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La France a commis une énorme erreur en fermant son ambassade à Damas

Frédéric Pichon, spécialiste de la Syrie (à ne pas confondre avec l'avocat du même nom), déclare à propos de la visite de 4 parlementaires :

Unknown-12"Ce n'est pas étonnant comme initiative. C'était dans les tuyaux depuis assez longtemps. C'est une nécessité d'autant plus impérieuse depuis l'émergence de l'État islamique. Tout le monde a conscience qu'on a commis une énorme erreur en fermant l'ambassade française à Damas. Car une ambassade nous aurait permis d'être un peu plus précautionneux dans nos livraisons d'armes aux rebelles, qui sont tombées dans de mauvaises mains."

"Bachar al-Assad n'est pas le seul interlocuteur dans la lutte contre l'EI, l'Iran en est un aussi. Pour le moment, on a une stratégie de bombardement aérien, ce n'est pas comme cela qu'on viendra à bout de l'État islamique, il faut des troupes au sol. Que ce soit dans les zones gouvernementales ou les zones rebelles, il y a une majorité de sunnites, donc ce n'est pas une guerre confessionnelle. La question est beaucoup plus complexe que cela."


C’est arrivé un 27 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 février 806 : partage de l'Empire par Charlemagne.

Charlemagne prévoit le partage du Royaume entre ses fils. Charles, Pépin et Louis se voient attribuer des parts équitables du Royaume, mais la mort prématurée des deux premiers laissera Louis seul héritier.

Charlemagne et son fils Louis le Pieux

  • le 27 février 1594 : sacre d'Henri IV, Roi de France.

Ce n'est qu'après avoir abjuré le protestantisme, en juillet 1593 en la basilique de St Denis, qu'Henri IV peut revendiquer légitimement la Couronne de France. La Sainte Ligue a gagné. Elle doit maintenant se mettre au service du Roi légitime. Mais la Ligue tient toujours Paris et Reims. Henri IV sait toute l'importance que revêt la cérémonie du sacre. Ce n'est qu'après avoir reçu l'onction du saint chrême qu'il pourra achever de rassembler ses sujets autour de lui.

Henri IV est à Chartres dès le 17 février, où il passe ses journées en prières et en recueillement. La veille de la cérémonie, il se confesse. Le lendemain matin, il entre dans la cathédrale où se pressent le peuple ainsi que les pairs laïcs et ecclésiastiques.

Dans Eglise et Monarchie, Don Besse décrit ainsi la cérémonie du Sacre.

«La France assiste au Sacre de son Roi. Elle a pleine conscience de ce qui se passe devant ses yeux. C'est Jésus-Christ qui va lui donner son souverain. Sa présence est un acte de foi qui s'élève jusqu'à Dieu, source du pouvoir dans les Sociétés... la France entière, Roi et sujets, fait hommage d'elle-même à Dieu, Jésus-Christ. Tous communient à la même pensée catholique qui rayonne sur l'ordre politique et social. Les idées et les sentiments entraînent l'union des cœurs et des esprits. Cette union des âmes concourt nécessairement à l'unité Nationale.»

Puis le Roi prête les serments suivants :

«Je promets de conserver à chacun de vous (les Évêques), et aux Églises qui vous sont confiées, les privilèges canoniques, les droits et la juridiction dont vous jouissez, et de vous protéger et défendre autant que je le pourrai, avec le secours de Dieu, comme il est du devoir d'un Roi, dans son Royaume, de protéger chaque Évêque, et l'Eglise qui est commise à ses soins. »

Et après que le Peuple a accepté le Roi pour son Souverain, celui-ci la main sur l'Évangile :

«Je promets, au nom de Jésus-Christ, au Peuple Chrétien qui m'est soumis :

«Premièrement de faire conserver en tous temps à l'Eglise de Dieu, la paix par le peuple chrétien.

«D'empêcher les personnes de tous rangs de commettre des rapines et des iniquités de quelque nature qu'elles soient.

«De faire observer la justice et la miséricorde dans les jugements, afin que Dieu, qui est la source de la clémence et de la miséricorde, daigne la répandre sur moi et sur vous aussi.

«De m'appliquer sincèrement, et selon mon pouvoir, à expulser de toutes les terres soumises a ma domination les hérétiques nommément condamnés par l'Eglise.

«Je confirme par serment toutes les choses énoncées ci-dessus : Qu'ainsi Dieu et Ses Saints Évangiles me soient en aide».

Le serment lie le souverain à Dieu, dont il est le représentant sur terre. Dieu lui a donné le Royaume ; il promet de le gouverner conformément à ses volontés. Il y a entre eux un contrat. L'Eglise en est le témoin.

[…] Après le serment, le Roi se«prosterne tout de son long, les Évêques, le Clergé, tout le monde fléchit les genoux. Le spectacle est grandiose. C'est la France entière qui est là, suppliante. Le Ciel est entrouvert au-dessus de la Basilique. Dieu, entouré de la Cour de Ses Saints, contemple. Il bénit. C'est la France qu'il bénit en la personne de son Chef. Il lui donne tout ce qui peut rendre son Gouvernement prospère».

Puis, avant de procéder à l'onction sainte, le Prélat consécrateur remet l'épée entre les mains du Roi et dit :

«Prenez cette épée, qui vous est donnée avec la Bénédiction du Seigneur; afin que par elle et par la force de l'Esprit-Saint, vous puissiez résister à tous vos ennemis, et les surmonter, protéger et défendre la sainte Eglise, le Royaume qui vous est confié et le camp du Seigneur, par le secours de Jésus-Christ, le triomphateur invincible. Prenez, dis-je de nos mains consacrées par l'autorité des saints Apôtres, cette épée dont nous vous avons ceint, ainsi qu'on en a ceint les rois, et qui, bénite par notre ministère, est destinée de Dieu pour la défense de Sa sainte Eglise.

Souvenez-vous de celui dont le prophète Daniel a parlé ainsi dans ses psaumes : O vous qui êtes le fort d'Israël ! Prenez votre épée et disposez-vous au combat ;

  • afin que par son secours vous exerciez la justice, vous brisiez la mâchoire des injustes;
  • que vous protégiez et défendiez la sainte Eglise de Dieu et de ses enfants ;
  • que vous n'ayez pas moins d'horreur pour les ennemis secrets du nom chrétien que pour ceux qui le sont ouvertement, et que vous travailliez à les perdre ;
  • que vous protégiez avec bonté les veuves et les orphelins ;
  • que vous répariez les désordres ; que vous conserviez ce qui a été établi ;
  • que vous punissiez l'injustice ;
  • que vous affermissiez tout ce qui a été mis dans l'ordre ;
  • afin que, couvert de gloire par la pratique de toutes ces vertus et faisant régner la justice, vous méritiez de régner avec notre Sauveur, dont vous êtes l'image, et qui règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il».

Et un peu plus loin, en ceignant le Roi de son épée :

«Passe le glaive autour de tes reins, ô très puissant, et souviens-toi que les saints ont vaincu les royaumes, non avec le glaive, mais avec leur foi...»

Puis : «Seigneur, daignez le combler des bénédictions de Votre grâce spirituelle et revêtez-le de la plénitude de Votre puissance. Que la rosée du Ciel, la graisse de la terre, procure dans ses états une abondance de blé, de vin et d'huile, et que par Vos divines largesses la terre soit couverte de fruits pendant de longues années... afin que sous son règne les peuples jouissent de la santé. Qu'il soit le plus puissant des rois... Que pour la suite des siècles, il naisse de lui des Successeurs à son trône». (*)

(*) Don Besse dans Eglise et Monarchie (page 235 à261 Edition Jouve & Cie)


Desmarets, Le sacre d'Henri IV, Paris BNF

Après le serment royal et la remise de l'épée ont lieu le sacre proprement dit avec le Saint Crème, que les révolutionnaires n'ont pu faire disparaître en 1794, la remise des insignes de justice et de souveraineté, bénédiction de la couronne et le couronnement . Il ne reste plus à Henri qu'à se faire introniser et acclamer par la foule.

Sacré selon des rites immuables qui ont conféré leurs pouvoirs aux Rois de France depuis des siècles, le Roi Henri IV est acclamé par son peuple, qui laisse exploser sa joie.

Les conséquences du sacre d'Henri IV ne se font pas attendre. Rapidement le Parlement de Paris se range à ses côtés, et demande à l'occupant espagnol de quitter la ville. Tout se met en place pour une arrivée triomphale à Paris le 22 mars suivant.

Soulignons qu'en l'abbaye de Marmoutier, près de Tours, une ampoule identique à celle de Reims, contenant l'huile sainte nécessaire au sacre fut trouvée juste avant le Sacre.

 

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Propagande pour l'esclavage des femmes

Femme actuelle fait l'apologie d'une pratique illégale : le recours aux mères porteuses, à travers un témoignage dégoûlinant de bons sentiments et d'absence de réflexion. Et une belle désinformation : la mère porteuse est « l’être le plus altruiste de la terre. Elle voulait depuis longtemps porter un enfant pour qu’une autre femme puisse, comme elle, connaître le bonheur de la maternité ».

N'empêche que "l'être le plus altruiste de la terre" a pris un avocat pour sceller le contrat et a commencé par se mettre d'accord avec la mère biologique sur la somme d’argent échangée... En matière d'altruisme, on a connu mieux...

Il y a 2 jours, Christiane Taubira tenait un discours sur la traite des êtres humains et l’esclavage « moderne ». Elle a oublié de dénoncer la pratique des mères porteuses.


Pornographie en primaire

Lu ici :

"Homosexualité dès la 3e année du primaire, cyberintimidation en 4e, cunnilingus, sexe anal et sextage (envoi de textos sexuels) en première année du secondaire : l’éducation sexuelle doit tenir compte de la réalité des jeunes d’aujourd’hui, a rappelé à maintes reprises le gouvernement libéral de Kathleen Wynne, lundi, au moment de révéler le nouveau programme d’enseignement de santé et sexualité del’Ontario."

Bientôt en France ?


Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple...

Cette citation de Bertolt Brecht est d'actualité au regard des résultats de ce sondage d'OpinionWay :

85 % des sondés estiment que les responsables politiques ne se préoccupent pas de leur opinion

69 % pensent qu'il y a trop d'immigrés en France (+ 20 points en six ans)

50% pensent qu'il faudrait rétablir la peine de mort" (+ 18 points en cinq ans)

50% estiment que la France doit se protéger davantage du monde d'aujourd'hui (+ 10 points)

59 % disent n'avoir confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays

Et le pire :

82 % des sondés se déclarent fiers d'être français


Le Conseil National de l'Ordre des Médecins s'oppose à la suppression de la clause de conscience relative à l'IVG

Dans un communiqué :

"Le Conseil National de l’Ordre des Médecins s’oppose à la suppression de la clause de conscience relative à l’IVG et rappelle qu’il s’agit d’une disposition fondamentale prévue par le code de déontologie médicale et par le code de santé publique.

Cette clause de conscience est menacée par les dernières recommandations de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes, présentées le 19 février dernier, qui visent à introduire de nouvelles dispositions dans le projet de loi santé. Parmi ces propositions, celle selon laquelle les professionnels de santé ne pourraient plus invoquer la clause de conscience en cas de demande d’interruption volontaire de grossesse (IVG), suscite une vive inquiétude.

L’Ordre des médecins souhaite rappeler que le code de déontologie médicale et le code de santé publique prévoient une clause de conscience applicable à tous les médecins pour l’ensemble des actes médicaux. L’Ordre des médecins ne comprendrait pas qu’un droit fondamental de liberté de conscience soit refusé à un médecin alors qu’il fait partie des droits inaliénables de tout citoyen français.

L’Ordre des médecins insiste sur la nécessité de garantir le meilleur accès à l’IVG pour toutes les femmes qui le demandent mais le manque de moyens disponibles et les problèmes d’organisation récurrents ne sauraient être palliés par la suppression d’une clause fondamentale à l’exercice médical."


Les "boîtes à bébés" sauvent des vies (suite)

Après avoir évoqué le cas de la Suisse, les médias mettent en avant la seule "boîte à bébés" de Belgique qui a déjà sauvé la vie de 5 enfants :

232102"Il s'appelle Jules. C'est le cinquième bébé abandonné dans la seule "boîte à bébés" de Belgique, gérée par l'association Moeders voor Moeders (Des mères pour les mères), dans le district de Borgerhout, en banlieue d'Anvers (...)

Prénommé Jules par la bénévole qui l'a trouvé, le petit garçon est aujourd'hui placé dans une famille d'accueil, candidate pour l'adopter. Quand il a été déposé dans la boîte, en décembre, très peu de temps après sa naissance, selon Fons Duchateau, le bébé était en bonne santé. Au vu de la manière dont son cordon ombilical avait été coupé et noué, la mère biologique n'a probablement pas reçu d'assistance lors de l'accouchement, assure la chaîne VTM.

Son abandon n'a pas été rendu public plus tôt car l'association veut laisser du temps aux parents pour récupérer l'enfant anonymement : "On veut donner le plus de temps possible à la maman pour qu'elle puisse revenir sur sa décision", explique Katrin Beyers, de l'association Moeders Voor Moeders, pour expliquer les trois mois de silence."


Christian Estrosi soutient le lobby LGBT à Nice

Après les parlementaires UMP listés hier (dont David Douillet, en train de se lamenter dans les médias - il vient de déclarer sur France Info que Le Salon Beige est un site "rance"...), après Aurore Bergé, Marie-Christine Arnautu, député français au Parlement européen, vice-présidente du Front National
et Conseiller municipal et communautaire de Nice, dénonce le maire UMP de Nice :

E"Alors que le traditionnel carnaval de Nice bat son plein, une parade pour le moins surprenante se tiendra demain vendredi 27 février : Lou Queernaval. Ce sera une première, comme l’annonce fièrement le député-maire Christian Estrosi. Il avoue lui-même, dans le dossier de presse, être à l’origine de « l’intégration des associations LGBT dans le carnaval de Nice ».

Le maire de Nice, qui n’a pas hésité en décembre à accorder une subvention à l’association Jeunes Musulmans de France, clairement liée à l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), s’y connaît donc en matière de communautarisme. Qu’importe si les revendications des uns et des autres sont totalement opposées, l’essentiel est de satisfaire ses clientèles !

Plus étonnante est l’invitation du député-maire faite aux Niçois, en page 4 du dossier de presse, « à venir nombreux et en famille », à cet « évènement festif et populaire, ouvert à toutes et tous ». En page 2 se trouve en effet une réclame très suggestive pour un sauna libertin réservé aux hommes alors, qu’en page 6, les Niçois sont invités à se divertir dans un « cruising-bar », lieux bien peu familiaux et surement pas ouverts à tous, en tous cas pas aux femmes et aux mineurs, pas plus que la soirée « Fétish spéciale cuirnaval » proposée en page 13.

Au-delà de ce décalage entre le discours mièvre du maire et les annonces suggestives du dossier de presse, les élus Front National de Nice dénoncent l’utilisation des deniers publics pour relayer la propagande LGBT, notamment avec le lancement d’un plan de formation pour les agents municipaux pour s’adapter aux situations LGBT (sic !) ou la promotion à grands frais du label LGBT « Nice Irisée Naturellement ». Les contribuables niçois n’ont pas à financer le quasi-harcèlement dont sont victimes les commerçants niçois en vue de les inciter à adopter ce label communautariste."

Quand un élu UMP ose faire alliance avec le FN, il est exclu. En revanche, le soutien des pornocrates LGBT (et cela concerne aussi l'association Le Refuge, quoi qu'en dise David Douillet - la pudeur nous retient de le montrer) est parfaitement dans la ligne UMP.


Pierre de Lauzun reçoit le Prix de la Fondation Centesimus Annus - Pro Pontifice

Ce matin, le Président de la Fondation Centesimus Annus - Pro Pontifice a présenté le bilan des deux dernières années d'activité, ainsi que l'attribution des prix du second concours Economie et Société. Ayant pour but de diffuser la doctrine sociale de l'Eglise, la fondation se prévaut de la collaboration d'économistes et d'experts financiers engagés dans la diffusion d'idées favorables à une économie de marché réformée.

LLe premier prix a été attribué à l'économiste français Pierre de Lauzun pour son livre: Finance, un regard chrétien. De la banque médiévale à la mondialisation financière, qui propose une réflexion à la lumière de la doctrine sociale de l'Eglise sur la moralité des acteurs du marché financier. Il invite à prendre en considération un ordre économique mondial qui ne serait plus fondé sur le profit et fonctionnerait en harmonie avec les réalités sociales et les exigences morales, non plus comme une fin mais comme un moyen.

Actuellement (depuis 2002) Délégué général de l’Association Française des Marchés Financiers AMAFI, qui regroupe les professionnels de la Bourse et de la Finance, Pierre de Lauzun, ancien élève de l’Ecole Polytechnique (1969) et l’Ecole Nationale d’Administration (1975), a travaillé principalement dans la banque et la finance.

Le deuxième prix couronne un chercheur autrichien, Alexander Stummvoll pour sa thèse intitulée: Une tradition vivante, le Saint-Siège, la doctrine sociale catholique et la politique globale, 1965 - 2000. Il y explique l'application de la doctrine sociale de l'Eglise face à la Guerre du Vietnam (recherche de la paix), la crise polonaise des années 1980 (face au monde communiste), les Conférences ONU du Caire et de Pékin (questions bioéthiques) et le Jubilé de l'An 2000 (critique du capitalisme sauvage).

Les deux récompenses seront remises par le Président du Jury de la Fondation Centesimus Annus - Pro Pontifice, le Cardinal Archevêque de Munich Reinhard Marx au cours de la prochaine conférence internationale qui se déroulera au Vatican du 25 au 27 mai (Repenser les références du système socio-économique).

En février 2014, Pierre de Lauzun avait répondu à l'objection de ceux qui demandaient pourquoi des manifs pour la vie ou le mariage, et pas sur les sujets sociaux ou économiques :

"Rappelons déjà qu’il y a des différences considérables entre ces domaines. La base légale d’abord : dans un cas on manifeste contre des lois bien précises, qui comportent une disposition inadmissible ; dans l’autre on conteste le dosage ou la pertinence de mesures qui ne sont pas manifestement immorales en soi. Les enjeux ensuite : dans un cas il s’agit d’affaires de vie ou de mort directe, au moins d’un principe de base de la société ; dans l’autre, c’est une affaire de degré mais il n’y a pas de désaccord franc sur les principes. [...]

Dans quels cas d’ailleurs pourrait-on manifester pour ou contre des lois sociales ou économiques, sauf pour défendre des intérêts précis ? Dans la plupart des cas visés la décision ne se pose pas clairement en termes de principes, avec une réponse en oui ou non. Le smic, le déficit budgétaire, les retraites, la séparation des banques etc. où est la limite exacte ? Il y a certes des cas dramatiques comme celui des Sdf, et le besoin d’agir est alors indiscutable ; mais quelle est la loi qui donne une réponse ? On manifesterait évidemment contre une loi prévoyant leur euthanasie, ou même les classant comme citoyens de seconde zone. Mais ce n’est pas le cas. Il s’agit de leur éviter la misère et de les aider par un hébergement ou une prise en charge etc. Cela ne se traite normalement pas par des manifestations. [...]

On peut objecter que d’autres ont moins de délicatesse. Ainsi les bonnets rouges sur l’écotaxe justement, les manifestations étudiantes contre le CPE du temps de Villepin, celles des taxis contre les voitures avec chauffeur, la contestation de la construction d’un aéroport à ND des Landes etc. Mais dans tous ces cas la manifestation ne procède pas d’une analyse de principe, du genre évoqué par la Doctrine sociale, et par la loi naturelle. Des personnes plus ou moins directement visées par une mesure la considèrent mauvaise, ou mal dosée, et ils manifestent pour le dire. Ce peut être légitime, mais pas par principe. Ni la Doctrine sociale de l’Eglise, ni la loi naturelle ne nous disent quelle est la bonne réponse en la matière. Quant à l’idée de manifester sur une idée générale, la lutte contre le réchauffement climatique ou la transition énergétique, cela n’aurait pas beaucoup de sens car ces objectifs en soi légitimes sont trop vagues.

[... ) En conclusion il y a donc bien à distinguer deux types de manifestations. Manifester dans le cadre des idées reçues du système, c’est utiliser ce moyen, qui est en fait une démonstration de force, pour soutenir des positions défendues par ailleurs par d’autres moyens : c’est la logique des innombrables manifestations sectorielles qu’on a évoquées. Souvent pas très justifiées, en tout cas limitées, elles ne nous intéressent pas ici. En revanche, manifester sur une position de principe est l’arme de qui n’a pas d’expression naturelle pour rappeler ces positions, ce qui conduit à revenir aux bases même du jeu politique, à l’expression d’une présence résolue qui ne se reconnaît pas dans les procédures installées, et proclame son attachement à des principes. Il n’est alors pas surprenant que cette expression s’impose là où la divergence avec le système politiquement dominant porte sur des questions essentielles, ce qui est à l’évidence aujourd’hui le cas en matière de mœurs, de famille et de respect de la vie.

Il est donc pleinement justifié de poursuivre ce combat sans état d’âme."


Sarkozy désapprouve les 4 parlementaires qui se sont rendus en Syrie

Plaçant ses pas dans ceux de Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy a désapprouvé l'initiative des 4 parlementaires français :

"Moi, personnellement, je n'y serais pas allé. Mais dans une démocratie, on ne peut pas empêcher quatre gugusses de faire ce qu'ils veulent".

Position logique de celui qui a aidé les islamistes à s'implanter en Libye, en faisant tomber Khadafi.


La gauche, cette mafia

Michel Onfray est interrogé dans le Point :

"Une partie de la gauche est devenue très hostile à votre égard. Votre opposition à la théorie du genre, votre critique de l'islam et votre défense d'Éric Zemmour vous ont valu le surnom de "Finkielkraut bis". Auriez-vous basculé du "côté obscur de la force" ?

Tout dépend de quelle gauche on parle... La gauche mondaine, parisienne, celle de Saint-Germain-des-Prés ? La gauche caviar de BHL ? La gauche tellement libérale qu'elle défend la vente d'enfants en justifiant la location d'utérus des femmes pauvres pour des couples riches ? La gauche de Pierre Bergé qui est..."


UMP : Aurore Bergé défend l'idéologie du gender

Aurore Bergé n'a pas de lien avec Pierre Bergé, sinon de défendre la même idéologie LGBTiste.

Lu dans le "Valeurs Actuelles" de cette semaine, page 15 :

B

Aurore Bergé est une élue de l'UMP, proche de NKM, pro dénaturation du mariage, elle avait participé à une manifestation soutenant la loi Taubira, au côté de Roselyne Bachelot, dont elle a été l’assistante parlementaire. Aurore Bergé a longtemps vécu avec le député socialiste Nicolas Bays.


La LMPT sur tous les fronts : GPA, salon de l'agriculture, élections

Le 8 mars, La Manif Pour Tous organise un forum international pour l'abolition de la GPA. Tout le monde peut y assister.

Sur le même sujet, Ludovine de La Rochère interpelle France 5, qui diffusera le 10 mars une émission consacrée à la pratique des mères porteuses. Dans sa lettre à Bruno Patino, Directeur général délégué aux programmes de France Télévisions, Ludovine de La Rochère écrit que, malgré l'interdiction de la GPA :

"On observe pourtant que les émissions consacrées à la gestation pour autrui se multiplient. Et loin de dénoncer cette pratique, elles abordent la GPA sous l’angle du débat, comme s’il pouvait être envisageable d’accepter la marchandisation du corps des femmes ! Cet asservissement des femmes, ainsi que le trafic d’enfants, y sont en général à peine évoqués et les réalisateurs osent donner le champ libre aux partisans de la GPA pour argumenter en faveur de l’encadrement de cette pratique, c’est-à-dire de sa légalisation !

Or, la GPA, comme l’esclavage, on ne l’encadre pas : on l’interdit et on fait respecter cet interdit ! La responsabilité du service public est de faire respecter cette interdiction, et non de promouvoir la GPA ! [...]

C’est pourquoi un nombre immense de Français, et surtout de Françaises, comptent sur vous pour que cette émission du 10 mars dénonce la réalité et les implications de la gestation pour autrui et soit sans concession, tolérance ni complicité vis-à-vis de cette pratique et de ses promoteurs. Nous y serons bien entendu très attentifs.

Et puisque le groupe France télévisions semble si intéressé par ce sujet, j’ai le plaisir de joindre au présent courrier des invitations, pour vous-même, les dirigeants de France télévisions et l’équipe de l’émission « Les Maternelles », pour le 1er « Forum international pour l’abolition de la GPA » qui se tiendra au Palais Brongniart (Bourse de Paris) dimanche 8 mars prochain à l’occasion de la Journée de la femme. Nous serions très heureux de votre et de leur présence à cet événement qui réunira les intervenants les plus qualifiés sur ce sujet et des invités du monde entier."

Toujours contre la GPA, donc pour des bébés bio, la LMPT s'est invitée au salon de l'agriculture pour promouvoir No Maternity Traffic, une initiative collective pour l'abolition de la Gestation Pour Autrui.

T

Enfin ce matin, La Manif Pour Tous a présenté sa charte adressé aux candidats aux élections départementales de fin mars pour défendre la famille au sein des conseils départementaux.

On ne lâche rien.


L'ombre de Patrick Buisson plane à l'UMP

Patrick Buisson, le conseiller de l'ombre qui avait failli faire gagner Nicolas Sarkozy en 2012 en orientant la campagne à droite entre les deux tours, serait présent dans l'entourage de Laurent Wauquiez et préparerait un livre sur son ancien patron :

Patrick_buisson_iafrate" Reste que l’ex-ministre [Laurent Wauquiezest en contacts réguliers avec un autre ennemi de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, dont il serait «l’espion» au sein de la structure, dixit Brice Hortefeux. Dès lors, il s’agit de ménager le premier pour contenir le second. Car, depuis l’affaire des enregistrements secrets, Sarkozy et son ancien conseiller sont à couteaux tirés. Voilà des mois qu’une rumeur court : Buisson prépare un livre. L’éditeur, Albin Michel, n’en a pour l’heure pas vu une page, mais suppose que l’auteur attend la veille de la primaire pour que ses confidences aient une déflagration maximale. En attendant, il distille dans la presse ses augures sinistres et souligne l’indigence politique et intellectuelle de son ancien poulain."


Les candidatures douteuses de l'UMP

Interrogé ce matin sur les quelques candidatures liées à des polémiques dénichées par des journalistes obsédés par le FN, Florian Philippot et Louis Aliot les ont renvoyés vers deux candidatures UMP qui ne semblent pas émouvoir la classe médiatique. Le premier a déclaré :

"J'ai fait le calcul, ça représente 0,08 % de nos candidats. J'aimerais que l'on ait 100% de candidats absolument parfaits. Marine Le Pen prendra des sanctions (...) Nous avons très peu de sortants, ce sont des hommes et des femmes de tous milieux. Et nous, nous réagissons quand nous avons des moutons noirs contrairement aux autres mouvements. Si vous faisiez la même chose avec les candidats du PS et de l'UMP, pensez-vous qu'ils seraient irréprochables, tous des anges? Bien sûr que non" 

Florian Philippot fait référence au député Denis Jacquat, qui portera les couleurs de l'UMP dans le canton de Metz 2, et qui a été condamné en 2013 à 6 mois d'emprisonnement avec sursis et 30.000 euros d'amende dans une affaire d'emplois fictifs et de fausses factures mais aussi en  en 2011à 10 000 euros d'amende pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales.Il fait également allusion à Michel Habig, vice-président délégué du conseil général du Haut-Rhin, et qui sera candidat UMP dans le canton d'Ensisheim - Neuf-Brisach alors qu'il a été condamné à six mois de prison avec sursis et 5 000 euros d'amende pour avoir fait brûler 14 caravanes de roms en 2006.

Comme dit Florian Philippot, il ne s'agit pourtant pas de tweet ou de photos publiées sur facbook... Vive la France Big Brother.

Addendum : Denis Jacquat a déclaré en octobre 2013 avoir fait appel du deuxième jugement.


Si les pays musulmans ne combattent pas l'Etat islamique, l'épidémie d'amalgames croîtra

Communiqué de Bernard Antony :

"En Syrie, encore de nombreux chrétiens, hommes, femmes, enfants, ont été enlevés par les terroristes de l’État islamique. On peut craindre pour eux le pire.

Peut-être François Hollande en parlera-t-il comme il l’a fait des coptes d’Égypte martyrisés en Libye ? Il les nommera donc des « ressortissants syriens » pour ne pas prononcer trop souvent le mot de chrétiens.

Le rôle qu’il se fixe est, semble-t-il, de traquer l’islamophobie, pas d’évoquer explicitement en personne, du moins jusqu’ici, les tragédies des chrétiens, même quand les barbares de la charia et du jîhad leur font subir les pires atrocités. Nous pouvons cependant lui rappeler, et à M. Fabius également, que pour ce qui est des phobies à l’égard de l’islam et donc thérapeutiques pour les soigner, il est une institution qui pourrait jouer un grand rôle : l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) avec son siège à Djeddah en Arabie Saoudite, véritable ONU musulmane où siègent les représentants des 57 États dont l’islam, plus qu’une religion, est l’idéologie politique commune.

Or, nul doute que si l’OCI appelait solennellement au jîhad contre le jîhadisme, si l’on y déclarait révolue l’ère de la dhimmitude et la volonté de tous les États adhérents d’établir et respecter la liberté religieuse, très vite il n’y aurait plus de risque de pandémie de l’islamophobie. L’islam finirait par devenir sympathique à presque tout le monde.

On aimerait aussi que des forces musulmanes plus nombreuses et puissantes que celles du courageux roi de la petite Jordanie soient mobilisées pour affronter cette barbarie islamo-bolchévico-nazie à développement planétaire. On verra alors les fâcheux amalgames s’effondrer d’eux-mêmes.

Pour l’heure, où sont les troupes de la très puissante armée de la Turquie, membre de l’OTAN ? Où sont les troupes de l‘armée très équipée de l’opulente Arabie Saoudite ? Où sont celles du Qatar et des Émirats ? Quelle aide financière enfin ces pays immensément riches apportent-ils au combat contre la barbarie ?

Si ces pays ne se lèvent pas, Hollande aura beau s’activer à recruter sans cesse des magistrats répressifs, des policiers de la pensée, à dégager des crédits pour former des éducateurs idéologiques, quoi qu’il fasse, l’épidémie d’islamophobie progressera. Mais plus encore progressera la volonté très rationnelle et très déterminée de bien des Français pour entrer en résistance contre l’islamo-barbarie, contre l’islamo-bolchévisme, contre l’islamo-nazisme et contre leurs collabos."


220 chrétiens enlevés en Syrie

Lu ici :

"Des djihadistes de l'Etat islamique ont enlevé ces trois derniers jours 220 chrétiens assyriens dans des villages du nord-est de la Syrie, rapporte jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme. L'OSDH explique que les enlèvements se sont produits lors de la capture d'une dizaine de villages situés non loin de la ville d'Hassaka. Cette région du nord-est de la Syrie est le théâtre d'affrontements entre djihadistes de l'Etat islamique et combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG)."


La doxa dominante est pour la première fois depuis longtemps passée à droite

Laurent Wauquiez est interrogé dans Le Point. Extraits :

"Depuis la Manif pour tous et le succès du livre de Zemmour, on a le sentiment que la doxa dominante est pour la première fois depuis longtemps passée à droite. Êtes-vous d'accord avec cette affirmation ?

"J'en suis convaincu. Il y a une bascule : on a un pays qui, depuis trente ans, était marqué par une pensée dominante de gauche. Aujourd'hui, tout le monde constate que nous allons dans le mur, économiquement, socialement, donc cela crée un sursaut. Un certain nombre de personnes disent : "On en as ras le bol de cette pensée de pseudo modernité de gauche qui prétend qu'il faut faire ça parce que c'est moderne." Des débats qui jusqu'à présent étaient pris dans une espèce de gangue se rouvrent parce que le pays va tellement mal que plus personne ne peut accepter cette dictature idéologique de toute la mouvance Terra Nova et compagnie. Cette libération est intéressante. Je suis convaincu que nous sommes dans une époque comparable à l'entre-deux-guerres et à ce que Marc Bloch appelait "l'étrange défaite". La France tombe car elle n'arrive pas à penser le monde nouveau qui l'entoure. Une partie de ses élites, de ses politiques, de ses intellectuels, n'a pas le courage de secouer la poussière et de penser différemment. C'est ma principale crainte pour le pays : notre incapacité à penser le communautarisme qui nous ravage, notre incapacité à réimaginer le système social, notre incapacité à revoir notre système d'éducation. Dans des phases comme celle-là, on a besoin d'idées neuves. Le fait qu'il y ait une réaffirmation d'une nouvelle pensée de droite est un des principaux messages d'espoir.

Mais il n'y a pas que les intellectuels qui ont bougé, l'opinion aussi a bougé ! Les Français qui, dans les années 90, croyaient que la CGT défilait dans la rue pour défendre les droits acquis de tout le monde ont bien compris que c'était en réalité pour défendre leurs petits privilèges à eux. Ils savent à présent que l'espèce de discours guimauve, filet d'eau tiède, entraînera la mort de notre système. L'évolution de la pensée de l'opinion publique est un message d'espoir de même nature que celui du réveil des intellectuels.

Certains parlent de révolution conservatrice, le terme vous semble-t-il approprié ?

Ce n'est pas une révolution conservatrice. Au fond, ce sont des gens qui veulent que les choses changent. Leur message est simple : pour réussir, redevenons ce qu'on était ! Ce n'est pas conservateur, nous avons énormément de réformes à faire, il y a une méritocratie républicaine à redécouvrir, un rapport à la réussite et à l'entreprise à améliorer, je pense qu'il faut que nous retrouvions ce qui faisait le génie français.

Comment expliquez-vous que les intellectuels se fassent mieux entendre que la classe politique ?

Il y a toute une partie de la classe politique que je trouve tétanisée, qui manque de courage et d'audace, qui est prisonnière de sa lâcheté et qui n'a pas compris que ce que l'on reprochait à la droite et au centre ce n'était pas d'en faire trop mais, au contraire, de n'en faire pas assez. C'est ce réveil que je porte. Quand je dis, il y a déjà quatre ans, que notre système de protection sociale ne protège plus mais fait de l'assistanat, tout le monde me tombe dessus, la classe politique comme médiatique qui manque singulièrement d'un diagnostic de ce qui se passe dans le pays.

Que doivent faire les leaders de droite pour être plus audibles ?

Il faut dire, assumer les choses. Quand, au lendemain d'un attentat terroriste, les premières paroles sont "pas d'amalgame", c'est l'exemple typique des lâchetés qui nous conduisent dans le mur. Quand on prétend que l'on n'a pas de problème de compétitivité, c'est faux. On a besoin de débat, de se secouer pour s'en sortir. [...]"


Des cours d'arabe à l'école primaire

C'est à Fréjus, ville dont le maire est FN. Est-ce une provocation de l'Académie à l'encontre de la mairie ? En tous cas, les parents sont choqués que l'on propose 1h30 à 3h de cours hebdomadaires d'arabe en primaire. Et les élus FN réagissent (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

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Retrouver la vocation de la France

Xavier Lemoine, maire (UMP-PCD) de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), écrit dans Valeurs actuelles :

"Les parcours de ceux qui ont perpétré les assassinats du mois de janvier ont ranimé la question des quartiers sensibles et de la politique de la ville. Deux expressions prononcées par Manuel Valls méritent quelques commentaires : nous assisterions à une forme d’« apartheid » et, en réponse à ce constat, il faudrait mettre en oeuvre « une politique de peuplement ». Employer le mot “apartheid” est très grave. C’est affirmer que la France a mené une politique active de discrimination à l’encontre de populations étrangères et même françaises d’origine étrangère. C’est donc désigner un bourreau, le pays d’accueil, mais plus précisément les Français, ceux tout au moins qui sont encore attachés à une certaine idée de la France… Ayant mal agi, ils devront réparer. Mais s’il y a un bourreau, il y a des victimes, que leur qualité de victime exonère de toute responsabilité. Bien plus, une victime peut exiger réparation. Ainsi est enclenchée la mécanique de culpabilisation des Français et de victimisation des étrangers accueillis sur le territoire national et de leur descendance.

[...] Je crains qu’il ne soit trop tard et que le remède proposé ne soit pire que le mal. Les bascules démographiques et culturelles intervenant sur notre pays sont d’une telle ampleur qu’il est illusoire d’imaginer apporter un correctif à cette situation au moyen des seules attributions à venir de logements. Le maintien de flux migratoires massifs dans un contexte de chômage de masse nous prive des vertus intégratrices que pourrait avoir encore le travail. [...]

Chacun a l’intuition que la solution ne passe plus par des mesures techniques, mais que l’on touche là à l’identité profonde de notre pays. Peut-être faut-il aller plus loin encore que cette première question du “Qui sommes-nous ? ” et aller jusqu’à “Que devons-nous être ? ”. Ce n’est plus tant la question de l’identité qui se pose que la question de la vocation de notre pays. Plutôt que d’assister à la compétition des identités, ferment de divisions et d’anarchie, c’est autour de cette vocation que pourront s’assembler, s’agréger, s’unir, se féconder, toutes nos identités, tous nos talents et tous nos charismes. C’est à ce niveau qu’il convient désormais de situer les enjeux et les réponses à donner. Le reste est vain."


Le père Toufic déçu que les musulmans n’expriment pas leur opposition à ces horreurs

Le Père Toufic Eïd, curé de Maaloula (Syrie), signe une tribune dans Valeurs Actuelles :

"Maaloula n’est pas mort. Deux ans après le début des violences et des persécutions antichrétiennes, ce village ô combien symbolique, puisqu’on y parle encore l’araméen, la langue du Christ, reste une lumière chrétienne dans la nuit islamiste. Pour l’avenir même de la France et de l’Europe, il faut prier — et agir — pour qu’il le reste encore longtemps.

À Noël 2012, alors que la guerre sévissait en Syrie depuis presque deux ans, l’armée syrienne s’est retirée de Maaloula, dont je suis le curé. À cette époque, notre village, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Damas, très majoritairement chrétien, fut pris entre les terroristes islamistes et l’armée arabe syrienne, bien qu’aucune des deux forces ne fût présente parmi nous.

Dès février 2013, quelques habitants musulmans (issus de la minorité sunnite qui représente un quart des villageois) ont pris les armes et manifesté contre le gouvernement. Ils n’avaient pas encore de revendications islamistes, mais j’ai rapidement compris que la situation s’envenimait : depuis quelque temps déjà, certaines familles musulmanes avaient un comportement étrange, voire agressif, et nombre d’entre elles étaient devenues, de manière assez mystérieuse, beaucoup plus riches qu’avant.

Quelques jours plus tard, ces musulmans ont pris la partie haute du village, dans laquelle se trouve le couvent Saints-Serge-et-Bacchus, où j’habitais. Par prudence, je suis descendu rejoindre les villageois. Rapidement, les événements ont malheureusement donné raison à mon pressentiment : ces musulmans avaient rejoint le camp des terroristes !

L’autorité musulmane du village a tenté une médiation, sans succès. Le 4 septembre 2013, un islamiste jordanien se faisait exploser dans sa voiture au niveau du barrage militaire à l’entrée de Maaloula. Dans l’après-midi, l’immense majorité des habitants était partie : seules quelques personnes âgées avaient tenu à rester, défendues par les gardes chrétiens. Quelques heures plus tard, les djihadistes entraient et tuaient trois de nos jeunes.

Ils ont pris Maaloula et les derniers habitants ont été obligés de fuir, parfois par les égouts : rester, c’était mourir. Il a fallu attendre huit mois pour que l’armée arabe syrienne reprenne nos terres. Certains sont rentrés immédiatement, dans un village dévasté par d’intenses combats. Les maisons étaient brûlées, la plupart pillées, et nos églises vandalisées… Maintenant, notre mission est “simple” : rester et être le sel de ce pays souffrant. L’espérance est dans nos coeurs, car tout est à reconstruire et nous le ferons, malgré l’horreur. Nous resterons parce que c’est notre devoir, nous sommes chrétiens et nous acceptons la croix : seul le Seigneur décide de notre heure.

Dans ces épreuves, nous avons heureusement reçu le soutien des jeunes chrétiens de l’ONG française SOS Chrétiens d’Orient, qui ont fait le pari fou de nous aider sur place. Grâce à eux, nous rebâtissons les églises, construisons des écoles, apportons une aide d’urgence à ceux qui ne veulent pas émigrer en Europe ou aux États-Unis.

Je suis déçu que les musulmans n’expriment pas clairement leur opposition à ces horreurs, mais cela leur appartient. Quelques-uns se sont réinstallés dans le village. Cela n’a pas été simple mais, s’ils acceptent de nous laisser vivre, alors nous vivrons ensemble. Nous avons prouvé que nous pouvions vivre avec d’autres, à eux de le choisir également. Nous, chrétiens, savons que notre terre, berceau du christianisme, a plus que jamais besoin de son message de paix et de convivialité. La Syrie mérite la paix et les Syriens méritent de vivre !

C’est aussi entre vos mains européennes qu’est notre avenir. Ce sont des puissances étrangères qui ont alimenté cette guerre, qui ont fermé les yeux sur notre calvaire et l’ont parfois même permis. Ne restez pas passifs : que les chrétiens prient et que tous les hommes de bonne volonté agissent. Vous ne pouvez imaginer notre joie de recevoir l’aide des jeunes humanitaires à Maaloula : quel soulagement de découvrir qu’au-delà de la politique menée par votre gouvernement en Syrie, certains Français ne nous ont pas oubliés ! Vous venez malheureusement de comprendre, au coeur de Paris, ce dont étaient capables ces rebelles que vos médias appelaient “modérés” : ce que vous venez de subir, le peuple syrien l’endure depuis quatre ans. Il est urgent de dire la vérité, pour l’avenir de la Syrie, comme pour le vôtre."


Gleeden : les puritains ne sont pas ceux que l’on croit

Extrait de l'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne à propos de l'affaire Gleeden :

"[...] En prenant comme emblème une pomme croquée, le site Internet rejoue, sans le savoir sans doute, une des vieilles querelles dont la France a le secret : celle du jansénisme. À l’époque, dans ce XVIIe siècle qu’on appelle celui « des âmes », l’affaire prend une tournure de débat national, oppose les plus grands esprits, autour de la question du péché originel justement. Question essentielle : la nature humaine est-elle bonne ou mauvaise depuis la Chute du paradis ? Pour les jansénistes, condamnés par l’Église, l’homme déchu reste esclave de ses passions – sauf les élus qui seront sauvés.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Elle sera exploitée par des économistes anglais, plus cyniques, qui prennent acte de ce pessimisme puritain mais le mettent au service d’intérêts économiques. « Les vices privés font le bien public », dit-on à l’époque. Et surtout celui des affaires ! C’est ici que l’on retrouve Gleeden, dont le chiffre d’affaires repose sur l’incitation à l’adultère. Est-ce là ce que l’on enseigne aujourd’hui dans les écoles de commerce ?

Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’au XVIIe, les puritains eurent en face d’eux un autre courant, beaucoup moins fataliste sur la nature humaine. Pour ce dernier, représenté par un saint François de Sales, l’homme reste capable de faire le bien, malgré le péché originel. Voilà pourquoi cet humanisme chrétien a pu, à l’instar de saint Vincent de Paul, jouer un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté de son temps : création d’hôpitaux, d’écoles, etc. Annonçant ainsi le catholicisme social du XIXe, pour qui il doit exister une morale en économie.

Y renoncer, écrivait alors un de leurs disciples, Fénelon, c’est conduire à « l’aveuglement le plus dénaturé » de l’espèce humaine, et faire de l’homme un « anthropophage » qui se détruira lui-même. Nous en sommes là aujourd’hui."


Le Croissant rouge refuse d'aider les chrétiens

Mgr Jacques Behnan Hindo, l’évêque syro-catholique d’Hassaké, déclare à Radio Vatican :

Unknown-11"Il y a une chose que je voudrais dire : la Croix Rouge aide, fournit de l’argent au Croissant Rouge. Or, le Croissant Rouge ne donne absolument rien aux chrétiens. Hier, il y a eu le Croissant Rouge, UNHCR, etc, qui se sont baladés devant les télévisions, qui ont parlé comme s’ils avaient aidé les gens. Or, ils n’ont distribué, même pas une livre syrienne. Jusqu’à maintenant, le Croissant Rouge n’a rien donné aux chrétiens, et ce depuis quatre ans. Je l’ai dit sur une grande chaîne arabe et là, je vous le dis aussi. Il faut que la Croix Rouge le sache. Il faut qu’il le sache. Ici, les responsables sont tous des Frères musulmans ou apparentés. Je le dis à voix haute parce que cela m’exaspère et me révolte.

Alors de qui provient l’aide que vous recevez ?

Par exemple, de l’Œuvre d’Orient, du Vatican, de la Congrégation orientale. Sinon, la Croix Rouge ne donne rien puisqu’elle donne tout au Croissant Rouge et le Croissant Rouge, ici, ne distribue même pas un milliardième de ce qu’il reçoit, rien aux chrétiens.

Que se passe-t-il par exemple, lors d’une grande distribution, si une personne s’avance et dit qu’elle est chrétienne ?

À chaque fois qu’un chrétien se présente chez eux, ils disent « rien ». Tandis que nous, à l’Église, Caritas, etc, nous donnons aux chrétiens, aux musulmans, à tout le monde. Eux ne donnent rien."


Le gouvernement recase le communiste Robert Hue

Images-5Mercredi 25 février, Robert Hue, ancien dirigeant du Parti communiste français, a été nommé "représentant spécial pour les relations avec l’Afrique du Sud" :

"M. Robert Hue, ancien président du groupe d’amitié France-Afrique du Sud du Sénat, est nommé représentant spécial pour les relations avec l’Afrique du Sud. M. Robert Hue, qui connaît bien l’Afrique du Sud, aura pour mission de renforcer notre partenariat bilatéral stratégique, en favorisant notamment les échanges entre nos deux pays dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’agro-alimentaire."

Femen : Blesser les catholiques, oui, mais les musulmans, non

Lu sur Nouvelles de France :

"Dans « Le Tube » du 21 février 2015 sur Canal +, on apprend que la prostituée de luxe Eloïse Bouton « a pris ses distances avec les Femen ». Héloïse Bouton, c’est cette délinquante qui, en décembre 2013, a uriné et mimé un avortement devant l’autel de l’église de la Madeleine à Paris. Elle a été condamnée en décembre 2014 à un an de prison avec sursis pour « exhibition sexuelle » par le tribunal correctionnel de Paris. A Canal +, elle explique pourquoi elle s’est éloignée des Femen :

« à une époque, Inna a fait un tweet sur le Ramadan en disant que l’islam était vraiment une religion stupide, etc. Le tweet, pour moi, était maladroit. Je vois ce qu’elle voulait dire mais du coup, ça a blessé les personnes et non l’institution puisque c’est cela qu’elle devait cibler à la base, parce que c’est l’institution qui peut opprimer les femmes comme les autres religions. Mais du coup, forcément, ça blesse des gens qui sont déjà discriminés et moi, ça, à titre individuel, ça me pose un problème. »

Uriner et simuler un avortement devant l’autel d’une église, cela ne blesse personne, peut-être ?"


8 mars : Jennifer Lahl interviendra au forum pour l'abolition de la GPA

Jennifer_LahlJennifer Lahl est fondatrice et présidente du Center for Bioethics and Culture Network (Etats-Unis).

Elle a eu de nombreuses responsabilités au cours des 25 années d'expérience comme infirmière pédiatrique de soins critiques, administratrice d’hôpital et gestionnaire de soins infirmiers de haut niveau avec toujours une passion profonde pour parler au nom de ceux qui sont sans voix. 

Jennifer Lahl a publié de nombreux articles et tribunes, notamment dans le San Francisco ChronicleDallas Morning News et l'American Journal of Bioethics. Comme experte de terrain, elle est régulièrement interviewée à la radio et la télévision (ABC, CBS, PBS et NPR). Elle a également pris la parole devant les législateurs et les membres de la communauté scientifique. Elle a été invitée à s’exprimer au Parlement européen au sujet du traffic des embryons. Elle a produit plusieurs documentaires, notamment le Jour du père anonyme, un film explorant les histoires de femmes et d'hommes qui sont nés de dons de spermes anonymes. Son dernier film The Breeders, A Subclass of Women ("Les éleveurs : une sous-classe de femmes ?") sur la gestation pour autrui est sorti en janvier 2014.

Pour rencontrer Jennifer Lahl, n'oubliez pas de vous inscrire au Forum.


Les paroles de "paix" de l'imâm de Copenhague la veille des attentats

L'imâm de Copenhague a prescrit la guerre plutôt que le dialogue avec les Juifs... la veille des attentats. Une vidéo proposée par l'Observatoire de l'islamisation (sous-titres en anglais) :

 

"Notre prophète Mohammad avait des voisins juifs à Médine. A-t-il appelé à des relations plus étroites, à l’harmonie et au dialogue avec eux, selon les méthodes de l’ONU et de ceux qui appellent à concilier le Vrai et le Faux ? Ou bien les a-t-il appelés à adorer Allah ? Lorsqu’ils ont violé leur serment et qu’ils n’ont pas accepté son appel – vous savez très bien ce qu’il leur a fait. Cela figure dans sa biographie (Sîra). Il a déclaré la guerre aux Juifs."[...]

Mais à part ça, il va de soi que l'islam n'a rien à voir avec l'antisémitisme. Padamalgam.


Inde : Les hindouistes s'en prennent à Mère Teresa

Le chef de l’organisation nationaliste hindoue RSS a accusé de prosélytisme la fondatrice des Missionnaires de la Charité.

L’œuvre réalisée par Mère Teresa aurait pu être bonne, mais elle était menée dans un but précis : convertir au christianisme les personnes à qui elle venait en aide. » Tels sont les propos qu’a tenus Mohan Bhagwat, chef du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS - Corps national des volontaires), le 23 février dernier au Rajasthan. Des propos mettant en cause la fondatrice des Missionnaires de la Charité et qui ont amené les responsables de l’Eglise catholique en Inde à réagir vivement."[...]

Topic

La Conférence des évêques catholiques de l’Inde a aussitôt réagi :

"Par un communiqué en date du 24 février, l’épiscopat indien dénonce avec « douleur » et « inquiétude » le fait que « la réputation d’une personne aussi sainte que Mère Teresa » soit mise en cause en « attribuant des motifs cachés » à une vie « toute entière consacrée à l’aide humanitaire apportée aux pauvres et aux malades ». « Mère Teresa n’a jamais eu d’ordre du jour caché, pas plus qu’elle n’a utilisé son œuvre pour couvrir des conversions. Elle a toujours affirmé que son principal souci était d’apaiser les souffrances des gens et d’aider les pauvres et les souffrants à mener une vie digne et apaisée. A la question sans cesse répétée des motifs qui la poussait à offrir un service si effacé aux pauvres et aux souffrants, elle a toujours répondu qu’elle voulait aider un hindou à vivre en meilleur hindou, un musulman à vivre en meilleur musulman et un chrétien à vivre en meilleur chrétien, dans le respect de la dignité d’être humain de chacun. (…) "[...]

Christianophobie tous azimuts.


La politique des occidentaux a détruit la Syrie et l'a fait régresser de 200 ans

L'agence Fides rapporte les propos de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique d'Hassaké-Nisibi, qui a vu arriver à Hassakè environ 950 chrétiens évacués des villages attaqués par le Daesh (c'est dans ces villages que vivaient les chrétiens pris en otage) :

"De 120 à 140 chrétiens assyriens sont actuellement otages des djihadistes du prétendu « Etat islamique » qui a attaqué, dans la nuit du 22 au 23 février, un grand nombre de villages disséminés le long des rives de la rivière Khabur, en province de Jézirah, dans le nord-est du pays. C’est ce que confirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Jacques Behnan Hindo, Archevêque syro catholique d’Hassaké-Nisibi."

Mgr Jacques Behnan Hindo est sévère pour la politique menée par les occidentaux, responsable à ses yeux de la situation que vivent les populations chrétiennes de la région :

"«Par leurs politiques malheureuses – explique à Fides l’Archevêque – en particulier les français et les américains, avec leurs alliés régionaux, ont favorisé de facto la montée en puissance du Daesh (le prétendu « Etat islamique » NDR). Maintenant, ils persévèrent dans l’erreur, commettant des fautes stratégiques grotesques telles que l’annonce aux moyens de communication d’une campagne de printemps visant à libérer Mossoul. De plus, ils s’obstinent à interférer au travers d’interventions sans importance, au lieu de reconnaître que le soutien qu’ils apportent aux groupes djihadistes nous a porté à ce chaos et a détruit la Syrie, nous faisant régresser de 200 ans »."


Le nombre de chômeurs a encore progressé en janvier

Contrairement à ce qui est raconté. En effet, si le nombre de chomeurs inscrits en catégorie A a reculé de 19 100 le mois dernier, si on intègre les demandeurs d'emploi en activité réduite, inscrits dans les catégories B et C, le nombre de chômeurs a encore progressé en janvier, portant à 5,232 millions le nombre total d'inscrits en métropole sur les trois principales catégories de Pôle emploi.


La Syrie, passage obligé pour lutter contre Daesh

Quatre parlementaires français se sont entretenus ce matin pendant une heure avec Bachar al-Assad à Damas, lors d'une visite présentée comme une initiative personnelle, mais qui désavoue sans le dire la ligne établie par Paris, qui était "aucun contact avec le régime syrien". Il s'agit du sénateur-maire centriste de Laval, François Zocchetto, de Jean-Pierre Vial (UMP- Haute Savoie) et les députés Jacques Myard (UMP- Yvelines) et Gérard Bapt (PS-Haute Garonne). (Ouest France)

"Nous ne sommes porteurs d’aucun message du gouvernement français. Il s’agit d’une mission de parlementaires membres des commissions d’amitiés France-Syrie du Sénat et de l’Assemblée nationale."

La rupture officielle avec Damas n'ayant rien donné, et les menaces de Daesh se faisant de plus en plus insistantes, la ligne imposée par Paris est de plus en plus controversée. Ayant décidé de se faire une idée de la situation directement sur place, les quatre parlementaires ont rencontré, outre Bachar al-Assad, le mufti, les patriarches catholique, orthodoxe et arménien, ainsi que les représentants du croissant et de la croix rouges, et du lycée français. De plus en plus de voix, même au sein des renseignements, s'élèvent contre le choix de la France, qui a conduit jusqu'à présent à une impasse, :

"On ne peut pas travailler sur Daesh et contre Daesh sans passer par la Syrie, donc une nécessaire reprise du dialogue est obligatoire", a ainsi estimé mercredi sur BFM TV l'ancien patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini. "Beaucoup de services aimeraient retourner à Damas", reconnaissait récemment un diplomate européen, soulignant que Paris et Londres étaient, au sein de l'UE, dans une position encore "extrêmement crispée" vis-à-vis de toute reprise de contact, même minimale, avec Damas." (Le Point)

Bien que Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, fasse mine de minimiser cette rencontre, il est vraisemblable qu'elle agace énormément un Laurent Fabius sourd et aveugle et qui déclarait encore dimanche :

"L'idée qu'on pourrait trouver la paix en Syrie en faisant confiance à M. Bachar el-Assad et en pensant qu'il est l'avenir de son pays est une idée que je crois fausse".


Des journalistes d'une chaîne du Qatar impliqués dans l'affaire des drones ?

Trois journalistes de la chaîne d’information internationale qatarie ont été interpellés cet après-midi alors qu’ils faisaient voler un drone dans l’Ouest parisien. Interpellés dans le bois de Boulogne à Paris alors que « le premier pilotait le drone, le deuxième filmait, le troisième regardait », les trois journalistes de la chaîne arabe ont été placés en garde à vue.


Français de souche : la liberté d'expression n'est pas un long fleuve tranquille

Selon Vincent Trémolet de Villers dans Le Figarovox :

"La liberté d'expression n'est pas un long fleuve tranquille. Le président de la République l'a encore vérifié. Lors du dîner du Crif, après une journée de polémiques provoquée par Roger Cukierman, François Hollande est sorti du lexique du vivre-ensemble. Cette novlangue où la France n'est qu'un «nous inclusif et solidaire» parsemé de «quartiers» peuplés de «jeunes» (dont certains basculent dans le «fanatisme») qui souffrent d'être «stigmatisés» et sont «trop souvent» victimes d'«amalgames». Un centième de seconde, l'esprit du 11 janvier a cessé de souffler, et le président de la République a parlé dans une autre langue, celle des bistrots et des vignerons: il a dit «Français de souche». De Gaulle l'avait dit avant lui à la télévision, mais c'était il y a mille ans: en 1960. L'Algérie était française et les dénominations administratives distinguaient alors les FSE, «Français de souche européenne», et les FSN, «les Français de souche nord-africaine».

Dans la bouche de François Hollande, le propos n'était pas flatteur, il était même infamant. Les «Français de souche» invoqués, en effet, sont les adolescents coupables de l'infernale profanation d'un cimetière juif. Ils devaient faire la preuve de l'absurdité des propos de Roger Cukierman, qui, le matin même sur Europe 1 avait cédé à la tentation de l'amalgame: «Il faut dire les choses, avait dit le patron du Crif, toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans. Bien sûr, c'est une toute petite minorité de la communauté musulmane et les musulmans en sont les premières victimesLe président de la République a utilisé les «Français de souche» pour dynamiter tout amalgame et rappeler que l'antisémitisme était «bien de chez nous».

Sans peut-être mesurer qu'il pratiquait à son tour l'amalgame honni et faisait reposer ces actes monstrueux sur les épaules de tous les «Français de souche», de branche ou de feuille. «Nommer c'est exclure», proclament nos ligues de vertu. Apparemment, cette règle ne s'applique pas quand il s'agit d'une catégorie végétale de Français. La démographe Michèle Tribalat explique cette exception. «Stigmatiser, a-t-elle remarqué dans FigaroVox, ne s'applique qu'aux minorités. Si vous appartenez aux natifs au carré, justement, vous êtes majoritaires, et vous vous trouvez dans le camp des dominants. Désolée, dans ce cas, aucune excuse.» Ces «Français de souche», bonnes pâtes, n'en sont pas à leur première injustice. En 2007, lors de l'émission «Ce soir ou jamais», la présidente des Indigènes de la République, Houria Bouteldja, les appelait «sous-chiens», «parce qu'il faut bien leur donner un nom, les Blancs».

Avoir choisi d'évoquer «les Français de souche» pour souligner leur culpabilité n'a pas attendri cependant nos autorités morales (Éric Fassin, Aurélie Filippetti). Il faut dire qu'invoquer la «souche» Française et demander dans le même temps la suppression du mot race dans la constitution témoigne d'un impressionnant art de la synthèse. Il n'a cette fois pas empêché l'habile François Hollande d'intégrer la confrérie du sémantiquement incorrect.

On y trouve, en tête, Alain Finkielkraut. C'était il y a un an, le 6 février 2014. Après l'émission «Des paroles et des actes», deux membres du conseil national du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d'Harlem Désir, et Naïma Charaï, présidente de l'Agence national pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, avaient saisi le CSA. Dans une lettre envoyée à son président, ils qualifiaient l'intervention d'Alain Finkielkraut d'«inacceptable» et «dangereuse». Ils s'inquiétaient précisément de l'usage par le philosophe de l'expression «Français de souche», «directement empruntée au vocabulaire de l'extrême droite».

Alain Finkielkraut avait réagi. C'était sur le FigaroVox. «L'idée qu'on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complètement délirante, affirmait-il. L'antiracisme devenu fou nous précipite dans une situation où la seule origine qui n'aurait pas de droit de cité en France, c'est l'origine française.» Quelques semaines plus tard, lors de l'émission «On n'est pas couché», l'écrivain Denis Tillinac avait pris la défense d'Alain Finkielkraut. En retour, il avait été violemment pris à parti par Aymeric Caron. «Les allusions méprisantes à notre fonds de ruralité attestent un refus viscéral, névrotique, de prendre la France pour ce qu'elle est, confiait à son tour l'écrivain au FigaroVox. Ces Français de souche (80 % des citoyens de notre pays) doivent savoir que leur patriotisme sentimental, culturel et spirituel est considéré comme une vieillerie bête et nocive.» Après Finkielkraut, après Tillinac, François Hollande, à son tour, a «dérapé». Fort heureusement, il s'est arrêté à temps et n'a pas eu l'indécence de préciser que le meneur des profanateurs «de souche» était un adolescent instable qui portait sur ses vêtements des slogans«antifascistes»."


Les cathos, premières cibles religieuses de "Charlie"

Deux sociologues, Jean-François Mignot et Céline Goffette, ont publié une étude montrant que les cathos sont les premières cibles religieuses de "Charlie". Parmi 38 Unes se moquant des religions (sur 523 numéros publiés entre janvier 2005 et janvier 2015), seules 7 sont consacrées à l'islam, quand 21 se moquent de la religion catholique.


Toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine

Communiqué de la Commission des épiscopats de la communauté européenne :

"La gestation pour autrui est un sujet de préoccupation croissant dans le débat politique et juridique à travers toute l’Union européenne. Dans ce contexte, le Groupe de travail de la COMECE sur l’éthique dans la recherche et les soins de santé a publié un “Avis sur la gestation pour autrui: la question de sa régulation au niveau européen et international” qui est présenté ce lundi 23 février au Parlement européen lors d’un conférence sous le patronage de l’eurodéputé Miroslav Mikolasik.

L’avis explique pourquoi toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine de ceux qui sont impliqués dans cet échange ; en particulier le fait  que cette pratique instrumentalise la mère porteuse (souvent piégée dans la pauvreté et trafiquée sans scrupules) et traite l’enfant comme un objet. C’est pourquoi on ne peut en aucune circonstance consentir à une telle pratique. Tout en prenant en considération les compétences de l’Union européenne en la matière, l’avis recommande, comme une première étape envisageable, d’évaluer la faisabilité du refus de transcrire les certificats de naissance établis dans les pays de naissance. Cela permettrait de juguler une pratique qui, comme l’avis le démontre dans une argumentation en 3 étapes, va à l’encontre des valeurs fondamentales auxquelles adhère l’Union européenne."

Lire l'avis : format pdf, 22 pages.