autre, il refuse mais lui offre de manière significative sa bénédiction... Et ce n'est plus une bénédiction obtenue par l'astuce mais un don gratuit de Dieu, reçu par Jacob".

Dans l'épisode du gué de Yabboq,

"le peuple d'Israël parle de ses origines et définit son rapport particulier avec Dieu. Comme le dit aussi le Catéchisme de l'Eglise catholique, la tradition spirituelle de l'Eglise voit dans ce récit le symbole de la prière comme combat de la foi et victoire de la persévérance... Nos vies sont comme la longue nuit de lutte et de prière de Jacob. Elle doivent être vécues dans le désir et dans l'attente d'une bénédiction divine qui ne peut être arrachée ou conquise par la force, mais peut être reçu de Dieu avec humilité, comme un don permettant de reconnaître le Seigneur. Lorsque cela se produit, notre être change radicalement et nous recevons un nom nouveau avec la bénédiction de Dieu".

[Texte intégral]


Sortie du Grand-Orient de France contre le Cardinal Vingt-Trois

Suite au communiqué de l'archevêque de Paris, le Grand Orient de France a publié un communiqué dans lequel il écrit :

G "L’évocation par Monseigneur Vingt-Trois d’un « recul de civilisation » dénote un obscurantisme et un mépris des positions éthiques laïques qui sont évidemment la préoccupation des élus concernés et à qui l’on doit reconnaître la conscience de leur responsabilité. Sans dénier à l’Église le droit de dire une morale qui concerne ses adeptes, le Grand Orient de France rappelle que dans ce débat qui intéresse le pays tout entier dans la diversité de ses composantes philosophiques et religieuses, l’État est chez lui et l’Église doit rester chez elle."

Serait-ce trop demander au GODF de rendre public la liste de ses membres qui siègent sur les bancs de l'Assemblée nationale ? Nous savons qu'il y a au moins Xavier Bertrand, ministre de la Santé, pqui porte cette loi.


Le Hellfest doit déprogrammer les groupes antichrétiens

Le Père Henry de la Paroisse Sainte Marie du Val de sèvres de Clisson écrit dans le Bulletin paroissial N° 11/2011 :

"Il y a des sujets qu’on aimerait ne plus avoir à aborder. D’autant plus que celui-ci a été largement traité : le diocèse a fait paraître l’an dernier un communiqué de presse daté du 20 mai 2010, co-signé par Mgr James et la Communauté Chrétienne de Clisson, et c’est à ce texte que nous renvoyons en priorité. Cependant, les questions des uns et des autres revenant avec plus ou moins d’insistance et les médias continuant de se faire l’écho du sujet avec plus ou moins de justesse, il me semble difficile d’éviter de faire un point sur la question, pour tenter d’éclairer davantage les esprits.

Redisons le : nous ne nous opposons pas au principe d’un festival de musique métal à Clisson, même si l’appellation de « fête de l’enfer » ne nous fait pas plaisir et si nous nous défions d’une certaine contre-culture qui y est promue. J’ai eu l’occasion de le redire personnellement à M. Benjamin Barbaud, au cours d’un échange franc et respectueux.

Notre opposition porte sur des provocations anti-chrétiennes qui sont le fait de quelques groupes seulement, mais suffisamment choquantes pour être dénoncées. Cette année, deux groupes ont été  déprogrammés (Satanic Warmaster, un groupe de la mouvance nationale-socialiste black métal et Anal Cunt qui plaisante avec les victimes de la shoah)  et même si c’est sous la pression, nous saluons ce geste des organisateurs. Mais d’autres seront présents qui font preuve de la même provocation  vis-à-vis des chrétiens (Septicflesh, qui s'apparenterait à une messe noire selon l'interview du groupe par le hellfest ; Mayhem dont le leader se représente sur scène en croix et en sang, un crucifix à l'envers sur la poitrine,  en passant par Belphegor et Possessed …).

Si l’antisémitisme est heureusement sanctionné, comment ne pas s’étonner que ce qu’on appelle la christianophobie ne le soit pas également ?  Il y a là un « deux poids deux mesures » vraiment injustifiable.  Il me semble que c’est ce que l’on peut pour le moins attendre d’un festival financé en partie par des fonds publics. C’est dommage, car la présence d’autres groupes populaires aurait pourtant pu permettre de faire de ce festival une rencontre musicale acceptable.

En tant que paroisse, il ne nous appartient pas  de « croiser le fer » pour nous faire respecter. D’autres peuvent le faire, pourvu que ce soit toujours dans un esprit de justice, de vérité et de charité. En ce qui nous concerne, nous continuerons de proposer comme «antidote» à tous ceux qui le désirent de venir prier et adorer le Seigneur avec humilité et confiance, et de témoigner «que l’homme est fait non pour la mort mais pour la vie, pour le beau, le bien et le vrai. C’est en avançant ici-bas en fils de lumière, en enfant de Dieu, que l’homme trouve son unité, sa joie et son bonheur» (communiqué de presse du diocèse de Nantes du 20 mai 2010)."

Vous pouvez vous mobiliser ici.


Un groupe pharmaceutique épinglé pour avoir acheté l'influence de chercheurs

S La mise en garde de députés contre l'influence des industries pharmaceutiques n'est pas une lubie, n'en déplaise aux députés qui s'indignent en séance. Aux Etats-Unis, le groupe pharmaceutique Sanofi a été épinglé par le Sénat américain pour avoir versé plus de 5 millions de dollars à des chercheurs américains, en échange de leur influence auprès de l'autorité américaine du médicament (FDA).


La demande de commission d'enquête sur le lobby pharmaceutique dérange

L'intervention de Jean-Marc Nesme ayant provoqué l'ire de députés socialistes (dont M. Claeys) et UMP (dont M. Leonetti), le député UMP Marc Le Fur est venu le soutenir :

L "J’ai cosigné la proposition de notre collègue Nesme, et j’y souscris pleinement. J’étais peut-être réticent en la signant, je le suis moins après ces débats. Je crois qu’il faut remettre de l’ordre dans nos débats. Nous discutons de la demande de création d’une commission d’enquête parlementaire sur les conflits d’intérêts potentiels sur ces questions de recherche biotechnologiques. Notre collègue Nesme n’a mis personne en cause. J’ai été frappé, comme d’autres ici, par la violence des réponses qui lui ont été adressées, particulièrement par M. le président de la commission spéciale. J’ai le sentiment que la violence de ces réponses témoigne que nous avons mis le doigt sur un point qui fait mal, comme souvent. [...] Ce point fait mal parce que ces groupes pharmaceutiques, ce n’est pas le syndicat de la boulangerie ! Ce sont des experts dans la relation avec le monde politique. [...] Ils multiplient, qui les colloques, qui les relations diverses et variées avec le monde de la politique, et ce faisant, veulent exercer une influence. Ce n’est pas illégitime en soi, mais il faut le savoir. [...] L’ambiance n’est pas neutre. Des événements récents se sont produits, qui peuvent nous alerter. Je voudrais que chacun ait à l’esprit – et j’imagine que c’est le cas pour beaucoup d’entre nous – les événements liés au Médiator. [...] Je crois donc qu’il faut aller au fond des choses, c’est-à-dire s’interroger sur un certain nombre de courriers diffusés par le LEEM – Les entreprises du médicament. Aller au fond des choses, cela peut aboutir à disculper tout le monde. Mais encore faut-il que l’on aille au fond des choses, que l’on sache ce qui se passe, que l’on ne reste pas dans cette incertitude. Ce serait le meilleur service à rendre à la qualité de nos débats. [...]"


Les juteux marchés qui se profilent derrière le projet bioéthique

Extraits de l'intervention de Jean-Marc Nesme hier à l'Assemblée :

N "Le président de la commission spéciale a tenu, cet après-midi, des propos assez durs à l’endroit d’une initiative que nous avons prise, avec soixante-deux de nos collègues, tendant à la création d’une commission d’enquête sur les conflits d’intérêts potentiels en matière de recherche biotechnologique. Vous avez dit, monsieur le président, que c’était « un acte grave », et qu’il créait le « soupçon ». Cette initiative se fonde sur des éléments factuels, pas sur des soupçons. Je voudrais simplement en citer quelques-uns, que vous connaissez d’ailleurs comme moi.

Dans le domaine de la médecine prénatale, vous savez très bien qu’il s’est créé une coordination, le Comité pour sauver la médecine prénatale, composé de 800 gynécologues et professionnels de santé. Son coordinateur a écrit ceci dans Le Quotidien du Médecin : « Allons-nous devenir les agents d’un nouvel eugénisme d’Etat ? 800 000 femmes enceintes équivaudraient à 800 000 tests sériques maternels par an, en France. Ce serait une véritable manne pour les firmes de génie génétique. Juteux marché. D’autres tests de dépistage suivront celui de la trisomie 21. »

S’agissant de la recherche sur l’embryon humain, Jacques Testart, directeur honoraire de recherche à l’INSERM, que nous avons auditionné le 12 janvier dernier, nous a dit ceci : « L’important ne me paraît pas de trancher entre interdiction des recherches sur l’embryon humain assortie de dérogations ou autorisations de ces recherches sous conditions, puisque les recherches seront possibles dans les deux cas, avec destruction des embryons humains. Ce débat me paraît vain. On devrait défendre l’idée d’une expertise indépendante des promesses médicales et des conflits d’intérêts qui y sont assortis. Il peut y avoir confusion entre des intérêts médico-scientifiques et des intérêts commerciaux. »

Alain Privat, ancien directeur d’unité à l’INSERM, et Monique Adolphe, ancienne présidente de l’Académie de pharmacie écrivaient, dans Le Quotidien du Médecin du 5 avril 2011 : « Ce lobbying est incompréhensible sur le plan médical et scientifique, sauf à y voir la nécessité pour certains organismes de justifier auprès de leurs généreux contributeurs les investissements très importants réalisés dans la recherche sur l’embryon humain, recherche qui n’a, en fait, conduit à aucune thérapeutique efficace jusqu’à présent, nulle part dans le monde. L’industrie du médicament et celle de la procréation assistée ne sont sans doute pas étrangères à cette véritable "chasse" aux cellules souches embryonnaires humaines. »

À la fin du mois d’avril, le LEEM, Les entreprises du médicament, ont adressé un courrier à Mme Valérie Pécresse, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, et à M. Éric Besson, ministre de l’industrie. Je ne sais pas si vous l’avez reçu également, madame la secrétaire d’État. J’ai la copie des courriers dont les deux ministres que je viens de citer ont été destinataires, et qui visent, fin avril, à exercer encore une fois sur le Gouvernement une pression en faveur de l’autorisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. [...]"


Christianophobie mensongère du député Jean-Louis Touraine

T Lors du débat bioéthique, la valse des accusations proférées à l'encontre de l'Eglise catholique ont repris de plus belle. Il me semble toutefois que la palme de l'indécence a été proférée par le député socialiste Jean-Louis Touraine, qui a osé déclarer :

"L’eugénisme, le vrai, nous le connaissons ; il a été théorisé et pratiqué ici, en France, au XXe siècle, par des médecins encouragés et soutenus par l’Église catholique."


Quel candidat Républicain pour affronter Obama en novembre 2012 ?

On ne le saura sans doute que dans un presque an (les primaires commencent le 6 février dans l'Iowa, et se concluent le 1er avril pour les Etats les plus tardifs). La liste des prétendants à l'investiture du Parti républicain se précise toutefois peu à peu

Le tableau ci-dessous permet de situer les candidats actuellement déclarés.

PresidUS

  •  Mitt Romney: ancien gouverneur centriste du Massachussetts. Mormon, il a été un candidat malheureux en 2008 (il avait tenté de se "droitiser", mais sans convaincre). Disposant déjà d'une organisation puissante, il part favori mais suscite peu d'enthousiasme chez les électeurs. (Vidéo
  • Tim Pawlenty: ancien gouverneur du Minnesota, conservateur, il a quitté l'Eglise pour devenir protestant évangélique. Il espère s'imposer le candidat alternatif a Romney. (Vidéo)
  • Herman Cain: néophyte en politique, ce businessman charismatique est un outsider, mais un favori des partisans du Tea Party. (Vidéo)
  • Newt Gingrich: l'ancien Speaker de la Chambre des Représentants aura du mal à percer du fait notamment de son inconstance idéologique.
  • Rick Santorum: catholique traditionnel, Santorum axe sa campagne sur les questions de société et une politique de défense forte. La perte cuisante de son siège sénateur en 2008 fait douter de sa capacité à l'emporter.
  • Ron Paul: représentant à la Chambre, il allie une pureté idéologique libertarienne (il est par exemple pour la légalisation de l'héroine) avec un engagement pro-vie.
  • Gary Johnson: ancien gouverneur du Nouveau-Mexique, c'est un libertarien pro-avortement.

D'autres candidats pourraient se déclarer rapidement: la pasionaria conservatrice Michelle Bachmann et l'ancien gouverneur centriste de l'Utah John Huntsman, notamment.

La liste pourrait n'être pas close: beaucoup de Républicains ont le sentiment qu'il manque une alternative conservatrice forte à Romney. On évoque la possibilité qu'entrent tardivement en lice des "poids lourds" comme le Représentant Paul Ryan ou les gouverneurs du Texas (Rick Perry) ou du New-Jersey (Chris Christie) - voire Sarah Palin.


eG8 : internet, entre manipulation et influence

Deux révolutions arabes montées et pilotées par Internet :

"Le 4 juin 2009, à 11h11, Barack Hussein Obama entame son discours depuis l'université du Caire. La parole du président américain irrigue le monde musulman. Ce jour-là, ce ne sont plus seulement les médias traditionnels qui la répandent. Pour la première fois, l'administration Obama teste sur la scène internationale sa dernière création : la diplomatie digitale.

"Autour du discours du Caire, notre stratégie diplomatique d'usage des réseaux sociaux nous a permis de nous connecter avec les jeunes musulmans du monde entier", explique Alec Ross qui, à l'époque, vient d'être nommé conseiller pour l'innovation de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

Sa mission : refaçonner l'image américaine dans le monde musulman.

"Il faut maintenant quelques mois pour réussir une révolution", a expliqué récemment sans blaguer Alec Ross à des étudiants. Le 3 février, le département d'Etat a exceptionnellement rassemblé à Washington tous les ambassadeurs américains pour l'écouter. Alec Ross leur parle de la diplomatie digitale 2.0, de la Tunisie, de l'Egypte et du reste du monde".

Le danger de la manipulation de masse est bien réel :

"HBGary, qui compte plusieurs agences fédérales ainsi que l’armée américaine parmi ses clients, a ainsi dévoilé – bien involontairement – de nombreuses informations compromettantes, dont une concernant la mise au point d’une technologie permettant à un seul opérateur d’incarner une multitude de personnages à travers différents réseaux sociaux, tels Facebook, Twitter ou MySpace.

Avec un tel logiciel, une personne pourrait ainsi simuler, à elle seule, un effet de foule, une petite équipe pourrait mettre en scène une majorité. La psycho-sociologie ayant toujours cours dans le virtuel, on imagine aisément l’intérêt d’un tel outil pour quiconque voulant influencer l’opinion (et la presse) à travers les réseaux sociaux.

Le logiciel, pour lequel l’armée américaine a passé un appel d’offre en juin dernier – lui aussi rendu public de façon fortuite -, est particulièrement sophistiqué. Il intègre des outils destinés à aider son utilisateur à incarner de façon cohérente plusieurs dizaines de personnalités différentes, des technologies destinées à rendre l’ensemble furtif en cas de surveillance électronique, ainsi qu’à automatiser une partie de la vie en ligne des différentes marionnettes ainsi opérées. Mais dans les faits, de tels logiciels, dans des versions moins sophistiquées, sont déjà en usage depuis un certain temps.

Il y a un an la version Française du blog ReadWriteWeb a eu l’occasion de faire face à ce type de technologie destinée a manipuler l’opinion publique".


Les députés, libres de toute pression ?

Déclaration d'indépendance du député Jean Leonetti cette nuit à l'Assemblée, qui ne convainc pas vraiment :

L "je voudrais revenir sur un fait qui m’a choqué. Nous avons eu, en commission spéciale, des débats apaisés – Alain Claeys peut en témoigner, car il a été un des artisans de ce bon climat –, dans le respect et l’écoute des convictions de chacun.[...] L’expression de nos doutes a été utile, et a parfois permis d’infléchir nos positions respectives. Je n’accepte donc pas l’idée selon laquelle les députés auraient été soumis à la pression de l’industrie pharmaceutique, pour ceux qui sont favorables à l’autorisation, ou à celle des autorités religieuses. Les députés décident librement ! [...] Les industries, les grandes religions monothéistes, mais également les philosophes peuvent utilement contribuer à l’élaboration d’un texte. Chacun peut apporter sa pierre. Mais pour vous connaître, je refuse l’idée que vos décisions n’auraient pas été le reflet de vos convictions et que nous aurions été influencés par l’extérieur. [...] Nous sommes influencés par nos propres débats. Aucune pression ne s’exerce, ni de ce côté de l’hémicycle ni de l’autre.

La bioéthique n’est pas le débat du bien contre le mal, de la morale contre le progrès ou de la puissance de l’argent contre la morale établie ou la religion. Le débat est fait de doutes, d’inquiétudes, d’interrogations que suscitent de nouvelles connaissances scientifiques. Il nous conduit à interroger nos valeurs communes et l’idée que nous nous faisons de l’homme et de l’humanité, elle-même liée à celle de progrès et de respect. Ces idées, j’en suis sûr, prévaudront dans le débat que nous entamons, et qui connaîtra des échanges riches, passionnés, mais jamais polémiques !"


Multiplication des micropartis

En 1990, la France ne comptait que 28 partis politiques. Ils sont aujourd'hui 320, et leur nombre ne cesse de s'accroître. Depuis le 1er janvier 2010, 37 nouvelles structures ont été agréées par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui a publié son 13e rapport annuel (pdf, 122 pages). Voici les partis qui bénéficient le plus de l'aide publique, en fonction de leurs résultats électoraux (page 114-cliquer sur l'image pour l'agrandir)) :

P
Et voici les micropartis qui financent une autre formation politique (saurez-vous retrouver à quel grand parti se rattachent ces micropartis ?) (page 117) :

M


VIIe rencontre mondiale des Familles

Les cardinaux Antonelli et Tettamanzi ont présenté les catéchèses pour la VIIe rencontre mondiale des Familles qui aura lieu à Milan en 2012 (30 mai-3 juin) sur le thème : « La Famille : le travail et la fête ». Il s’agit de dix catéchèses bibliques, accompagnées de textes du magistère, et richement illustrées. Les thèmes sont :

  • F le secret de Nazareth ;
  • la famille enfante la vie ;
  • la famille vit l’épreuve ;
  • la famille anime la société ;
  • le travail et la fête en famille ;
  • le travail, ressource pour la famille ;
  • le travail, défi pour la famille ;
  • la fête, temps pour la famille ;
  • la fête, temps pour le Seigneur ;
  • la fête, temps pour la communauté.

Le cardinal Antonelli a souligné l’invitation de Benoît XVI, dans sa Lettre, de ne pas faire de la rencontre un « événement isolé », mais bien préparé par des initiatives ecclésiales au niveau des paroisses, des diocèses, et des pays.


Collaboration Croatie Saint-Siège sur la culture et l'enseignement

Lu sur Zénit :

C "La Croatie et le Saint-Siège ont signé lundi 23 mai une convention sur la collaboration dans les domaines de la culture et de l’enseignement [...]. Le document reconnaît en substance à l’Eglise catholique le droit d'instituer des écoles de tout ordre et grade, et établit les obligations correspondantes de l’Etat, y compris les salaires des enseignants [...]. La convention fixe également les règles pour les inscriptions, le type d’instruction fournie, la nomination des directeurs, et l’approbation des statuts des écoles catholiques, conformément au droit de l’Etat croate et aux principes fondamentaux de l’éducation catholique."


Bioéthique : il est encore temps d'agir

B Il encore temps d'écrire par mail (cliquer sur le nom de votre député et vous aurez son mail) pour rappeler à nos députés la valeur et la dignité attachée à chaque vie humaine si petite soit elle et commençante, d'encourager ceux dont la voix s'est déjà élevée en faveur du respect de la vie et de demander instamment à tous d'être présents dans l'hémicycle lors du vote.

Voici un modèle de lettre -rédigée par Choisir la vie- susceptible d'être adressée à votre député :

Monsieur le député, A partir d’aujourd’hui, vous allez débattre, en seconde lecture, du projet de loi de bioéthique. Après le Sénat, la commission spéciale a adopté des amendements révélateurs d'une profonde dérive vers une instrumentalisation de l'embryon et un eugénisme des enfants atteints de handicap, parmi lesquels les enfants trisomiques. Nous nous adressons à vous aujourd'hui afin que votre vote s'oriente vers :

Le retour au principe de l’interdiction de recherche sur l’embryon sans dérogation : la reconnaisssance de ce principe reconnaîtra à l’embryon sa nature d'être humain et lui conférera la protection qui lui est inhérente. Il permettra d'écarter toute instrumentalisation de l'embryon.

Conditionner le recours au diagnostic prénatal afin que les tests ne soient proposés que si les conditions médicales l’exigent. En effet, la systématisation du recours au diagnostic prénatal, quels que soient l'âge de la mère, les antécédents médicaux ou les circonstances particulières de la grossesse ne peut qu'entraîner un recours accru à l'interruption volontaire de grossesse dont les conséquences, tant physiques que psychologiques lourdes sont maintenant très largement reconnues.

Limiter strictement l’accès à l’assistance médicale à la procréation aux couples composés d’un homme et d’une femme confrontés à une infertilité médicale. Ce vote constitue une étape capitale: par votre vote, vous seul, en votre qualité de législateur, êtes en mesure de dessiner l'avenir et d'éviter que notre société ne s'achemine vers de graves dérives portant atteinte à la dignité de la vie humaine. Respectueusement,"