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2 travailleurs indépendants en faillite se suicident chaque jour en France
C’est arrivé un 11 mars…

Une famille irakienne accueillie à Riaumont

Lu sur La Voix du Nord :

"C’est une histoire douloureuse, une parmi tant d’autres, mais qui pour une fois finit bien. Les sourires de Jinan, Rana et de leurs trois enfants ne trompent pas : ces cinq-là savourent leur chance d’avoir pu quitter l’Irak fin février pour rejoindre le nord de la France, ensemble. Laissant la peur et les exactions de Daesh derrière eux. « Quand nous sommes montés dans l’avion, nous avons su que la lumière allait de nouveau briller pour nous », confie Jinan, le père.

Six mois plus tôt, dans la nuit du 6 au 7 août 2014, la vie de cette famille bascule. L’arrivée des islamistes à Karakosh, première ville chrétienne du pays, est imminente. « Les prêtres ont toqué à nos portes et nous ont dit de fuir. Nous sommes partis sur le coup, sans rien d’autre que nos vêtements sur le dos », raconte la jeune maman. S’ensuit un périple de sept heures pendant lequel des centaines de chrétiens en fuite s’entassent malgré la chaleur, dans des bus et des voitures. Arrivée à Ankawa dans la région du Kurdistan, où déjà plus de 100 000 personnes ont trouvé refuge, la petite tribu dort dans la rue, puis sous tente, et survit grâce aux dons de l’aide humanitaire. Une errance de six mois jusqu’à ce qu’enfin, le consulat de France d’Erbil leur délivre des visas pour rejoindre la France.

Un moine à leur secours

À Liévin, père Agouac’h, membre de la communauté religieuse de Riaumont, les attend depuis trois mois déjà. Il a un toit pour eux, et tout le dévouement dont un homme est capable. « Ça faisait longtemps que je voulais faire quelque chose, moi qui ai vécu en Irak. Nous avions cette maison qui servait de lieu de réunion. On a tout de suite décidé de les accueillir. » L’homme, une veste en cuir par-dessus la soutane, est sur tous les fronts : il remplit le frigo, prépare la scolarisation des enfants et orchestre les travaux pour bientôt accueillir les grands-parents. Face à lui, Rana la maman, le quitte à peine du regard, le remercie cent fois. « Les miliciens de Daesh ont enlevé des enfants, violé des petites filles. Ils se sont filmés en train de détruire les églises et de planter des drapeaux islamistes à la place. Si on n’était pas partis, ils nous auraient tous tués. »"