Nouveau site >> www.lesalonbeige.fr



Transformer le meurtre légal d’un fœtus dans le ventre de sa mère en homicide
Devant la faiblesse de sa mobilisation, il n'y a plus qu'à euthanasier l'ADMD

Que fait le secrétaire d'Etat chargé de la famille ?

Minute épingle Claude Greff :

U"Le nom ne vous dit rien? Normal. Claude Greff est une figurante de la vie politique française dont la mission est, comme on dit au théâtre, de « jouer les utilités », c’est-à-dire de tenir un rôle accessoire et subalterne indispensable à l’équilibre de la pièce et à la respiration des acteurs principaux, mais dont les rares apparitions et propos n’ont aucune influence sur le cours des événements. En juin dernier, s’avisant que nul n’était plus en charge de la famille au gouvernement, François Fillon a propulsé Claude Greff, jusqu’alors député d’Indre-et-Loire, secrétaire d’Etat chargé de la Famille. Mission pour ce CDD: faire croire, jusqu’à l’élection présidentielle, que le gouvernement mène une politique familiale. C’est raté.

Vendredi dernier, les députés de la majorité ont avalisé un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté par Roselyne Bachelot, ministre de tutelle de Claude Greff, qui reporte de trois mois (du 1er janvier au 1er avril 2012) la revalorisation des prestations familiales. Argument officiel avancé par Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale: « Aligner le mode de revalorisation des prestations familiales sur celui des retraites. » La véritable raison: économiser entre 130 et 140 millions d’euros, sur l’exercice 2012, sur ces prestations familiales qui comprennent – excusez du peu – les allocations familiales, la prestation d’accueil du jeune enfant, l’allocation de soutien familial et l’allocation logement!

Les seules protestations sont venues de la gauche, et notamment de Martine Pinville, député socialiste de Charente, membre de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale: « Dans un contexte économique difficile, avec un pouvoir d’achat en baisse, les prestations familiales ont un rôle extrêmement important, notamment pour des familles pauvres et ceux que l’on appelle les travailleurs pauvres. Reporter leur revalorisation au 1er avril pénalisera ces familles. » Le texte n’en a pas moins été adopté quelques instants plus tard, sans que nul ne s’inquiète des conséquences d’une telle mesure pour le budget des familles alors que l’inflation de vrait frôler les 2 % cette année. Où se trouvait alors Claude Greff, par ailleurs se crétaire nationale UMP en charge de l’Education? Mystère. Son agenda ministériel, public, est d’un vide abyssal. Et l’on cherche en vain le moindre propos de Madame le secrétaire d’Etat en faveur de la famille. Depuis sa nomination, ses rarissimes actions ont consisté à visiter un centre d’accueil pour les vacances d’enfants en bas âge géré par la très gauchiste Ligue de l’enseignement, puis à créer un « numéro vert » et un site Internet pour parents et enfants « pour toute question ayant trait à l’usage d’Internet, du téléphone mobile et des jeux vidéo. » Jusqu’à vendredi dernier, il était prévu de revaloriser les prestations familiales au 1er janvier de 2,3 %. Roselyne Bachelot a confié qu’elle comptait aussi sur le décalage de trois mois pour revoir à la baisse le montant de la revalorisation en l’alignant strictement sur la hausse des prix. Claude Greff, tu te réveilles?"