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La religion, ce caillou de la société libertaire
Ceci est un amas de cellules

L'or des syndicats

De Michel de Poncins à propos des syndicats :

"Dans le cas particulier de la France, l'omnipotence des syndicats est au coeur du problème avec leur richesse insolente dont les détails net ces jours-ci dans fleurissent dans tous les médias. En 2007, ils ont reçu solennellement le pouvoir qui leur a été donné par le président sorti des urnes ; depuis lors, par une faute grave, leur omnipotence, au demeurant ancienne, a perduré. Leur richesse et celle de leurs chefs s'est consolidée. C'est d'autant plus intolérable que leur représentativité est sujette à discussion, voire extrêmement faible.

Dans ce paysage, une véritable bombe vient d'éclater et la « médiacratie » en a peu parlé laissant une large place au tour d'horizon habituel des crimes qui se produisent un peu partout. Un rapport de 700 pages a été réalisé sur le financement de ces syndicats, suite à la création au sein de l'Assemblée d'une commission d’enquête le 8 juin dernier. 700 pages, ce n'est pas rien et une centaine de personnalités ont été auditionnées, non sans peine tant le terrain est miné ; le coût même du rapport doit être astronomique ; la commission créée à cet effet était présidée par un député nouveau centre, Nicolas Perruchot, très connaisseur du sujet. Le rapport dissèque pour la première fois les 4 milliards d’euros de financements annuels directs ou indirects de nos syndicats, nécessaires faute de cotisations. En effet, les cotisations des adhérents n'apportent que 3 à 4 % du financement. [...] Monsieur Bernard Accoyer, président de l'Assemblée a décidé qu'il n'était pas possible de publier le rapport et, sauf erreur, une telle décision est unique dans l'histoire des rapports de l'Assemblée. [...]

Voici quelques faits disparates aussi bien dans leur nature que dans leur importance : A Pékin, en Septembre 2004, 180 dirigeants français des caisses de sécurité sociale ont séjourné dans les plus luxueux hôtels de la capitale de la Chine. Motif : participer à l'assemblée générale de l'association internationale de sécurité sociale. Le nombre stupéfia les autres délégations. Le 8 novembre 2004, selon un présentateur de France 2, un chauffeur de la CFDT a avoué que toute sa vie il avait été rémunéré par le Crédit Lyonnais, qu’il ne voyait que pour aller toucher sa feuille de paie. Le président de la CGC a confié tout sourire qu’il était appointé par Total et que son trésorier l'était par les Pompes Funèbres générales ; 28 personnes du siège étaient rémunérées par des firmes privées. A la même époque, la télévision a déclaré à propos d'une multinationale que dès qu'un salarié était nommé délégué, il recevait une promotion. Qu'il choisissait parfois lui-même. Bien mieux : il y avait aussi d’autres avantages : embauches de proches, primes et indemnités de logement de gaz et de chauffage.  C'est la mairie de Paris qui de 1990 à 2001, soit pendant onze ans, a payé un des domestiques de Marc Blondel baptisé « garde du corps ». Le contrat a été finalisé lors d’une petite fête dans un restaurant landais de la capitale le 11 mai 1990."

Commentaires

Philippe Edmond

Le drame de toute cette affaire, c'est que l'Etat a repris d'une main ce qu'il avait semblé donner de l'autre.
L'idée d'une résolution négociée des conflits de salaires, d'assurance sociale et de conditions de travail par les syndicats d'employés et d'employeurs avait été consacrée par l'encyclique Rerum Novarum. Elle a été transcrite dans la loi en 1936 et 1945.
Ce pouvoir des syndicats a été dévoyé par l'Etat qui a encouragé la corruption, le manque de transparence et le manque de démocratie interne chez les syndicats.
Cela permet aux ultra-libéraux de pousser leurs pions.

chouan 12

Syndicats, politiques, et grand patronnat, même combat: on se remplit les poches sur le dos de ces benêts de contribuables. Il n'y a que les imbéciles qui ne comprennent pas pourquoi les syndicats sont autant attachés aux système monopolistique et monolithique de la SS, car il se remplissent les poches avec ces caisses. La honte de ce pays c'est tous ces nantis qui se moquent pas mal de ceux qu'ils prétendent représenter. Il suffit de demander à tous ces pachas lorsqu'ils organisent une grève s'ils ne sont pas payés et là surprise. S'il n'étaient pas payés cela fait belle lurette qu'ils auraient supprimé toute grève et se seraient mis à la table des négociations.

Claude

C'est honteux.. Et pendant ce temps, nous, les classes moyennes , on est écrasé d'impôts et de taxes en tous genres!!! Surtout en cette fin d'année!!! Un scandale cette richesse des syndicats...

raphael charles

Et peut-être y-a-t-il encore plus grave que la destruction même de ce rapport et de ce qu'il contenait qui n'a - semble-t-il - pas été évoqué !

C'est le crime de haute trahison des syndicats associés aux élus politiques à l'égard des salariés qui leur ont fait confiance ! ...

Mais ceci est une autre histoire et bien plus tragique que les séjours à l'étranger des délégués syndicaux dans de luxueux hôtels !

Et imaginez qu'on touche là au coeur même du fonctionnement de la République et de la démocratie en France ! ...

Sixtine

Bonjour à tous,
J'éprouve certaines difficultés à comprendre les positions (très tranchées et particulièrement hostiles aux syndicats) des uns et des autres.

J'aimerais savoir à QUI font allusion tous les internautes ?
- aux Confédérations ?
- aux Syndicats de la Fonction Publique ? du secteur privé ?
- aux militants ? aux responsables ? si oui, lesquels ?
- à QUEL(s) syndicat(s) en particulier ?
- un syndicat de branche ?
-quels faits précis sont révoltants ?

Autre problème : les internautes ont-ils déjà rencontré des difficultés dans leur vie professionnelle ? Ont-ils soumis un litige aux Prud'hommes s'ils sont salariés du secteur privé et aux CAP (commissions administratives paritaires) s'ils sont fonctionnaires ?
J'ai du mal à comprendre cette vindicte farouche, imprécise et diffuse.
Que certain(e)s exagèrent, c'est une évidence. Les entreprises, les collectivités en tous genre et l'administration n'échappent pas aux critiques.
Mais encore une fois, au lieu de vociférer sans savoir très précisément de quoi il s'agit est contre-productif. Et indigne de catholiques bien formés.

mik

Il y a plusieurs faits mélangés semble-t-il ces jours-ci...
Ne pas confondre le Comité d'Entreprise qui touches des subventions de l'employeur à destination des employés ou ex-employés (retraités), le syndicat des salariés, le syndicat du patronat.
Et en vous informant un peu, ceux qui ont le plus à perdre par la publication du rapport est la CGC, syndicat du patronat qui vit bien grâce à l'argent qui devrait être dévolu à la formation professionnelle...

Pour dernière information, vous trouverez l'or du syndicat de la CGT publié sur internet, notamment à l'adresse :
http://www.cgt.fr/En-toute-transparence-la-CGT.html

Les salariés ont-ils le droit de se regrouper en syndicat pour se faire entendre et faire appliquer dans leur entreprise lois et conventions collectives?

Les comités d'entreprise ne sont-il pas une aide pour certains salariés?

Je ne comprends pas trop votre attitude très agressive envers ces institutions, faute de connaître les éléments sur lesquels vous vous basez...

Quid de la doctrine sociale de l'Église sur les syndicats?

jewdocha

Mais on ne critique pas les syndicats, on critique le fait qu'ils ne vivent que grâce aux subventions de l'état. Et l'état c'est nous les contribuables. Voilà tout...Si la classe ouvrière avait vraiment besoin d'eux, les dits ouvriers seraient tous syndiqués et verseraient leurs cotisations. Bon là c'est vrai que des chateaux hein...

raphael charles

A l'attention de Sixtine :

Aux faits dénoncés ci-dessus par Michel de Poncins, nous ajouterons une accusation encore plus grave : celle du crime de HAUTE TRAHISON des salariés qui ont fait confiance à leurs syndicats, qui les ont abandonnés face à la puissance de leurs employeurs associés aux élus politiques !

Un cas emblématique pour illustrer notre propos :

combien de collaborateurs du Groupe AXA se sont suicidés, parce qu’ils ont été trahis par les syndicats et les élus politiques auxquels ils avaient fait confiance ?

Voir le site AVIF de l’Association des Victimes de la Fusion Axa - Uap !…
http://avif.pyxel.info/#

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Je me tiens à la disposition de sixtine pour lui donner toutes les précisions utiles qu'il pourrait souhaiter ...

De la part d'un catholique indigne ou indigné au choix de sixtine ...

e

Les témoignages qu'ils soient dans le privé comme dans le public montrent que les travailleurs honnêtes et qui veulent s'en sortir sont en permanence trahis par les syndicats. Tous les jours l'on entend et constate:
untel, c'est un syndicaliste, c'est le plus mauvais professionnellement parlant de l'équipe.
Lui, il avance avance car il a le soutient des syndicats.
Lui il est au CE, il n'est jamais là pour les heures de nuit car il faut qu'il récupère des heures et nous on morfle...
Et les exemples concrets et vécus, l'on peut en donner de très nombreux.
Evidemment quand on est syndicaliste et dans le système l'on ne voit pas les choses de la même façon.
Les syndicats ont peut-être eu une éthique mais c'était il y a bien longtemps. Ils ont été acheté par le système et se sont transformé en une "nomenklatura" bien spécifique au sein du système capitaliste dévoyé. Comme pour le reste on est arrivé à la fin d'un cycle. Ils ne représentent plus les travailleurs. C'est la même chose pour le PS et les partis de gauche qui ont pourtant les mêmes mots à la bouche depuis des décennies.
C'était (et c'est) la même chose dans les dites "démocraties populaires"

lama12

Finalement, à toute chose, malheur est bon : si ce rapport était sorti officiellement, il aurait été enterré sans tambour ni trompette (qui se souvient des propositions de la commission Attali ?);

Maintenant, grâce aux fuites organisées, tout le monde est au courant.Chacun a compris que le pouvoir ne voulait pas faire son travail !

Bien sur rien ne changera, mais les pelés, les galeux, savent à quoi s'en tenir. Gare au retour de bâton aux prochaines élections !

raphael charles

Accord total e-camarade !

Nous vivons peut-être une occasion historique pour retrouver le sens du syndicalisme, selon l'esprit chrétien !

Mais encore faudrait-il savoir d'où vient la création des syndicats en France au XIX ème siècle et quel rapport il peut y avoir avec la très célèbre loi révolutionnaire Le Chapelier du 14 juin 1791 ...

Mais ceci est une toute autre histoire qui pourrait peut-être s'actualiser ... à condition de sortir de la boîte logique du système dans lequel nous vivons ...

Et cela va demander beaucoup d'imagination, d'intelligence et d'humilité ...

chouan 12

j'ai été dans un syndicat non reconnu par les pouvoirs publics, nous n'avons jamais reçu un centime, que ceux qui veulent être dans un syndicat que ce syndicat vive des cotisations et non de prébendes dispensées par le pouvoir et là les choses seront claires.

Soleo23

Nous ne sommes pas au Royaume des Saints, et la démocratie ne peut aller sans démagogie. Laquelle, à son tour, sombre dans la folie. Nous en sommes là. Je me souviens d'un célèbre représentant syndical déclarant qu'au restaurant, par mesure de respectabilté, il ne commandait pas de vin à moins de 1.000 francs (150 €),la bouteille ! " A renvoyer dans ses foyers !" Pour être respecté, il faut d'abord être respectable. Hélas, aujord'hui, vers qui se tourner ? Vive le Roi !

Philippe

Ceci est la face apparente de l'Iceberg.
Dessous il y a la multitude des chantages à l'embauche et à la grêve dans les sociétés. Une majorité de nouveaux salariés de compagnies de transport ou de services liés à la collectivité m'ont témoigné avoir été obligés de rejoindre "LE" syndicat, puis obligés de participer aux grêves lancées, sous peine de ne pas conserver leur poste ou de devoir au contraire, garder la même position hiérarchique sans espoir d'évolution.

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