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La présidentielle inspire les poètes

Reçu de son auteur que vous pouvez joindre ici :

Poème prophétique

Ma France, te voici au jardin des olives,
Des Judas par milliers, te couvrent de salives,
De baves, de crachats, en maudissant le ciel.
Leurs baisers, leurs discours, leur laïus officiel,
Suintent la trahison, exhalent l'imposture,
Leurs vœux et leurs serments sentent la forfaiture.
C'est l'heure des vendus, le temps des collabos,
Le temps des renégats, des poltrons, des "bobos",
L'instant des apostats, l'époque des parjures
Qui baissent le regard quand pleuvent les injures ;
L'époque des mouchards, des fourbes, des félons,
Jour de consécration pour tous les Ganelons !

Ma France, te voici amenée au prétoire
Où des juges pervers salissent ton Histoire.
Ils traînent dans la boue ton passé glorieux,
T'accablent sans raison de traits injurieux .
Des faux témoins haineux et des censeurs sectaires,
Des bouffons ignorants, des nains parlementaires,
Des maîtres dévoyés, des journaleux menteurs
Subornent tes enfants et tuent tes serviteurs.
Leur folie est sans frein, et leur haine palpable
Ils brisent l'innocent, relâchent le coupable !
Ta beauté, ta grandeur, sont pour eux des tourments !
Ils veulent te tuer dans de grands châtiments !

Ma France, te voici, jusqu'au sang flagellée,
Par la coalition sur ton sol installée :
Ennemis de la Croix, sectes de comploteurs,
Assassins de tes Rois, partis de profiteurs,
Politiciens vendus, sarrasins, apatrides,
Théâtreux commettant des spectacles putrides,
Bolcheviks attardés et gros bourgeois repus,
Banquiers et usuriers, syndicats corrompus,
Ennemis de toujours, factions antagonistes.
Sur toi rabibochés, tous les opportunistes,
Meute sans foi ni loi, méprisable troupeau,
Veulent tuer ton âme et lacèrent ta peau !

Ma France, te voici marchant vers le calvaire.
La haine contenue, la répulsion larvaire
Des foules abêties par d'ignobles factieux,
L'humaine cruauté, son orgueil contentieux,
Sur ton chemin de croix montrent leur face hideuse .
Un peuple dévoyé, une horde frondeuse,
Réclament sans raison ta mort avec ardeur.
Des nabots impuissants insultent ta grandeur,
Des enfants bien aimés, sortis de tes entrailles,
Hurlant avec les loups, se joignent aux racailles
Pour te cribler sans fin à grands coups de fléaux,
Lapider tes vrais fils et tes derniers féaux !

Ma France, te voici maintenant crucifiée
Ton génie dénigré, ta geste falsifiée.
Le jour s'est obscurci, fermé le firmament,
Des étrangers, aux dés, se jouent ton vêtement,
Tes élus corrompus se rient de tes blessures,
De ton corps abîmé par tant de flétrissures .
Tes enfants adoptifs arrogants et hautains
Pour étancher ta soif, jouent les Samaritains,
T'abreuvent méchamment d'une ciguë fatale :
Leur haine est absolue, leur aversion totale !
Tu subis à ton tour, toi qui as tant donné,
Le sort du Christ en croix, par tous abandonné !

Ma France, te voici, morte en ta sépulture,
Des traîtres t'ont tuée et c'est la dictature ;
Ton corps inanimé dans ce grand abandon,
A été ficelé au cœur de ton sindon !
Tes ennemis déjà sont sûrs de leur conquête,
D'avoir anéanti et ta Foi et ta quête.
Ils ont roulé la pierre à l'entrée du caveau .
Dans son cœur endurci et son pauvre cerveau,
Le Mal croit triompher, jouir du sacrilège,
Postant tous ses gardiens par peur d'un sortilège .
Ton corps assassiné a été mis aux fers !
C'est l'heure des maudits, tu descends aux enfers !

Mais ma France, bientôt tu auras la victoire,
Ta mort sera vaincue, elle n'est que transitoire.
Alors, tu renaîtras, après ces mauvais jours.
Ta royauté sera établie pour toujours,
Ton peuple connaîtra à nouveau la lumière,
De toutes les nations tu seras la première !
Le Christ régnera sur tes champs, tes cités
Tes enfants goûteront à ses félicités !
Ils apprendront l'Amour dans toutes les familles,
Tes jeunes danseront le soir sous les charmilles,
Tes enfants connaîtront la vraie fraternité,
Et cela, ma Patrie, pour ton éternité.

© Jean-Pierre d'AIGREMONT
Entre le 22 avril et le 6 mai 2012
Entre le premier et le second tour des présidentielles


Victoire idéologique du FN

Marine Le Pen déclare au JDD :

M"C'est une victoire idéologique. C'est aussi une victoire des électeurs, qui se rendent compte de la puissance du vote. [...] En l'espace de quelques jours, le problème du fondamentalisme a été intégré. Nicolas Sarkozy, même si on ne croit pas un mot de ses engagements, trouve qu'il y a trop d'immigration. Il a admis que l'on pouvait être pour la préférence nationale alors que tout le bouquin de Nathalie Kosciusco-Morizet (*) consistait à dire qu'elle nous jetait en dehors du champ républicain. Il parle de perpétuité réelle, de présomption de légitime défense. Ce ne sont que des mots bien sûr, mais nous sommes au centre du débat. [...]

L'implosion de la vie politique que j'appelle de mes voeux consiste aussi à ce que chacun assume ses responsabilités et aille, après recomposition, vers un rassemblement qui leur apparait plus proche de leurs opinions. Rien ne dit que l'UMP va résister à la défaite car elle est traversée par des désaccords profonds. Il y a une absence de colonne vertébrale idéologique. Quel est le point commun entre Monsieur Luca et Monsieur Juppé? Entre Madame Kosciusko-Morizet et Monsieur Mariani? C'est à eux d'en tirer les conséquences. Moi, je suis un révélateur de ces divergences.

[...] Je ne participerai pas à un gouvernement. Mais si nous arrivons à être le poids central de la prochaine Assemblée nationale, les choses seraient radicalement différentes."


L’Espagne a suspendu l’accord de Schengen

Non, ce n'est pas encore la restauration des frontières nationales, il s'agit d'une mesure temporaire qui tend à montrer quand même la passoire qu'est devenu l'espace Schengen :

"L’Espagne a suspendu l’accord de Schengen la nuit dernière à quelques jours d’une réunion à Barcelone de la Banque centrale européenne. Madrid veut éviter l’entrée de groupes violents lors de cette réunion en rétablissant les contrôles à ses frontières avec la France et dans certains aéroports. Selon les médias espagnols, 6000 agents seront déployés dans la région".


Le vote musulman pour François Hollande

Aa2Lu dans le Point cet appel de l'ancien conseiller du Président de la République, fait chevalier de la Légio d'honneur par ce dernier en 2011 (photo). Ca se passe de commentaire :

"Nicolas Sarkozy a accusé, jeudi matin, François Hollande de profiter des appels à voter en sa faveur de la part de Tariq Ramadan et de centaines de mosquées. L'intellectuel suisse a démenti un quelconque soutien au candidat de gauche. Abderrahmane Dahmane, ancien "conseiller technique chargé de l'intégration" du président de la République jusqu'en mars 2011, avant d'être limogé, est l'initiateur de la mobilisation des mosquées en faveur de François Hollande. Il s'explique au Point.fr.

Le Point.fr : Le Conseil français du culte musulman et la Mosquée de Paris, dont vous êtes l'un des principaux conseillers, démentent qu'un mot d'ordre appelant à voter contre Nicolas Sarkozy ait été transmis. Qu'en est-il ?

Abderrahmane Dahmane : Je suis à l'initiative de la mobilisation initiée à la veille du premier tour. J'ai lancé un appel à des associations qui gèrent des mosquées, à toutes celles qui sont affiliées à la Mosquée de Paris et bien d'autres encore. J'ai également contacté des associations. Depuis un an, je mobilise les citoyens français de confession musulmane, pratiquants ou non, contre Nicolas Sarkozy et ses équipes islamophobes. Le président de la République n'a jamais contesté les propos racistes et islamophobes de Nadine Morano, Thierry Mariani ou Claude Guéant. Il est donc complice. Je ne pouvais pas rester neutre".

Voilà qui rappelle cette vidéo :

 


Lobbying gay dans les écoles : tous les parents savent-ils ce qu'il en est?

Ici le récit d'une première projection du film "le baiser de la lune" à l'invitation de SOS Homophobie (si, si vous lisez bien...). Si on apprend au passage que ce film est de mauvaise facture, on constate aussi que le lobbying est bien présent auprès de ces enfants de CM2 (Si, si, vous lisez toujours bien...) passant de l'homosexualité à l'idéologie du genre.

Un article à lire pour découvrir ce que les parents et les enfants doivent aux dernières concessions du ministre de la pseudo éducation dite nationale aux lobbyes gays. Les parents peuvent toujours se mobiliser en rappelant cette vérité que Catholiques en campagne a réussi à obtenir de la main même de Nicolas Sarkozy : les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants et doivent pouvoir choisir !


La presse plus gauchiste et mauvaise que jamais

Après la parution de la une de Marianne, on peut lire dans Atlantico un  article de Eric Deschavanne, professeur de philosophie et membre du Conseil d’analyse de la société et chargé de cours à l’université Paris IV. Il commence ainsi :

1sar"« La honte de la Ve République » : Marianne adresse cette semaine ce compliment à Nicolas Sarkozy, après que l’Humanité ait mis en parallèle la photo de celui-ci et celle du maréchal Pétain. La presse de gauche termine donc le quinquennat comme elle l’avait commencé, dans l’antisarkozysme primaire, bête et méchant, pour ne pas dire haineux. Après avoir été traité de voyou, de psychopathe et de candidat des riches, Nicolas Sarkozy reçoit pour finir l’injure suprême, puisqu’il se voit aujourd’hui qualifié de « pétainiste ».

La « honte de la Ve République », ce ne serait donc pas le président qui fit entrer l’extrême-droite au Parlement pour masquer une déroute électorale, l’homme qui reçut dans sa jeunesse la francisque des mains du maréchal et qui déjeunait amicalement avec l’organisateur de la rafle du Vel d’Hiv. Ce président-là est au contraire glorifié en tant que petit père du peuple de gauche, celui qui a ouvert le chemin et sans lequel  la victoire qui s’annonce n’aurait pu avoir lieu.

Le Monde a raison d’écrire en titre de son éditorial du 26 avril que « la fin ne justifie pas tous les moyens ». La leçon ne devrait toutefois pas s’appliquer qu’aux politiques. Que la presse d’opinion prenne fait et cause pour un candidat, argumente et polémique en vue de lui faire obtenir la victoire, est parfaitement légitime. L’engagement est une chose - qui peut ne pas être incompatible avec l’objectivité et l’honnêteté intellectuelle-, la volonté hystérique de disqualifier moralement un adversaire politique en est une autre". (suite).


Pour prendre du recul : Pie XII aux prêtres de Rome pour les élections de 1948

Ce texte donné dans des circonstances paticulières (législatives italiennes de 1948 avec risque d'élections de députés communistes), rappelle des principes fondamentaux et peut aider entre ces deux tours au discernement de chacun tout en gardant présent à l'esprit que ce discours est adressé au clergé romain. Ceci explique les fortes mises en garde contre le cléricalisme que l'on y trouvera, appelant en corollaire les laïcs à leur travail.

J'ai volontairement laissé les commentaires éclairants insérés par l'excellent site clerus.org en les mettant entre crochet [ ] pour en faciliter la lecture :

[P12b"Le Pape aborde alors un point d'une brûlante actualité. Le 18 avril 1948, avaient lieu en Italie des élections générales dont l'enjeu était gros de conséquences pour l'avenir du pays et de l'Eglise. Elles pouvaient marquer soit un succès, soit un échec définitif pour le communisme :]

Vous connaissez, chers fils, les devoirs qui vous pressent et vous étreignent en cette heure si grave, et Nous-même Nous les avons exposés en tant d'occasions que Nous estimerions superflu de revenir encore une fois sur ce thème 1. Cependant, afin de ne pas paraître Nous enfermer dans le silence en un moment de si grandes conséquences, Nous répéterons avec les apôtres : Non possumus non loqui. Nous ne pouvons pas ne pas parler (cf. Act. Ac 4,20), et Nous rappellerons brièvement quelques principes fondamentaux.

C'est votre droit et votre devoir d'attirer l'attention des fidèles sur l'extraordinaire importance des prochaines élections et sur la responsabilité morale qui en découle pour tous ceux qui ont le droit de vote. Sans doute l'Église entend rester en dehors et au-dessus des partis politiques; mais comment pourrait-elle rester indifférente à la composition d'un parlement auquel la Constitution donne le pouvoir de légiférer en des matières qui regardent si directement les intérêts religieux les plus élevés et les conditions de vie de l'Église elle-même en Italie?

[1. En de multiples occasions le Pape a parlé du danger communiste. On lira entre autres l'Allocution au peuple de Rome le 16 décembre 1946.
(Texte italien dans VOsservatore Romano des 23 et 24 décembre 1946 ; traduction française dans La Documentation Catholique, t. XLIV, Col 96)
On se rapportera de même aux textes de ce volume indiqués dans la Table analytique au mot Communisme.

Il n'y a d'ailleurs pas que le problème politique qui soit d'actualité brûlante en Italie: il y a encore de nombreux problèmes économiques soulevés dans ce pays ruiné par la guerre. Ce n'est pas à l'Église mais aux spécialistes à s'attacher à résoudre ces problèmes :]

Il y a encore d'autres questions ardues, surtout les problèmes et les luttes économiques, qui touchent de près le bien-être du peuple.

Comme il s'agit de questions d'ordre temporel (bien qu'elles concernent aussi l'ordre moral), les hommes d'Église laissent à d'autres, dans les conjonctures présentes, le soin de les examiner et de les résoudre techniquement pour l'utilité de la nation.

[En particulier concernant les élections, le Souverain Pontife énonce les directives suivantes:]

De tout cela il s'ensuit que :

1° Dans les circonstances présentes, c'est une stricte obligation pour tous ceux qui en ont le droit, hommes et femmes, de prendre part aux élections. Quiconque s'en abstient, spécialement par indolence ou par lâcheté, commet en soi un péché grave, une faute mortelle;

Chacun doit voter suivant le dictamen de sa propre conscience. Or, il est évident que la voix de la conscience impose à tout catholique de donner sa voix aux candidats qui offrent des garanties vraiment suffisantes pour la protection des droits de Dieu et des âmes, pour le véritable bien des particuliers, des familles et de la société, selon la loi de Dieu et la doctrine morale chrétienne 1.

1. De son côté la Sacrée Congrégation Consistoriale déclarait le 31 mars 1947 : « En considération des dangers auxquels sont exposés la religion et le bien public, dangers qui requièrent la collaboration de tous les gens honnêtes, la Sacrée Congrégation Consistoriale avertit tous ceux qui ont le droit de vote sans distinction d'âge ou de sexe, qu'ils sont dans l'obligation de faire usage de ce droit. Les électeurs ne peuvent donner leur voix qu'aux listes de candidats dont on a la certitude qu'ils défendront le respect de la loi divine et le respect de la religion dans la vie publique et privée ».

[Toutefois au cours de leur prédication, les prêtres auront soin de rester sur le plan de la foi :]

Par ailleurs, chers fils, lorsqu'en chaire, vous remplissez la haute et sainte fonction de prêcher la parole de Dieu, gardez-vous de descendre dans de mesquines questions de partis politiques, dans d'âpres contestations de parti, qui irritent les esprits, attisent les discordes, refroidissent la charité, et nuisent à votre dignité elle-même, ainsi qu'à l'efficacité de votre ministère sacré. Donnez à ceux qui, les dimanches, fréquentent les offices divins, les instructions qu'ils recherchent et attendent de vous : comment conserver le trésor de la foi catholique et le défendre contre les erreurs de notre temps et les attaques des ennemis; comment s'unir plus étroitement à Dieu; comment connaître plus profondément et aimer plus ardemment Jésus-Christ; comment au milieu de l'agitation de la vie moderne, former en soi l'homme religieux; comment agir selon les commandements du Rédempteur; comment rester fidèles à l'Église et à son chef visible.

[Cette allocution du Pape se termine par une vue encourageante, notamment l'accroissement de dévotion de la part du peuple envers la Vierge Marie].

Courage donc! et confiance! De pessimisme serait hors de saison. Ne voyez-vous pas comment la force d'attraction des biens terrestres et matériels ne peut empêcher que le peuple ne se sente porté, comme par instinct, vers les réalités spirituelles et religieuses? Mais le signe le plus encourageant des temps est la manifestation toujours croissante au point d'atteindre parfois à des spectacles d'une merveilleuse grandeur, de la confiance et de l'amour filial qui conduit les âmes à la très pure et immaculée Vierge Marie? Dans la nuit obscure qui pèse sur le monde, la tempête en furie chasse violemment les nuages qui encombrent le ciel noir, mais laissent entrevoir à l'horizon le rose pâle de l'aurore, prélude de jours sereins dans la marche triomphale du Soleil de vérité, de justice et d'amour, Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur.

En confiant à la protection de la miséricordieuse et très puissante Mère de Dieu votre ministère paroissial, Nous vous donnons de tout coeur à vous et à vos fidèles, Nos chers diocésains, la Bénédiction apostolique".


Du moindre mal, au moins pire, en passant par le pareil au même…

Jean-Claude Rolinat, ancien conseiller régional Front National et maire adjoint de Jaulnes, dissident depuis 1998, explique les risques que représente selon lui l'élection de François Hollande pour la droite nationale :

1977711293" (...) Pour moi, l’idée que le prétendant socialiste, terne comme un employé de banque proche de la retraite,  puisse accéder à l’Elysée, m’est totalement insupportable. Etre obligé d’accrocher son portrait dans ma mairie et de siéger au conseil municipal sous son regard  de taupe me donneraient, déjà des boutons (forcément roses…) ! Et s’il n’y avait que lui, mais il faudra supporter le retour des Guigou, Lang, Moscovici, Fabius et autres éléphants échappés de la ménagerie PS ! Imaginez une Effa Choly ministre de la justice ou Cécile Duflot secrétaire d’état à l’environnement : au secours ! Un Président de Conseil général qui a mis son département en faillite en dilapidant, par exemple, en gadgets pour collégiens l’argent public, est-il qualifié pour serrer les boulons de la Maison France ?

Je sais, je sais, j’entends les murmures désapprobateurs qui montent de nos rangs rien qu’à l’idée qu’il faille reconduire  l’ancien maire de Neuilly à la tête de l’Etat, un baratineur de foire qui  vendrait un réfrigérateur  à un esquimau. Mais comme l’écrit justement Bernard Antony de l’Institut du Pays Libre, il y a  « le moindre pire » que je qualifierai de « moindre mal ».  Si Hollande était élu, ce qu’à Dieu ne plaise, il y a gros à parier que le temps des persécutions, inéluctablement, sous la pression de ses alliés, reviendrait pour notre camp. C’est une grave illusion que de croire que la crise ou l’effondrement du système nous profiteraient. Convaincu, par mille « détails » comme dirait l’autre, que Hollande ou Sarkozy ce n’est pas du « pareil au même », que la « politique du pire est la pire  des politiques », c’est en me bouchant les narines et en fermant les yeux, que je glisserai dans l’urne de mon bureau de vote un bulletin au nom du sortant. Il y a péril dans la demeure. Avec Hollande c’est garanti, l’immigration et ses collabos feront la loi et nous n’aurons que trois alternatives : raser les  murs, entrer en résistance ou nous exiler ! Avec Sarkozy le doute est encore permis."


Eux non plus ne veulent plus de l'euro...

Et il ne s'agit pas non plus d'hommes politiques en campagne que l'on pourrait taxer d'électoralisme ou à qui l'on reprocherait de chercher un responsable à tous les maux de la société. Non, il s'agit d'un groupe d'économistes français et allemands qui plaident pour une sortie paisible de l'euro :

Eur"Techniquement le projet - résumé par leur appel publié ci-dessous) ressemble comme deux gouttes d’eau à l’implémentation de la marche vers l’euro telle qu’elle fut menée à la fin des années 90 mais à l’envers. En tout cas, sur le papier cela semble fonctionner. Pour eux, les gains futurs sont immenses au regard des coûts de cette explosion. Parmi les principales lignes de la facture d’un tel big bang, on trouve d’une part la coûteuse spéculation que les marchés financiers feront inévitablement subir à tous les pays durant la période de transition (ca peut être très sanglant), et d’autre part  le coût important du renchérissement de la dette des pays qui, comme la France, s’orienteraient vers une nouvelle monnaie dévaluée par rapport à l’euro comme le serait  l’hypothétique euro-franc.  

Mais pour les signataires de l'appel, ces sacrifices sont sans commune mesure avec le coût du statu quo. Leur analyse : la situation économique de l’Union européenne est plombée par la monnaie unique. Et il ne saurait en être autrement. A l’appui de leur thèse, il leur est loisible de pointer la crise que traverse notre continent, sans que la moindre solution pérenne n’émerge (...)

Et comme l’Allemagne ne veut pas payer pour la Grèce, c’est à dire reverser directement ou indirectement les incroyables surplus que sa puissance industrielle dégage et qui sont l’autre face des énormes déficits de la république hellénique, l’équation pourrait ne pas avoir de solution. Pas question de faire ce que fit la République Fédérale avec la République démocratique lors de la chute du mur de Berlin : assumer une parité de un pour un entre les deux marks ce qui induisait un transfert de richesse de plusieurs centaines de milliards de marks annuel sur une longue période.

Evidemment, la présence de signataires de cet appel figurant parmi les poids lourds du patronat allemand ne signifie pas qu’une majorité d’entre eux adhérent à cette option. Mais la distinction est de taille entre l’uniformité apparente du Medef officiellement opposé à toute sortie de la monnaie unique.

Bref, le débat semble plus ouvert outre-Rhin que de ce côté-ci du fleuve".

Ca, c'est certain! Voici l'introduction de cet appel, intitulé "Quand  l’heure a sonné, tu dois avoir le courage de  le dire  à ton peuple". Elle appelle la lecture de la suite :

"Treize ans après le lancement de l’euro, il est patent que non seulement cette expérience  n’a tenu aucune de ses promesses,  mais même que sa poursuite risque de  déboucher sur le chaos

Au lieu de la prospérité, un ralentissement de la croissance dans tous les pays de la zone, avec un  important volant de chômage. 

Au lieu de la rigueur, dix années d’augmentation  irresponsable des dépenses publiques et des dettes souveraines, qu’une génération de sacrifices ne suffirait pas à apurer. 

Au lieu d’une meilleure intégration économique, des déséquilibres entre les pays qui s’aggravent chaque jour. Les pays d’Europe du Sud, Grèce, mais aussi Portugal, Espagne, Italie, et même France voient  leur  compétitivité se dégrader depuis dix ans de manière continue.  Asséchant le pouvoir d’achat des uns, cette situation fait obstacle à la croissance des autres et donc au développement du marché unique. 

Au lieu d’un rapprochement des peuples, une animosité croissante entre créanciers et débiteurs.

Au lieu d’un progrès de la démocratie, des décisions venues de haut  imposées à des peuples qui les refusent

Les plans successifs destinés à « sauver l 'euro » sont vains car ils ne s’attaquent, d’ailleurs avec peu d’effet, qu’aux seuls déficits publics et non à ce qui est  racine du mal : la propension différente des pays à l’inflation. La seule solution  serait la déflation des prix dans les pays déficitaires : or une telle opération n’a jamais réussi  nulle part (ex : l’Allemagne de 1930,  la France de 1934)

Poursuivant un objectif qu’elle n’atteindra de toutes façons pas, l’Europe est entraînée dans une spirale de récession qui, s’agissant du premier marché mondial,  inquiète la planète toute entière". 


Le satanisme est un fléau qui abrite des prédateurs très dangereux dont des pédocriminels

Ancien officier de Police des Renseignements Généraux, Gilbert Abas a écrit un roman intitulé "Qui veut encore tuer le Christ" pour dénoncer le fléau du satanisme en France. Il s'est exprimé dernièrement dans la Dépêche du Midi :

"J'ai été officier de police aux Renseignements généraux à Toulouse et vers la fin de ma carrière j'ai travaillé surtout sur les sectes, les dérives sectaires et le satanisme. Quand j'ai pris ma retraite, je n'ai pas pu couper le fil. J'ai profité de mon temps libre pour continuer à aider les gens qui sont touchés par ce phénomène grave qu'est le satanisme (...)

J'ai souhaité que ce livre soit un début, qu'une fois informés, les lecteurs puissent agir en prévention car leurs enfants peuvent à tout moment être touchés par le phénomène du satanisme qui abrite aussi, il ne faut pas l'oublier, la pédocriminalité. On s'est en effet rendu compte que les pédocriminels profitent souvent de rituels sataniques pour agir et qu'ils en tirent des films ou des photos qu'ils revendent à des prix exorbitants en profitant de réseaux très structurés.

Il y a à Toulouse de nombreuses profanations de cimetières (...) J'ai aussi enquêté sur de nombreux suicides d'adolescents qui s'étaient tués au nom de Satan ou poussés par des adultes, des gourous qui leur avaient demandé de se sacrifier. On peut aussi évoquer l'affaire du magistrat Pierre Roche qui se serait suicidé après avoir avoué à ses enfants qu'il avait participé à ce genre de cérémonies dans la région toulousaine. Tout cela permet de dire que le satanisme est bien représenté à Toulouse.

Voir des mamans défiler dans votre bureau et vous demander de retrouver ceux qui ont poussé leurs fils à se suicider, ça marque. Une fois à la retraite, c'est devenu mon combat. Je suis un militant en lutte contre le satanisme, un fléau qui abrite des prédateurs très dangereux dont des pédocriminels. En marge de la sortie de mon livre, j'ai décidé d'animer 100 points de sensibilisation sur ce sujet dans 100 villes de Midi-Pyrénées durant toute l'année 2012."


Français, si vous saviez...

Publiée sur Nouvelles de France, une analyse intéressante de Philippe Simonnot, ex-professeur d’économie du droit à l’Université de Paris-Dauphine, docteur ès sciences économiques et auteur de nombreux ouvrages consacrés à ma monnaie et aux banques. Extraits :

"La France se prépare à des lendemains de fête qui ne chanteront guère. Les finalistes du second tour racontent finalement à peu près la même chose sans convaincre personne. Non, hélas ! l’équilibre des finances publiques de la France ne sera pas rétabli aux dates promises.

Les citoyens ont le pressentiment qu’on leur cache quelque chose et qu’ils découvriront le pot aux roses – un euphémisme – aux lendemains du 6 mai. En fait, ils ont été trompés. Français si vous saviez…

Au départ, en effet, le diagnostic a été mensonger. L’origine de la crise de 2008 était à trouver non dans des « défaillances d’un marché dérégulé », comme l’ont dit et répété les politiques et les médias, mais dans les excès de la Puissance publique. Dès lors, l’État dont on célébrait le « Grand Retour » sur la scène économique (qu’il n’avait en vérité jamais quittée) ne pouvait qu’enfoncer les pays malades dans leur propre maladie. Crise dans la crise, l’agitation au chevet de l’euro a poussé l’interventionnisme étatique, par le truchement de la Banque Centrale Européenne, jusqu’à la caricature et en violation flagrante des Traités – avec la complicité honteuse de « Merkozy ». Le fantôme de Keynes, le célèbre économiste britannique, a de nouveau été sorti de la tombe où l’on croyait l’avoir enfermé.

IcDe deux choses l’une : ou bien les gouvernements prennent des mesures pour réduire le fardeau d’une dette qui n’est pas soutenable quand les taux d’intérêt sont supérieurs au taux de croissance de l’économie, et ces mesures briseront la « relance » annoncée. Ou bien les États poursuivent leur fuite en avant, les taux d’intérêt remonteront, le poids de la dette s’alourdira un peu plus, et la relance sera tout aussi molle. La Grèce a été le premier exemple de cette course à l’abîme. Aujourd’hui, l’Espagne s’engouffre dans cette voie calamiteuse quand elle doit payer pour sa dette des taux d’intérêt qui sont de nouveau en hausse. L’Italie est derechef entraînée par la spirale, et on ne voit pas comment la France pourrait lui échapper. Le « spread » – écart de taux entre les emprunts de Berlin et de Paris – est remonté à son plus haut niveau depuis deux mois. La rumeur d’une nouvelle dégradation de la note de crédit de la France s’est d’ailleurs propagée la semaine dernière, par le biais d’une note de la banque américaine Citigroup (...)

Il s’agit bien d’une spirale infernale. Ce n’est pas la dette en valeur absolue qui compte mais le rapport entre produit national brut et dette, intérêts compris. La capacité de remboursement d’un État n’est rien d’autre que son économie, sa richesse, sa croissance. La spirale infernale commence lorsque, pour rembourser la dette, les gouvernements augmentent les impôts et diminuent les dépenses, ce qui impacte la croissance… (...)

Plus grave, si l’on ose dire, mais ni Hollande ni Sarkozy n’en parlent – pas même une allusion du bout des lèvres -, la crise actuelle est, en fait, l’ultime accès d’une fièvre qui s’est emparé du système monétaire international depuis qu’a été fermée la fenêtre d’or (golden window) le 15 août 1971 par Richard Nixon, alors président des États-Unis. La mémoire des politiciens et des économistes à leur service ou au service des banques qui les paient grassement est si courte qu’on est obligé de leur rappeler que, ce jour-là, le dernier lien qui existait entre le métal jaune et une monnaie (et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agissait du dollar) a été rompu (...)

OrSont soupçonnées à juste titre les banques de profiter de ce faux-monnayage généralisé. A l’abri de banques centrales qui jouent le rôle de prêteur en dernier ressort, elles produisent de la monnaie dite fiduciaire, créée ex nihilo. Autrement dit, des titres de propriété sont créés qui ne correspondent à aucune richesse réelle et perçus comme des propriétés alors qu’ils ne sont que des titres en papier. De rien ne peut rien sortir (...)

Evidemment, le premier bénéficiaire de cette fraude est le créateur de la monnaie fiduciaire, c’est-à-dire le banquier lui-même. D’où des privilèges éhontés, dignes de l’Ancien Régime : les institutions proches du pouvoir de l’État comme la haute fonction publique, le Trésor, la banque centrale, l’aristocratie bancaire et les petits malins du trading s’en mettent plein les poches (...)

De cette socialisation des pertes, correspondant à une privatisation de super-profits scandaleux de monopole, le contribuable est invité maintenant à solder les frais. Le peuple a raison de se révolter. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont les vecteurs de cette colère légitime.

La seule manière de sortir de cette gigantesque ornière est de mettre fin au faux monnayage issu de la coucherie incestueuse de la banque et de l’État et de rétablir une monnaie ancrée dans la réalité économique. L’obstacle est seulement politique : les princes qui nous gouvernent aujourd’hui n’y ont pas intérêt".


Espagne : les archives du cardinal Gomá et la Guerre civile

Entretien intéressant accordé à Zenit où l'on retrouve de nombreuses preuves du rejet et de la condamnation du national-socialisme par Pie XII :

"Une collection de 13 volumes contenant des documents de la guerre civile en Espagne, tiré des archives du cardinal Isidro Gomá (1869-1940), personnage clef de l’histoire de l’Eglise en Espagne, au XXème siècle, vient d’être présenté  au bureau des archives nationales de Madrid.

Une des nouveautés apparues à la lecture de ces volumes : la présence fournie de témoignages sur le refus du nazisme par le futur pape Pie XII.

 « Nous ne nous attendions pas à en trouver autant », a déclaré l’historien José Andrés Gallego, un des auteurs de l’œuvre intitutlée « Archivo Gomá. Documentos de la Guerra Civil » (Archives Gomà. Documents de la Guerre Civile »)" (...)

Nous ne nous attendions pas à trouver dans la documentation de Gomá des témoignages aussi explicites de la position du cardinal Pacelli, secrétaire d’Etat de Pie XI, contre le nazisme. Eugenio Pacelli et le cardinal Pizzardo ont tout mis en œuvre pour garantir que les évêques espagnols diffusent l’encyclique  contre le nazisme « Mit brennender Sorge », de 1937, et ils le firent en passant par le cardinal Gomá. La question était délicate pour trois raisons : d’abord, parce que les nazis étaient des alliés de Franco, deuxièmement pour que la diffusion de l’encyclique coïncide  avec la décision de Franco d’unir la Phalange (mouvement politique de tendance nationaliste, ndlr) et les Requetés (miliciens carlistes, ndlr) en un seul parti et,  vu que beaucoup parmi les premiers l’acceptèrent malgré eux, on craignait que l’encyclique ne soit interprétée comme un refus des Phalangistes et, enfin, parce qu’il y avait des évêques qui pensaient – et ils le dirent à Gomá, dans leur courrier – que le thème de l’encyclique n’avait rien à voir avec l’Espagne.

C’est pour cette raison qu’elle a été retardée, pour choisir le meilleur moment. Et ce furent les jésuites de la revue Razón y fe qui obligèrent le cardinal Gomá à accélérer sa publication ; ils lui expliquèrent que dans Razón y fe toutes les encycliques du pape étaient publiées et qu’ils n’auraient fait aucune exception".


Les féministes mettent leur espoir en un homme, François Hollande

Dans un appel intitulé Les droits des femmes passent par la gauche, plus de 150 militantes féministes s'engagent derrière François Hollande :

" Nous sommes féministes. Le 6 mai prochain, nous voterons pour la gauche rassemblée, nous voterons pour François Hollande (...)

La promesse de François Hollande de rétablir le ministère des Droits des Femmes, dans un gouvernement paritaire, est un engagement majeur. Ce ministère, en travaillant avec les associations féministes, devra être un outil politique déterminant pour faire reculer les inégalités et inventer une autre société.

Nous affirmons la dimension profondément politique du féminisme. Nous attendons une remise en cause de cette organisation sexuée de la société qui crée et perpétue des inégalités intolérables entre les femmes et les hommes. Voter à gauche, c’est refuser l’assignation à des rôles pré-établis, c’est parier sur la raison et la capacité de chacune et chacun à s’extraire de sa condition pour devenir maître de sa vie. Voter à gauche, c’est parier pour un monde nouveau, dans lequel les droits des femmes passeront des textes de lois à la réalité (...)"


DSK au secours de François Hollande ?

Alors que certains se demandent quel rôle politique pourrait jouer Dominique Strauss-Kahn en cas de victoire de François Hollande, DSK vient de donner un entretien au Guardian, de manière opportune entre les deux tours, dans lequel il pointe du doigt Nicolas Sarkozy et l'UMP dans ses déboires judiciaires outre-atlantiques :

"Pour DSK, ce n'est pas sa rencontre ni sa relation avec Nafissatou Diallo qui a été orchestrée, mais bien l'affaire et l'enquête criminelle qui ont suivi ces faits. Dominique Strauss-Kahn pointe du doigt "ceux qui avaient un agenda politique".

Plus précisément, DSK indique qu'il aurait, selon lui, été mis sous la surveillance des services de renseignement français plusieurs semaines avant son arrestation. Selon le journaliste Edward Jay Epstein, auteur de cet entretien, DSK accuse aussi des agents, liés à Nicolas Sarkozy, d'avoir intercepté des appels téléphoniques et d'avoir pris soin de s'assurer que Nafissatou Diallo avait bien déposé plainte à la police, afin de "déclencher un scandale international".

"Peut-être ai-je été naïf politiquement, mais je ne pensais tout simplement pas qu'ils iraient aussi loin... Je ne pensais pas qu'ils pourraient trouver quoi que ce soit qui pourrait m'arrêter", explique M. Strauss-Kahn"

Et pour Tristane Banon et sa mise en examen pour proxénétisme dans l'affaire du Carlton de Lille, où DSK va-t-il chercher les responsables ?


"Il ne s’agit pas d’être dupes d’un discours électoral, mais de constater vers quelle direction il se tourne"

Analyse de Jeanne Smits dans Présent d'aujourd'hui :

"La campagne « à droite toute » de Nicolas Sarkozy lui coûte-t-elle des intentions de vote ? C’est ce que voudraient faire croire de nombreux médias, à commencer par L’Express qui dénonce son « effet contre-productif dans les sondages » et Le Point qui accuse carrément le président-candidat d’avoir choisi « la politique de la terre brûlée ». Et les sondages suivent les sondages, donnant – avec leur coutumière « précision » – Nicolas Sarkozy battu de 8, 9 ou 10 points, Hollande vainqueur avec 54, 54,5 ou 55 % des voix.

Hollande est décidément le candidat des médias.

Les mêmes médias ne posent pas une fois la question de savoir si la droitisation du discours de Nicolas Sarkozy, plutôt que le rejet, ne rencontre pas plutôt l’incrédulité des électeurs – car il est facile de le confronter à son bilan (...)

L’affolement est à la fois dicté par la peur de la défaite et par la persistance de l’idéologie qui empêche les adversaires de la gauche d’unir leurs forces. La droite parlementaire reste tétanisée à l’idée de reprendre ne serait-ce qu’une idée au FN (...)

Qu’on le veuille ou non, cette situation crée un nouveau piège pour la droite nationale et les électeurs soucieux de défendre les points non négociables, où Sarkozy représente un « moindre pire » que François Hollande qui cherchera rapidement à légaliser l’euthanasie et le mariage homosexuel, à rendre l’accès à la contraception gratuit et anonyme pour les mineures, et qui veut étendre et rembourser à 100 % l’avortement.

L’échec de Sarkozy sera instrumentalisé – la classe politique et les médias s’y emploient déjà – pour rejeter tout ce qui dans ses paroles vise à séduire la droite de conviction.

L’équipe de campagne de Sarkozy vient de prendre la peine – cela mérite d’être souligné – de répondre aux questions du groupe « Catholiques en campagne » qui ont interrogé tous les candidats sur les « points non négociables », l’identité, l’immigration, la laïcité. Le candidat Sarkozy y renouvelle ses appels du pied, son opposition à l’euthanasie, le rôle des parents dans l’éducation et leur droit de choisir l’école, va jusqu’à dire qu’il faut prévenir l’avortement « par un accompagnement des femmes enceintes afin que celles qui souhaitent mener leur grossesse à terme puissent le faire, même lorsqu’elles sont dans des situations familiales, économiques ou sociales difficiles ».

Il ne s’agit pas d’être dupes d’un discours électoral, mais de constater vers quelle direction il se tourne, alors que les promesses de François Hollande, volontaristes, vont dans la direction opposée. Il s’agit peut-être aussi de saisir la balle au bond, et de se réjouir de ce que des préoccupations données pour ringardes et dépassées aient acquis un véritable poids électoral."


Pour prendre du recul : Pie XII et le vote

Pour ne se tromper dans l'interprétation d'une phrase sortie de son contexte et qui circule de plus en plus sur le net, voici l'intégralité du texte de Pie XII (adressé aux femmes d'Italie) d'où elle est tirée. Sa compréhension n'est plus la même :

P12"Promettez à Marie d'être une jeunesse catholiquement active. Ces derniers temps, la position sociale de la femme a subi une évolution non moins rapide que profonde. La femme s'est vue transportée du sanctuaire recueilli de la famille au vaste espace et à l'agitation de la vie publique. Elle exerce aujourd'hui les mêmes professions, porte les mêmes responsabilités et jouit, même dans le domaine de la vie politique, des mêmes droits que l'homme.

Avec la soudaineté et la précipitation d'un torrent impétueux, cette révolution a rompu les digues que la nature et les habitudes avaient construites ; elle a bouleversé la femme, menaçant de la découronner de sa plus noble dignité et de l'arracher à sa mission de mère. Il serait vain de réagir et de récriminer contre une telle transformation, mais il faut conjurer le péril qu'elle comporte. Et c'est à cela que doit tendre aussi votre action.

a) Par la profession ouverte de votre foi (...)

b) Par votre action à l'égard des autres (...)

c) Par le bon exercice des droits politiques

"Un bon nombre d'entre vous jouit déjà des droits politiques, du droit de vote. A ces droits correspondent autant de devoirs ; au droit de vote, le devoir de voter, le devoir de n'accorder votre suffrage qu'aux candidats ou aux listes de candidats qui présentent non pas des promesses vagues et ambiguës, mais des garanties sûres qu'ils respecteront les droits de Dieu et de la religion.

Pensez-y bien : ce devoir est pour vous sacré ; il vous oblige en conscience ; il vous oblige devant Dieu, car avec votre bulletin de vote vous avez entre les mains les intérêts supérieurs de votre patrie : il s'agit de garantir et de conserver à votre peuple sa civilisation chrétienne, à ses jeunes filles et à ses femmes leur dignité, à ses familles leurs mères chrétiennes.

L'heure est grave. Soyez conscientes de votre responsabilité. Allez, allez toutes de l'avant, jeunes filles et adolescentes. Allez de l'avant par votre exemple. Allez et éclairez les consciences ignorantes, incertaines, hésitantes. Allez et instruisez de maison en maison, de famille en famille, de rue en rue, de région en région. Ne vous laissez vaincre par personne en activité, en ferveur, en zèle, en esprit de vérité, de justice, d'amour".


Election de Miss communautarisme : qu'en pensent les 2 candidats?

Lu ici cet affront à l'intégration qui devrait provoquer le soulèvement en masse de tous les 'nati-discriminations", les "anti-racisme", etc. :

""Célébrons la beauté noire !" C'est l'ambition d'un concours de beauté original, organisé samedi 28 avril salle Wagram, à Paris. La particularité de Miss Black France : recruter en fonction de la couleur de peau. Sélectionnées sur casting parmi 1 000 candidatures, dix-huit jeunes femmes noires, de 17 à 28 ans, sont en compétition".

Qu'en pensent Nicolas Sarkozy qui aura cet évènement à son passif politique et François Hollande qui recherche le vote de toutes les "minorités"?


L’arrivée au pouvoir de la coalition rose-rouge-verte serait une catastrophe

En 1988, Jean-Marie Le Pen avait demandé à ce qu'aucune voix ne se porte sur Mitterrand, soutenant ainsi implicitement le "candidat résiduel". En 1995, sa formule "Chirac c'est Jospin en pire" encourageait clairement à faire battre Chirac. Enfin, en 2007, ce fut l'appel à l'abstention. Trois présidentielles, trois consignes différentes, pas forcément suivies par les électeurs du FN. 

La consigne de Marine le Pen est donc attendue pour le 1er mai et le Figaro estime qu'elle pourrait s'orienter vers un ni-ni. Dans ce contexte particulièrement tendu, la position de Bruno Gollnisch pourrait se rapprocher de l'esprit de 1988 même si l'on sait que c'est bien Marine Le Pen qui prendra la décision finale :  

Article_gollnisch"(...) Une victoire de Hollande bien préparée par la politique menée ces dernières années et qui, pour le moins prive M Sarkozy et les candidats de l’UMP aux législatives de nombreuses voix d’électeurs nationaux : la réintégration de la France au sein du commandement intégré de l’Otan, la déstabilisation de la Libye et par ricochet du Mali, la présence militaire française en Afghanistan à la remorque des Etats-Unis,  c’est Sarkozy.

L’institutionnalisation de l’islam de France via le CFCM, la pénétration de nos banlieues par des réseaux d’influence étrangers c’est Sarkozy. Les promesses non tenues aux harkis, l’entrée et la régularisation massives d’immigrés c’est Sarkozy, favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales. La poursuite du déclin de l’Education nationale, les méthodes pédagogiques soixante-huitardes non remises en cause, le laxisme moral, les attaques contre la famille,  l’ouverture à gauche, DSK au FMI, Frédéric Mitterrand à la Culture, les appels à faire barrage au FN c’est Sarkozy et l’UMP…

Autant dire qu’il existe des raisons objectives pour que les nationaux ne se ruent pas comme un seul homme sur les bulletins Sarkozy le 6 mai prochain, malgré la catastrophe pour la France que serait l’arrivée au pouvoir de la coalition rose-rouge-verte au sommet de l’Etat et à l’Elysée, laquelle règne déjà sur  la plupart des collectivités territoriales, dans de nombreuses municipalités et au Sénat…(...)"


A quand l'union des droites ?

Lu ici :

"La situation de la droite actuelle en France est assez affligeante. Alors que la gauche arrive à se soutenir tout en s’étripant, la droite au sens large devient peut-être un peu plus polie mais continue à refuser tout arrangement électoral. Nous savons que le véritable salut ne peut pas venir des urnes. Mais la situation actuelle semble nous conduire vers le pire, en livrant tout le pouvoir à la gauche, dans un véritable suicide collectif de droite.

Tous coupables
Il est de bon ton de reprocher à la droite parlementaire son ostracisme vis-à-vis du FN. Et ce reproche est certes tout à fait fondé
. Mais c’est oublier un peu vite que le FN aussi, de son côté, ne manque pas de mettre de l’huile sur le feu : c’est Jean-Marie Le Pen lui-même qui a refusé une alliance de fait aux élections régionales de 1998.

A tout péché miséricorde
Si tous sont coupables, qui fera le premier pas ?

Pour sortir de cette situation, il faudrait à la fois un grand sens de la justice et un grand sens du pardon. Sens de la justice, car chacun a des choses à reprocher à l’autre, même s’il semble que le FN a plus de choses à reprocher à la droite que l’inverse. Sens du pardon, pour ne pas ressasser indéfiniment les mêmes griefs, et arriver à une courtoisie constructive.

Et si cela ne se fait pas ?
Sans un minimum d’accord à droite, Sarkozy ne peut pas être élu, et les députés seront très majoritairement de gauche, surtout avec le nombre de triangulaires annoncées.
Et il n’est pas du tout certain que cela provoquera une véritable rupture à droite : qui peut raisonnablement penser que le FN pourra devenir majoritaire, même avec l’appui de certaines personnalités de droite ?
En tout cas, la gauche pourra casser beaucoup de choses en cinq ans, et il n’est pas sûr que ce sera réparable : qui osera revenir sur la régularisation ou la naturalisation des allogènes ?

Tout le monde y perdra
Le FN veut peut-être « punir » la droite en la faisant perdre. Mais le FN n’y gagnera rien, en tout cas pas à court terme, et sans doute pas à moyen terme non plus. En particulier, il risque de n’avoir quasiment aucun député. Si j’étais un électeur de Sarkozy, un de ces millions de braves gens qui ont un bon fond mais qui lisent trop le Figaro et pas assez Présent, quelle serait mon attitude si Marine n’appelle pas à voter Sarkozy le 6 mai ? Si Sarkozy gagne quand même, je me dirais que l’UMP a gagné tout seul, et qu’il peut bien continuer à gagner tout seul. En cas de duel FN – Gauche, il est probable que je ne me sentirais peu concerné. Si Sarkozy perd, je crierai vengeance ! C’est à cause de Marine que Sarkozy a perdu, je vais le faire payer au prix fort ! Jamais je ne voterai pour un candidat FN, qui joue le jeu de l’ennemi ! Donc pas (ou très peu) de députés FN.

Et quelle pourrait être au contraire mon attitude si Marine soutient Sarkozy ? Une attitude qui sera forcément marquée par une certaine reconnaissance. En cas de victoire, je saurais que cette victoire lui est due en partie, et donc je serais enclin à renvoyer un peu l’ascenseur. Finalement, « ces gens-là » ont un meilleur fond que ce que je pensais. Et si nous perdons, je n’aurais rien à reprocher au FN, je pourrais même me dire qu’avec un peu de chance une majorité « droite + FN » peut arriver au Parlement et gêner le pouvoir socialiste, donc tout n’est pas perdu.

Et donc ?
Mélenchon n’a demandé aucune contrepartie au PS pour donner son soutien, mais il sait qu’il aura quand même une contrepartie. Il faut que Marine ait encore plus de courage et de sens de la France : pour éviter cinq années de malheurs à notre pays, elle doit soutenir Sarkozy. Même unilatéralement. Même avec toutes les réticences oratoires possibles. Elle doit le faire, et non pas laisser chaque électeur le faire « en conscience ». Elle doit le faire en tant que chef, sinon elle n’en retirera rien pour elle ni pour le Front en tant que tel. En le faisant, elle aidera sans doute un peu Sarkozy, mais surtout elle parachèvera son travail de dédiabolisation. C’est le seul moyen pour le FN d’exploiter sa victoire du premier tour. Sans cela, le FN n’aura pas de députés, il ne pèsera sur rien, et ses électeurs finiront par se lasser d’un parti avec lequel on n’arrive à rien. Il faut des députés FN. Il faut que le FN joue un rôle. Sinon le score du premier tour n’aura pas eu de suite concrète. Et l’ensemble « naturalisations + droit de vote aux étrangers » diluera mécaniquement le vote FN.

"Une France à droite, totalement dirigée par la gauche", cela peut mener à la même chose qu' "une France catholique menée par des anticléricaux" entre 1880 et 1914... avec les résultats que l'on sait..."


Qui a dit ?

« Il n’y a pas de pays qui soit plus réfractaire que la France à la notion de race, elle qui est l’admirable résultante historique de mélanges constants et de métissages indéfinis »

François Hollande ? Jean-Luc Mélenchon ? Eva Joly ? Chantal Jouanno ? Un chantre de l’antiracisme ?  L'auteur n’est autre que Marcel Déat, socialiste, fondateur du rassemblement national populaire, devenu en 1940 l’un des partisans les plus fanatiques du national socialisme en France.


Limiter l'immigration : même Hollande s'y met

Alors que Jean-François Kahn nous ressort le spectre du pétainisme pour défendre François Hollande, ce dernier... se pétainise !

"Il y a, depuis dix ans, 200 000 nouvelles entrées de personnes étrangères sur notre territoire, ce qu'on appelle l'immigration légale. Je considère, pour ce qui me concerne, qu'il n'y aura jamais d'immigration zéro, donc il y aura toujours une immigration légale. "Est-ce que l'on peut en réduire le nombre ? C'est le débat."

"Dans une période de crise, que nous connaissons, la limitation de l'immigration économique est nécessaire, indispensable. Et je veux même lutter contre l'immigration clandestine sur le plan économique".

"Sur l'immigration économique, chaque année, le Parlement fixera le chiffre en fonction des besoins de l'économie. Aujourd'hui, c'est 30 000, ça été diminué à 20 000, ça sera des chiffres qui seront de toute façon maîtrisés à mon avis dans une période de crise. Ça sera de cet ordre de grandeur-là".

Jean-Luc Mélenchon en a-t-il avalé sa faucille ? On attend la couverture de l'Humanité associant Hollande et Pétain.


François Hollande menace l'école privée

François Hollande a répondu (il est le seul) au Comité National d'Action Laïque sur la laïcité, qui combat les écoles privées. Il prend notamment l'engagement de faire abroger les accords Kouchner-Vatican (permettant la reconnaissance des grades des universités catholiques), et de réviser la loi Carle (obligeant les maires, sous certaines conditions, à financer la scolarité des enfants de leurs administrés inscrits dans le privé dans une autre commune).

La lettre est ici.


Nicolas Sarkozy : virage dans le discours sur l'avortement

Nicolas Sarkozy vient de répondre au questionnaire de Catholiques en campagne. Sur la question de l'avortement, si la réponse demeure largement insuffisante au regard du droit inviolable de la vie, le discours change, comme le remarque Eric Martin sur Nouvelles de France, et pourrait permettre, sur ce thème là aussi, de briser ce tabou (même si les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent) :

"L’avortement est toujours un drame, qui ne peut pas être banalisé. Comme le précise la loi Veil, « la loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité. ». Tout ce qui peut promouvoir la prévention, notamment dès l’école, doit être encouragé. La contraception est un élément important de la prévention ; elle ne saurait être l’unique façon d’aborder les questions de sexualité. Il est nécessaire de rappeler aux jeunes la portée et le sens de la sexualité, ainsi que ses implications. Cela doit être fait autant que possible en impliquant les familles. La sensibilisation des parents, qui sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, est essentielle. La prévention de l’avortement passe aussi par un accompagnement des femmes enceintes, afin que celles qui souhaitent mener leur grossesse à terme puissent le faire, même lorsqu’elles sont dans des situations familiales, économiques ou sociales difficiles."

François Hollande n'a pas daigné répondre au questionnaire pour le moment.


Jean-Marie Le Pen : Chirac reste le plus mauvais président

Jean-Marie Le Pen déclare à Nouvelles de France :

"Le cordon sanitaire est une absurdité criminelle ! De quel droit ces concussionnaires se permettent de dire qui est fréquentable et qui ne l’est pas ? Le seul point positif de ce cordon est qu’il nous protège de la vérole qu’ils représentent…

Entre Hollande et Sarkozy, avez-vous une préférence, au moins personnelle ?

Franchement ça m’est égal, ils, ou leurs formations, sont coresponsables et superposables. C’est dramatique pour le peuple français qui est en train de se rendre compte qu’il s’est majoritairement trompé.

À titre personnel, au-delà de toute consigne de vote, savez-vous pour qui voter au second tour ?

Marine Le Pen va donner son point de vue et sa consigne le 1er mai au défilé de Jeanne d’Arc. En ce qui me concerne, je suivrai les consignes du chef ! [...]

Entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui préférez-vous ?

Il faut bien reconnaître que Jacques Chirac demeure le plus mauvais Président de la Vème République même si j’admets que la compétition est rude en ce domaine… (rires)

N’est-il pas plus facile de faire alliance avec l’UMP de Nicolas Sarkozy qu’avec l’UMP de Jacques Chirac face au PS ?

Ces gens-là vont disparaître dans la déroute de l’économie française… Ça ne change pas grand-chose pour nous, parce qu’ils sont solidaires et se protègent les uns les autres."


Pour prendre du recul : la vision politique de Léon XIII

Excellent article de fond trouvé sur itinerarium :

L13"[...] Autant dire que la situation politique de l’Église est préoccupante. Léon XIII a pourtant réussi l’exploit de replacer le Vatican au centre de la diplomatie européenne. Il a fait plier Bismarck et a permis aux catholiques français de ne pas être complètement exclus du jeu politique. Il a amorcé un rapprochement avec les Russes et les Anglicans, dont Newman est l’exemple le plus fameux. Son pontificat est donc un signe d’espérance, car la situation alarmante de 1878 a été renversée et, à sa mort en 1903, l’Église se porte mieux. Sa vision politique se fonde sur cinq principes majeurs, que nous allons esquisser ci-après.

Premier principe : tout enraciner dans le Christ. Au fondement de la politique se trouve la pratique sacramentelle et la prière. Léon XIII a publié quinze encycliques mariales : une par an durant les quinze premières années de son pontificat (...)

Deuxième principe : la fermeté sur les points doctrinaux. Le style de Léon XIII est peut être plus souple et plus florentin que celui de son prédécesseur, il n’en demeure pas moins intangible sur les principes de l’Église. Léon XIII ne renie nullement le Syllabus et n’accorde aucune concession sur la question romaine (...)

Troisième principe : le développement de l’intelligence. Pour répondre aux doctrines erronées et aux attaques contre l’Église, il est nécessaire d’avoir un bagage intellectuel suffisant. Le pape a donc restauré l’étude de saint Thomas d’Aquin, qui fut étudié dans tous les séminaires (...)

Quatrième principe : s’accorder aux réalités du monde. La fermeté doctrinale doit s’accompagner d’une légitime adaptation et modernisation pour ce qui concerne les points non essentiels. La forme ou le symbole ne doivent pas faire oublier le but à atteindre (...)

Cinquième principe : développer la responsabilité des laïcs. Léon XIII a compris que le cléricalisme pouvait être une mauvaise chose pour l’Église. Il n’appartient pas aux évêques ou aux prêtres de se mêler de questions politiques, cela doit être du ressort des laïcs (...)

De la vision aux résultats, il y a des pas à franchir qui sont parfois cruels en politique. Les immenses chantiers de Léon XIII sont loin d’avoir portés des fruits sous son pontificat. Ce n’est qu’après 1918 que les catholiques français cessent d’être ennuyés par le gouvernement, et ce n’est qu’en 1929 que le Vatican retrouve sa souveraineté. En politique, Léon XIII fut un semeur dont les fruits ont éclos souvent bien après lui. Dans ce geste auguste du semeur qui n’espère pas de moissons immédiates, réside l’espérance du politique qui sait que toute grâce vient de Dieu".


Certains veulent vraiment l'union des droites

Lu sur Nouvelles de France :

"Durant ce quinquennat, Thierry Mariani (ministre des Transports, chef du Collectif parlementaire de la Droite populaire) et Paul-Marie Coûteaux (président du SIEL) ont lancé  un club intitulé « Europe des réalités ». Le principe ? Des dîners informels réunissant une trentaine d’élus ou d’anciens élus des droites parlementaire, souverainiste et nationale attachés à la souveraineté de la France, dont le sénateur UMP de l’Oise et maire de Compiègne Philippe Marini ou le député UMP du Nord Christian Vanneste, qui a repris la présidence du club après la nomination de Thierry Mariani aux Transports. Une dizaine de dîners ont déjà été organisés avec, à chaque fois, un invité prestigieux : Alain Finkielkraut, Marie-France GaraudÉric Zemmour ou encore Michèle Tribalat."


La droitisation crée des remous à l'UMP

Le député UMP Etienne Pinte, qui a voté l'avortement en 1974 et se permettait de condamner le vote FN, juge que Nicolas Sarkozy "se trompe" de stratégie :

"Je regrette qu'on reprenne aujourd'hui ce qu'on a rejeté, à savoir certaines thématiques de Marine Le Pen: immigration, identité nationale, fermeture des frontières. Ce ne sont pas les préoccupations des Français. Les priorités, ce sont le pouvoir d'achat, l'emploi, le logement, la formation, la santé. On se trompe en voulant reprendre ces thématiques".

"la stratégie du premier tour, celle de Patrick Buisson est un échec". S

Selon lui, '"un grand nombre de parlementaires" UMP sont "très gênés".


Présomption d'innocence pour les policiers : victoire pour le FN

La réaction de Marine Le Pen n'a pas tardé après l'annonce de Nicolas Sarkozy d'instaurer une «présomption de légitime défense» pour les policiers :

«Je me félicite de la victoire idéologique qui est la mienne. Chaque jour, Nicolas Sarkozy puise dans mon projet».

Cette proposition figure en effet dans le programme de la candidate, qui prévoit la «mise en place d'une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre concernant l'exercice de leurs fonctions sur le modèle de la gendarmerie nationale».

L'annonce de Nicolas Sarkozy intervient au lendemain de la mise en examen d'un policier pour homicide volontaire, qui a provoqué la colère des syndicats de policiers. Ce gardien de la paix, qui a tué un délinquant multirécidiviste samedi, dit avoir agi en légitime défense.

L'instauration d'une présomption de légitime défense pour les policiers avait été balayée par Claude Guéant en janvier. Après la mise en examen du policier, Claude Guéant a changé d'avis:

«Nous ne pouvons pas accepter qu'un policier soit d'abord blessé avant d'être en mesure juridiquement de riposter».


Les moyens du Sénat au service de la campagne d'Hollande

Le candidat du PS n'a plus d'argent pour sa campagne. Mais ce n'est pas grave, le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, utilise les moyens de la République et des contribuables pour faire sa promotion :

"Quand on accuse le président sortant de faire campagne avec les moyens de l'Etat, on évite de faire pareil..."


La fin de la diabolisation

Valéry Giscard d'Estaing déclare au Parisien :

"Le phénomène important, c’est la fin de la diabolisation des électeurs du Front national. Cette diabolisation avait été imaginée par François Mitterrand, avec son talent manœuvrier, pour priver la droite d’une partie de son électorat. Or, que va-t-il se passer? Si François Hollande est élu au second tour, il le sera avec une partie non négligeable des voix recueillies par Marine Le Pen au premier tour. C’est une certitude mathématique qu’il ne pourra pas contester.


Angleterre : la culture de mort en rangs serrés contre l'Eglise catholique

Toujours sur le qui-vive, Jeanne Smits nous alerte sur cette nouvelle offensive des lobbies :

"De l'avis des gays, des athées, des laïcs et des humanistes (ai-je besoin de vous faire un dessin ?) l'Eglise catholique d'Angleterre et du Pays-de-Galles a sans doute enfreint la loi sur l'Egalité au pays de Sa Majesté. L'ubuesque « Equality Act » dont je vous ai plusieurs fois entretenu sur ce blog prévoit, comme toutes les législations anti-discrimination déjà adoptées sous la pression de l'Union européenne, que l'on ne « discrimine » pas « à raison de l'orientation sexuelle ». En attendant peut-être des poursuites en bonne et due forme, l'affaire fait du bruit dans la presse de gauche britannique : pensez, la hiérarchie catholique a écrit aux responsables de ses écoles confessionnelles pour que les élèves y soient « encouragés » à signer une pétition contre le « mariage » gay. C'est de « l'endoctrinement », hurlent les associations et la presse.

La pétition, lancée par le Coalition for Marriage, a déjà recueilli plus de 469.000 signatures à l'heure d'écrire ces lignes. Non confessionnelle et sans coloration politique, ses responsables comprennent des associations et des personnes de toutes confessions et de tous les horizons politiques pour la défense du mariage défini comme l'union d'un homme et d'une femme.

The Guardian, quotidien de référence de la même coloration que Le Monde, souligne d'emblée que les écoles visées par la hiérarchie catholique sont « subventionnées par l'Etat ». Puis raconte en termes dépassionnés mais désapprobateurs que les élèves d'une école de Londres-sud ont dû prendre connaissance d'un exposé sur l'opposition religieuse au plan du gouvernement de David Cameron d'autoriser le « mariage » civil aux couples homosexuels britanniques (qui ont déjà accès à un partenariat civil, analogue au pacs).

Le même journal précise que le Catholic Education Service, organisme épiscopal, a pris contact avec 385 écoles catholiques secondaires, leur demandant de faire prendre connaissance d'une lettre cosignée par deux archevêques lue dans toutes les paroisses le mois dernier et rappelant aux fidèles que les catholiques ont le « devoir de faire tout ce qui est en (leur) pouvoir pour assurer que la véritable signification du mariage ne soit pas perdue pour les générations futures ».

Les responsables de l'Eglise se sont défendus mercredi soir d'avoir voulu faire de « l'endoctrinement politique », se disant « fiers » de promouvoir le mariage traditionnel, rapporte de son côté le Telegraph, bien plus conservateur".


Second tour des élections présidentielles : une neuvaine pour la France !

NjdaCette courte prière à commencer aujourd'hui (évènement fb) :

1 - Réciter cette oraison :

Ô Dieu, qui avez miraculeusement suscité sainte Jeanne d'Arc pour défendre la foi et la patrie, faites, s'il Vous plaît, par son intercession, que les Français sachent choisir pour les gouverner et les guider, des hommes sages et justes qui assureront à Votre peuple, par le respect de Vos saintes Lois, la tranquillité pour l'ordre et la liberté de Votre Église. Amen !

2- Puis, réciter 3 Je vous salue Marie et 1 Notre Père

3- Terminer par une litanie des saints patrons de notre pays :

*Ste Marie, priez pour la France !
*Ste Jeanne d'Arc, priez pour la France !
*St Louis, priez pour la France !
*Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, priez pour la France !
*St Rémi, priez pour la France !
*St Denis, priez pour la France !
*St Martin, priez pour la France !
*Ste Pétronille, priez pour la France !
*St Michel, priez pour la France !


Utiliser le droit international pour défendre la famille

Voici un extrait de ce memorandum du Centre européen pour le droit et la justice sur la famille, traduit par Yves Daoudal :

"Il convient de rappeler que le droit et la politique de la famille ne sont pas de la compétence des institutions européennes. L'Union européenne est fondée sur les principes de transfert et de subsidiarité. Le droit de la famille n'a pas été transféré, de sorte qu'il relève des autorités nationales. Le principe de subsidiarité exige que l'autorité supérieure s’abstienne de faire ce qu’une autorité inférieure peut faire, donc l'Union européenne ne peut pas interférer avec la politique et le droit de la famille. En ce qui concerne le Conseil de l'Europe, la Cour européenne des droits de l'homme a affirmé à plusieurs reprises que les questions concernant le droit et la politique de la famille entrent dans le champ de la marge d'appréciation reconnue aux autorités nationales à condition que les mesures prises ne soient pas manifestement contraires à la Convention européenne des droits de l’homme. [...]

Certains opposants ont contesté qu’il puisse même exister une loi organique sur la protection des familles. Ils ont également fait valoir que proclamer que la famille est fondée sur le mariage - union pour la vie d'un homme et une femme – était discriminatoire. Cependant, c’est en parfait accord avec le droit international et européen. La Déclaration universelle de 1948, qui est la source des traités actuellement en vigueur, proclame que « la famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat ». De nombreux traités relatifs aux droits de l'homme rappellent ce principe, montrant son importance cruciale. Ce principe est également présent dans le droit européen, à la fois dans le droit du Conseil de l'Europe et dans le droit de l'Union européenne. La Charte sociale européenne le rappelle. Selon l'article 33-1 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, « la protection de la famille est assurée sur le plan juridique, économique et social ». Etant partie à tous les traités mentionnés, non seulement il est légitime pour la Hongrie de reconnaître la famille comme l’unité fondamentale de la société, mais protéger la famille est une obligation. [...]

Conformément à la Constitution hongroise - une disposition acceptée par la Commission de Venise - la loi spécifie que le mariage est l'union d'un homme et une femme. Encore une fois, cela est parfaitement compatible avec les engagements internationaux de la Hongrie. La Convention de 1978 sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) montre que le seul mariage envisagé est entre un homme et une femme. En fait, dans 41 des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, le mariage est exclusivement l'union d'un homme et d’une femme. Le mariage est traditionnellement défini comme l'union pour la vie d'un homme et une femme, avec l'intention d'avoir des enfants. Selon la Convention de Vienne sur le droit des traités, « un traité doit être interprété de bonne foi suivant le sens ordinaire à attribuer aux termes du traité dans leur contexte et à la lumière de son objet et de son but ». Le sens ordinaire du mariage est à l’évidence celui d’époux de sexe opposé. La Cour européenne a déclaré à plusieurs reprises que le droit de se marier garanti par l’article 12 vise le mariage traditionnel entre deux personnes de sexe biologique opposé. Ainsi, seul le mariage entre un homme et une femme est protégée en vertu de la Convention européenne des droits de l'homme."


Le Centre européen pour le droit et la justice

Lu dans l'hebdomadaire d'Yves Daoudal :

E"Le Centre européen pour le droit et la justice (CEDJ), créé en 1998, internationalement reconnu et habilité depuis 2007, dirigé par Grégor Puppinck, est devenu un acteur de premier plan dans, notamment, toutes les procédures de la Cour européenne des droits de l’homme dès qu’il est question du droit à la vie, des droits de la famille, de la liberté religieuse. Le CEDJ ne cache pas son « inspiration chrétienne », même s’il ne peut en faire état dans les procédures où il intervient. Toutefois, il souligne qu’il fonde son action sur les « valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples européens et qui sont à l'origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable », selon l’expression du… statut du Conseil de l’Europe.

J’ai déjà évoqué plusieurs fois son action. A ce jour, son plus spectaculaire succès fut d’arriver à ce que la Cour européenne des droits de l’homme finisse par donner raison à l’Italie pour le maintien des crucifix dans les salles de classe des écoles publiques. Mais, si c’est assurément une réussite historique et aux conséquences définitives, ce n’est sans doute pas la marque la plus importante qu’il ait imprimée dans la jurisprudence de la CEDH: ce qui est capital pour l’avenir est que le CEDJ réussisse à faire aligner par la Cour nombre d’arrêts qui rejettent les prétentions du droit à l’avortement ou du droit au mariage homosexuel, ce qui en fait une jurisprudence globalement conforme à la loi naturelle. Aujourd’hui, il publie un mémorandum sur la nouvelle Constitution hongroise, et plus précisément sur une des lois organiques qui en découlent, celle qui concerne la famille. Ce texte est remarquable, car il est un exposé clair et précis de la façon dont le CEDJ peut agir, dans l’état actuel du droit.

Il doit se placer sur le même terrain que les organisations auxquelles il s’adresse, celui du droit positif. Et toute son habileté est précisément de se servir du droit positif pour défendre la loi naturelle. Il le peut parce que, comme il le laisse entendre dans ce mémorandum, les conventions internationales des droits de l’homme ont été élaborées en un temps où la loi naturelle n’était pas encore totalement subvertie dans un certain nombre de pays. Il est clair que dans ces textes, quand on parle du droit au mariage, il s’agit exclusivement de l’union entre un homme et une femme, et il est clair qu’une famille est composée de cet homme, de cette femme, et de leurs enfants. Il n’y a pas de droit au “mariage” homosexuel, et la Cour européenne des droits de l’homme est fondée à conclure qu’il n’y a pas de discrimination envers les homosexuels dans un pays qui refuse l’union des paires, comme elle est fondée à conclure qu’il n’y a pas de discrimination envers une femme à laquelle on ne donne pas le droit d’avorter, puisque le droit à l’avortement n’est pas – pas encore – un droit universel de l’homme. Le texte du mémorandum n’existe hélas qu’en anglais."


Examen de conscience pour les prêtres

A l’occasion de la journée de sanctification de prêtres, en la fête du Sacré-Cœur, le 15 juin prochain, la Congrégation pour le clergé publie un examen de conscience pour les prêtres à découvrir ici.

B16sRome nous propose cette prière pour cette même fête :

Oh mon Jésus, je te prie pour toute l'Église,
accorde-lui l'amour et la lumière de ton Esprit,
Donne vigueur aux paroles des prêtres,
de sorte que les cœurs endurcis
s'attendrissent et reviennent à toi, Seigneur.
Oh Seigneur, donne-nous de saints prêtres ;
conserve les toi-même dans la sainteté.
Oh  Divin et Souverain Prêtre,
que la puissance de ta miséricorde
les accompagne partout et les défende
des embûches et des lacets que le diable
tend continuellement aux âmes des prêtres.
Que la puissance de ta miséricorde,
oh Seigneur, brise et anéantisse
tout ce qui peut obscurcir la sainteté des prêtres,
puisque tu peux tout.
Mon Jésus très aimé,
je te prie pour le triomphe de l'Église,
pour que tu bénisses le Saint Père et tout le clergé ;
pour obtenir la grâce de la conversion
des pécheurs endurcis dans le péché ;
pour une bénédiction et une lumière spéciales,
je t'en prie, Jésus, pour les prêtres
auprès de qui je me confesserai au cours de la vie.

Sainte Faustine Kowalska


La Hongrie devant la Cour de Justice européenne

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

H"La Commission européenne a décidé hier de traîner deux fois la Hongrie devant la Cour de Justice européenne. Elle avait trouvé trois sujets pour punir la Hongrie d’avoir osé adopter une Constitution chrétienne et pro-vie : l’indépendance de la banque centrale, l’indépendance de l’autorité de protection des données, et l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Sur le premier point, la Commission constate que la Hongrie s’est engagée à modifier le texte pour le rendre conforme à ses exigences.

Sur le deuxième point, la Commission constate la même chose. Mais elle remarque que la nouvelle autorité de protection des données a mis fin prématurément aux fonctions de l’ancien contrôleur, et pour cela elle défère la Hongrie devant la Cour de Justice.

Sur le troisième point, il n’y a aucune amélioration et donc la Hongrie est déférée devant la Cour. Rappelons que la Hongrie est accusée de « discrimination » parce qu’elle… aligne l’âge de la retraite des juges sur le régime général."