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La lettre de cadrage de l'Education Nationale : un aveu de démission de l'Etat

On savait déjà que l'Education nationale voulait réformer, transformer ou supprimer le Brevet des Collèges, au profit d'un gloubiboulga joliment nommé "évaluation des compétences". La "Lettre de cadrage" pour la rentrée 2014 du ministère de l'Education nationale aux inspecteurs de tout poil, chefs d'établissement et professeurs est très parlante, pour peu qu'on ait le courage de lire jusqu'au bout cet étalage verbeux. Une analyse très pertinente en a été faite ici, dont voici quelques extraits:

"[...] En fait, on ne compte plus les démissions de l'Etat. Elles touchent tous les services, la santé mais aussi la Police nationale ou la Gendarmerie nationale devenue une annexe de Bercy et un simple service commandé en uniforme et, pire peut-être pour le futur, l'Education nationale.

A ce titre, il faut absolument lire dans son intégralité et malgré la pesanteur de son jargon administratif, la lettre de cadrage de la rentrée 2014, adressée à tous les personnels de l'Education nationale par Benoit Hamon, son nouveau ministre. Là, ce n'est plus seulement une démission, c'est l'abandon. La lettre révèle en filigrane l'état présent du système et il suffit d'en souligner  les grandes orientations pour énumérer toutes ses déficiences avec l'aveu implicite qu'on ne saurait plus y remédier.[...]

[...] nulle part, la lettre ne remet en question le Collège unique. Ensuite, la priorité est donnée à l'école primaire. Pour cela, la recette est simple : on change les programmes. Autrement dit, on les revoit à la baisse mais surtout on introduit la fumeuse pédagogie par compétences. [...] La suppression de tout redoublement est annoncée en seconde et en première comme la prise en charge totale par les parents de l'orientation en classe de troisième. [...] 

[...] il est décidé une fois de plus de réinjecter à fonds perdus de l'argent dans les banlieues avec des REP + (Réseaux d'Education prioritaire renforcé) tout en reconnaissant au passage que le problème de la mixité sociale n'est qu'un doux euphémisme.[...]

Collèges super-connectés (le fameux "numérique éducatif"), examens par QCM (nécessaires effectivement si les élèves ne savent plus écrire), programmes axés sur les poncifs habituels (droits de l'homme, antiracisme, lutte contre l'homophobie, laïcité, remplacement accru de l'Histoire par "l'histoire mémorielle", dite "mémoire collective", nazisme et ses corollaires), suppression des sanctions d'exclusion (vive la "sanction inclusive"), tout y passe, mais tout se passe dans la bien-veil-lance, mot d'ordre universel, qui devrait s'appliquer, à l'image de la réforme pénitenciaire de Christiane Taubira, essentiellement à l'égard des délinquants de l'école, ceux qui empêchent si souvent les élèves "normaux" de travailler. Bienveillance, donc, pour ceux qui ne sont bienveillants avec personne, et qui en réalité signifie démission.