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Augmentation du nombre de chemins de croix publics

Extrait d'une tribune du Père Matthieu Rougé, dans le Figaro du 18 avril:

"En ce Vendredi Saint, des foules de fidèles traverseront les villes de France en portant la Croix de Jésus-Christ. Ces Chemins de Croix urbains sont de plus en plus nombreux : il y en aura près de trente dans les rues de Paris. Dimanche dernier déjà, pour célébrer les Rameaux – qui demeurent un rendez-vous singulièrement populaire dans notre pays –, de joyeuses processions ont sillonné nos villes et nos villages. Ces Chemins de Croix et ces processions constituent un signe de la vitalité de la foi – modeste mais bien réelle – dans la France d’aujourd’hui. Ils manifestent que l’appartenance religieuse ne peut être enfermée dans la sphère privée. Nul triomphalisme, nulle agressivité, nulle entrave à la légitime diversité des options spirituelles dans ces démarches publiques : elles sont au contraire des occasions de rencontre et de dialogue. Tant il est vrai qu’une société en paix assume sans crainte la part religieuse de l’existence humaine [...]

Dans la France d’aujourd’hui, le signe de la Croix demeure d’une brûlante actualité. Jésus, portant sa Croix, porte tous les drames de l’existence humaine. Il est non seulement le porte-parole mais aussi en quelque sorte le « porte-vie » de tous ceux qui pourraient se considérer ou être considérés comme les « damnés de la terre » : les enfants mal-aimés, les malades, ceux qui ne trouvent pas leur place dans la société, ceux qui sont condamnés injustement, tous ceux qui sont désespérés. Les questions de société les plus sensibles trouvent sinon une réponse du moins une lumière dans le Mystère de la Croix. Jésus assume en particulier pleinement – ce point est singulièrement précieux dans le contexte français contemporain – le poids et la grâce des derniers instants de la vie. Il n’en gomme pas la souffrance puisqu’il va jusqu’à crier son sentiment d’abandon. Mais il en manifeste aussi le prix : c’est sa vie vécue jusqu’à son terme qui lui permet de pardonner à ses bourreaux et de confier sa mère au disciple bien-aimé. Les instants ultimes d’une existence sont parfois les plus décisifs [...].

Les Chemins de Croix du Vendredi Saint communiquent – au sens le plus moderne du terme – une bonne nouvelle à notre temps : en les parcourant, les chrétiens retrouveront la force de mener le combat de l’amour en vue de sa victoire ; en les regardant passer, voire en leur emboîtant le pas, des non croyants se sentiront encouragés à ne pas laisser notre monde succomber à la tentation du désespoir."