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11 novembre : Université d'automne de Notre-Dame de Chrétienté
Quand l'ONU appelle à protéger les minorités religieuses...

Bricorama ne doit plus ouvrir le dimanche

Après avoir créé un interdit et la possibilité d'obtenir toutes les dérogations pour le contourner, la justice française poursuit ceux qui se passent de ces dérogations :

"La cour d'appel de Versailles a contraint mercredi l'enseigne de bricolage Bricorama à respecter la loi sur le travail dominical en confirmant un jugement lui interdisant d'ouvrir ses magasins en Ile-de-France le dimanche sans dérogation.

L'enseigne, qui emploie 2.614 salariés dans ses 95 magasins français, dont une trentaine en Ile-de-France, compte 300 collaborateurs réguliers travaillant le dimanche.

Selon le PDG du groupe, Jean-Claude Bourrelier, qui s'est dit "abasourdi", 500 salariés au total risquent d'être touchés par cette décision.

"Le chiffre d'affaires des magasins ouverts le dimanche va baisser et certains risquent d'être fermés", a affirmé M. Bourrelier, qui avait interpellé le président de la République, le gouvernement et des parlementaires pour faire changer la loi".

Commentaires

PK

Si la baisse du CA du dimanche suffit à faire fermer le magasin, c'est qu'ils sont déjà très mal gérés et à l'agonie : ce président est donc un incapable qui gère des incapables. Il devrait laisser la main à quelqu'un de compétent...

À moins qu'il ne soit un menteur.

L'un n'excluant pas l'autre...

siloe08

Si nous ne voulons plus qu'ils travaillent le dimanche, le mieux est de ne plus y aller .... le Dimanche.

Une fois de plus soyons en cohérence avec nos idées. Personnellement je refuse de faire des achats les dimanches et jours fériés chrétiens.

AML

Il faut arrêter ce délire qui consiste à brandir, à chaque fois qu'on veut interdire le travail le dimanche, la menace du chômage ! Si les gens ont vraiment besoin de Bricorama, ils iront faire leurs achats en semaine ! Je ne crois absolument pas à l'épouvantail de la baisse du chiffre d'affaires. La vie se résume-t-elle à la consommation et seulement à cela ?

Jean Theis

D'autant plus que nombre de ces magasins font une soirée où ils ferment tard, qui s'appelle je crois "nocturne".

Il est certain que l'achat du dimanche ne se fera pas en semaine. On ne voit pas le grand bénéfice du magasin qui ouvre le dimanche.

Ce serait le cas si tout le monde n'est pas à la même enseigne, mais alors il y aurait discrimination.

Robert Marchenoir

Une récente étude (qui m'a beaucoup surpris) assure que 30 % des Français travaillent régulièrement ou occasionnellement le dimanche.

Dont un nombre appréciable de fonctionnaires : policiers, médecins des hôpitaux, magistrats, conducteurs de locomotives, techniciens de centrales nucléaires, gardiens de musée, et même professeurs corrigeant leurs copies à domicile. Mais aussi, boulangers, vendeurs sur les marchés, cafetiers...

Voilà qui jette un tout autre éclairage sur la revendication de supprimer le travail du dimanche.

En somme, il ne s'agirait pas de supprimer le travail le dimanche, car je n'ai entendu personne, jusqu'à présent, réclamer que l'on interdise le travail dominical aux catégories susnommées.

Il s'agirait essentiellement d'interdire aux gens de fréquenter les grandes surfaces le dimanche, grandes surfaces supposées particulièrement nocives.

Voilà ce que recouvre, en réalité, cette revendication. Il s'agit d'une revendication néo-marxiste et paléo-franchouillarde.

Si ce n'était pas le cas, les partisans de l'interdiction du travail le dimanche insisteraient pour que l'on ferme les boulangeries, les bistrots, les marchés, les musées et les librairies de gauche ce jour-là.

Je n'ai jamais entendu personne, d'aucun parti politique, d'aucune catégorie sociale, d'aucune confession religieuse, s'indigner que les établissements ci-dessus soient ouverts le dimanche.

Curieusement, c'est toujours sur Bricorama que ça tombe.

Acheter des gâteaux, ce n'est pas de la "consommation". Boire un canon au bistrot, c'est sacré, c'est un peu le prolongement de la messe.

En revanche, acheter des plaques de placoplâtre, ça c'est véritablement satanique, cela prouve que vous êtes bassement matérialiste et obsédé par la "consommation".

Remarquez aussi que "l'interdiction du travail le dimanche" (revendication largement de gauche), consiste, pour les fonctionnaires (catégorie sociale largement de gauche), à interdire aux autres ce qu'ils s'autorisent à eux-mêmes.

A preuve, les catégories que j'ai énumérées ci-dessus.

Pour un fonctionnaire, c'est tout à fait normal qu'un musée public ou une médiathèque municipale soient ouverts le dimanche. Quitte à ce que les nobles Fonctionnaires qui y officient soient payés davantage. Ce n'est pas de la consommation. C'est de la Kultur.

En revanche, si la FNAC ouvre le dimanche, c'est une intolérable exploitation des pauvres petits prolétaires par le grand patronat capitaliste avide de superprofits, qui s'emploie à abrutir les masses en les obligeant à CONSOMMER.

Malgré elles.

Laissez-moi trouver cela légèrement hypocrite.

Sopotec

J'ai entendu le patron à la radio : Il a dit publiquement qu'il était contre le travail le dimanche.

Le problème est que ses concurrents sont situés dans des zones ou ils ont le droit d'ouvrir (j'ai pu le constater près de chez moi).

Donc, il demandait soit l'interdiction pour tout le monde, soit le meme droit pour tout le monde...

PK

@ Robert Marchenoir

Je pense que vous mélanger beaucoup de choses. Il y a des services qui doivent fonctionner le dimanche, soit parce qu'on ne peut pas les arrêter (comme les centrales par exemple), soit parce qu'ils sont un besoin nécessaire pour faire fonctionner la société (les transport en commun en sont un mais on peut citer l'hôpital, la police, etc. et on rejoint souvent le premier cas aussi), soit parce qu'ils ont une vocation familiale à compléter le dimanche en famille (comme la restauration, les musées, etc.).

De fait, il est vrai qu'un pan entier de la société travaille le dimanche... mais c'est AU SERVICE soit du bien commun, soit de la famille.

L'ouverture d'une enseigne de vente, quelle qu'elle soit, n'entre aucunement dans cet objectif : c'est purement mercantile.

Il y a dedans aucune espèce d'indignation avec des relents politiques : bien au contraire, comme le mariage, il s'agit du bon sens, ce qui devrait être la chose la plus naturellement répartie auprès de tous, quelque soit ses opinions religieuses ou politiques.

Robert Marchenoir

PK :

Donc, si je comprends bien, pour vous, un restaurant, ce n'est pas un commerce ?

L'ouverture des restaurants le dimanche vous paraît normale et souhaitable, et vous affirmez que les restaurants n'ont pas de vocation mercantile, contrairement aux "enseignes de vente" ? Donc, les restaurants ne vendent rien, c'est bien ça ? Le dimanche, vous allez dans des restaurants gratuits, j'ai bien compris ?

Ce que vous appelez des "enseignes de vente" ne sont pas au service, ni du bien commun, ni de la famille, dites-vous ? Mais alors, comment se fait-il que l'on y rencontre tant de familles ? Comment se fait-il qu'elles aient des clients, sans que des armées de CRS ne les y conduisent le fusil dans le dos ? Ces gens-là n'y vont pas pour leur bien ? Ils font exprès de faire ce qu'ils ne veulent pas faire, ou ce qui leur fait du mal ?

Se pourrait-il que vous ayez la prétention de définir, à vous tout seul, ce qui serait le soi-disant bien commun pour les autres ?

Je note que vous aimez bien aller dans les musées et les restaurants le dimanche, par conséquent les musées et les restaurants seraient, à vous en croire, au service du bien commun, et devraient rester ouverts le dimanche.

En revanche, vous semblez ne pas avoir spécialement envie de fréquenter ce que vous appelez les "enseignes de vente" le dimanche, d'où vous concluez qu'elles ne sont pas au service du "bien commun", et qu'elles devraient être fermées ce jour-là.

Votre démarche me paraît procéder d'un extraordinaire égoïsme, et d'une ahurissante prétention à imposer vos goûts personnels à tout un chacun. Elle me paraît aussi mûe par ce même hédonisme que les adversaires du travail du dimanche reprochent à la "société de consommation".

Si je comprends bien, vos dimanches se passent au restaurant et au musée, en famille. Vous avez bien de la chance. Vous avez bien de l'argent, aussi. Figurez-vous que tout le monde n'a pas les moyens d'emmener sa famille au restaurant le dimanche, puis au musée, puis à la boutique du musée, puis au café du musée.

Remarquez que j'en suis ravi pour vous, mais ça me paraît légèrement contradictoire avec le puritanisme et l'hostilité au "consumérisme" affichés par les adversaires du travail dominical.

Si vous étiez réellement mû par des motifs religieux ou même seulement moraux, vous vous abstiendriez, au minimum, de fréquenter les restaurants et les musées le dimanche, au lieu d'obliger ainsi leurs employés à un travail dominical que vous prétendez réprouver en principe.

Comme les Juifs, qui s'abstiennent d'actionner l'électricité le samedi. Ce n'est pas forcément plus intelligent que de prétendre interdire le travail le dimanche, mais ce ne l'est pas moins.

Si vous étiez cohérent, vous réclameriez l'interdiction d'ouvrir les restaurants et les musées le dimanche.

Après tout, il n'y aucune nécessité de fréquenter ces établissements ce jour-là, alors qu'on peut soutenir la nécessité pour les pompiers, par exemple, de travailler tous les jours.

Comme dit AML, si les gens ont vraiment besoin d'aller au restaurant ou au musée, eh bien ils y iront en semaine, ou le samedi.

Marc

Le bricolage le Dimanche peut aussi être une activité familiale. sinon, c'est sur le père de famille que ça retombe toujours et ça, c'est du sexisme.

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