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Nicolas Sarkozy encourage les prêtres à donner de la voix dans la vie publique
Un minaret au nom de Nicolas Sarkozy

Le « catho-washing »

Ou la récupération du "vote catho", par Axel de Boer :

"A droite comme à gauche, mais sans doute plus à droite qu’à gauche, on considère le vote des chrétiens comme acquis, sans qu’il soit nécessaire de vraiment donner à cet électorat autre chose que des bonnes paroles. Or, le vote chrétien pourrait bien être celui qui fera basculer cette élection. Dès lors pour nous doit se poser la question : que faisons-nous de cette capacité de blocage, et comment la rendre visible afin de peser à l’avenir toujours plus dans les décisions politiques ?

Les candidats qui tentent de séduire l’électorat chrétien cherchent avant tout à mêler leur discours profondément a-chrétien (nationaliste pour les uns, utilitaro-humaniste pour les autres, plus ou moins familialiste pour d’autres encore...), afin de « christianiser » à partir de deux ou trois thèmes un discours qui tend à pervertir l’esprit et la lettre de la doctrine sociale. J’appelle ce phénomène le « catho-washing ». Nous allons assister, dans les réseaux, à de beaux exemples de « catho-washing » afin de vendre tel ou tel candidat. La prestation récente de maître Collard tentant d’expliquer à un auditoire de têtes de réseaux que son appartenance à la franc-maçonnerie -et donc le ralliement de Marine le Pen à certains réseaux maçons- n’était en rien incompatible avec une approche chrétienne était particulièrement savoureuse dans son genre. Nous avons dénoncé depuis longtemps la nocivité du « vote le moins pire » qui devient dans les faits un vote d’adhésion et de participation à la culture de mort.

Tout cela nous amène à poser le problème avec simplicité. Il n’existe que deux façons de peser sur la prochaine élection : soutenir un ou plusieurs candidats chrétiens de premier tour, ou négocier le vote chrétien contre de vrais engagements. Présenter un candidat chrétien sera difficile, tant les chrétiens engagés ne croient pas ou ne souhaitent pas une telle candidature. [...]

En l’absence de candidat chrétien, il devrait être possible de négocier. Mais il n’y a personne pour porter une telle négociation. Nicolas Sarkozy ne craint pas les 1% que ferait Christine Boutin ou n’importe quel candidat chrétien indépendant. Les sondages lui disent que le vote chrétien lui est acquis.... sauf si les politiques chrétiens choisissent une autre forme de pression : l’appel à ne pas voter comme refus des blocages politiques. Car il faut avoir conscience d’une chose : c’est justement parce que la droite sait que le monde chrétien est en pleine réorganisation qu’il ne veut à aucun prix voir émerger une force politique chrétienne.

Les chrétiens n’ont pas à servir de réservoir électoral à un parti qui ne leur donne pas ce qu’ils sont en droit d’attendre. [...] Je suis certain qu’un million de tracts appelant les chrétiens à l’abstention ferait réagir la droite comme la gauche bien plus rapidement que les rodomontades de la candidate dissidente UMP, auto-proclamée représentante du vote chrétien. Pour ma part, je suis prêt à participer à une telle campagne."

Commentaires

Dominique

En ce qui me concerne, je vote pour le seul parti chrétien : Alliance royale. Si la république m'enlève mon droit de vote par le truchament des 500 parrainages, je ne vote pour aucun autre candidat.
C'est Alliiance royale ou rien !
Pas de concession avec le régime qui a génocidé les royalistes et les catholiques pendant la Terreur et qui continue à les persécuter autant qu'il le peut, tant par les médias, que par des spectacles offensants que la république subventionne avec l'argent des chrétiens au lieu de réparer les églises qui en ont besoin.

Bertrand

les chrétiens ne doivent en aucun vôter pour les francs maçons l'umps

il faut qu'ils se rendent compte qu'ils ne peuvent faire le contraire de leur foi

on ne peut servir deux maîtres

Robert

L'indépendance nationale, être "maître chez soi" fait partie du droit naturel chrétien.
Je suis exaspéré par cette définition, nationalisme égale mal inacceptable, d'Axel De Boer.

Jo Lebout

Une solution qui peut faire réfléchir : le vote réel explicité

1 - Le vote blanc n'est pas comptabilisé comme "suffrage exprimé" (il est donc "nul").
La loi ne permet pas non plus l'expression citoyenne indispensable à un bon exercice démocratique (cf. message de Noël 1944 de Pie XII).
Et comme il est très utile et profitable pour tous d'exprimer clairement pourquoi on ne peut ni ne veut prendre parti, on peut alors l'expliciter sur son bulletin.
Voter nul en s'exprimant positivement et brièvement ne vaut-il pas mieux que voter nul blanc ?

2 – On place donc dans l'enveloppe un papier format bulletin de vote où, préalablement, on a lisiblement écrit pourquoi on s'exprime ainsi (100 signes maximum, imprimé si possible). Les scrutateurs en feront l'usage que leur conscience leur indiquera (et ils ne manquent pas de les lire), en attendant que la loi électorale soit modifiée comme ci-après.
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Militer par ailleurs pour que la loi électorale accepte comme suffrage "exprimé" des bulletins comportant des expressions courtes et constructives. Faire valoir que l’outil informatique permet de synthétiser et de publier ces observations le temps qu'il faudra après la proclamation des résultats.
Cela pourrait, à la fois, diminuer l'abstentionnisme, renseigner les politologues et baliser la superbe de certains partis et de certains élus ?

jacqueline

j'ai déjà pris la mème décision que Dominique je voterai pour l'Alliance Royale

Jacques Bonhomme

Plutôt que l'abstention qui peut être comptée comme manifestation de désintérêt paresseux, le vote nul, plus explicite!
Depuis des années je vote Charlemagne ou Pinocchio selon mon humeur = je ne me désintéresse pas de la politique mais ne joue plus à votre jeu de XXX !

Jean

Ce que l'on a vu jusque là, ce sont des candidats chrétiens négocier au soutien au candidat de droite passé au second tour, non pas en échange d'un engagement sur les questions sociétales, mais contre un maroquin ou une investiture aux futures élections : en somme, la mise en avant d'ambitions personnelles au lieu du bien commun.
Boutin a été ministre... Et alors ? cela a-t-il influencé la politique de Sarkozy ? Une simple secrétaire d'Etat comme Morano a pesé plus qu'elle...

Nathanaël

... ou comment négocier les "points non-négociables", en somme.

aramis

axel de boer est un doux rêveur.
D'abord, parce qu'il postule l'existence d'un électorat chrétien homogène qui est une vue de l'esprit. Les quelques chrétiens qui fréquentent encore les églises, et votent par rapport à leur convictions chrétiennes, votent très à droite. Les autres laissent de côté la religion. Postuler la négociation d'un vote qui n'existe pas s'avère donc compliqué....
Ensuite parce que sa vision de la politique est empreinte de naïveté. Il croit de toute évidence que notre système politique démocratique conserve des vertus. C'est un leurre.

PK

@ Aramis...

Les chrétiens qui fréquentent encore les églises ne votent pas à plus « très à droite » que les autres...

J'en connais qui vont à la messe tous les jours, ont une formation et une foi exemplaire, connaissent la doctrine sociale de l'Église sur le bout des doigts et sont persuadés que Madame Boutin & co sont présentables et fréquentables...

Comme quoi, la foi n'est pas tout en politique : il faut aussi du réalisme...

Par contre, je vous rejoins sur le fait que les chrétiens ne sont pas un tout homogène... Mais ils pourraient l'être sous l'impulsion du clergé... qui joue les absents comme Ponce Pilate il y a longtemps...

La question est pourquoi ? Et à qui profite le crime ?

Vassort

moi aussi je pense que voter Alliance royale est la bonne solution, il est temps de se débarrasser de l'ump

aramis

@pk
vous n'avez pas compris ce que j'ai écrit. Je n'ai pas dit que les chrétiens qui fréquentent les églises votent très à droite mais que "Les quelques chrétiens qui fréquentent encore les églises, et votent par rapport à leur convictions chrétiennes, votent très à droite". Et que les autres (qui vont tjs à l'église) laissent la religion de côté.

PG

La position de M. Axel DE BOER est dangereuse et fausse, vu de la doctrine catholique.
Axel DE BOER comme N. SARKOZY qui recevait qq prêtres pour se faire passer pour favorable au catholicisme, utilise le catholicisme : mais lui le fait d'une manière que je pense très fausse intellectuellement alors que le Président de la République se contente d'une manoeuvre assez grossièrement et classiquement électoraliste.
En éliminant du vote catholique en une phrase non argumentée, selon son habitude de l'argument ''d' autorité'' tous les candidats de droite, dont ceux qui défendent le nationalisme, rejeté comme a-chrétien, Axel DE BOER se comporte en parfait démocrate chrétien silloniste, et en ennemi de l'idée de nation, position éminemment non catholique, condamnée par St Pie X et jamais abolie depuis par aucun pape. Il défend des positions ''eurofédéralistes chrétiennes'', dans un sens dont je comprends les bonnes intentions, mais dont ni les fondements intellectuels ne sont catholiques, ni la réalisation possible sans abattre la liberté des peuples. Et cette existence des peuples constitue le fondement de la politique chrétienne depuis la fin de l'Empire romain : il s'agit de reconnaître à ces communautés forgées non par le christianisme seul, mais aussi par l'histoire des hommes, une existence liée au principe de subsidiarité. Nier cela comme cela, en passant, à la légère, déconsidère totalement les choix de M. DE BOER : celui-ci implicitement demande aux catholiques de ne pas voter au premier tour contre M. SARKOZY, et donc de s'abstenir DES le premier tour. Ce qui évidemment déconsidère le vote BOUTIN ou le vote Marine LE PEN et rend un très grand service à M. SARKOZY : chacun peut comprendre et il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des idiots, que la non participation au premier tour ne sera pas décomptée et ne pèsera en rien.
Au second tour, là on peut comprendre : après avoir voté au premier tour pour le candidat qui défend le plus les PNN on peut éliminer ceux qui ne les défendent pas du tout, voire même les nient.
Mais poussant les catholiques à s'bstenir dès le premier tour, M. DE BOER les fait disparaître et cette abstention est plus qu'une erreur de jugement, c'est une faute poitique et morale majeur sur le plan catholique.
Mais au fait, mais en quoi M. DE BOER est-il une ''autorité ''morale ? ou catholique ?, lui qu'on ne voit jamais s'associer à aucune mouvement ou manifestation pour la Vie, ou contre le blasphème ?
Je trouve bizarre cet appui réel de l'opposition à N. SARKOZY par retrait du jeu politique du vote ''catholique'' : ce n'est pas parce que lui Axel DE BOER, ne peut être candidat, que le catholicisme a disparu en France, ou que le vote catholique doit disparaître.
On retrouve là tout le talmudisme catholique le plus dérisoire et le plus générateur d'impuissance : chercher en permanence comment ne pas voter en dehors du système, tout en ayant sa conscience pour soi.
Et confondre politique et moralisme.

lafargue

bonjour, comme catholique, je ne vois aujourd'hui pas de candidat qui pourraient me convenir (je ne connais pas à ce jour Alliance Royale). Comme je ne veux plus voter contre un autre depuis longtemps et que je ne peux voter pour quelqu'un pour les point non négociables qui me tiennent à coeur, je m'abstiens car c'est ce qui a le plus de poids.
A propos, pratiquant, il ne m'intéresse pas de voter extrême qui ne résoudrais rien. Joyeuses fêtes de Noël. Le Christ est né.

appoline


Il faut peser sur toutes les élections !
Par tous moyens
Et votre idée est judicieuse.
Le vote catholique n'a pas à être un vote acquis.
Seulement, 50 députés sur 577 ont signé la pétition anti-christianophobie...
Edifiant !
Les finances publiques servent à financer des spectacles et du "culturel" christianophobes, ce qui est inacceptable et ne se fait pas pour d'autres religions...
Il faut interpeller les politiques, surtout ceux qui usent de la défense des Libertés et autres pour fond de commerce !
Nous avons trop laissé dire et faire et en mesurons, aujourd'hui les résultats catastrophiques.
Il faut nous mobiliser et surtout, interdire qu'à chaque mobilisation de chrétiens outragés, l'on se fasse traiter d'excités et d'extrémistes !!!
Manoeuvre dilatoire un peu facile !


Macharel

Merci à Axel de Boer de cette intervention constructive. Il aura montré qu'après avoir fondé la Liste Chrétienne pour mobiliser le vote catholique, on peut par dépit fustiger cette même pratique. C'est minable!
(De plus, entre vote catho et abstention catho, c'est tout de même la même chose, non?)

aramis

je rajouterai à l'analyse de PG que je partage pour l'essentiel.
Il me semble percevoir chez axel de boer une vision théocratique de la politique.
Sa position est sclérosante, incapacitante, donc inutile.

PG

@ Lafargue

Vous tombez dans le piège classique du système : voter hors UMP ou PS c'est voter ''extrême'', pou reprendre ce mot vide de toute signification et contenu. Donc, selon vous, en tant que catholique, soit on vote sans réfléchir aux PNN pour l'UMP sans discernement (car certains députés UMP peuvent à la limite et à titre personnel recevoir des voix catholiques, au vu de leur action) soit on s'abstient en effet, c'est à dire qu'on se condamne à n'être pas citoyen, ce qui n'est pas catholique.
Le vote que vous appelez extrême est autorisé pour un pratiquant et le rejeter sans explication aucune est très court intellectuellement. On peut discuter des positions de C. BOUTIN ou de M. LE PEN sur tel ou tel aspect, mais les rejeter comme incompatibles avec un vote catholique auquel vous renoncez n'a aucun sens.
Car votre opinion suppose que depuis une date qui reste à déterminer dans l'histoire plus aucun vote catholique n'est possible : la gauche et N. SARKOZY n'attendent que cela, notre abstention. Car comme POUTINE vient de le vivre avec les législative russes, même élus avec une participation amoindrie, ils seront élus, et c'est cela seul qui compte.
Si on réfléchit bien depuis 1792, le vote catholique était-il ''possible'' selon votre critère qui lie pratique et refus de l' ''extrême'' ?

@ ARAMIS

En effet, la politique n'est pas la vie morale individuelle : elle n'est que la tentative sans cesse recommencée à travers les époques, de remédier au mieux au mal inscrit dans la nature humaine et qui s'exprime aussi dans les sociétés, toujours imparfaites.
M. DE BOER avec son vote catholique, alors qu'il a prétendu le créer, nous demande maintenant de l'annihiler. Il faut sauver le soldat SARKOZY ?

pg

@ Michel JANVA
Je viens de lire en ce lendemain de fête familiale de NOËL l'entièreté du texte d'Axel DE BOER, dont je n'avais commenté que la partie que vous aviez publiée.
Or il s'y trouve une calomnie monstrueuse et typique des méthodes et de l'action d'A. DE BOER depuis qu'il s'est proclamé ''unique'' défenseur de la foi en matière politique : accuser M LE PEN de s'être rallié à certains réseaux maçonniques, sous prétexte que Mtre COLLARD dit en avoir été membre.
Le glissement par assimilation entre deux personnes (si ce n'est toi c'est donc ton frère.....) est connu depuis LA FONTAINE pour être la loi de la justification du mensonge. Il feint d'ignorer la proscription maçonnique décrétée par le Grand Orient et réitérée dernièrement contre le FN.
Mais de plus je note que dans ce texte, encore une fois, Axel DE BOER ne s'en prend nominalement qu'à Marine LE PEN, ''ignorant'' les autres candidats, qui eux sont reçus en loge, en ''tenues blanches'' etc.... Je pense particulièrement à qq un qui se dit chrétien, à savoir François BAYROU, issu de la démocratie chrétienne que partage Axel DE BOER au travers de son européanisme anti national.
Ce type de procédés réitérés à chaque élection, y compris celles auquel il parle de vote comme ''homme politique'', alors qu'il n'a qu'une liste sur 22 ou 3 candidats sur plusieurs milliers de cantons, suffit à montrer combien l'action première, principale d'Axel DE BOER est de s'attaquer au FN, bien plus qu'à la culture de mort.
Feignant d'ignorer les propositions de C. BOUTIN (suspectée cependant de ne pas être ''chrétienne'' pour dire refuser le chantage de l'Elysée sur ses aprrainages....) et M. LE PEN sur le soutien aux femmes en difficulté pour réduire le nombre d'avortement, ou leur opposition au mariage homosexuel ou à l'homoparentalité, ou sur l'école, il les exclue du vote catholique sans aucune examen ou analyse : suivre Axel DE BOER, c'est en réalité voter N. SARKOZY indirectement, en apparence, mais pas tant que cela en réalité.
En échange de son absence aux présidentielles, A. DE BOER présentera des candidats aux législatives destinés à faire chuter ceux de C. BOUTIN ou du FN : le premier bénéficiaire en sera, soit l'UMP soit le PS, comme lors des dernières régionales en Ile de France.
Je ne me cache pas derrière mon petit doigt catholique et moralisateur pour poser une question : A. DE BOER agit en politique consciemment pour la Vie ou pour N. SARKOZY ?

jakma

c'est vrai que nous sommes un électorat captif ; la question que je me pose - depuis 50 ans que je vote - c'est : qui vais-je faire passer par mon vote ou mon non-vote ? Le bulletin que je dépose est "contre" un mal pire et non "pour" me faire plaisir ou faire plaisir à un candidat.

Jérome

Axel de Boer se présente comme un arbitre, un faiseur de roi qui pourrait rassembler le vote catholique. Mais, tout de même, remarquons :
-qu'il est à la fois juge et parti
-qu'il n'a pas réussi son pari d'être le parti des chrétiens (contestable philosophiquement par ailleurs)
-qu'il ne dispose pas de moyens pour être élu (notamment nombre d'adhérents, de candidats sérieux et non simplement pour une existence légale)
-qu'il ne reconnait aucun mérite à ceux qui défendent, sur tel ou tel sujet, les convictions des catholiques (je souligne l'analyse de pg)
-que l'abstention est le moyen le plus direct de ne plus exister : les chrétiens ne sont pas en situation de force suffisante tenter un blocage, tout au plus peuvent-ils tenter d'exister et de défendre leurs convictions.

Nicolas

Pour avoir discuté plusieurs fois et longuement avec Axel de Boer, je suis très étonné des procès d'intention qui lui sont fait.
Je suis entièrement d'accord avec lui sur le fond: faire de l'entrisme comme Mme Boutin est très utile et hautement louable mais ne peux stopper la culture de mort.
Seule une voix chrétienne indépendante pourrait permettre de changer les choses.
Une élection aujourd'hui, surtout une élection présidentielle, se joue à 2 ou 3%, il suffirait d'atteindre ce pourcentage pour que nos revendications soient réellement prises en compte par les partis aujourd'hui majoritaires.
Les efforts de Mme Boutin (dont ce sont certainement les dernières élections présidentielles) pour se démarquer de l'UMP et monter son autonomie sont à ce titres édifiants et ressemble fort à un "chant du cygne".
Pour ma part, Solidarité représente le seul parti véritablement chrétien et participe, comme Mme Boutin d'ailleurs, du réveil spirituel actuel.
Conjuguons nos efforts au lieu d'alimenter la division.

aramis

vous commettez plusieurs erreurs.
-il n 'y a pas de procès d'intention, mais analyse des propos de mr de boer, propos dont il ressort que sa démarche vise avant tout à discréditer et boutin et le pen.
-un parti chrétien n'aurait à la fois aucun sens et aucune chance. Parce que la politique ne peut pas, et ne doit pas, s'arrêter à la religion. Et parce que vous oubliez que nous sommes dans une élection ç deux tours, et que les quelques % des petits candidats sont passés par pertes et profits. Quelle influence a le CPNT ? Aucune.

Macharel

Nicolas vous oubliez surtout qu'Axel de Boer critique ici ceux qui essaient de susciter un vote catholique (ce que l’Église condamne fermement : une histoire de rendre à César ce qui lui revient...).
Or son parti Solidarité était une tentative de susciter ce même vote, dont il se fait maintenant le pourfendeur.
Conclusion : il n'est pas une contradiction près! Son but n'est pas clair, puisqu'il brûle ce qu'il adorait il y a encore quelques mois.
Conclusion n°2 : ceux qui ont adhéré à son projet et en théorie se réclament avoir lu l'intégralité des textes de l’Église, devraient se pencher sur ce qu'elle dit des partis qui se disent la représenter.

Nicolas

Je m'étais promis de ne pas envoyer d'autres post car je sais d’expérience que ces dialogues de sourds ne mènent à rien et qu'il faut se préserver de l’orgueil de vouloir avoir raison mais vos commentaires montrent clairement que vous ne savez pas de quoi vous parlez, je fais donc quelques rectificatifs pour ne pas laisser de fausses idées sur Solidarité:

SOLIDARITÉ N'A JAMAIS PRÉTENDU REPRÉSENTER L’ÉGLISE CATHOLIQUE!

Aucun parti ou association n’a le droit de revendiquer le titre de catholique, la seule exception sont les AFC (Associations Familiales Catholiques).

Le parti Solidarité est non confessionnel comme l'indiquent clairement ses textes (lisez les!). Il se veut simplement un parti chrétien, mais de fait, en proposant un projet qui se base sur le droit à la vie comme premier des droits, il se rapproche de l'enseignement que l’Église catholique ou orthodoxe martèle à juste titre.
Mais qu'est-ce que vous voulez, on à les inspirateurs qu'on peut!

Si un musulman voulait intégrer Solidarité parcequ'il voudrait défendre les mêmes idées, il le pourrait tout à fait!

Deuxièmement, A. de Boer ne veut pas pourfendre (!) le vote chrétien qu'il aurait voulu créer. Il alerte sur le caractère inopérant de l'entrisme, seule attitude utilisée par les chrétiens en politique jusqu'à maintenant, et veut mobiliser un vote chrétien indépendant. Si cette tactique de l'entrisme peut présenter quelques avantages elle est à moyen terme vouée à l'échec et totalement incapable de fonder la "civilisation de l'amour", ce à quoi nous appellent fortement les derniers Papes (vous devez le savoir, vous qui connaissez si bien les textes de l’Église).
L'entrisme correspond à vouloir christianiser les structures de péchés, seul une voix chrétienne indépendante pourrait peser. En ce point, je suis totalement d'accord avec Axel de Boer.

Voilà pour répondre à vos deux objections.
Mais pour continuer notre réflexion, je parlerai de cette séparation entre la foi et la politique que vous semblez prendre au pied de la lettre.
Cette idée n'est que le résultat d'un militantisme athée qui cherche à culpabiliser les chrétiens, un chrétien peut tout à fait se présenter aux élections tel qu'il est et proposer un projet politique (dans tous les sens du terme). Si il doit laisser aux vestiaires ce qui fait l'essentiel de sa personne et proposer une vision de l'homme qui n'est pas la sienne, autant qu'il ne se présente pas!
Enfin, au sens strict du terme, je ne suis pas pour la séparation de l’Église et de l'état (pas plus que pour la séparation de l'état et des autres sphères du génie humain comme nous allons le voir) mais pour la DISTINCTION de l’Église et de l'état.
Ce terme peut n'avoir l'air de rien mais il est très fort, il est important pour nous chrétiens (pensez aux 3 personnes de la Trinité que l'ont peut clairement distinguer mais en aucun cas séparer).
Communion n'est pas confusion.

Nous sommes en plein dans les problématiques cruciales de notre époque: celles de bioéthiques.
L'état doit prendre une décision: peut-on oui ou non autoriser la recherche sur l'embryon humain?
Pour ce faire, il est nécessaire qu'il puisse dialoguer avec les sphères religieuses et scientifiques.

Autre exemple actuel: à t’ont le droit de bafouer le Christ et les chrétiens au nom de la liberté d'expression?
Il est nécessaire que les sphères de la foi, de l'état et de la culture puissent dialoguer le plus sereinement possible.

Vous qui lisez ce blog devez certainement être sensibles à ces questions.

Tout cela , Solidarité essaye de le réaliser. Je ne dis pas que son action ne soit pas à parfaire (le parti n'a qu'à peine plus de 3 ans d'existence!), mais il est à mon sens le seul projet chrétien à la fois intègre et réaliste.


Nicolas

Ceci dit, même si je suis d'accord dans le fond, dans la forme, je ne pense pas qu'un boycott des élections serait bénéfiques pour l'image des chrétiens, nous devons rester une force de proposition. Et je comprends que les propos tenus dans cette tribune puisse être perçue comme une attaque contre les autres politiques chrétiens et comme un manque d'humilité.
Mais justement, ce texte est paru dans "la tribune du vendredi": A. de Boer y parle comme un tribun, je pense qu'il s'agit d'un mode particulier d'expression qui pousse à être un brin provocateur et qui n'est pas totalement à prendre au pied de la lettre.
C'est en tout cas comme ça que je perçois les choses mais je comprends qu'on puisse le percevoir autrement.

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