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Un prélat honoré par le président de la République parle clair

Voilà plusieurs semaines que monseigneur Nicolas Thévenin de la Communauté saint Martin, prélat d'antichambre du Saint-Père, a été fait chevalier de la Légion d'honneur. Aujourd'hui, on m'adresse un extrait du discours qu'il a prononcé à cette occasion :

Mntlh "Je veux (...) vous remercier, Monsieur le Président, (...) d'avoir voulu, à travers ma personne, manifester votre reconnaissance et votre estime particulière pour l'Église Catholique, pour le Saint-Père et pour le Saint-Siège que j'ai le privilège et la grâce de servir. Mais, ce faisant, j'ai conscience aussi d'avoir servi mon pays: en étant voué au service de Dieu et du prochain, dans l'Église, mon identité de fils de la France ne s'est pas amoindrie, elle a été, bien au contraire, promue. Car il n'y a pas d'incompatibilité à être Français et catholique, à chercher à vivre fidèlement son sacerdoce tout en aimant vraiment sa patrie (...). Pourquoi entrer dans une gymnastique intellectuelle complexe, inutile et destructrice de l'unité de la personne? Il est possible de manifester publiquement ses convictions catholiques sans que cela nuise au bon exercice de ses propres responsabilités (...).

 Il est devenu commun, face à (...) des « phénomènes de société», de réagir en trois étapes successives (...) : « tel phénomène n'est pas si grave» ; puis: « tout le monde le fait» ; enfin: « c'est normal, il faut donc changer la loi ». Un tel glissement de la pensée, fait que, pour être dans le courant, nous nous retrouvons avec les épaves. Si nous ne nous mettons plus au service de l'éducation civique et chrétienne, au lieu d'attirer vers le haut, (...) nous sommes en train de promouvoir un nivellement par le bas, au détriment des plus faibles.

Un homme responsable (...) affronte la réalité des faits (...), recherche sans relâche à connaître la vérité, à la promouvoir, à la pratiquer, « à sa place, toute sa place, rien que sa place », selon l'expression qui m'a été transmise par le défunt fondateur de la Communauté Saint-Martin (...) Mgr Jean-François Guérin.

 C'est par la correspondance (...) à la vérité que la personne peut pratiquer (...) la miséricorde, (...) et non pas en adaptant la vérité à la pratique, autrement, (...) au lieu d'agir comme l'on pense, on finit par penser comme on agit. C'est dans cette ligne que j'aime à exercer ma mission de prêtre et diplomate du Saint-Siège (...) selon cette définition de la diplomatie (...) : « l'art de dire la vérité quand il faut, comme il faut et à qui il faut, mais toujours la vérité. »