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Témoignage d'un ancien occultiste converti
Ils s'en prennent à Charles Maurras et aux Poilus

L'école hors-contrat crée l'émulation

Véronique Bouzou, professeur de collège et de lycée, auteur de Ces profs qu’on assassine, est interrogée par Nouvelles de France. Extraits :

"Comment réagissez-vous au développement de plus en plus rapide du hors contrat en France ?

V J’y suis favorable. Ainsi, un collègue professeur d’histoire-géographie David Barbaud est en train de monter un établissement privé hors contrat et laïc : Scolaria Excellence. Par ses tarifs compétitifs, il est ouvert aux classes moyennes. La première classe ouvre à la rentrée 2011 à Gisors. Son fondateur compte monter des établissements dans toute la France. L’histoire y sera enseignée de manière chronologique. Parce qu’aujourd’hui, les élèves mélangent tout. Il y en a qui situent Victor Hugo au Moyen Âge à cause de son roman Notre-Dame de Paris ! Quand ils viennent de milieux aisés et fréquentent des expositions ou visitent des musées, la famille compense. Quand ils n’ont pas cette chance, c’est dramatique… Evidemment, l’idée de proposer des écoles différentes, c’est un crime de lèse-majesté pour un professeur du public ! Pour ma part, le fait de voir d’un bon œil le hors contrat ne m’empêche pas de vouloir sauver le public et mieux structurer le programme. Je suis convaincue que ça passera par la remise en cause du collège unique. Rien n’empêche de créer d’autres structures dont pourraient s’inspirer le public. L’émulation créée par la concurrence peut être positive !

Comment expliquer ce développement du hors contrat alors qu’il existe un enseignement privé sous contrat, véritable alternative au public ?

Dans le public, la majorité des élèves n’arrive pas à étudier dans le calme. Certains parents font alors le sacrifice financier de mettre leur(s) enfant(s) dans une école privée sous contrat. Le problème, c’est que le privé sous contrat rencontre les mêmes problèmes que le public. D’où l’émergence du hors contrat. Comment s’en étonner ? Les parents veulent toujours offrir le meilleur à leurs enfants. La vraie raison, ce ne sont pas les grèves d’enseignants du public, ni le niveau des professeurs au moins autant diplômés que ceux du privé sinon plus, c’est l’absence de calme pour étudier : les élèves doivent subir des menaces de racket, des agressions verbales, des intimidations diverses, des insultes (« bolos » pour « fayot »). Et puis, il y a la dérive idéologique."