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La Famille, joie et espérance de l'Humanité (5/6)
Le ن a un an

Cette église va disparaître

TitleLu ici cette info qui montre que toutes les destructions d'églises ne sont pas à considérer comme des gestes antipathiques, même si la disparition d'une église n'est jamais une bonne nouvelle : 

"Car, si en 1936, les fidèles s’étaient battus bec et ongles et s’étaient même pour certaines familles ouvrières cotisées pour ériger « leur » église, force est constater que ces dernières années, le lieu de culte était quelque peu désert. « Une quinzaine de personnes peut-être la fréquentaient », estime André Jacoulot. Beau paradoxe : à l’époque où Beaulieu-Mandeure ne comptait que 2 500 habitants, il y avait deux églises pleines (Saint-Michel, qui date du XIXe siècle, existe toujours). Aujourd’hui, la cité compte 4 800 citoyens mais plus grand monde pour fréquenter régulièrement les lieux de culte…

Ce n’est cependant pas sa relative désaffection mais plus les défauts de sa construction qui ont conduit l’archevêché à trancher en faveur de la disparition de Sainte-Thérèse. Faites de beaucoup de sable, d’un peu de galets et d’encore moins de ciment, les pierres de l’édifice ne tiennent pas le choc. À l’intérieur, sur les hautes voûtes, elles se lézardent. À l’extérieur, elles s’effritent. Il y a quatre ans l’une d’entre elles -plusieurs centaines de kilos- s’est même écrasée par terre ! L’édifice est donc dangereux. « Il aurait fallu deux millions d’euros pour rénover », soupire André Jacoulot. « Le diocèse n’a pas les moyens » Sans parler de l’entretien : le chauffage, « un gouffre financier », n’a jamais réussi, même à fond, à fournir plus que 16° degrés à l‘intérieur… Frisquet ! Précision : l’édifice ayant été bâti après la loi de séparation de l’Église et de l’État (1 905), toutes les charges incombent bien évidemment à la première.

Un éco-quartier, ou du moins des habitations, devrait voir le jour à l’emplacement de l’église.

Bref, décision a été prise de raser et de vendre le terrain, ou plutôt les terrains, le diocèse de Belfort-Montbéliard étant propriétaire au total de presque 42 ares, bâti et non bâti autour de l’édifice. La démolition ? Simple sur le papier, un casse-tête en réalité : car il a fallu exhumer -et ce en l’absence de descendants directs- les cercueils de l’abbé bâtisseur, le curé Barbier et celui de sa mère, enterrés sous l’autel. À la fin de l’année, les deux cercueils, intacts, ont rejoint le carré des prêtes du cimetière de Mandeure. Il a fallu ensuite vendre ou donner les statues, chaises, orgues, le baptistère, le bénitier, le mobilier de la sacristie, les radiateurs en fonte… Le gros morceau : les cinq cloches du clocher (ajouté en 1960). Une entreprise spécialisée de Mamirolle est venu les récupérer et a descendu, toute en douceur, la grosse maman de 1 500 kilos !

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