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Education nationale : le coût du monopole

La fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Ifrap), s'est intéressée aux raisons pour lesquelles la France dépense tous les ans «30 milliards de plus» que le Royaume-Uni et l'Allemagne pour ses écoles, ses collèges et ses lycées. Ces trois pays comptent environ le même nombre d'élèves scolarisés (10,5 millions) et obtiennent à peu près les mêmes résultats dans Pisa, une enquête internationale menée tous les trois ans auprès des jeunes de 15 ans.

3 principaux surcoûts ont été identifiés :

  • masse salariale des professeurs: de l'ordre de 10 milliards de plus par an en France, notamment parce que l'Hexagone compte 126 000 professeurs de plus qu'en Allemagne et 300 000 de plus qu'au Royaume-Uni.
  • La France compte 350 000 personnels administratifs payés sur fonds publics travaillant dans le secteur éducatif (cantine, entretien, administration des établissements, etc.), alors que l'Allemagne en compte 87 600 et le Royaume-Uni 106 100. 
  • La France compte 48 984 établissements scolaires, hormis les maternelles, contre 32 803 pour l'Allemagne et 29 955 pour le Royaume-Uni.

La gestion éducative de ces trois pays est très différente. L'Allemagne et le Royaume-Uni privilégient une gestion locale, alors que la France «maintient un très fort monopole étatique sur l'enseignement national».

Ancienne rectrice de l'académie de Limoges, puis de Poitiers, de 2008 à 2012, Martine Daoust déclare :

"Le problème, au sein de l'Éducation nationale, c'est qu'on a des doublons à tous les échelons administratifs. Du ministère aux services déconcentrés, rectorats et académies, en passant par les personnels dans les régions et départements. En se déplaçant de 30 km, on retrouve les mêmes équipes qui assurent les mêmes fonctions.

Pourquoi ne parvient-on pas à mutualiser? Faut-il maintenir un inspecteur académique avec des conseillers pédagogiques au niveau départemental? Est-il nécessaire de conserver un tel échelon de proximité administratif, surtout dans les petits départements ruraux? Cet inspecteur d'académie et tout le staff qui va avec, c'est tout de suite vingt à trente personnes, du secrétariat en passant par le chauffeur, les inspecteurs adjoints, eux-mêmes avec leur secrétariat, etc. [...]

Le personnel confié aux régions depuis 2004 a explosé pour une raison simple, celle du clientélisme local. On a toujours quelqu'un à qui rendre service ou donner du travail. De même, dans certains départements, des lycées tournent quasiment à vide, avec quelques dizaines d'élèves. Ils ont été ouverts à l'époque où la démographie locale galopait ; on ne peut plus les fermer. Du maire au conseil régional, tout le monde se ligue pour garder tel collège à 65 élèves. On nage dans l'irrationnel."

Commentaires

eljojo

Sur le nombre d'établissement, il faut aussi prendre en compte la géographie, et par conséquent la difficulté de mailler tout le territoire.

Daniel

La seule et unique méthode pour en sortir c'est le libéralisme et la société civile : Donnez aux parents la possibilité de financer le hors contrat par un allègement des revenus ou des impôts et vous verrez le système se reconvertir en 2 ou 3 ans. Les anciens professionnels, et les meilleurs, qui tiennent à leur métier changeront d'entreprise et les autres finiront ailleurs, là où ça leur plait.
Mais aucun politique n'aura assez de courage et de conviction pour le faire, il faudra leur arracher ça de force, par les urnes. Car 95% d'entre eux veulent garder la main-mise sur le formatage des jeunes cerveaux, quoi qu'il en coûte à la Nation !
Il ne faut pas aussi oublier que la stratification de l'Ed. nationale est le reflet de celle géographique des "représentations démocratiques" (si on peut appeler ça comme ça). Or, personne en veut y toucher car c'est du salaire en moins pour nos notables et roitelets locaux (on vient de voir comment la loi sur le non cumule de certains mandats vient d'être rejeté d'un même élan du portefeuille par le Sénat).

n

Pour une fois, c'est une question délicate. La désertification des campagnes est un sujet grave qui est certainement plus important que l'intérêt financier... Mais comment concilier cette revendication légitime avec la réalité économique, qui ne peut que prévaloir à la fin (malgré tous les rêves utopistes des communistes) ?

MagikBus

L'education nationale ne sert plus à encourager l'instruction et les connaissances ,car c'est devenu un dinosaure vampirisant des fonds publics avant tout pour entretenir des tas de fonctionnaires inutiles sinon meme nuisibles idéologues du crétinisme totalitaire subventionné par l'état avec NOS impots !

JEJ

Sans oublier le poids des décharges syndicales des enseignants évalué à 10 000 postes.

Robert Marchenoir

Il n'y a pas de "désertification des campagnes". Lisez l'interview. On y apprend qu'il existe, à la campagne, des lycées avec quelques dizaines d'élèves, et des classes préparatoires avec dix élèves qui ne préparent à rien.

Il y a donc trop de "services publics" à la campagne, au contraire de ce qu'on nous ressasse.

LB

Le coût de l'endoctrinement.

Clovis

Vive la liberté!

harper

pas très chrétien comme commentaire magikbus, j y vois beaucoup de haine et d'aigreur rance...je me trompe ?

petrocor

ce sont des escrocs a mettre en taule pour extorsion de fonds au citoyen vraiment utiles

nath

Il y a quelques années, constatant que certains élèves se droguaient dans le collège de mes enfants, nous avons milité pour, et obtenu un poste d'infirmière. Aujourd'hui, j'ai ouvert les yeux et je suis convaincue que ce sont des dépenses inutiles. Beaucoup d'élèves en profitent pour descendre à l'infirmerie à l'occasion d'un mal de tête ou d'un coup de blues (ou de flemme).

Vlad'

C'est sûr, à force de fabriquer des histoires qui font croire aux mômes que Tango a deux Papas, ça finit par coûter bonbon.

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