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La culture contraceptive ne fait pas baisser le nombre d'avortements

Dans Présent, Rémi Fontaine commente la décision du ministre de la Santé, Marisol Touraine, de rembourser intégralement la contraception des jeunes filles de 15 à 18 ans :

T"Contrairement à ce que répètent les partisans du « tout-contraceptif », l’accès à la contraception et son prix ne sont pas des «déterminants significatifs», puisque l’on sait qu’au Royaume-Uni où la contraception est gratuite, le taux d’IVG est comparable à celui de la France, les deux pays possédant l’un des taux de contraception les plus élevés au monde (moins de 5% des femmes concernées n’utilisent aucune méthode contraceptive).

C’est plutôt que la culture de mort commence avec la mentalité contraceptive, (d’autant plus que certaines pilules sont potentiellement abortives, tout comme le stérilet). Après ce « droit »  des femmes (et des plus jeunes) à la contraception, l’avortement présenté à son tour comme une liberté et un « droit », est nécessairement considéré comme l’ultime remède de la palette contraceptive, d’autant plus qu’on peut maintenant le pratiquer à domicile par « l’IVG médicamenteuse » comme pilule du sur-lendemain (de la mort) !

C’est sans doute ce qui explique les résultats de l’enquête Fecond Inserm-Ined, récemment publiée : la pilule (commune) reste, avec ses contraintes très peu écologiques et ses effets secondaires, la principale méthode de contraception en France mais son usage a légèrement diminué depuis les années 2000 (-4,4% chez les jeunes de 18-19 ans, -10,4% chez les femmes de 20-24 ans). Cherchez notamment l’explication de cette baisse dans la hausse des avortements, avec un sinistre effet de vases communicants dont le contenu demeure la mentalité contraceptive. Ce n’est pas par hasard, même si on est dans la contradiction révélatrice du sophisme de cette culture contraceptive, qu’on nous annonce parallèlement la gratuité de l’« interruption volontaire de grossesse ».