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Refuser toute stratégie d’alliance à droite est un tort

Ironie de l'histoire, les médias se tournent vers Bruno Mégret, qui vient de prendre à 66 ans sa retraite de haut-fonctionnaire du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). il s'agit de connaître son sentiment sur les évènements qui secouent le FN, lui le "félon" qui avait voulu en 1998, avant Marine le Pen, respectabiliser le FN et le transformer en parti de gouvernement. Il avait trouvé sur sa route Marine le Pen, responsable des affaires juridiques du parti, et ses principaux lieutenants ont rejoint la présidente du FN (Nicolas Bay, Steeve Briois, Bruno Bilde). Extrait de l'Obs :

613977-bruno-megret-le-23-janvier-2014-a-paris"A l’époque, Le Pen était le grand chef, là il n’est plus grand-chose" (...) une partie de ses fidèles historiques ont quitté le parti après la victoire de sa fille en 2011. Pour Bruno Mégret (...), c’est la preuve que la ligne qu’il défendait était la bonne (...) "Elle mène la stratégie que je voulais mener. Le Pen ne le supportait pas quand ça venait de moi. Il l’a accepté de sa fille mais à contrecœur. Le Pen est agacé par la dédiabolisation voulue par sa fille. Il est envieux de ses résultats (...)

Quant à Marine Le Pen, Mégret souligne : Elle ne serait pas là où elle est si elle n’avait pas eu le soutien inconditionnel de son père. Son succès spectaculaire aux élections est le fruit de quatre facteurs : la dédiabiolisation, le capital créé par son père sur la question de l’immigration, l’aggravation des problèmes des Français et le rejet de la classe politique. Sur ces quatre éléments, un seul lui est dû : la dédiabolisation."

Pour l’ex "félon", Marine Le Pen a surtout un tort : refuser toute stratégie d’alliance à droite. D’où la contre-performance du FN au second tour des départementales selon lui. "Le vote UMP s’est mal reporté puisqu’elle ne fait pas de différence entre UMP et PS." Mais l’ex numéro 2 qui sait de quoi Jean-Marie Le Pen est capable prévient : le Menhir ne se laissera pas faire et peut régler ses comptes familiaux en public."Il aurait fallu rompre avant avec la famille Le Pen, c’est ce que nous voulions faire."

Le Lab d'Europe 1 ajoute :

"(...) L’ancien cadre du FN estime que Marine Le Pen ne fait que mettre en œuvre "une partie de la stratégie qui était la sienne" back in the 1990’s, à savoir la normalisation du parti (...) Et à l’époque déjà, Bruno Mégret avait voulu en finir "avec les dérapages et les références sulfureuses qui empêchaient le FN de progresser" (...) Autre satisfecit, "la stratégie d’enracinement territorial" décidée par la présidente du Front national aux élections municipales et départementales. Encore une idée de Bruno Mégret. Il s'agissait alors de pouvoir "disposer partout en France d'élus et de structures qui puissent relayer l'action et le discours" du Front, précise-t-il.

Pour le reste Bruno Mégret ne ferait pas exactement comme Marine Le Pen (...), l'ancien haut-fonctionnaire trouve que le programme du Front national manque de crédibilité. Surtout sur le plan économique. Pour l'ex-député européen, deux orientations devraient être privilégiées par l'équipe dirigeant du FN :

Pour l’ancien président du MNR, la France n’a pas intérêt à sortir de l’Euro et de l’Europe. Certes, "il faut combattre Bruxelles, sa bureaucratie et son caractère tentaculaire" mais la France n’aura d’avenir, selon lui, que si elle participe à une Europe capable de "défendre ses intérêts, son identité, son indépendance et ses valeurs". Une position aux antipodes de la doxa officielle du FN qui préconise toujours, sur son site, de créer un ministre chargé des Souverainetés pour "accompagner la sortie de l’Euro".

(...) Bruno Mégret conseille ni plus ni moins au Front national que de privilégier des alliances avec l’UMP, dont les sympathisants "s’avèrent idéologiquement beaucoup plus proche des électeurs du FN". "La sagesse serait de leur tendre la main", poursuit l’ancien député européen pour qui "l’adversaire principal, c’est la gauche". Il ajoute :

"La droite traditionnelle a vocation à s’allier avec le FN. Ce dernier, s’il veut la victoire, doit développer une stratégie d’alliance et d’union de la droite. Penser qu’on peut arriver seul au pouvoir est une grave erreur."

Commentaires

Solange

L'analyse de Bruno Mégret est frappée au coin de la sagesse et de l'intelligence.

Bruno Mégret est la grande occasion manquée pour le mouvement national d'arriver au pouvoir et de mettre un terme à la dictature révolutionnaire qui tyrannise la France et les Français.

lève-toi

Bruno Mégret devrait, si possible, réintégrer le FN, d'ailleurs les deux Bruno furent d'excellents membres de ce parti.
Il n'est jamais trop tard pour se réconcilier.

marc

qu'a fait Megret depuis 20 ans?
RIEN

Si il était aussi talentueux que vous semblez le dire, il aurait réussi à faire quelque chose. Or nada

Même son élection à Vitrolle fût un désastre avec des décisions illégales annulées les unes après les autres par les tribunaux administratifs

Il est rapidement retourné dans le corps des hauts fonctionnaires pour gagner beaucoup et laisser la France à son triste sort

rgscaron@orange.fr

Il ne faut pas renverser les fautes !
Ce n'est pas le FN ou Marine LP qui refuse toute alliance, mais bien l'UMP !

En 1998 déjà , la droite avait lâché Charles Milon (et Hervé Mariton), élu président de la région Rhône Alpes grâce au vote, sans contrepartie ( ...! ), des députés frontistes (dont Bruno Gollnish). Charles Milon, pourtant très régulièrement élu n'a pu présider le Région...

Depuis, à diverses occasions, le FN a apporté un soutien discret à l'élection de tel ou tel UMP.

La réciproque ne s'est jamais produit, et maintes fois, l'UMP a ouvertement appelé à voter PS ou PC contre le FN ! ...

C'est à l'UMP à changer de position, mais ses chefs nationaux ne le feront jamais, ils sont "coincés" par la gauche ...

Il faudra que les électeurs UMP se détournent encore, ou qu('un nouveau parti se crée.
Il est complètement illusoire d'attendre un changement avec les chefs actuels de l'UMP, alors que le FN serait prêt à des alliances, à condition qu'elles soient honnêtes et pas un marché de dupes.

majacquet

Tout ceci est bien joli. Très joli !

Bruno Megret issu de son fauteuil de fonctionnaire (sécurisé) va goûter dans son fauteuil de retraité (sécurisé) une retraite "sécurisée".... Après avoir endiablé le Front National et lui avoir fait perdre 10 ans...
Quel bonheur pour lui de pouvoir commenter l'actualité !
Du style : " Je vous l'avais bien dit ! "
Merci l'artiste.
Il n'a simplement pas compris que beaucoup de Français ne veulent ni de la gauche ni de la droite RPR ...UMP.
Inconsciemment les Français veulent retrouver leur héritage, leur racines et, tiens !..... je le pique à la gauche : leur "vivre ensemble " entre Français.

A Jean-Marie : Merci !

Jules Lacanoff

Il est évident que l'UMP n'a jamais voulu d'alliance avec le FN. Encore aux dernières élections tous ses dirigeants claironnaient "aucune alliance avec le FN car nous n'avons rien de commun avec lui"!
Alors Bruno Mégret est-il devenu sourd et aveugle dans son doux purgatoire? Ou alors est-il beaucoup moins intelligent ou beaucoup plus félon que je ne le croyais en 1999?
Cette nouvelle affaire est comme les précédentes ridicule. Le Pen n'a dit que des vérités toutes simples et qui n'offensent personne. Sauf bien sûr les gens de mauvaise foi.

Jean-Claude

"l'ancien haut-fonctionnaire trouve que le programme du Front national manque de crédibilité. Surtout sur le plan économique."

C'est aussi l'avis des électeurs (et non pas des cadres) UMP, ce qui les empêche de s'allier avec le FN.

jehan

Pour les élections à deux tours, en matière de convictions politiques, seuls les résultats de premiers tours comptent; les résultats de seconds tours sont le fruit de combines entre les partis; combines et magouilles réalisées sur le dos des électeurs.
Aux dernières élections, il manquait cinq à huit pour cent au FN par rapport aux sondages; cinq à huit pour cent nécessaires au "grand basculement". Il s'agit probablement l'électeurs "en cheminement" vers le FN et qui auront peut-être rejoint le mouvement national en fin d'année pour les élections régionales.
Il est préférable de vivre d'espoirs que de rancoeurs.

meltoisan

C'est rigolo : c'est le diviseur en chef, Bruno Mégret, qui donne des leçons d'union et de morale !

J'avais oublié jusqu'à son existence !

Puis il s'agit d'un mensonge de sa part car c'est l'UMP qui refuse tout rapprochement avec le FN et non l'inverse !

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