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"Je pensais que la France était encore un pays chrétien…"

Cet aveu blessé est celui d’une jeune fille irakienne arrivée en France l’été dernier et rapporté dans l'hebdomadaire Christianophobie.

"Et elle ajoutait : « Je peux vous assurer que le gouvernement n’aurait jamais osé détruire une église chez nous, nous aurions tous été dans la rue. » Nous sommes la proie de deux totalitarismes qui se répondent : l’un, islamiste, terrorise franchement ; l’autre, progressiste, étouffe les Français depuis des décennies. Tous deux ont un ennemi commun : le christianisme et chacune des traces, très nombreuses, qu’il a laissées dans notre pays. Après la statue de la Sainte Vierge à Publier, c’est à la Croix qui surplombe une statue de Jean-Paul II que s’est attaquée la Libre Pensée dans le Morbihan et les intégristes laïcards viennent de remporter une nouvelle manche de leur combat judiciaire.

Tandis que les djihadistes de l’État Islamique menacent de l’autre côté de la Méditerranée « tous les pays chrétiens » en pointant leur sabre vers l’Europe, l’Europe ne cesse de renier ce qui l’a fondée. « C’est triste, parce que les Français auront rapidement à combattre la même menace islamiste que nous, et ils ne sauront même pas pourquoi ils mourront », poursuit cette jeune fille. Si le calvaire des chrétiens d’Orient nous semble bien lointain, le nôtre est pour eux une évidence. À l’empoisonnement continu de nos âmes par mille et une déclarations de politiciens apostats, s’ajoute désormais la crainte de l’attentat. Avant-hier Bagdad, hier Alep, et demain Paris. Notre soutien aux chrétiens d’Orient doit s’accompagner d’une lutte déterminée en France : celle que nous menons contre la haine antichrétienne. Si l’État Islamique vise la France, c’est parce qu’il la considère comme chrétienne. Ayons au moins la force de nous préparer à affronter ces soldats diaboliques pour la seule bonne raison : celle de notre fidélité au Christ. Rien d’autre ne peut fournir l’espérance nécessaire à ce double combat que nous livrons, les chrétiens d’Orient nous le rappellent sans cesse, bien conscients que nous souffrons également d’un totalitarisme « progressisme » mortifère…"


Nantes : le Cours Charlier recrute

Le Cours Charlier, école-collège catholique hors contrat pour garçons à Nantes, recrute pour la rentrée scolaire des enseignants en primaire et des professeurs dans les matières suivantes en collège : mathématiques, histoire-géographie, SVT, sport.

Merci d’adresser votre candidature à [email protected]

Renseignements au 06-84-15-17-36.


La Neuvaine : la responsabilité des catholiques dans la construction de l'amitié politique

L’abbé Pierre Téqui est prêtre du diocèse de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, vicaire de campagne et accompagnateur spirituel dans les retraites Agape au Puy-en-Velay. Il est l'auteur de la méditation de cette semaine pour La Neuvaine.

Je vous appelle mes amis !

TPour Aristote, la vie en société requiert deux vertus : la justice, et l’amitié politique.

L’amitié politique, c’est la capacité d’établir des relations de bienveillance et de solidarité avec des personnes dont je ne partage ni le même bulletin de vote, ni le même bulletin de paye. Qu’en est-il de cette amitié politique dans la France d’aujourd’hui, assaillie de toute part par les démons de l’individualisme, du communautarisme, et du sectarisme idéologique ?

La minorité agissante des catholiques de France n’a-t-elle pas une responsabilité particulière dans la construction de cette amitié politique si nécessaire au relèvement de notre pays ? Car ils sont bien répartis dans toutes les couches et appartenances sociales, ceux et celles à qui le Christ a donné ce commandement nouveau : « aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ! ». Là où se trouvent des chrétiens, il devrait donc se trouver de la charité, et donc de la cohésion sociale, n’est-ce pas ? Mais qu’en est-il vraiment en ce qui me concerne ?

Car des français qui aiment d’autres français, parce qu’ils les trouvent aimables, ce n’est pas très étonnant… « Les publicains eux-mêmes, n’en font-ils pas autant ? »  Mais des catholiques qui choisissent la bienveillance et l’amour, simplement pour aimer, et non pas à cause d’un intérêt particulier, c’est déjà un peu plus rare, n’est-il pas ? 

Il n’y a qu’à regarder dans notre Eglise de France, quelle est la qualité des relations entre fidèles, prêtres, évêques, et communautés, de charismes et sensibilités diverses, alors même « qu’à plusieurs, nous ne formons qu’un seul corps dans le Christ ».

« Ne vous surestimez pas ! » dit saint Paul  à tous ceux qui se croient plus catholiques que les autres, regardant leurs frères avec mépris parce qu’ils n’ont pas la même histoire, ne sont pas attachés à la même liturgie, ou n’ont pas reçu les mêmes appels. On est loin aujourd’hui de «  la multitude des croyants [qui] n’avaient qu’un seul cœur et qu’une seule âme », si bien que « le peuple célébrait leurs louanges ! »  Pourra-t-on retrouver un jour une grande cohésion nationale sans que les catholiques français n’apprennent d’abord à retrouver le sens de l’Eglise, de son unité dans la communion et de sa légitime diversité ? Prier pour la France doit donc nous conduire tôt ou tard à « ressentir douloureusement l’infidélité de notre désunion » !

A toi, mon frère, qui t’imagine que pour être un vrai, ou un pur, il faudrait faire partie de ton petit milieu, ou de ta communauté ; à toi qui invite le pasteur pour prêcher dans ta paroisse, et qui détestes ton frère parce qu’il fréquente la petite chapelle d’à côté ; à toi qui a transformé en dogmes les convenances de ta sensibilité, j’aimerais te rappeler la parole du Christ : « tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses, alors qu’une seule est nécessaire ! ». Ce qui nous sépare n’est-il pas trop souvent dérisoire, à côté du trésor de la foi au Christ, notre commun héritage, que par notre faute les autres ne connaissent pas encore ?

Jeanne enfant, le soir à la veillée, entend parler de la grande pitié au royaume de France. « Elle souffre de voir la chrétienté déchirée, elle pleure au récit de la passion de la France qui la torture… Il y avait longtemps que la France demandait le salut, et le salut ne venait pas. Dieu attendait que fut pleine la coupe de prière et de larmes que tout un peuple coupable doit offrir pour sa rédemption. Or un jour il y tomba une larme d’enfant, une goutte de sang de son cœur qui combla la mesure. Et l’enfant qui avait pleuré et prié pour la France fut choisie pour la délivrer ! »

Et s’il manquait encore seulement une personne pour pleurer sur la France, plutôt que sur son propre sort ? Et si cette personne, c’était toi ?


C’est arrivé un 8 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Célébrations le 8 mai: les Fêtes johanniques à Orléans et la fin de la seconde guerre mondiale.

  • le 8 mai 535: décès du pape Jean II.

Voir la chronique du 2 janvier

  • le 8 mai 590 : le pape saint Grégoire le Grand annonce la fin de la peste qui ravage Rome.
  • le 8 mai 1360 : signature du Traité de Brétigny entre la France et l'Angleterre.

Egalement connu sous le nom de traité de Calais, il est conclu au château de Brétigny, près de Chartres entre Édouard III d'Angleterre et le Dauphin Charles, fils du Roi Jean II de France. La France perd des terres au nord entre Calais et le Ponthieu ainsi que l'Aquitaine. Edouard III ramène la rançon de Jean II le Bon de 4 à 3 millions d'écus et renonce à revendiquer le trône de France. La guerre reprend 9 ans plus tard. (Voir les chroniques des 8 et 26 avril).

  • le 8 mai 1429 : le siège d'Orléans est levé par les Anglais.

Ils cèdent face à l'armée française commandée par sainte Jeanne d'Arc. Celle-ci, en la fête de Saint Michel, patron de la France, le 8 mai 1429, délivre miraculeusement Orléans. Puis, ce sont les victoires de Meung, Beaugency, Patay, les prises de Troyes et de Châlons-sur-Marne et enfin le sacre du Dauphin à Reims.

Orléans est assiégée depuis le mois d'octobre 1428 par l'Anglais Jehan Talbot. La cité est le dernier point de résistance des Français sur la Loire, à la frontière entre la partie du Royaume tenue par les Anglais et le Royaume de Bourges de Charles VII.

Les grands du Royaume d'abord très critiques ont été subjugués par la facilité avec laquelle elle est parvenue à pénétrer dans la ville pour la ravitailler. Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère, le duc Jehan II d'Alençon, Raoul de Gaucourt, sénéchal du Dauphiné, Étienne de Vignolles plus connu sous le sobriquet de « La Hire », l'Amiral Louis de Culant, Jehan Poton de Xaintrailles et Gilles de Rais, la suivent alors aveuglément et la ville, tenue alors par le Comte Jehan de Dunois dit le « Bâtard d'Orléans » est délivrée.

Pour épargner des vies et le sang des soldats Sainte Jeanne d'Arc a écrit avant la bataille cette lettre au roi d'Angleterre :

« Roi d'Angleterre et vous, duc de Bedford qui vous dîtes régent de France, faites raison au Roi du Ciel de son sang royal. Rendez au Roi, par la Pucelle qui est envoyée par Dieu, le Roi du Ciel, les clés de  toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est venue par Dieu réclamer le sang royal. Elle est toute prête à faire la paix si vous lui voulez faire raison en quittant la France ! Vous ne tiendrez pas le Royaume de Dieu le Roi du Ciel. Mais le tiendra le Roi Charles, vrai héritier car Dieu, le Roi du Ciel le veut. »

Et comme les Anglais ne répondent pas, elle marche sur Orléans. Avant la bataille, elle entend la messe et communie chasse les prostituées de l'armée et demande à la troupe de se mettre en paix avec Dieu. Son écuyer, Simon Beaudcroix déclare au procès de réhabilitation :

"Je me rappelle fort bien que Jeanne recommanda à tous les hommes de l'armée de se confesser, de mettre leur conscience en ordre; de prier que Dieu leur vienne en aide et qu'avec son aide ils obtiennent la victoire."



Jeanne d'Arc à Orléans par Jules Eugène Lenepveu, peint entre 1886–1890

« Au milieu de la division intérieure qui déchire un même peuple séparé en Armagnacs et Bourguignons, au cœur de la guerre civile qui fait du pays une proie plus facile et déjà largement convoitée par l'étranger, une jeune paysanne se présente et , entre sa seizième et sa dix-neuvième année, en moins de trois ans, elle rend à une nation son âme, son unité. »*

* Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 176).

  • le 8 mai 1684 : décès de Henry Du Mont.

Henry de Thiers, dit Henri Du Mont, meurt le 8 mai 1684 à Paris. D'origine flamande, il est organiste de l'église Saint-Paul, puis de la basilique Notre-Dame à l'âge de 19 ans, avant d'être claveciniste pour le Duc d'Anjou. La même année il publie son recueil de motets intitulé Cantica sacra, recueil majeur dans l'histoire de la musique française. Il devient Maître de la Chapelle Royale en 1663, et prend sa retraite en 1683. Durant sa carrière, il compose des œuvres essentiellement religieuses de musique baroque, en particulier près de deux cent petits motets à deux et quatre voix en cinq recueils qui restent l'archétype du motet français. Ses motets utilisent la basse continue, une technique encore rare à cette époque.

Ses cinq messes, dites Messes Royales, ont survécu jusqu'au milieu du XXe siècle (avant Vatican II), néanmoins, dans certains lieux de culte catholiques ou pendant les grandes fêtes religieuses, on peut encore entendre l'une ou l'autre des messes royales de Du Mont.

  • le 8 mai 1721 : élection du pape Innocent XIII.

Michel Angelo Conti est élu pape sous le nom d'InnocentXIII. Durant son pontificat, il subit l'invasion du duché de Parme et de Plaisance par Charles VI du Saint-Empire ; soutient Jacques François Stuart pour l'accession au trône d'Angleterre ; et lutte ardemment contre les Jansénistes en France

  • le 8 mai 1738 : vente de la vicomté de Turenne, paradis fiscal, à Louis XV.

La vicomté de Turenne est un bon exemple pour expliquer comment fonctionnait la France avant la révolution. Aujourd'hui, le jacobinisme républicain uniformisateur, le centralisme administratif et technocratique ont, sous prétexte de simplification et d'unité nationale, détruit des pans entiers de l'histoire de France, de la culture française. Si les Bourbons ont été les premiers à centraliser ce fut toujours fait dans le respect de l'histoire et des particularités de chaque province. Les Rois de France parlaient de « Nos peuples de France ». La vicomté de Turenne permet ainsi de comprendre ce qu'était la France avant que ne passe le rabot révolutionnaire. S'étendant de Sarlat à Neuvic, comptant 1200 hameaux, 105 paroisses du Limousin et du Quercy et pas moins de sept villes fortifiées : Argentat, Beaulieu, Collonges, Martel, Meyssac, Saint-Céré et Turenne, la vicomté de Turenne compte 150.000 habitants au début du XVIII° siècle.

Fonctionnant pendant huit siècles, comme un état quasi-souverain la vicomté bénéficiait de nombreux privilèges.

Les vicomtes soutenaient que l'hommage qu'ils rendaient au Roi n'était pas un hommage lige. Jusqu'au XIII° siècle, ils battent monnaie, acceptée en Limousin, Périgord et Quercy. Ils peuvent concéder des fiefs nobles à des roturiers ; ils possèdent des droits de souveraineté et d'amortissement sur les francs-fiefs ; perçoivent des droits de timbres ; créent des foires, des consulats ; … Ces droits sont confirmés par des documents officiels de Philippe le Hardi en 1168, Jean le Bon en 1350, puis Charles V, Charles VII, Louis XI, Louis XIII. Les vassaux des vicomtes sont exemptés de la taille royale et du logement des gens de guerre. Cette situation attire dans la région de nombreuses familles riches et entreprenantes.

L'anachronisme féodal de la Vicomté disparaît finalement en 1738 lorsque Charles Godefroy de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, Vicomte de Turenne, vend tous ses droits au Roi pour payer ses immenses dettes, ses Etats lui ayant stupidement refusé un secours. Le Roi Louis XV lui paie la somme de 4.200.000 livres.

  • le 8 mai 1769 : bataille de Ponte Novo.

Début de la bataille, voir la chronique du 9 mai.

  • le 8 mai 1672: décès de M. de Tréville, Lieutenant Capitaine de la compagnie des Mousquetaires.

En 1616, à l'âge de dix-sept ans, il renonce au négoce pour les armes et part pour Paris, où il s'y engage comme cadet-gentilhomme dans les Gardes-françaises. Il prend part au siège de la Rochelle, de 1627 à 1628, où il est blessé. Tréville, qui a toute la confiance du Roi Louis XIII, devient en 1634 Capitaine Lieutenant de la compagnie des Mousquetaires. Eloigné par Richelieu, suite à l'affaire Cinq-Mars, le Roi le rappelle à la mort du ministre et lui rend le commandement de la compagnie des mousquetaires. Quelques mois plus tard, le 14 mai 1643, Louis XIII meurt à son tour. Mazarin, ne pouvant le renvoyer, dissout la compagnie des Mousquetaires, en 1646.

  • le 8 Mai 1779 : Louis XVI abolit par ordonnance, le servage, le droit de suite et affranchit tous les « mains mortables »

Les serfs des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables » n'existent donc plus. Déjà c'est le Roi Louis XVI qui promulgue, dès 1776, un édit condamnant fermement la possession d'esclaves sur le territoire français. Trois ans après avoir aboli l'esclavage (chronique du 4 février)

  • le 8 mai 1794 : exécution des 28 fermiers généraux à Paris, dont Antoine Lavoisier.

Antoine Laurent de Lavoisier naît et meurt à Paris. Il est généralement considéré comme le créateur de la chimie moderne. Il énonce la première version de la loi de conservation de la matière. Il identifie et nomme l'oxygène en 1778. Il participe à la réforme de la nomenclature chimique, découvre le rôle de l'oxygène dans le phénomène de la combustion ; démontre le rôle de l'oxygène dans la respiration animale et végétale mais aussi dans la formation de la rouille.

Alors que beaucoup se lèvent pour dénoncer la perte pour la France que constituerait sa mort, Fouquiet Tinville rétorque :

« La république n'a pas besoin de savants ! »

  • le 8 mai 1920 : la fête de sainte Jeanne d'Arc devient la fête nationale en France.

Canonisée en 1920, la même année que sainte Marguerite Marie Alacoque, la fête de Sainte Jeanne d'Arc est retenue, sur proposition de Maurice Barrès, comme fête nationale. La loi retient le second dimanche de mai.

  • le 8 mai 1945 : capitulation sans condition de l'Allemagne.

Après une première reddition signée le 7 mai 1945 à Reims par le colonel-général Alfred Jodl, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe, le maréchal Keitel signe l'acte politique de la capitulation sans condition. C'est une véritable guerre de 100 ans qui prend fin entre les peuples germaniques et la France.

  • le 8 mai 1945: répression des émeutes algériennes, un mensonge d'Etat.

Si l'on en croit les journaux, les médias, les livres de pseudo histoire, une « manifestation » se produit à Sétif aux cris de "Istiqlal" ("indépendance") et de "libérez Messali" (Messali Hadj, leader du Parti Populaire Algérien, arrêté et déporté au Gabon). Un scout brandissant le drapeau algérien aurait été abattu par la police française. Les manifestations se seraient étendues alors à des villes voisines du Constantinois, faisant en quelques jours 103 morts dans la population européenne et près de 10 000 morts par la répression.

Un drame algérien d'Eugène Vallet, aux éditions : Les grandes éditions françaises montrent une toute autre vérité des émeutes de mai 1945.

Les faits ont été déformés sur le massacre de Sétif. La manifestation est en fait une émeute qui déferle sur la ville en assassinant de façon atroce tous les Européens rencontrés. Les forces de l'ordre qui arrivent n'ont d'autre solution que d'ouvrir le feu. Et Sétif n'est que l'arbre qui cache la forêt car les trois départements s'embrasent en même temps et non pas après Sétif. Partout des Européens sont assassinés. Il y a bien un plan de révolte, une préméditation de l'action qui est prouvée par la quantité d'armes des « manifestants », par leurs tentatives de couper les routes et d'isoler les grandes villes.

L'insurrection ayant échoué, les indépendantistes, relayés par les médias français anticolonialistes vont inverser l'origine de la violence ; faisant passer les assassins pour des victimes. Depuis, la propagande du gouvernement algérien, largement reprise par les médias et l'éducation nationale française parle de chiffres de morts extravagants ; ces chiffres oscillent entre 15.000 et 45.000 morts algériens. Comme si les documents officiels de 1945 ne permettent pas de présenter la vérité. 0n lit partout que, "selon les autorités françaises", ces événements auraient provoqué la mort de soit 15 000 Algériens, soit 45 000, selon les autorités algériennes… Les émeutes et la répression se sont déroulées du 8 au 22 mai 1945, donc durant quinze jours : l'armée, la police, la gendarmerie françaises, les milices armées ont-elles pu faire entre 1000 et 3000 tués par jour, c'est-à-dire dix ou vingt fois plus par jour que durant la guerre d'Algérie elle-même ?

Il est possible aujourd'hui de consulter le service historique des armées qui a publié l'essentiel des pièces il y a déjà vingt ans ; de lire Roger Vétillard qui a repris dans son étude de 2008 toute ces preuves ; ou encore de relire l'historien Jean-Louis Planche.

Relisons Eugène Vallet :

« Les Français ont eu à faire face à deux foyers actifs d'insurrection, couvrant près de 6.000 kilomètres carrés, en deux régions à population très dense, où l'émeute — les constatations faites l'ont démontré — n'avait même pas l'excuse de la misère. Presque simultanément, se sont produits sur tout le territoire, entre Bône et Saïda, c'est-à-dire sur 900 kilomètres de distance, des remous démontrant la préparation d'une action offensive qui n'était, du reste, un secret pour personne. »*

* (Un drame algérien d'Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, page 8)

« Les drapeaux doivent être retirés. Devant l'hôtel de France à Sétif, un policier tente de s'en emparer. C'est le signal de la bagarre, des coups de feu éclatent ; les manifestants se répandent dans la ville, assaillant à coups de feu, de couteau ou de bâton, les Européens rencontrés. On entend : "Tuons les Européens"… » […] « Le mouvement insurrectionnel, n'a pas été l'œuvre de faméliques mais de fanatiques et de racistes. Le mouvement n'avait pas pour but initial la guerre sainte, mais cet argument fut employé par les meneurs pour décider la masse et la fanatiser…» Écrit alors le général Henry Martin, qui commande le 19e corps d'armée à Alger, dans son rapport.

Relevées en 1945, les pertes côté européen sont, selon les sources, de 102 à 113 victimes, avec le double de blessés. S'y ajoutent les quelques 800 musulmans francophiles assassinés par les émeutiers. Côté musulman, le commandement militaire dénombre alors 2 628 tués; l'Humanité cite à l'époque le chiffre de 6 000 sans aucune preuve ! C'est la radio du Caire qui, la première, parlera de 45 000 victimes, bilan qui sera par la suite officialisé par le régime algérien. Plus on s'éloigne des événements, plus le chiffre gonfle : en 8 mai 2003, le quotidien officiel du parti gouvernemental, El Moudjahid, cite sans vergogne le chiffre de 100 000 !

Quand on sait que le gouverneur général de l'Algérie, Yves Chataigneau, un gaulliste, surnommé par les pieds-noirs « Mohammed » en raison de ses sympathies musulmanes, agit sous les ordres du ministre de l'Intérieur, le socialiste Adrien Tixier ; et que le ministre de l'Air, responsable des ordres donnés à l'armée de l'air, est le communiste Charles Tillon…peut-on dire que la répression est si terrible ? La plus part des condamnations des coupables sont ensuite cassées par Paris. D'où la conclusion d'Eugène Vallet :

«On affirme que sur 120 condamnations environ, prononcées à ce titre, 25 à peine ont été suivies d'exécution. Enfin est arrivée l'amnistie générale, qui couvre à peu près tous les coupables et leur permet de revenir, libérés et insolents, parmi leurs victimes et leurs complices. Et comme si de tels défis au bon sens et à l'équité n'étaient pas suffisants, on intensifie à plaisir les campagnes de calomnies contre les martyrs de l'hécatombe des 8 et 9 mai 1945. La presse et la T.S.F. propagent les mensonges les plus odieux sur des faits dont l'Administration a empêché la libre divulgation.

[…] Le scandale, ce n'est pas le massacre des Français isolés et surpris, sans défense, des femmes martyrisées et des petits enfants lacérés de coups de couteaux. Le scandale, c'est la répression trop brutale de l'émeute. Nos soldats ont été des bourreaux...Ce renversement, au moins audacieux, des rôles, a évidemment pour but de tromper l'opinion publique dans la Métropole. Mais il crée une situation intolérable en Algérie, où tout le monde est fixé, même la masse indigène, qui est étonnée, aujourd'hui encore, que le châtiment n'ait pas été plus exemplaire. »**

** Un drame algérien d'Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, pages 263 et 264.

[…] « On chasse les Français d'Algérie. C'est là un fait qui ne peut être nié et qui met en cause les destins mêmes de la France en Afrique du Nord. Il est profondément attristant d'enregistrer cette constatation qui sera, demain, une réalité poignante. Le mouvement est commencé. Il s'accentue rapidement. L'Administration s'en est aperçue, puisqu'elle a essayé de freiner les départs, en refusant d'approuver, pendant un temps, les ventes de propriétés françaises aux indigènes. Mais elle continue à favoriser ceux qui, malgré tout, voulaient rester. J'attribuais les mesures qui précipitent la catastrophe.

Les Pouvoirs publics n'ont pas réagi lorsqu'il en était temps encore, lorsqu'ils ont été prévenus de l'imminence du drame qui se préparait. Or, ils avaient été largement alertés par de nombreux rapports officiels de fonctionnaires de tous ordres, y compris les chefs de gendarmerie et par des appels pressants d'élus.

Le drame accompli, l'Autorité, nous l'avons dit a :

  • couvert d'une protection non déguisée les émeutiers échappés, aux constatations des flagrants délits ;
  • gracié les coupables arrêtés et condamnés par les tribunaux militaires ;
  • prononcé, récemment, une amnistie à peu près générale, qui a permis aux perturbateurs de rentrer dans les douars la tête haute, de reformer les groupements d'assaut, genres « Médersas », « Amis du Manifeste » ou Scouts, qui avaient été dissous, et de reprendre leur programme d'hostilité et de menaces de mort contre l'élément français, témoins ces papiers répandus dans les campagnes en avril 1946, ou jetés dans les boîtes aux lettres des villes :

« Français, préparez vos valises ou vos cercueils !... »

Et comme si l'Algérie française était coupable de ne pas succomber sous l'action d'un tel régime, le législateur de France y ajoute la certitude d'une asphyxie totale ; la noyade des Français sur les prochaines listes électorales, par l'inscription de nouveaux contingents d'électeurs indigènes, tels que les titulaires de certificats d'études primaires ! Quelles responsabilités, dans l'Histoire, prennent aujourd'hui nos dirigeants !... » 22 AOUT 1946.***

*** Un drame algérien d'Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, pages 271 272 et 273.

  • le 8 mai 2002 : attentat de Karachi.

Un attentat à la voiture piégée commis devant un hôtel de Karachi (Pakistan) coûte la vie à 14 personnes, 11 Français et 3 Pakistanais (plus douze blessés).


Désormais Marine le Pen prendra seule et en pleine figure la foudre médiatique

Analyse de l'abbé de Tanouärn :

"Elle met en place un plan longuement médité dont la première phase s'achèvera lorsque le Front national, face aux nouveaux Républicains et face aux archéo-Socialistes aura décidé d'appeler le Parti Les Patriotes (...) Plus question de nation ou de national : la patrie et les patriotes entrent et font entrer ceux qui s'en réclament dans la grande geste de la Révolution dite française (...). La nation, elle, demeure suspecte. 

Marine Le Pen, au nom d'un refus de l'antisémitisme forcément bien venu, applique froidement un plan concerté, qui n'est d'ailleurs sans doute pas le sien. Sur la route du Nouveau Front (Marion dixit), elle rencontre la statue du commandeur, son père vêtu de rouge. Telle Don Juan, elle accepte son défi.  Elle en accepte aussi la médiatisation. Elle est prête à cette opération typique de tous les mâles du monde mais qui n'est guère féminine : tuer le père. Comme dit Jean-Claude Martinez, au nom de l'anti anti-sémitisme, elle se déclare prête à passer au dessus de la grande loi des juifs, le Décalogue, reçu par Moïse sur le Mont Sinaï. Le quatrième commandement est pourtant sans réplique : "Tes pères et mères honorera afin de vivre longuement sur la terre que l'Eternel t'a donné" (...) 

Il me semble que n'importe quel étranger à la famille Le Pen se sentira loin et du père et de la fille en cette occurrence. Loin de la violence qui se dégage des propos et des actes des deux partis. Marine a souhaité se débarrasser de son vieux sans voir qu'il lui servait de paratonnerre. Désormais elle prendra seule et en pleine figure la foudre médiatique réservée à tous ceux qui "pensent différemment". C'est aussi une erreur de calcul (...) 

Que restera-t-il de ces imprécations? A l'évidence une décrédibilisation pour le Parti, qui aura montré une fois de plus son incapacité à s'élever au niveau d'un bien vraiment commun, en pataugeant dans le psychodrame familial. Les médias ont joué les pousse au crime, en relayant chaque parole du Vieux (à qui il aurait fallu interdire d'être lui-même). Il y a une sorte de naïveté à écouter ainsi les médias sans s'apercevoir qu'elles cherchent juste à faire du Sang pour faire du buzz. Nous sommes peut-être arrivés au clou du spectacle à effets très spéciaux que personne ne maitrise plus. Entre suicide politique et meurtre familial, le virtuel pourrait bien devenir réel.


Soirée UMP-FN à l'occasion du 1er mai à Paris

On se souvient des soirées du 31 décembre 2014 et de janvier 2015 où des jeunes de l'UMP et du FN avaient passé du temps ensemble. Pierre Gentillet, responsable des Jeunes de la Droite populaire (UMP), a remis ça le 1er mai en marge du défilé du FN en participant à une soirée organisée par les jeunes du Front national. Et il assume :

"Plein de responsables à l'UMP ont des amitiés avec le PS, et on n'en parle pas. Je ne vois pas le problème (...) Ce n'était pas une soirée estampillée FN, c'était dans un lieu ouvert et public, un bar du 6ème arrondissement», se défend Pierre Gentillet au Scan. Le militant de l'aile dure de l'UMP y est allé pour «discuter» et «prendre un verre» avec ses amis du parti de Marine Le Pen, parmi lesquels le secrétaire départemental de Seine-Saint-Denis Jordan Bardella, ainsi que d'autres responsables locaux. «Dans les milieux politisés, on se fréquente énormément», se justifie-t-il, déplorant que sa présence ait fuitée dans la presse."

L'union des droites viendra-t-elle des jeunes générations ?


Un des pionniers de l'internet français déménage ses serveurs en Norvège

Première conséquence de la loi liberticide sur le renseignement :

"Altern.org a choisi sa destination. Après avoir fait un comparatif mondial des pays qui protègent le mieux les libertés, qui assurent le mieux le développement humain et qui offrent le meilleur accès à internet, le fondateur de l'un des pionniers du web français a décidé de poser ses serveurs en Norvège.

Les boîtes noires qui se proposaient d'espionner l'activité de ses clients (et de leurs clients) grâce à des algorithmes n'étaient pas à son goût. L'hébergeur français (...) Valentin Lacambre, a annoncé que les serveurs seraient déménagés en Norvège :

A la recherche d’un pays d’accueil plus favorable à l’internet que la France d’après son Patriot Act pour héberger altern.org, j’ai fait mes courses"

Voici ce qu'on peut lire sur le site Altern.org :

"Suite au vote de la loi sur les services secrets à l'assemblée nationale hier, l'hébergeur altern.org ferme ses services le temps de déménager à l'étranger. Altern.org participe depuis vingt ans à faire du droit à la liberté d'expression une réalité pour les citoyens et résidents de ce pays. Pendant toutes ces années les dirigeants politiques, ceux des grandes entreprises, les notables de tout poil, n'ont eu de cesse que de refermer cette parenthèse de liberté ouverte par internet. On a bien rigolé en les voyant gesticuler à tenter de bloquer la mer avec des lignes maginot comme l'hadopi

Mais aujourd'hui ils ont trouvé une parade en nous obligeant par la loi a installer au coeur de nos infrastructures des analyseurs sous le controle des services secrets. Ce controle sur les télécommunications appelle à l'autocensure de notre expression publique et annihile notre vie privée sur internet.

Pour nous un seul jour sous écoute globale est un jour de trop. Altern.org refuse la boite noire des services secrets, ferme ses services immédiatement, pour les réouvrir dans quelques jours dans un pays plus respectueux des libertés individuelles."

Voici ce qui s'appelle donner une leçon au pays des droits de l'Homme...

Merci à GQ


Les musulmans ne sont pas libres de se convertir

Le Forum Jésus le messie se déroule les 8 et 9 mai à Notre-Dame-de-Grâce de Passy (Paris). L’édition 2015 se penche sur la liberté de conscience des musulmans en France avec des intervenants comme Moh-Christophe Bilek ou Annie Laurent. Jeanne Gouadain, coordinatrice du forum, déclare à Famille chrétienne :

"Après l’attentat déjoué contre des églises à Villejuif, n’est-ce pas mettre de l’huile sur le feu que d’inciter les catholiques à convertir les musulmans ?

« Votre question révèle trois sous-entendus :

1) Les musulmans seraient susceptibles et un rien pourrait déclencher leur violence.

2) La prudence serait donc de se taire, de se soumettre à cet état de fait, et donc, de fait, de devenir déjà “musulman”, puisque ce terme signifie précisément “soumis”.

3) L’évangélisation ne serait plus la priorité pour un chrétien, en contradiction avec la parole du Christ, il faudrait préférer quelque chose de ce temps plutôt que le salut (Lc 12, 4-5)...

Pour autant, le forum n’a jamais eu pour objectif de proposer aux catholiques de « convertir » les musulmans, car Dieu seul a ce pouvoir. Sa raison d’être est de montrer que des musulmans ont choisi le Christ librement, ici, en France, et demandent, si possible, aux catholiques de souche d’en prendre conscience, de les considérer et de les accueillir comme leurs frères. »

L’édition 2015 est consacrée à la liberté de conscience. Les musulmans de France ne sont-ils pas libres de croire ou de ne pas croire ?

« Il ne s’agit pas de la liberté de croire ou de ne pas croire, sauf si vous ajoutez “en Mahomet et au Coran”. Il s’agit bien plus, en conséquence, de la liberté de quitter l’islam pour répondre à l’appel du Christ.

Les musulmans sont libres de le faire, théoriquement, au niveau de la loi civile française, mais souvent ils ne le sont pas en réalité, puisque l’islam commande le meurtre des apostats (Coran 4.89 ; 8.12-17). Aussi, nombre d’entre eux, s’ils arrivent à vaincre la peur et les menaces qui les entourent, préfèrent-ils devenir chrétiens en secret. »


Etes-vous un homme, une femme ou "autre" ?

Pour s'inscrire aux MOOCs pour l'emploi, pas besoin d'être un homme ou une femme. Vous pouvez être un aspirateur, une ampoule ou un râteau, ça marche aussi.

« Les MOOCs pour l’emploi » est une plateforme de MOOC (Massive Open Online Courses, en français « Cours en ligne ouverts à tous ») mise à disposition par Pôle emploi à destination des actifs.


Union des droites : c'est fait en Finlande

Lu dans le Monde :

"Sauf surprise, le parti populiste d’extrême droite des Vrais Finlandais va entrer pour la première fois de son histoire au pouvoir en Finlande. Le probable futur premier ministre, le centriste Juha Sipilä, a confirmé, jeudi 7 mai, qu’il allait entamer des négociations sur un programme de coalition avec ce parti, arrivé deuxième lors des élections législatives du 19 avril. Le leader charismatique du parti, Timo Soini, devrait dès lors réaliser son rêve et devenir ministre, probablement des finances ou des affaires étrangères.

« C’est la meilleure solution. La situation économique constitue le plus grand défi. Nous avons besoin d’une coalition forte, capable d’élaborer des réformes et de les mettre en œuvre », a expliqué Juha Sipilä lors d’une conférence de presse. Les deux partis devraient également s’associer avec les conservateurs menés par le premier ministre sortant, Alexander Stubb. Ceux-ci étaient arrivés en troisième position lors des élections législatives. Alliés, ces trois partis devraient bénéficier d’une majorité confortable de 123 sièges sur 200 et entamer dès vendredi les négociations sur le programme précis de coalition. Les sociaux-démocrates, qui faisaient partie du gouvernement sortant, resteront dans l’opposition, après avoir connu une défaite historique aux élections."

Et en France, c'est pour quand cette union ?


Christiane Taubira : entre menaces et amalgames

Dans une interview accordée à Paris Match, Christiane Taubira raconte le "racisme" ordinaire qu'elle aurait subi tout au long de sa vie. Elle en profite pour lancer cette curieuse menace contre ceux qui s'attaquent et critiquent son action et qui sont forcément de méchants racistes :

"Et que les racistes le sachent, je vis et je vivrai. Et je tiendrai. Il me suffit qu’ils le sachent. Qu’ils multiplient leur violence par un million, je tiendrai encore. Par dix millions, je tiendrai encore. Le monde n’est pas à eux. Les enfants qui me ressemblent ont toute légitimité au monde. Il faudra qu’ils s’y habituent. La lucidité les conduira à voir que les gens qui me ressemblent sont plus nombreux. Et qu’il vaut mieux ne pas trop défier ce monde-là."

S'exprime-t-elle en tant que "citoyenne du monde" ou en tant que ministre de la république française. C'est à se demander si elle ne considère pas les opposants à la dénaturation du mariage qui défendent la famille et ceux qui n'acceptent pas sa politique laxiste vis-à-vis des délinquants et des criminels comme des racistes. Ce serait un vilain amalgame...


Quel est le principal acteur de la défaite du nazisme : Etats-Unis ou URSS ?

En cette veille du 8 mai et de ses traditionnelles commémorations, Bruno Gollnisch nous invite à réfléchir sur l'inversion de perception qu'ont les Français sur le principal acteur de la défaite allemande :

"Ce soixante-dixième anniversaire  de  la défaite  de l’Allemagne hitlérienne, prend aujourd’hui un sens particulier puisque les tensions entre les puissances victorieuses en 45  se matérialisent aujourd’hui en une  nouvelle guerre froide (...) Ce n’est pas anodin dans le climat actuel de Russophobie, le résultat de l’étude historique réalisée par l‘Ifop pour metronews souligne un changement assez net des perceptions du principal vainqueur du nazisme.

5_pOfFCEn mai 1945 (...)57% de nos compatriotes  interrogés citaient alors  l’URSS comme le principal acteur de la défaite allemande et 20% seulement les Etats-Unis. La puissance qui était celle du Parti communiste du déserteur Maurice Thorez,  premier parti de France, son influence  idéologique et intellectuelle, la méfiance  voire l’hostilité de De Gaulle vis-à-vis du monde anglo-saxon en général et de l’Amérique en particulier,  expliquaient certainement  ce résultat.

Il est aussi  évident et factuellement exact  que  les sacrifices immenses, la résistance extraordinaire du peuple russe au cours de la « grande guerre patriotique » ont été déterminants dans cette victoire des alliés. Certainement  plus que le débarquement  de Normandie, lequel  n’aurait  pas été possible sans la fixation sur le front de l’Est du gros des troupes  allemandes.

Enfin, tous théâtres d’opérations  confondus, les pertes américaines entre 1941 et 1945 se sont élevées à un peu  moins de 420 000 morts, assez loin  derrière, à titre de comparaison,  les 620 000  morts militaires de la guerre de sécession (1861-1865).

Le plus lourd tribut, devant l’Allemagne, au second conflit mondial, fut payé par le peuple russe.  Selon les  estimations,   8 800 000  à 11 700 000 militaires furent  tués  en URSS au cours des combats contre l’armée allemande,  auxquels il faut ajouter 13 500 000 à 15 700 000 pertes civiles.  Soit le total effrayant d’environ 27 millions de tués en URSS entre juin 1941 et mai 1945.

Le_jour_le_plus_longMais aujourd’hui à cette même question, « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne en 1945 ? », 54% des sondés  répondent  « Les Etats-Unis » –et même 59% des moins de 35 ans-  et 23% seulement « l’URSS ». Ce basculement  l’opinion  doit autant  à la marginalisation politique du PC qu’à l’inféodation toujours plus poussée de la France aux Etats-Unis,  à l’atlantisme, à l’assomption plus générale d’un empire américain qui s’est construit largement sur les ruines et l’affaiblissement des grandes nations européennes depuis 70 ans (...) le jugement s’est complètement inversé »  « dans les années 90 ».

Quant à Virginie Sansico, « historienne spécialiste de la Seconde Guerre mondiale », interrogé dans metronews, elle «  voit dans ces résultats une certaine logique : Sous De Gaulle, qui était anti-atlantiste, on n’était pas prompt à entretenir la mémoire du Débarquement (...) Les premières commémorations du Débarquement appuyées par l’Etat ont eu lieu seulement en 1984, organisées par Mitterrand : elles marquent une rupture dans l’opinion. »

A fortiori chez  « les jeunes (qui)  ont grandi dans un monde où la mémoire du Débarquement est très présente et où, surtout, l’influence culturelle des Etats-Unis n’est plus à démontrer ». Influence culturelle ?  Oui, ou autrement dit, l’effet d’une  propagande véhiculée largement sous le masque de l’entertainment  par l’industrie cinématographique et télévisuelle hollywoodienne qui  contribue puissamment à modeler les esprits et susciter des réflexes pavloviens.

Si le Russe garde, plus que jamais depuis la chute du communisme,  sa place de grand méchant-mafieu- fascistoïde dans les productions américaines,  dans des proportions peut-être plus importante encore que le Serbe fourbe, l’arabe-musulman-fanatique et l’Iranien malfaisant, cela ne doit rien au hasard mais tout à la géopolitique.

La volonté de Vladimir Poutine de redonner à la Russie une place de tout premier plan sur la scène internationale;  les intérêts souvent  divergents  de Moscou et de Washington au Moyen-Orient ;   le soutien notamment  à la Syrie ;  la résistance du Kremlin  à  la déstabilisation  de l’Ukraine ;  sa lutte pied  à pied contre les menées états-uniennes  en Asie centrale ;  les alliances diplomatiques nouées pour briser le carcan unipolaire ;  la défense résolue  sur le plan intérieur des valeurs traditionnelles et patriotiques, bref  l’opposition   frontale de la Russie de Poutine au  nouvel ordre  mondial,  aux dogmes libertaires sur le plan sociétal, forment les vraies raisons de la diabolisation de ce pays  par « nos » faiseurs d’opinion.

On se souvient du temps ou Laurent  Fabius, alors dans l’opposition, décrivait Nicolas Sarkozy comme  un « caniche des Américains ». C’était avant qu’il endosse le costume de ministre des Affaires étrangères et qu’il fasse l’éloge des djihadistes massacreurs du front  al-nosra « qui font du bon boulot  en Syrie ». Car  aujourd’hui, M. Fabius est le représentant d’un gouvernement tout aussi atlantiste que le précédent et prend bien soin de  ne pas trop tirer sur sa laisse (...)"


L'UMP ne maitrise pas encore la communication sur les réseaux

Fin avril, l'UMP annonçait son intention de proposer une application mobile pour iOS et Android, en marge de la refonte du parti politique mené par Nicolas Sarkozy. Nommée Direct Citoyen, cette application, destinée aux militants, aura pour but de les consulter directement par le biais de sondages « en temps réel ».

Mais l'UMP n'a pas réservé le nom de son application. Et cela profite aux geeks... Arsène Huot, un développeur d'applications mobiles, explique :

« Il y a trois semaines je suis tombé sur des articles annonçant la future app de l'UMP permettant aux adhérents de voter sur des sujets divers. J'ai voulu alors vérifier si le nom de leur App était bien déposé sur itunes et il se trouvait que non. Sur iOS, une application doit avoir un nom unique, ce qui n'est pas le cas sur Android. Il faut donc vérifier avant toute action marketing la disponibilité d'un nom, et le bloquer en créant l'espace dédié. »

« J'ai donc profité de cette erreur pour déposer une application Direct Citoyen, qui se trouve en plus être une app de sondage politique. Il ne s'agit pas ici de voter pour différentes idées, simplement de voter pour des personnalités politiques à travers un système de battle assez fun ».

L'application permet de consulter les cotes de popularité des partis ou des politiciens en fonction des votes réalisés anonymement par les utilisateurs.

« Cette idée a vu le jour bien avant l'annonce de l'UMP mais leur erreur nous a permis de profiter d'une communication gratuite et on les en remercie »


Croix retournées à Oyonnax : "aucune motivation religieuse"

Communiqué de Christophe Boudot, tête de Liste FN aux Elections Régionales Auvergne Rhône-Alpes :

"Le mois dernier, 25 lieux de culte ou de mémoire chrétiens ont été victimes d’actes de christianophobie.

Une enquête a été ouverte mardi 5 Mai concernant la profanation de tombes à Oyonnax dans l’Ain. Une source judiciaire proche de l’enquête précise qu’« aucune motivation religieuse n’apparaît actuellement dans ces dégradations »…. C’est un peu court, ce sont pourtant bien des croix qui ont été retournées.

Christophe Boudot, Président du Groupe FN à la Région, et Maxime Chaussat, Secrétaire Départemental FN de l’Ain condamnent vivement ces actes odieux et répétés et demandent que les auteurs de ces actes inqualifiables soient retrouvés et condamnés. Ils s’associent respectueusement à la douleur des familles dont la mémoire des défunts a été profanée."


La supérette de l'irréductible gérante résiste encore et toujours à l'envahisseur

Lu ici :

"Le témoignage incroyable de la gérante de la dernière supérette du quartier sensible des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, à 40 km de Paris. Ce petit bout de femme est depuis plusieurs jours en ce début du mois de mai 2015, la cible d'un homme qui vient d'être arrêté par la police et de ses complices. Ils sont venus à plusieurs reprises mettre à sac les rayons de son magasin et de racketter cette commerçante... Aujourd'hui, Lina refuse de céder pour elle, pour son magasin et pour les habitants du quartier.

Native du quartier, elle continue de se battre pour conserver cet ultime commerce de proximité. Elle sait que son épicerie est nécessaire au quotidien de certains résidents âgés ou affaiblis par la maladie. Ne pas craquer est donc un devoir citoyen.

Si moi je baisse les bras, si l'autre voisin il baisse les bras, l'autre il baisse les bras, mais qu'est-ce qu'il va se passer ?

La gérante de la dernière supérette du quartier victime a fini par prévenir les policiers. Son agresseur et ses complices, qui venaient de mettre à sac plusieurs rayons, ont été interpellés."


Dien Bien phu, se souvenir de la suite aussi!

Un lecteur, en complément de l'éphéméride de ce jour propose ces deux DVD (accompagnés d’un copieux livret illustré de 56 pages), à commander ici

Hommes de troupe, colonels ou civils, ils ont choisi de témoigner pour la première fois depuis leur libération. Ce sont les prisonniers survivants des camps du Viet-Minh. Capturés ou enlevés pendant les combats de la guerre d'indochine, ils vont devenir des matériaux et, selon la formule des commissaires politiques d'Hô Chi Minh qui les "rééduquaient".
Servir ou Mourir ! Le retour en France ne marquera pas la fin du calvaire. Un autre combat allait commencer : faire connaître leur souffrance dans un monde indifférent et souvent hostile. Ce film est leur histoire.

Dien dvd

 

 

 


Comment LMPT peut renvoyer Dominique Reynié à son cercle de réflexion

Roland Hureaux déclare à Atlantico :

"De fait la Manif pour tous a déjà eu un impact sur les élections municipales. Au moins dans deux villes qui ne sont pas négligeables : Paris et Strasbourg. A Strasbourg, des réseaux liés à la Manif pour tous se sont mobilisés pour faire battre la sénatrice UMP Fabienne Keller, qui avait voté pour la loi Taubira. A Paris, si la candidature de Nathalie Kosciuszko-Morizet n'a pas suscité l' enthousiasme que l'on aurait pu attendre à droite, son abstention sur le "mariage pour tous" y est sans doute pour quelque chose.

Certes ceux qui son hostiles à la loi Taubira sont encore nombreux dans la société française, mais, tout en maugréant, ne finissent-ils pas, dans le secret de l'isoloir, par voter pour les candidats de la droite, UMP principalement, quelles que soient leurs positions sur le mariage homosexuel ?

Ils "finissent" comme vous dites. Mais si c'est après avoir dénigré le candidat, chez le boulanger, le crémier ou à la sortie de la messe pendant trois mois, quel est l'impact final ? Et si l'enthousiasme n'est pas au rendez-vous, on vote peut être comme il faut soi-même, mais ira-t-on  faire faire une procuration à la grand-mère  invalide ou au fils qui est en stage à l'étranger ?

A titre de contre-exemple, on peut citer Limoges. Cette ville, gauche depuis cent ans, est passée à droite de justesse, grâce  une mobilisation sans précédent des réseaux anti-loi Taubira.

Certains médias ont récemment déploré que l'UMP semble donner la préférence dans la désignation des têtes de listes aux régionales à des hommes ou des femmes politiques qui n'envisagent pas de revenir sur la loi Taubira. On cite Valérie Pécresse ou Dominique Reynié par exemple...

Le cas de Valérie Pécresse n'est pas du tout comparable à celui de NKM.  Elle a, que je sache, voté contre la loi Taubira  et c'est ça qui compte. Il se peut qu'elle n'envisage pas de revenir dessus mais pour des raisons d'opportunité,  pas parce qu'elle aurait changé d'avis  au fond.

Le cas de Dominique Reynié qui a été désigné comme tête de liste le 26 avril dernier par un panel d'élus de droite de Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon, désormais fusionnés est très différent. [...]

J'ajoute que si la gauche connait aujourd'hui une hémorragie dans le Midi, toute relative d'ailleurs, c'est plus au profit du FN que de l'UMP-UDI. Quant aux militants de l'UMP, ils sont généralement plus conservateurs que ceux de la région parisienne, position minoritaire oblige. Beaucoup s'étaient engagés contre le mariage homosexuel. Les cadres de LMPT de la région que je connais sont fermement décidés à ne pas voter pour la liste UMP si le choix actuel est confirmé par les états-majors nationaux de l'UMP, de l'UDI et du MODEM. [...]"


Najat Vallaud-Belkacem cible les écoles libres

Dans le Figaro papier de ce jour, on découvre que le ministre de l'Education nationale a annoncé la création d'un pôle dédié au contrôle des établissements privés hors contrat afin d'y vérifier que l'on n'y prêche pas des choses contraires aux valeurs de la République.

Les valeurs de la République étant ce qu'elles sont (sexe, Femen, esprit Charlie...), peu d'écoles risquent de ne pas passer l'épreuve de ce contrôle.


Journée défense et citoyenneté, RIP

Quand le Service national a pris fin, une journée de préparation à la défense, obligatoire pour les jeunes Français de 16 à 25 ans, en a pris bien modestement le relais. Elle a été réformée à plusieurs reprises, mais visait encore, entre autres, à "sensibiliser à un esprit de défense". C'est bientôt fini :

"Lors d’une table ronde organisée à l’occasion d’une rencontre avec la jeunesse, le 6 mai, le président Hollande a annoncé qu’elle pourrait prochainement devenir une « journée de formation et d’information ».

Exit, donc, la sensibilisation aux questions de défense? En tout cas, le chef de l’État n’en a pas parlé. Selon lui, cette nouvelle journée devra permettre de donner une meilleure information aux jeunes afin de les « orienter vers le meilleur dispositif », en précisant qu’il y voyait une « journée d’espoir » ou encore « une journée d’égalité pour l’accès de tous aux formations et à l’information ». [ndlt : l'accent a été mis sur l'année de césure pendant les études.]

Cette annonce n’a pas suscité énormément de réactions… Toutefois, le député Jean-François Lamour (UMP), qui n’a pas manqué de « sabrer » cette décision qui, selon lui, « conduira inéluctablement à affaiblir un esprit de Défense pourtant plus nécessaire que jamais », alors que « des défis sécuritaires importants attendent peut-être les générations futures ».

« Les citoyens en devenir que sont les jeunes n’auront désormais plus ce premier contact obligatoire avec le monde combattant pour l’instant permis par la JDC », a plaidé M. Lamour. « N’oublions pas qu’en filigrane du lien Armée-Nation se trouve la capacité d’une société à prendre conscience d’elle-même, et de la charge qui lui incombe d’assumer sa propre sécurité », a-t-il encore fait valoir."


Quelles pourraient être les structures d’un « royaume sous contrainte »

La veille du défilé traditionnel en hommage à Jeanne d’Arc le 10 mai prochain, l’Action française organise un colloque sur le thème « Dessine moi un roi », suivi d’un banquet. Philippe Mesnard Rédacteur en chef de l’Action Française 2000 répond à Présent. Extraits :

"« Dessine-moi un roi. » Si l’allusion au Petit Prince est évidente, pour autant, existe-t-il plusieurs manières possibles de concevoir un roi ?

Bien sûr. Tout l’intérêt du colloque est de confronter plusieurs approches. Nous avons donné un cadre : le roi gouverne en France, mais le reste du monde est tel que nous le connaissons. L’enjeu de cet exercice est d’imaginer quelles pourraient être les structures d’un « royaume sous contrainte ». Qu’il s’agisse d’écologie, de représentation du peuple, du fait religieux, plusieurs hypothèses sont possibles. Nous publierons d’ailleurs les actes du colloque pour poursuivre la discussion et approfondir cette réflexion. Car si la critique de la démocratie est aisée, imaginer la monarchie de demain est plus difficile – mais bien plus excitant pour l’esprit.

« Une république chrétienne administrée par un Salazar est préférable à certaines monarchies laïques ou maçonnisantes dont l’Histoire offre quelques cas », écrit l’amiral Auphan (Mensonges et vérité, 1949). Des pays bénéficiant de régimes monarchiques n’ont pas empêché la décadence et le délitement moral de leur pays (Espagne, Belgique, Royaume-Uni…). En quoi la France aurait-elle une destinée différente avec un roi à sa tête ?

La monarchie n’est pas la garantie absolue que le Bien commun sera discerné et servi ; mais, au regard de ce que donnent les démocraties et particulièrement en France, on peut imaginer que le gouvernement d’un seul, dans un pays libéré de l’emprise des partis, permettra de consacrer les énergies à gouverner le pays et non pas à intégrer l’élite mondialisée, dédaigneuse des souffrances des humbles, du peuple « populiste », si méprisé aujourd’hui. La question est de savoir si les partisans d’un libéralisme mondial destructeur laisseront une monarchie française se développer : cette question de la souveraineté dépasse celle du régime politique – et on voit bien que la démocratie n’assure pas, en France, cette souveraineté vitale. [...]

Une enquête du Cevipof, conduite en février 2015, montrait à quel point les Français rejettent la classe politique et ses institutions prétendument représentatives, car ils se sentaient méprisés et même trompés. Au point que 51 % considèrent qu’avoir un homme fort sans parlement ni élections pour gouverner le pays serait plutôt une bonne chose ! C’est l’exercice même de la démocratie, en France, avec son cortège de décisions absurdes, de libertés rognées, de gabegie financière et de comportements honteux qui, paradoxalement, est une raison d’espérer : les Français réfléchissent, ils sentent profondément le mal qui leur est fait, ils commencent à réagir, comme 2013 en témoigne. Les germes d’une transition sont là."


L'éditeur Claude Durand est mort. RIP

Patron de Fayard durant trente ans, Claude Durand vient de s'éteindre à l'âge de 77 ans. Il avait quitté la maison d'édition en 2009.

Né en 1938 à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), il a vécu dans le «9-3» toute sa jeunesse. Il a exercé le métier d'instituteur, dès 17 ans, à Livry-Gargan :

«Je faisais écrire à chacun de mes élèves un roman durant l'année! Et j'y arrivais! C'était pour leur donner une sorte de continuité, de goût dans l'effort, et pour leur montrer qu'on pouvait créer en improvisant...»

Il dirigea Grasset de 1978 à 1980, année où il rejoint Fayard. Il fit découvrir à la France Gabriel Garcia Màrquez, puis L'Archipel du Goulag de Soljenitsyne dont il devient l'agent mondial. Il récidive avec un autre dissident, l'écrivain albanais Ismaël Kadaré.

En 2010, il révélait que les prix littéraires sont truqués :

"Il n'est pas rare que les prix couronnent de bons livres. La question posée concerne l'honnêteté du système, non celle des gens. D'abord, les jurés se cooptent. C'est la «reproduction» selon Passeron et Bourdieu ! Quand telle maison a trois jurés et qu'elle risque, l'âge aidant, de ne plus en avoir qu'un ou deux, elle va tout faire pour conserver son nombre de «couverts». C'est ainsi qu'on a pu parler de la perpétuation d'un système «Galligrasseuil» (contraction de Gallimard, Grasset et Le Seuil, ndlr) ; il serait d'ailleurs plus approprié de parler aujourd'hui de Gallisset ! Le défaut de ce système fermé, c'est qu'il a une fâcheuse tendance, à la longue, à ne plus couronner des oeuvres, mais des éditeurs. La méthode la plus courante est le troc de voix. Des patrons de maison ou leurs subordonnés vont tenter un marchandage en disant, par exemple : «Moi, j'ai deux voix au Goncourt, et tu en as trois au Renaudot. J'ai eu le Goncourt l'année dernière, donne-moi tes voix au Renaudot et je te donnerai mes voix au Goncourt...», et ainsi de suite avec, parfois, des échanges plus sophistiqués. Les réformettes apportées aux règlements des différents prix n'ont guère banni ces pratiques, même si elles ne sont pas systématiques. Si certains jurés restent libres, c'est qu'ils ont assez de caractère ou de succès pour se le permettre. [...]

Mais je rappelle qu'une voix dans un jury n'est pas seulement utile pour couronner un livre, elle est aussi utile à la perpétuation du système : si survient un décès dans le jury auquel cette voix appartient, elle contribuera à désigner le successeur. C'est un investissement. J'ai calculé un jour que les frais engagés dans une politique de prix, en à-valoir, en préfaces, en dessus de table (les grands restaurants), pour ne pas parler ici de dessous, peuvent en arriver à coûter l'équivalent du bénéfice d'un prix littéraire de moyenne diffusion. Il faudrait donc avoir deux de ces prix pour qu'une telle politique soit vraiment rentable. Mais, dans le même temps, les prix présentent un autre avantage : ils peuvent attirer des auteurs dans la maison qui les reçoit. C'est donc un moyen de débaucher des écrivains plus facilement."


Le gender bientôt dans le dictionnaire d'Oxford ?

La question d'introduire dans le dictionnaire anglais d'Oxford le titre "Mx" (abréviation de "Mix", pour les personnes "transgenre") aux côtés de Mr, Mrs, Miss et Ms serait à l'étude. Il serait déjà utilisé dans de nombreux documents officiels en Grande-Bretagne. Tout ceci au conditionnel bien sûr, tant que Najat Vallaud Belkacem n'aura pas dit s'il s'agit ou non d'une rumeur.


Les intégristes du gender veulent nous rééduquer

GLe Point fait sa Une en titrant : "Ces bien-pensants qui veulent nous rééduquer". Et le dossier ne nie plus une évidence : la théorie du genre influence la politique actuelle.

"L'atmosphère néopuritaine dans laquelle nous baignons n'est pas étrangère à l'influence, relativement récente en France, de la théorie du genre".

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Audrey Pulvar entendra-t-elle la voix de Jeanne ?

Audrey Pulva été invité à Orléans pour parrainer les fêtes johanniques demain. Sur Facebook, ce message a été publié :

"Audrey,

C’est Jeanne qui te parle,

Vendredi, tu monteras sur l’estrade, devant la foule, dos à cette immense cathédrale d’Orléans fouettée par le vent.

Tu y feras un discours sur moi, qui suis aussi montée sur une estrade il y a 584 ans. Non pas pour parler sous les applaudissements, mais pour y être brûlée, tant ma parole dérangeait.

Si je m’adresse à toi aujourd’hui, c’est pour te rappeler, avant que tu prennes la parole, ce que fut mon courage, et ce qu’il ne fut pas.

Mon courage fut celui de croire au Royaume de France à un moment où personne n’y croyait. Ni les princes, ni les prêtres.
Il fut aussi de croire suffisamment en moi, jeune femme, et en Dieu qui me guidait, pour entraîner derrière moi les armées du Roi de France.
Mon courage fut enfin celui de défier l’inquisition de l’époque, qui n’était là que pour m’accuser d’avoir changé le sens de l’Histoire.

Quand tu parleras de moi Audrey, ne confonds pas mon courage intemporel avec des combats politiques qui ne sont que le reflet de l’esprit du temps.

Il est normal de défendre la dignité de la femme. Moi-même, jeune fille au milieu d’hommes, j’ai bataillé pour être respectée, surtout dans cette prison rouennaise où les hommes de garde me destinaient aux pires traitements.

Pour autant, lorsque tu déclares que « le féminisme est un combat total », et que tu soutiens « totalement les Femen », méfie-toi. Le respect de la condition féminine n’est pas une question de « féminisme total », voire totalitaire, ou d’outrage événementiel. D’autant plus quand ce combat tend à nier la différence entre la femme et l’homme, auquel je tiens plus que tout !

J’ai respecté mon père, dirigé des soldats, obéi à mon Roi, sans jamais y voir de domination patriarcale à renverser.

Je ne suis pas une Femen des temps anciens.
Pour elles, sur les balcons des grands hôtels parisiens, point de risque de bûcher.

Enfin, en tant que journaliste, tu parleras certainement de cette tragédie qui a touché notre pays en janvier dernier. A ce sujet, comprends qu’il n’est pas possible d’établir un parallèle entre moi et ces femmes et hommes assassinés, simplement au titre que nous nous sommes réunis par la même opposition au fanatisme religieux.

J’ai été mise sur un bûcher pour avoir lutté contre les intérêts des puissants, sans jamais insulter la foi du peuple de France. Les journalistes de Charlie Hebdo ont critiqué la foi du peuple de France, en connivence avec les intérêts des puissants.
Cela ne retire rien à mon chagrin profond devant ce scandale meurtrier. Mais eux et moi n’avons jamais eu le même combat.

Je ne suis pas une Charlie des temps anciens.

J’espère que tu entendras ma voix Audrey. Car je sais que tu es suffisamment intelligente et forte pour résister à la tentation largement répandue de me faire porter tous les combats politiques du temps.

Bonnes Fêtes, Audrey. J’écouterai attentivement ton discours, à l’heure où le silence se fera dans cette rue noire de monde qui porte aujourd'hui mon nom.

Et quand tu marcheras dans les rues de la ville, n’hésite pas à regarder les visages des passants, à t’imaginer la dureté des combats dans ces rues chargées d’histoire, et à t’étonner du sain rassemblement de tous les habitants et de toutes les institutions de la ville autour de ma petite personne. Une petite bergère d'à peine 20 ans.

C’est ici que réside la vraie originalité et le vrai courage en notre temps.

C’est là que se trouve l’esprit de Jeanne."


Position ahurissante des évêques allemands

Lu sur le blog de Yves Daoudal :

"Sandro Magister a lu la « Réponse de la Conférence épiscopale allemande aux questions » posées pour le synode de 2015. Il note que cette réponse est publiée sur le site de la conférence des évêques d’Allemagne en cinq langues, ce qui montre une claire volonté de faire la leçon au monde entier.

Et cette leçon (pour en rester à ce que rapporte Sandro Magister, ça suffit amplement) est ahurissante.

Il faut donner les sacrements de pénitence et de communion aux divorcés soi-disant remariés, c’est-à-dire aux adultères permanents (comme cela se fait déjà officiellement en Allemagne), mais « il est suggéré en outre – ce sont les évêques qui parlent - que l'échec d'un mariage soit repensé en droit canon, au plan dogmatique et pastoral, et de développer de nouvelles formes de liturgie » ad hoc. Il s’agit donc bel et bien de changer la doctrine.

Dans 40% des mariages religieux en Allemagne le conjoint « appartient à une autre confession chrétienne » (en clair il est protestant). Que ce conjoint soit « exclu (sic) de la Communion est perçu comme un obstacle à l’éducation chrétienne des enfants et au vécu de la foi par la famille ». Il faut donc qu’il soit admis à la communion. Le fait qu’il ne croie pas en l’eucharistie n’est même pas évoqué. Cela n’entre pas en ligne de compte. La seule conclusion possible est que les évêques n’y croient donc plus eux-mêmes.

En ce qui concerne les homosexuels, il convient de faire comme la société civile : reconnaître les partenariats homosexuels et pratiquer à l’église une bénédiction de ces partenariats, « distincte de la bénédiction du mariage », elle-même distincte de la bénédiction des adultères permanents (car il leur faut aussi une bénédiction spéciale).

L’Eglise qui est en Allemagne n’est clairement plus l’Eglise catholique, du moins quant à ses chefs."

Pour mieux comprendre ce qui se passe en Allemagne et notamment les conséquences d'une église très riche, dans un pays où les catholiques payent un impôt déclaratif en fonction de leur religion, dont les évêques ne veulent pas prendre le risque de voir les fidèles fuir et en particulier les divorcés remariés ou les unions mixtes (catholique/protestant), on peut se reporter à ce post très complet sur le sujet.


Un avorteur avec plus de 40 000 avortements devient pro-vie

Lu sur ce site canadien :

"[...] M. Adasevic, devenu aujourd’hui l’un des chefs du mouvement pro-vie en Serbie, avait pratiqué plus de 48 000 avortements avant que des doutes sur la procédure ne le poussent à arrêter cette pratique. D’autres sources estiment ce nombre à 60 000. Il attribue sa conversion pro-vie à deux éléments : une succession inhabituelle de rêves et une expérience particulièrement troublante au cours de ce qui devait être un avortement de routine. Il décrit ainsi la procédure :

J’ai ouvert le ventre, déchiré le placenta, après quoi la poche des eaux s’est rompue et j’ai pu travailler avec mon forceps d’avortement. J’ai attrapé quelque chose, que j’ai brisé, extrait et jeté sur un linge. Je regarde et je vois une main – une main assez grande. L’enfant avait 3 mois, peut-être 4. Je n’avais rien pour mesurer.

A trois mois de grossesse, le bébé est entièrement formé, y compris ses doigts et ses orteils. Tous ses organes et les systèmes de son corps sont présents. Il a des empreintes digitales et respire du liquide amniotique pour se préparer à sa vie en dehors du corps de la maman. M. Adasevic poursuit :

Quelqu’un avait versé de l’iode sur la table et la main est tombée de telle façon que les terminaisons nerveuses sont entrées en contact avec le liquide. Et que s’est-il passé ? J’ai regardé et je me suis dit : « Mon Dieu, la main bouge toute seule. » Je continue malgré tout avec mon forceps, j’attrape autre chose, je le brise, je l’extrais. Je me dis : « J’espère que ce n’est pas une jambe. » Je tire, je regarde : une jambe.

Je veux poser la jambe sur la table, doucement, afin qu’elle ne se place pas près de la main qui bouge. Mon bras se baisse et j’entends un coup dans mon dos. Je sursaute et, automatiquement, mon emprise sur le forceps se détend. A ce moment, la jambe fait une culbute et vient tomber près de la main. 

Je regarde – la main et la jambe bougent toutes seules. Je poursuis tout de même en dirigeant mon instrument vers le ventre et je commence à briser tout ce qui se trouve à l’intérieur. Je me dis en moi-même que tout ce dont j’ai besoin pour compléter le tableau, c’est de tomber sur le cœur. Je continue de broyer, je broie, je broie, jusqu’à être sûr d’avoir fait de la bouillie de tout ce qu’il reste à l’intérieur, et je retire à nouveau mon forceps.

J’extrais cette bouillie en me disant qu’il doit s’agir de fragments osseux et je la pose sur le linge. Je regarde et je vois un cœur humain, qui se contracte, qui se relâche et qui bat, qui bat, qui bat. Je crois devenir fou. Je vois les battements du cœur ralentir, plus lentement, encore plus lentement, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent complètement. Personne n’a pu voir ce que j’ai vu de mes yeux et être plus convaincu que moi de ce que je venais de faire : j’ai tué un être humain.

Cette étrange et terrible expérience a ouvert les yeux de Stojan Adasevic sur le caractère horrible de l’acte qu’il pratiquait. Cette puissante rencontre avec l’humanité de l’enfant à naître était en net contraste avec la formation qu’il avait reçue. Dans le documentaire, M. Adasevic décrit ses journées de travail en tant qu’avorteur :

Il m’arrivait de pratiquer 20, 25, 30 ou même 35 avortements par jour. Nous travaillions cinq jours par semaine… [...]

Il rêvait à un magnifique champ rempli d’enfants et de jeunes gens qui jouaient et riaient, âgés entre 4 et 24 ans, mais qui prenaient peur à sa vue et s’enfuyaient. Un homme vêtu de noir et de blanc le fixait en silence.

Ce rêve revenait chaque nuit et il se réveillait avec des sueurs froides. Une nuit, il demanda à l’homme en noir et blanc qui il était. « Je m’appelle Thomas d’Aquin. »

« Pourquoi ne me demandes-tu pas qui sont ces enfants ? » m’a demandé St Thomas dans un rêve.

« Ce sont ceux que tu as tués en les avortant », m’a-t-il répondu. (...)

[...] Après les songes troublants et la terrible expérience de cet avortement, M. Adasevic a annoncé à l’hôpital où il travaillait qu’il ne pratiquerait plus d’avortements. Sa conversion pro-vie lui a coûté cher.

C’était la première fois qu’un médecin en Yougoslavie communiste refusait de pratiquer cet acte. Ils ont divisé mon salaire par deux, licencié ma fille et empêché mon fils d’entrer à l’université.

M. Adasevic s’emploie depuis à changer les cœurs et les mentalités. Il a fait diffuser un documentaire pro-vie à la télévision serbe. Sa conversion fulgurante est glaçante, mais aussi enthousiasmante. Un avorteur acharné est devenu un héros pro-vie.

Soulignons d’ailleurs que Stojan Adasevic doit sa vie à un avortement raté. Sa mère, alors enceinte, avait demandé à se faire avorter, mais l’avorteur a manqué son acte et l’enfant est né vivant."


3 ans de politique contre la famille

De Jean-François Pécresse dans Les Echos :

"Civile avec l'adoption du mariage pour les couples homosexuels ; fiscale avec l'élagage par deux fois du quotient familial (dont le plafond est passé de 2.300 euros à 1.500 euros par demi-part) ; sociale, enfin, avec la quasi-disparition des allocations familiales pour les ménages dits « aisés » : sous toutes ses formes, la politique familiale n'aura jamais connu autant de bouleversements que pendant les trois premières années du mandat de François Hollande.

Publiée aujourd'hui par « Les Echos », l'étude de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) sur les effets des réformes touchant les transferts financiers vers les parents avec enfants permet justement de mesurer le changement de nature sans précédent que la majorité socialiste a imposé à la politique familiale de ce pays. L'aide aux familles a changé d'objectifs. A la solidarité qui s'exerçait - dans une logique d'encouragement au renouvellement des générations - des foyers sans enfant vers les ménages avec enfants, s'est substituée une solidarité redistributive, d'une banalité confondante : les familles les plus riches se voient essorées pour améliorer les revenus des ménages plus modestes. En choisissant, contre toute attente, un soir d'octobre 2014, en petit comité dans son bureau de l'Elysée, de leur supprimer leurs allocations familiales après les avoir matraquées par l'impôt, François Hollande n'a pas seulement ordonné un « holp-up » d'Etat sur les revenus de 500.000 familles nombreuses. Il a aussi détourné une politique familiale originale pour la faire entrer dans l'ordre commun des politiques publiques redistributives. Au point où elle en est rendue, c'est la question même de l'utilité d'une politique familiale qui est maintenant posée."


Roubaix : une famille dénonce les incivilités, violences, cambriolages

Lu sur La Voix du Nord :

"Une pancarte de revendications autour du cou, Philippe Godefroy a les larmes aux yeux. Le timbre pincé de ceux qui se retiennent de pleurer. La présence de ses enfants y joue beaucoup. La pudeur également. Car rien ne les prédestinait à s’exhiber ainsi dans le hall de la mairie de Roubaix.

Ce que ce couple de Roubaisiens décrit ressemble à un véritable calvaire. « Nous avons emménagé rue Desaix, dans le quartier du Pile, début avril 2014, explique ce père de famille. Les ennuis ont commencé immédiatement ». Quelques jours à peine après leur installation, deux pneus de leur AX sont crevés par une main anonyme et noctambule. Rebelote quelques jours plus tard. Les quatre pneus, cette fois-ci. « À peine le temps de les changer qu’ils étaient déjà crevés. Comme je me lève de bonne heure pour aller travailler, j’ai pris la décision de garer ma voiture un peu plus loin dans la rue. Le 29 avril, vers 4h15, en sortant de chez moi, j’ai tout de suite compris ». L’odeur caractéristique qui flotte dans l’air ne lui laisse guère de doutes. Sa petite Citroën, la seule de la famille, a été incendiée. Une plainte a été déposée. L’enquête est toujours en cours au sein de la sûreté urbaine de Roubaix.

La suite, c’est une triste litanie d’incivilités, d’insultes ou de moqueries difficiles à expliquer. On évoque des soucis avec les locataires précédents mais trouver une explication rationnelle est difficile. Rue Desaix, on ne se montre pas très prolixe quand il s’agit de répondre à la presse. « Pourquoi nous ? J’aimerais bien le savoir. Un soir, quelqu’un a donné un violent coup de pied dans ma porte d’entrée. Ça a créé un énorme trou. Ils ont cassé les fenêtres. On se fait insulter. On nous a même jeté des œufs pourris sur notre devanture. Et quand je suis sorti pour voir d’où venait cette odeur, on se foutait de notre gu… ». [...]

« Nous avons été cambriolés par des individus qui sont entrés par l’arrière de la maison. Ils ont volé une télé et les consoles de jeux des enfants. Dans l’après-midi du 1er mai, nouveau cambriolage. Ils ont défoncé la porte de devant. Là, en notre absence, ils nous ont littéralement pillés. C’est clair, on n’a plus rien. Ils ont été jusqu’à voler les jouets des enfants, notre box internet ou une télécommande qui ne fonctionne plus ». 

Philippe n’accuse personne. Mais il pointe du doigt, ces attroupements répétés devant son domicile. Ces scènes de deal où on exhibe des billets de 500 euros. « Alors que je bosse pour 1200 euros par mois, comment faire comprendre la valeur travail à mes enfants ? » [...] Au total, quatre plaintes et une main courante ont été déposées en moins d’un an. « À chaque fois, les policiers nous expliquent que la seule solution, pour nous, serait de déménager, car nous ne sommes pas en sécurité. Ceux qui nous ont fait ça devraient être en prison. Et c’est nous qui sommes obligés de partir comme des moins-que-rien. Quand on sort, on est obligé de laisser un adulte dans la maison par peur d’un nouveau cambriolage »."

Il faut comprendre les forces de l'ordre : il y a plus grave. Il y a des gens qui portent des sweats LMPT. Ou un maire qui fait (peut-être) des listes.


Les banquiers défilent au siège de l'UMP

Nicolas Sarkozy négocierait discrètement avec quatre grandes banques françaises, afin de sauver le parti endetté à hauteur de 69 millions d'euros.

Depuis quelques semaines, les dirigeants de la BNP, du Crédit coopératif, de la Société générale et de la Banque populaire défileraient au siège de l'UMP dans le plus grand des secrets. L'UMP doit normalement rembourser 11 millions d'euros en mars 2016, puis 27 millions en 2017. Ces deux échéances sont impossibles à respecter. Le parti touche 18 millions par an de l'État. S'il paie 11 millions en mars, il met la clé sous la porte à l'automne.

L'ancien président de la République aurait fait aux banques cette proposition :

"Pas de remboursement avant 2017. Ensuite, si l'UMP remporte la présidentielle, elle rembourserait les banques sur sept ans, intérêts compris".

En cas d'échec à la présidentielle, le délai grimperait à 12 ans. Les quatre banquiers n'ont pas encore fait connaître leur réponse.


La mère de Vincent Lambert tente de rencontrer Hollande

Avec son livre en mains («Pour la vie de mon fils»), Viviane Lambert est arrivée mercredi matin devant l'Élysée, afin de tenter de rencontrer le président de la République. Sans rendez-vous, un jour de conseil des ministres et le jour du troisième anniversaire du mandat de François Hollande. Elle voulait obtenir  quelques minutes pour «une mère désespérée qui veut simplement parler de l'état actuel de son fils qui n'est pas en fin de vie». Elle avait sollicité cette entrevue dans une lettre adressée le 22 avril mais restée sans réponse.

«J'ai donc décidé de m'inviter à l'Élysée». «Pour défendre l'honneur de mon fils, mais aussi les 1700 personnes qui, en France, sont dans le même état de santé que lui»

«C'est mon enfant, je l'ai porté et nourri, je réclame aujourd'hui au président de pouvoir le faire sortir pour m'occuper de lui».

Son livre «sera remis en mains propres au président de la République», a promis une délégation protocolaire chargée de l'accueillir. Viviane Lambert n'a pu remettre son livre qu'au personnel, entre deux portes extérieures. 


L'attachement maternel est désormais un délit

Un tribunal britannique vient de condamner une mère porteuse, qui avait accepté de concevoir un enfant pour deux homosexuels..., parce qu'elle a finalement décidé de le garderLe tribunal lui reproche tout particulièrement d'avoir donné le sein à l'enfant. C'était une tentative déloyale de l'attacher à elle.

Le tribunal a ordonné qu'on lui enlève l'enfant, et qu'on le confie aux personnes homosexuelles, quo seront  bien plus à même de l'élever, selon les attendus du jugement. Le jugement précise que la mère s'est montrée sûre d'elle et déterminée devant le tribunal, ce qui est considéré comme un défaut de comportement et le signe qu'elle n'est pas apte à élever l'enfant.

Le juge est une féministe sans enfant.

L'attachement maternel est désormais un délit.

(merci à RM)


C’est arrivé un 7 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 mai 558 : le dôme de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople s'écroule.

Justinien Ier ordonne immédiatement de le reconstruire.

  • le 7 mai 1274 : le second Concile de Lyon commence.

Le pape Grégoire X a trois motifs qui l'ont amené à convoquer ce grand concile :

  1. le premier est d'envoyer des secours aux chrétiens de la terre sainte ;
  2. le second, de réunir l'Église grecque à l'Église romaine,
  3. le troisième, de réformer les mœurs et la discipline, et de fixer un terme pour les élections de papes, dont le délai était toujours trop important. Il vient d'en être l'exemple.
  • le 7 mai 1463 : grand incendie de Toulouse.

Le feu prend dans la ville médiévale, il détruit les trois quarts de la ville et ruine plusieurs églises, couvents et autres édifices publics, propagé par un vent violent à travers les rues étroites, aux d'habitations en partie construites en bois. Le Roi Louis XI alors dans le sud de la France, arrive rapidement sur les lieux et demeure trois semaines dans la ville.

  • le 7 mai 1794 : la Convention adopte une nouvelle religion, le Culte de la Raison et de l'Être suprême.

A l'initiative de Robespierre et de la maçonnerie, et afin de déchristianiser la France et d'y asseoir l'idéal républicain sur des références religieuses et morales, la Convention crée par décret le culte de l'Etre suprême, l'ange déchu. La Raison n'est rien d'autre que le rejet de Dieu par l'homme qui se fait dieu. (Relire le discours de Jaurès dans la chronique du 11 février).

  • le 7 mai 1795 : Fouquier-Tinville est guillotiné.

Cet accusateur public a signé plus de 16 000 condamnations à mort en 9 mois.

  • le 7 mai 1932 : Paul Doumer, président de la République française est assassiné.

Le président français Paul Doumer est assassiné par un homme d'origine russe, Paul Gorgulov, qui voulait condamner la passivité de la France dans le conflit contre les bolcheviks.

  • le 7 mai 1945 : les Allemands signent la reddition sans conditions à Reims.

Le général allemand Alfred Jodl signe à Reims, une reddition inconditionnelle qui termine la participation allemande à la Seconde Guerre mondiale. Le document prend effet le lendemain.

  • le 7 mai 1954 : à Dien Bien Phu, Eliane tombe.

Alors que tous les moyens militaires n'ont pas été utilisés et que la victoire est encore possible, le pouvoir politique à Paris décide l'abandon de l'Indochine. La France perd l'Indochine par lâcheté politique. Le 7 mai Eliane tombe. Cela fait 60 jours que les troupes françaises combattent dans la cuvette.

Sans munitions, ni médicaments en nombre suffisant, alors que de nombreux groupes de partisans arrivent à marche forcée pour tomber dans le dos des divisions viets, le Général René Cogny, commandant les forces du Tonkin, envoie un message au Colonel Christian de Castries dans lequel il lui demande qu'il n'y ait ni acte de capitulation, ni drapeau blanc.

Seuls, quelques derniers résistants sur Isabelle (Groupe Mobile 6, 3e REI, 1er et 7e RTA) menés par le Lieutenant-colonel André Lalande, se battent encore furieusement. Lalande tentera une sortie en force, qui échouera de peu.

Le 8 mai 1954, le camp retranché de Dien Bien Phu tombe définitivement aux mains du Viet Minh. 2 293 soldats français et supplétifs viets et thaïs blancs ont été tués, 11 721 autres partent en captivité dans les camps du Viet Minh, dont seulement 3 290 sortiront vivants. L'armée Viet Minh y a laissé ses meilleures divisions. Si l'appui américain avait été accepté le sort de la bataille aurait été tout autre.

La France a lâchement abandonné ses soldats. Pourquoi n'a-t-elle pas demandé :

« A Dien Bien Phu vous avez capturé 11721 soldats de l'Union Française, valides ou blessés, vous en avez rendu 3290, il en manque 7801 ! Que sont-ils devenus ? »

Mais jamais cette question n'a été posée.

  • le 7 mai 1990 : la France est condamnée à payer une amende de deux millions de dollars américains dans l'affaire du Rainbow Warrior.

Quand un couple se sépare, qui garde les embryons congelés ?

Version post-moderne du divorce :

"Sofia Vergara, star de la série télévisée "Modern Family", a brisé le silence concernant la bataille juridique qu'elle mène face à son ex-petit ami autour du contrôle d'embryons congelés lorsqu'ils étaient ensemble. Lors d'une interview lundi 4 mai à l'émission de radio "Howard Stern Show", l’actrice américano-colombienne de 42 ans a expliqué qu'elle faisait "ce qui est juste" en refusant de laisser les embryons à son ancien petit ami, l'homme d'affaires Nick Loeb.

En novembre 2013 le couple avait signé un accord avant d’entamer un processus de fécondation in vitro. Ce contrat stipulait que les embryons ne pouvaient être utilisés sans une entente mutuelle. Mais depuis leur séparation il y a un an, Nick Loeb poursuit la comédienne pour avoir la tutelle des embryons, conservés dans une clinique de Floride. Il affirme que leur accord ne précisait pas clairement ce qu'il en adviendrait en cas de séparation. "Il aurait dû le prendre plus sérieusement avant, comme moi je l'ai fait", a argumenté Sofia Vergara. "Il ne peut pas revenir comme ça, un an après, et changer les termes". "Incohérence" de Loeb Nick Loeb a quant à lui donné sa version de leur litige dans une tribune parue dans le New York Times fin avril. "Une femme a le droit de mener une grossesse à son terme même si l'homme est contre. Est-ce qu'un homme qui veut assumer toutes les responsabilités parentales n'aurait pas le droit également de mener ses embryons à terme même si la femme est contre?", interroge-t-il. "Ces questions, contrairement à l'avortement, n'ont rien à voir avec les droits d'une personne sur son propre corps mais avec le droit d'un parent de protéger la vie de son enfant à naître". [...]"


"Florian Philippot fait son travail de subversion. Il est là pour ça."

Jean-Marie Le Pen a accepté de répondre aux questions de Paris Match. Extrait :

"Florian Philippot fait son travail de subversion. Il est là pour ça. C'est un socialo-gaulliste qui est arrivé au Front national pour faire ce travail précis. Au début, il était prudent, moins visible. Il a placé ses hommes partout, sans faire de bruit. Des jeunes hommes frétillants qui sont arrivés, avec leurs certitudes, avec l'idée forcenée de diriger ce mouvement. Florian Philippot considère le Front national comme un mouvement de péquenots, de ploucs incultes. Il croit détenir la science du pouvoir. Il a un cabinet fourni, rempli de jeunes gens tous à son service. Il s'est rendu indispensable. Par facilité, Marine Le Pen a eu au début recours à ses offices, une fois, puis de plus en plus. C'est agréable d'être caressée dans le sens du poil. Aujourd'hui, Florian Philippot occupe une position incontournable.

Mais n'est-ce pas Marine Le Pen qui l'a mis là où il est?

Madame Le Pen s'en est accommodée. On s'accommode assez facilement d'avoir autour de soi une petite cour de courtisans. C'est rassurant. Le pouvoir est entre les mains de quelques-uns. Tout est sous contrôle. Mais un jour Iznogoud se prendra pour le calife et là, ce sera trop tard pour pleurer."


En haut lieu, on sait. Et les Français n'en ont pas le droit ?

Robert Ménard répond à Valeurs Actuelles :

VA. Comment êtes-vous arrivé au chiffre de 64,6% d’élèves musulmans à Béziers ?

Très simplement. Il existe dans toutes les mairies de France un listing des élèves des écoles maternelles et primaires. A la faveur de réunions sur la rentrée scolaire, j'ai vu passer ce listing. J'ai eu la curiosité de le parcourir. Le nombre considérable de noms à consonance non-européenne m'a surpris. Durant toute la campagne électorale de 2014, j'avais affirmé sur la foi d'informations parcellaires, qu'il devait y avoir 30 % d'enfants musulmans dans les écoles de Béziers. Ce que je découvrais avec ce listing m'a incité à faire un calcul rapide. Je ne prétends pas à l'exactitude. Mais à peu de choses près, c'est ce que j'ai trouvé, avec des pointes à 88 % dans certaines écoles. Du reste, il suffit à n'importe qui de faire la sortie de ces écoles pour se faire une opinion. Sans listing et sans calculette...

Je suis certain que de nombreux autres maires font la même chose que moi. Mais eux ne le disent pas. Je ne suis pas un politicien professionnel. Je n'ai pas de carrière à ménager. Je ne supporte plus ce sas de décompression entre les institutionnels, « ceux qui savent », et le peuple. En haut lieu, on sait. Et les Français n'en ont pas le droit ?

VA. Vous êtes cerné par les médias et les politiques qui vous reprochent de relancer le débat sur les statistiques ethniques…Que vous inspire la polémique ?

Quelle hypocrisie ! Quelle médiocrité ! Quelle hystérie !

Hypocrisie d'un Valls qui en janvier annonce qu'il faut dénoncer un « apartheid social » mais qui attaque un maire lorsque celui-ci donne un chiffre révélateur sur l'apartheid que subit Béziers depuis des années. Tout le monde sait dans l’Hérault que Montpellier a longtemps considéré notre ville comme la destination idéale pour les immigrés clandestins, les allocataires RSA etc...

Quelle médiocrité d'un François Hollande qui dirige la 5ème puissance mondiale et qui parle de ce tout petit sujet en visite officielle en Arabie Saoudite ! Y-a-t-il une malédiction sur la Vème république que chaque président soit pire que le précédent ?

Enfin l'hystérie d'une classe médiatique dont chaque membre écoute les aboiements de son voisin pour vérifier que lui-même aboit assez fort.

J'ai défendu durant vingt ans des journalistes dans le tiers-monde pour les protéger d’États plus ou moins démocratiques. Aujourd'hui, je pose la question : qui protégera le peuple français de certains journalistes ?

VA. Vous dénoncez le deux poids, deux mesures, pensez-vous qu’on ne peut plus parler de ces sujets quand on est de droite ? Vous sentez-vous victime d’une cabale de la bien-pensance contre vous ?

Il est permis en France de parler de tout à condition d'être d'accord avec la gauche. C'est ce qui nous donne cette droite conservatrice, parfois rebelle dans l'opposition, toujours lâche au pouvoir.

Il n'y a pas de cabale contre moi. Il y a un déni de réalité, un mensonge permanent et, désormais, une épouvante au sein d'une gauche qui, après avoir renié sa pensée économique, voit agoniser sous ses yeux toutes ses utopies sociales, comme le fameux « Vivre-Ensemble » (...)