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L’antisémitisme obsessionnel est irrationnel et anti-chrétien

Bernard Antony salue le communiqué d'Aymeric Chauprade, que nous avons déjà évoqué. Extrait :

"Chauprade a raison d’écrire :

« À moins donc qu’il ne soit gouverné par un antisémitisme obsessionnel, un patriote français ne peut chercher à former contre Israël, et avec l’extrême gauche pro-palestinienne, la racaille des banlieue et les islamistes, une alliance à la fois contre-nature et sans issue politique ». 
Depuis longtemps, nous n’avons cessé d’affirmer cette position motivant en profondeur nos observations et réflexions sur le monde juif, le judaïsme et Israël par la publication en 2007 de notre « Histoire des Juifs d’Abraham à nos jours » et en 2011 de « Ce que j’ai vu en Terre Sainte ». 
 
Dès les années 1980, simultanément à nos combats contre les idéologues immigrationnistes du soi-disant « anti-racisme » et notamment les intellocrates juifs d’extrême-gauche, nous avons, autant que nécessaire, et nous attirant bien des injures et calomnies, exprimé notre affliction et totale opposition devant les écrits et agissements de toute une nébuleuse obsessionnellement antisémite.
 
Celle-ci ne se ramène d’ailleurs pas à certaines mouvances d’extrême-droite et d’extrême-gauche traditionnelles puisque ces dernières sont de plus en plus liées à de puissantes mouvances islamiques plus ou moins radicales. Au-delà même du phénomène social immémorial et universel du « bouc émissaire » analysé par le philosophe René Girard, le phénomène dénoncé aujourd’hui par Chauprade aussi procède d’une sorte de fascination idolâtrique inversée pour le peuple juif. 
 
Le peuple juif dans sa grande diversité y est comme coagulé, collectivement individualisé dans l’abstraction appelée : « le juif ». Et voilà cette entité devenue en effet comme le bouc qui, selon la Bible, était chargé de tous les péchés d’Israël et que le « grand-prêtre » devait sacrifier le jour de « l’Expiation ». Ce bouc émissaire était un animal bien commode pour les juifs puisqu’il les débarrassait de leurs péchés. Mais mieux encore pour les antisémites obsessionnels, le « juif » est à l’origine de tous les péchés, de tous les maux de l’humanité. Causalité cachée, sinon évidente, de tous les conflits, de tous les complots. Et même du naufrage du Titanic dû au juif Iceberg ! 
 
L’antisémitisme obsessionnel relève non seulement de l’irrationnel voire du magique mais il est bien sûr totalement anti-chrétien, le Christ, en quelque sorte dernier « bouc émissaire » d’Israël s’étant offert en sacrifice pour les péchés de tous les hommes. 
 
Déjà, en son temps, Saint Bernard, qui est un des grands docteurs de l’Église, avait dû, avec la dernière énergie, combattre puis se résoudre à faire éliminer le moine Rodolphe, antijuif halluciné, instigateur de pogroms sur les arrières de la deuxième Croisade. 
 
Cette observation historico-psychologique de l’antisémitisme « obsessionnel », d’ailleurs développé depuis les Lumières et le temps des idéologies, comme l’a fort bien montré l’historien Arthur Hertzberg (président du congrès juif américain) n’implique évidemment pas une sorte de sacralisation à rebours du peuple juif, un a priori de complaisance systématique. En particulier pour la politique de l’État d’Israël. Le peuple juif est en effet, depuis des millénaires, non seulement très diversifié mais religieusement et idéologiquement divisé. Et plus encore dans le monde moderne où dans les dérives athées de son millénarisme religieux se sont développées chez beaucoup des siens les grandes monstruosités du marxisme-léninisme, staliniennes, trotskystes ou maoistes. Comme les ont remarquablement décrites et analysées à notre époque nombre d’historiens et de penseurs juifs, citons au moins ici Annie Kriegel, Yuri Slezkine et Simon Sebag Montetfiore. Et saluons encore une fois ici leurs appels à la repentance du peuple juif pour les immenses crimes du bolchévisme dont tant de juifs ont été les acteurs…
 
Se séparant de ce grand phénomène révolutionnaire juif, et rapidement très opposé, a surgi à la charnière des XIX° et XX° siècles le nationalisme juif, le sionisme dont le personnage le plus emblématique a été le charismatique Théodor Herzl. 
 
Dans les années 1920, 1930, au sein du sionisme ont surgi des courants et des groupes très mimétiques du fascisme dans les idées et les formes d’action violente : avec des théoriciens et des activistes tels que Zeev Jabotinski, Shaoul Akimeïr, le futur premier ministre Menahem Begin et autres chefs du Betar, de l’Irgoun et du Stern, organisations de lutte armée et même terroriste pour la création de l‘État d’Israël.  [Lire la suite]"