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Lundi de Pentecôte : «L'État organise les détournements à venir à hauteur de 307 millions d'euros»

LdpLu ici (cliquez pour agrandir l'image) :

"Si Pentecôte est redevenue un jour férié, chaque Français doit travailler une journée dans l'année pour la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie.

«L'État organise les détournements à venir à hauteur de 307 millions d'euros. » Fin 2009, Pascal Champvert, président de l'Adehpa (Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour les personnes âgées), jetait un gros pavé dans la mare de la bonne conscience sociale. Il accusait l'État de détourner les crédits issus de la journée de solidarité, le lundi de Pentecôte, créée après la canicule de 2003 pour financer la prise en charge des personnes âgées ou handicapées (...)

Mais, finalement, l'idée du lundi de Pentecôte travaillé n'allait durer que trois printemps, le gouvernement Fillon ayant fait le choix, en 2008, de rétablir ce jour-là comme jour férié. Mais en maintenant une journée de solidarité…

Chaque salarié doit donc toujours donner un jour de travail pour lequel il n'est pas payé, mais pas forcément le lundi de Pentecôte. Le système fonctionne sous forme de taxe, chaque entreprise devant verser chaque année 0,3 % de sa masse salariale, ce qui correspond à une journée de travail de l'ensemble de ses salariés. Chaque entreprise peut ensuite décider de demander à ses salariés de venir travailler, sans rémunération, ce jour-là ou un autre jour. Certaines paient la taxe sans demander aucune journée de travail en contrepartie.

Aujourd'hui, un salarié sur cinq est donc au travail, soit à peine plus qu'un jour férié normal. C'est la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie), spécifiquement créée à cet effet, qui est chargée de reverser les 2,3 milliards d'euros récoltés chaque année aux établissements accueillant des personnes âgées ou handicapées ou aux services d'aide à domicile.

Sauf qu'en réalité, selon ce qu'a constaté l'Igas (Inspection générale des affaires sociales), une partie de la somme est utilisée pour combler les trous de la Sécurité sociale. L'affaire n'est pas sans rappeler à certains le fameux « fonds national de solidarité », inscription présente sur la vignette automobile. Créée par Paul Ramadier en 1956 pour venir en aide aux personnes âgées, elle n'a jamais alimenté les caisses de retraite, mais celles de l'État. Et, de 1956 à 1959, les retraites n'ont pas augmenté en proportion des sommes prélevées.

Pour ce qui est de ce nouveau détournement, l'Adehpa déplore que « 2,3 milliards d'euros, dont 500 millions en 2011, n'ont pas été dépensés comme prévu ». La CFTC, de son côté, a alerté Michel Sapin, le ministre du Travail, sur « des aberrations économiques et sociales », déplorant l'obligation faite à des salariés qui sont régulièrement en chômage technique, de travailler une journée de plus.

Ce dossier n'est sans doute pas une des priorités du nouveau gouvernement. Reste que tout ce qui touche aux fêtes religieuses ou civiles, chômées ou non, exacerbe les sensibilités françaises. Il existe de plus en plus de fêtes qui ne sont pas des jours fériés mais conduisent à une célébration, souvent sous un prétexte commercial (Saint-Valentin, Fête des mères, des pères, des grands-mères) ou sociétal (mardi gras, Fête des voisins, de la musique, Saint-Patrick)".

Commentaires

odette de Lannoy

Je ne suis nullement étonnée par cette réaction.Quelque soit la position actuelle de chacun ! Jésus est bien descendu prendre son repas chez zaché !

C.B.

Heu, comment déjà s'appelait cette chose abominable qui obligeait, sous l'ancien régime, les membres du Tiers-

C.B.

(j'ai dû faire une fausse manœuvre et ce message arrive peut-être en doublon).
Heu, comment déjà s'appelait cette chose abominable qui obligeait, sous l'ancien régime, les membres du Tiers-État à travailler gratuitement pour l'entretien des routes et je ne sais plus quelle autre contribution au bien commun?
Ah oui, la corvée.
Mais bien sûr la "république française", qui est la seule démocratie de notre planète, a aboli cela, n'est-ce pas?

Nicolas

Autre détournement.
La cotisation patronale instaurée suite à la mise en place de cette nouvelle corvée est de 0,3 % du salaire annuel.
Or les salariés français travaillant 236 jours au plus (365 - 52 dimanche - 52 samedi - 25 congés payé), une journée de travaille représente 0,42 % (ou plus) d'un salaire annuel.
0,42 - 0,3 = 0,12 % (soit environ 800 M€) du salaire a également été détourné au profit des employeurs.

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