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Irak : comment mettre fin à la guerre ?

C'est la question posée par Thomas Flichy de La Neuville, professeur à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, dans l'article suivant (extraits):

"La décomposition de l’Irak ne sera pas sans conséquences sur l’équilibre général du Moyen-Orient. Or seules les puissances régionales sont aujourd’hui en mesure de mettre un terme au chaos. Parmi celles-ci, l’Iran peut jouer un rôle précieux. [...]

Le chaos actuel est la conséquence ultime de la deuxième guerre du golfe qui a mis fin à l’Etat irakien au profit de l’émiettement régional. Nous nous trouvons actuellement dans la situation de l’Irak du XIIIe siècle, lorsque Bagdad, était divisée en deux parties rivales.[...]

A l’évidence, l’Iran peut jouer un rôle majeur. Il ne faut pas oublier que la frontière culturelle entre les deux pays est somme toute, très artificielle. Pendant des siècles, la Mésopotamie a irrigué culturellement l’Iran achéménide. Puis la situation s’est renversée : l’Irak est devenu un relais essentiel pour la transmission de la culture et de la religion persane dans l’ensemble du monde musulman. Cette transmission a été un vecteur essentiel de stabilisation. [...]

L’Irak n’est donc pas un territoire comme un autre, il occupe une place extraordinaire dans l’imaginaire shiite. Ses lieux de pèlerinage s’inscrivent dans une géographie sacrée intimement liée à celle de l’Iran.  [...]

Toutefois, les rivalités des grandes puissances, qui s’expliquent en raison des richesses minérales, ont empoisonné les relations entre les deux pays.

La guerre Iran-Irak (1980-1988) s’inscrit dans ce cadre.

Depuis 2003, les relations se sont normalisées et la coopération économique s’est approfondie. Aujourd’hui, la stabilisation de l’Irak ne sera guère possible sans les investissements iraniens. L’émergence de l’Iran, en tant que puissance économique responsable, constitue par conséquent la condition essentielle de la paix dans cette région fortement déstabilisée.   [...]"