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Qui dirige Présent ?

PDans le numéro du 5 mars de Présent, nous apprenions que les associés réunis en assemblée générale extraordinaire avaient nommé deux nouveaux gérants, Zita de Lussy et Jean-Pierre Blanchard, en remplacement de Jeanne Smits. Si Zita de Lussy est dans l’équipe de direction administrative de Présent depuis le début, Jean-Pierre Blanchard est un inconnu. Ce communiqué était signé de Raphaël Dubrule, autre inconnu, mais qui est président de PRESENT Militants. L’essentiel des parts de la SARL de gestion du quotidien est détenue par cette structure, appelée « Présent militants ».

Cette assemblée générale a mis en place d’un comité de pilotage de la rédaction, sous la responsabilité de Francis Bergeron, journaliste à Présent depuis l'origine. Dans le numéro du 8 mars, il écrit :

"Bien évidemment rien ne doit changer de ce qui fait l’ADN du journal, son inspiration chrétienne, son orientation politique dans le camp national, son engagement dans les combats sociétaux. Et sans jamais cacher son drapeau. Mais nous devons avant tout retrouver l’esprit de conquête qui a fait la réussite de ce journal."

Selon Yves Daoudal :

"L’un des principes fondateurs de Présent était qu’il s’agissait d’un journal appartenant à ceux qui le font, un journal appartenant à ses journalistes. Je découvre que ce n’est plus le cas. Je ne sais pas depuis combien de temps. Peut-être était-ce inéluctable, je n’en sais rien. On a vu le même phénomène avec Libération. Mais le fait est là : ce ne sont plus les journalistes qui dirigent. Le communiqué signé Raphaël Dubrule est d’abord le constat que les journalistes de Présent ont perdu leur liberté. Et la destitution de Jeanne Smits en est une éloquente illustration."

Sur cette éviction, Bernard Antony, l'un des fondateurs de Présent, écrit :

"je crois de mon devoir non seulement d’ami de Jeanne Smits mais aussi d’ami (et plus que cela !…) du journal Présent d’exprimer ce que je pense sur la forme d’annonce de cette mesure. Tout simplement elle me choque, elle me navre. Elle ne se présente que comme un minimum syndical de politesse formelle. C’est la manière d’un congédiement patronal brutal dans les entreprises peu regardantes sur les relations humaines ou alors que l’on signifie ainsi pour de très graves motifs.

Cela est triste dans un journal qui naquit dans le Centre Charlier autour de l’idée d’Amitié Française. Rappelons ici que cette idée que j’ai sans cesse mise en acte ne signifie pas le rassemblement de courants contraires mais la rencontre, par-delà leurs différences secondaires, d’hommes ou d’organisations en accord sur les valeurs fondamentales de la civilisation française et chrétienne, celles du Décalogue, c’est-à-dire du respect de la vie, de la famille, de la piété filiale, donc de la patrie, sans aucune complaisance pour les totalitarismes ou racismes d’hier ou d’aujourd’hui. Ni pour la franc-maçonnerie, fût-elle dite de droite.

L’amitié que j’ai pour Jeanne Smits et la considération a priori que j’ai pour lui m’imposent d’exprimer ici à M. Dubrule ma consternation devant le manque d’élégance dans l’expression de ce congédiement de Jeanne Smits décidé par la SARL. Non, ce n’est pas ainsi que l’on peut annoncer publiquement l’éviction de sa direction d’une journaliste aussi talentueuse (la meilleure de Présent selon moi) aussi travailleuse et aussi honnête que Jeanne Smits."

Précisons que Jeanne Smits continue de travailler pour Présent.