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La situation des chrétiens d'Irak en exil s'enlise

Mgr Yohanna Petros Mouché, archevêque catholique de Mossoul, de Kirkouk et du Kurdistan est réfugié à Erbil. De passage en France, à l'invitation de l'association Fraternité en Irak, Mgr Petros Mouché déclare au Figaro :

"Sur place, la vie est très difficile. Nous vivons dans des camps, dans les écoles ou des bâtiments vides. Nous manquons des biens les plus élémentaires. La promiscuité et le manque d'hygiène propagent des épidémies. Les familles qui louaient des maisons, à Erbil ou ailleurs, n'ont plus de quoi payer le loyer et risquent de se retrouver dehors. Elles n'ont plus de revenus, et leur argent est bloqué sur leurs comptes en banque. Mercredi, j'ai encore reçu un appel de la ville de Shaqlawa où une trentaine de familles habitent toujours dans l'église, et nous n'avons aucune solution de relogement qui leur permettrait de libérer les lieux.

La situation s'enlise...

Exactement. Au début de la crise, nous espérions rentrer vite chez nous. Mais les mois passent et rien ne change. Nos villages n'ont toujours pas été libérés, Daech est toujours là. Dans ces conditions, les familles continuent de fuir le pays. [...]

L'exode des chrétiens a-t-il atteint un point de non-retour?

Je ne l'espère pas, mais la situation est catastrophique. Sur les 12 000 familles de mon diocèse, plus de 4 000 ont déjà quitté le pays depuis cet été, soit un tiers de la communauté! J'ai 1 300 familles en Jordanie, 1 400 au Liban, une centaine en Turquie, presque mille personnes en France... Et l'hémorragie se poursuit. C'est dramatique car mon diocèse représente un tiers de l'Église syriaque, qui compte 150 000 personnes dans le monde entier."