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Il faudra juger aussi les révolutionnaires français

Bernard Antony réclame à juste titre un procès du communisme. Mais dans Le Monde de demain, Alexis Corbière, Conseiller du 12e arrondissement de Paris, secrétaire national du Parti de gauche, prend la défense du sanguinaire Robespierre, pour lequel Paris a refusé une rue :

"Cessons de juger "l'Incorruptible" 

R J'ai déposé un voeu lors du récent conseil de Paris demandant que soit accordé le nom d'une rue à Maximilien Robespierre. Il a hélas été rejeté et Bertrand Delanoë avait fait savoir qu'il y était opposé. Je n'accepte pas que soit ainsi minimisé par la représentation parisienne le rôle majeur tenu par cet homme durant la Révolution française, événement fondateur de notre République. D'autant que sa pensée et ses actes restent pour l'essentiel d'une grande modernité. [...] Homme politique entier, législateur philosophe, " l'Incorruptible " dut faire face à des temps difficiles où notre pays était déchiré par des invasions d'armées étrangères, de nombreuses trahisons et secoué par une terrible guerre civile. N'ayez crainte, je n'esquiverai pas une critique. Robespierre fut un des acteurs de ce qui est nommé la Grande Terreur. Mais de quoi parlons-nous exactement ? D'une période de deux mois, du 10 juin au 27 juillet 1794. Comme vous, je n'éprouve aucun plaisir à cela et, comme vous, je suis farouchement opposé à la peine de mort. Mais, cette violence est peu comparée à celle exercée pendant des siècles par les rois de France, qui cautionnaient les pires massacres et les tortures. [...] Robespierre n'était pas au sein du Comité de salut public le personnage " assoiffé de sang " qu'un vulgaire révisionnisme historique a dépeint par la suite."

Mais connaissez-vous vraiment Robespierre ?

"Au cours de la Grande Terreur instituée par Robespierre, la guillotine fonctionne six heures par jour à Paris. 500 000 personnes sont emprisonnées, 16 594 guillotinées. Eglises, temples et synagogues sont pillés ou détruits."

Commentaires

Papon

Lenine admirait Robespierre parcequ'il avait montré qu'on pouvait, par le terreur, imposer à un peuple un regime dont il ne voulait pas.
Pour memoire la Revolution a été le fait de quatre mille personnes au plus.

Anne

Sauf que c'est la logique même du "procès de l'histoire", quelle qu'elle soit, qui n'a aucun sens. Arrêtons de mimer bêtement ce que font les autres...

Bernard

afin de remettre l'histoire à l'endroit, rappelons qu'il s'appelait Maximilien de Robespierre et qu'il ne faisait pas partie du Tiers-Etat comme le post, reprenant les paroles de l'Elu de Gauche le laisse entendre.

Artémise

Bernard,
Si, Robepierre était député du Tiers Etat, par choix personnel. Il était issu d'une famille de petite bourgeoisie ayant donné des hommes de loi, mais la particule n'a rien à voir avec une quelconque noblesse.

Il serait par ailleurs temps de cesser de considérer ce personnage comme le grand et seul responsable de la Terreur. Sur ce point tous les historiens sont d'accord. Ce sont les thermidoriens qui ont savamment orchestré une propagande dans ce sens, soigneusement reprise au XIXe siècle, le même siècle qui n'a vu dans le Moyen âge qu'obscurantisme et terreurs de l'an mil dont tout le monde s'accorde à dire qu'elles n'ont jamais existé.

alain decaux

A Bernard, juste une chose: quant on veut remettre l'Histoire à l'endroit, on révise ses leçons. Robespierre fut bel et bien députés du Tiers-état (sources: dictionnaire critique de la révolution française de F.Furet et article universalis). Je veux bien que l'on n'aime pas la révolution française (quoique ces querelles sur des événements historiques m'apparaissent toujours stupides), mais soyons au moins honnête.

Jeannette

Cet élu méconnait totalement et la France des Rois et la Révolution. Aucun Roi de France n'a fait massacrer autant de gens - toutes classes confondues - que Maximilien de Robespierre, et en si peu de temps et sans aucune raison, si ce n'est une folie meurtrière. Qu'il lise quelques essais écrits en vérité et non la propagande écrite et répétée en boucle depuis 220 ans.

Jeannette

Je crois au contraire qu'il faut proclamer la Vérité au sujet de l'Histoire de France et du monde. Depuis 220 ans, on a menti effrontément sur la France des Rois, sur la Révolution, sur la situation économique et politique du règne de Louis XVI, sur la condamnation du Roi et de la Reine, sur le sang répandu des prêtres, des religieux, des catholiques, des gens simples du peuple, des nobles, sur les biens spoliés de l'Église, sur les biens des émigrés, jamais restitués, sur tous ces biens achetés par des arrivistes pour une poignée d'assignats, sur les Corporations, dissoutes pour le malheur des artisans et des ouvriers et des employés, sur les terres dont les paysans ont été dépouillés, sur le fait que cette Révolution a été faite pour servir les intérêts d'un groupe qui s'est inventé une belle révolution et a réussi à convaincre le peuple que c'était lui qui l'avait voulue. Donc, le débat est d'actualité. Aucune société ne peut durer si elle est bâtie sur le Mensonge.

Dominique

Les républicains veulent nous faire accroire qu'une France régicide, génocidaire, déicide, cathophobe, maçonnique, chaotique, partisane, divisée par le régime des partis, immigrationniste, islamisante, qui pratique la censure et le totalitarisme anti-raciste, c'est le bonheur absolu !
Vous voulez connaître la vérité sur la révolution ? Lisez "Le Livre noir de la Révolution française" !
Arrêtez avec vos mythes et vos mensonges républicains !

Vive le Roi ! Vive Louis XX !

Papon

"Celui qui ne connait pas l'Histoire est condamné à repeter les mêmes erreurs..."

Sylvie

Robespierre devrait être poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination raciale, car il a écrit ce texte que voici :
"Les cohortes impies des émissaires étrangers se recrutent chaque jour, la France en est inondée". Ce texte est extrait des "Discours et Rapports à la Convention" (1793), où là, il prônait les principes de la préférence nationale bien avant Roger Salengro et Jean-Marie Le Pen.

Robespierre a soutenu cette loi que voici :

"Décret du 26 nivôse an II, qui exclut tout individu né en pays étranger du droit de représenter le peuple français (article premier)
"La Convention renvoit à son comité de salut public la proposition d'exclure tout individu né en pays étranger de toutes fonctions publiques et le charge de faire un prompt rapport sur cet objet".

Un proche de Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just de Richebourg devrait lui aussi être poursuivi pour avoir écrit dans l'Esprit de la Révolution :

"La loi qui exclut les étrangers est favorable au droit des femmes ; l'extinction de la souche régnante allumerait toute l'Europe".

Qu'attendent le MRAP, SOS Racisme et la Ligue des Droits de l'homme pour porter plainte contre Robespierre et Saint-Just pour propos racistes et xénophobes ?

Cosaque


Je salue chaleureusement Alain Decaux qui intervient sur le Salon Beige !

Peut être que Bernard a maladroitement voulu rappeler que le Tiers état ne comportait qu'un seul paysan mais beaucoup de gens aisés dont environ 200 avocats.

"Mais, parmi les députés élus ne figure qu'un seul paysan ; la représentation politique du tiers n'a donc que peu à voir avec sa réalité sociale. Les paysans forment en effet au XVIIIe s. l'immense majorité de la nation "
http://www.larousse.fr/encyclopedie/nom-commun-autre/tiers/97286

Cosaque


Et rappeler que Robespierre s'appelle en réalité "de Robespierre". Noblesse de robe du fait que son père soit avocat ?

yf

la pétition ds manants du roi est tout aussi absurde : gracchus baboeuf n'est guère recommandable : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gracchus_Babeuf

Celeyron

"Robespierre n'était pas au sein du Comité de salut public le personnage " assoiffé de sang... ""
Robespierre c'est comme Hitler, il était pas au courant des décisions qu'il prenait au sein du comité de salut public et surtout de l'odieuse application qu'on faisait de ses sages décisions.
Robespierre c'est comme Lénine, le Che, Fidel Castro Mao etc...
Le vrai problème c'est le petit personnel, on est vraiment plus servi...

Rubannoir

J’ai toujours eu de l’attrait pour la complexité des évènements historiques. Le fait qu’un élu, à mon sens à tort, veuille rebaptiser une rue de Paris du nom de Robespierre illustre bien la fascination que continue d’exercer sur beaucoup ce personnage éminemment complexe.
Je ne me lancerai pas dans le rappel des différents aspects que j’ai pu entrevoir de la personnalité de Robespierre. A ceux qui voudraient une approche relativement facile d’accès, je proposerais seulement une analyse d’un des discours du révolutionnaire par le philosophe Claude Lefort (in Essais sur le politique) ou l’excellent recueil intitulé Robespierre, figure-réputation dans lequel plusieurs universitaires internationaux abordent la (les) figure(s) de l’ « Incorruptible ». Pour ce dernier, je l’avais trouvé à la bibliothèque, mais je viens de vérifier : il est sur Google Books. Et non, même si je l’ai parcouru avec le plus grand intérêt, « Le livre noir de la Révolution française » ne constitue pas une analyse complète et synthétique. J’ai beaucoup aimé ce que j’en ai lu pour les questions qu’il soulevait et les vérités qu’il rétablissait, mais j’ai considéré qu’il constituait un préliminaire (et non pas une fin en soi) à une réflexion sur la période. Peut être aussi pour l’objectif clairement affiché et revendiqué.

Ce qui me chagrine tout de même, c’est le traitement pour le moins expéditif dont font l’objet dans certains de ces commentaires et la Révolution dans son ensemble et celui qui en fut pendant un certain temps l’incarnation. Hurler au massacre ou rêvasser de la grandeur d’un hypothétique royaume de France restauré ne mène à rien. Je ne pense pas, pour tout dire, que le fait de s’écrier « Vive Louis XX » (j’ai d’abord cru que le nombre était une plaisanterie) soit le signe d’une profonde réflexion historique et sociale. Que nous le voulions ou non, nous sommes tous des enfants de la Révolution. Les pires mensonges ne sont pas ceux que la « République » (je mets volontairement le terme entre guillemets) nous aurait assénés pendant deux siècles, mais ceux qui sont dictés par un engagement partisan, surtout lorsqu’on considère l’Histoire.

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