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Ouzouer-sur-Loire (45) : profanations et vols d'hosties consacrées
Il est exceptionnel

Un pape péroniste

L'abbé Guillaume de Tanoüarn est interrogé dans l'Action Française 2000 sur le pape François. Extrait :

0"Lors de son élection, la presse argentine a titré avec un bel ensemble : le premier pape péroniste du monde. Mais qu'est-ce que le péronisme ? Un parti qui, autour du général Peron (mort en 1976), n'est ni à droite, ni à gauche, parfois à l'extrême droite ou à l'extrême gauche, selon les phases de son histoire, mais avant tout argentin. Les époux Kirchner, qui président aux destinées du pays, s'affichent comme péronistes. Ils sont simplement au centre gauche sur l'échiquier politique. Les Chiliens ou les Brésiliens regardent souvent cette exception politique argentine avec un brin de condescendance, se considérant, eux, comme plus matures politiquement. Le pape, quant à lui, a adhéré dans ses jeunes années à la Jeunesse péroniste. Encore aujourd'hui, lorsqu'il déclare aux jésuites que « l'identité de chaque personne ne serait pas complète sans l'appartenance à un peuple », il retrouve, sans difficulté apparente, cette fibre nationale argentine qui a toujours été la sienne et qu'il cache derrière un engagement politique de gauche : « je ne suis pas de droite », déclaret- il aux revues jésuites, qui, en français, ont traduit cet aveu : « je ne suis pas conservateur ». Les animateurs de la revue Études se sont sans doute rappelé le tonitruant « Dieu n'est pas conservateur », lancé par le cardinal Marty lors de son accession au siège de Paris en mai 1968. Ce mot, « je ne suis pas de droite », dans la bouche du pape, n'a pas du tout le sens que les traducteurs français veulent lui donner, d'un ralliement à je ne sais quelle révolution mondiale des bourgeois-bohême écolos... François se protège de son passé, comme il l'a toujours fait sur le siège de Buenos Aires. Mais cela ne l'empêche pas de défendre les peuples, comme il l'a fait, par exemple, en demandant, très solennellement, une journée de jeûne international pour la Syrie, au moment où les missiles américains étaient pointés sur elle. [...]

Quant à la critique de la Curie, présentée selon les termes utilisés par le pape comme « l'intendance ainsi qu'on disait autrefois dans les armées », elle est cinglante. Jamais un pape n'y avait été aussi fort sur ses propres services. En même temps, si l'accord avec la Fraternité Saint-Pie X ne s'est pas fait, c'est bien à cause de cette Curie, qui, de sa propre initiative, par le biais des conseils, a changé les termes de l'accord proposé à Mgr Fellay et ce, à la dernière minute. C'est juste un exemple, mais je crois qu'il est important de remettre la Curie à sa place. Elle doit être remplacée par un collège de cardinaux (pour l'instant, une simple commission Théodule a vu le jour avec huit cardinaux du monde entier) qui seraient un peu des représentants particuliers du pape sur les cinq continents et qui lui permettraient d'être informé en direct sur les différentes Églises. Bien manoeuvrée, cette institution dite synodale permettrait de mettre la Curie au pas et d'offrir un renforcement de l'autorité du pape, puisqu'il n'aurait plus d'obstacles chez lui à Rome et uniquement des cardinaux volants qu'il réunirait pour quelques heures, en leur demandant leur avis et l'avis des Églises qu'ils représentent. Le pape s'en est pris ouvertement aux "restaurationnistes". Mais nous qui sommes monarchistes, nous connaissons bien les ambiguïtés de l'idée de restauration. Pas question de reconstruire le passé de l'Église ! Il faut simplement que les traditionalistes fassent la preuve de ce qu'ils peuvent apporter à la nouvelle évangélisation : la puissance spirituelle de leur rite millénaire et la rigueur théologique de la Tradition thomiste."