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Le pape François rend licites les absolutions par la Fraternité Saint Pie X pendant l'année de la Miséricorde
L'accueil de l'étranger vu par un bénédictin

Le pape accorde aux prêtres la faculté d'absoudre du péché d'avortement ceux qui l'ont provoqué

Autre extrait de la lettre du Pape François accordant l'indulgence à l'occasion de l'année de la Miséricorde :

"L’un des graves problèmes de notre temps est sans aucun doute le changement du rapport à la vie. Une mentalité très répandue a désormais fait perdre la sensibilité personnelle et sociale adéquate à l’égard de l’accueil d’une vie nouvelle. Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal très grave qu’un tel acte comporte. Beaucoup d’autres, en revanche, bien que vivant ce moment comme un échec, considèrent ne pas avoir d’autres voies à parcourir. Je pense, en particulier, à toutes les femmes qui ont eu recours à l’avortement. Je connais bien les conditionnements qui les ont conduites à cette décision. Je sais qu’il s’agit d’un drame existentiel et moral. J’ai rencontré de nombreuses femmes qui portaient dans leur cœur la cicatrice de ce choix difficile et douloureux. Ce qui a eu lieu est profondément injuste; pourtant, seule sa compréhension dans sa vérité peut permettre de ne pas perdre l’espérance.

Le pardon de Dieu à quiconque s’est repenti ne peut être nié, en particulier lorsqu’avec un cœur sincère, cette personne s’approche du Sacrement de la Confession pour obtenir la réconciliation avec le Père. C’est également pour cette raison que j’ai décidé, nonobstant toute chose contraire, d’accorder à tous les prêtres, pour l’Année jubilaire, la faculté d’absoudre du péché d’avortement tous ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon. Que les prêtres se préparent à cette tâche importante en sachant unir des paroles d’authentique accueil à une réflexion qui aide à comprendre le péché commis, et indiquer un itinéraire de conversion authentique pour pouvoir obtenir le pardon véritable et généreux du Père qui renouvelle tout par sa présence."

Commentaires

HS

Où est la nouveauté sinon que la faculté d'absoudre de façon valide et licite un péché grave ou même mortel - conférée par le sacrement d'ordination- est reconnue à tous les prêtres de la Fraternité Saint Pie X? Ceci est vraiment un événement extraordinaire qui laisse espérer une issue inespérée à une si douloureuse séparation.

Pitch

Je ne comprends pas ce qui change entre avant et après cette déclaration papale. Un prêtre ne peut-il pas absoudre tout pénitent sincère qui se repent de ses péchés, si graves soient-ils ? Pourquoi tout-à-coup, tous les prêtres (vraiment *tous* ?) pourraient absoudre une catégorie spécifiques de pécheurs qui ne pouvaient l'être auparavant ?

[Il me semble que cela était réservé aux évêques...
PC]

C.B.

Je confirme la remarque de PC: pour certains péchés (dont l'avortement), un "simple" prêtre n'a pas le pouvoir d'absoudre.
J'aimerais être sûre que la partie "à quiconque s’est repenti ne peut être nié, en particulier lorsqu’avec un cœur sincère, cette personne s’approche du Sacrement de la Confession pour obtenir la réconciliation avec le Père. " ne sera pas occultée dans les citations: il y a des conditions à remplir pour obtenir l'absolution, ce qui explique que, par exemple, les couples installés dans un adultère stable et durable (qu'on désigne à tort comme "divorcés-remariés") ne peuvent obtenir l'absolution s'ils ne donnent pas le moindre signe de chercher à changer d'état.

FP

Le fait de participer à ou de conseiller l'avortement entraîne l'excommunication latae sententia. De ce fait, normalement, seul l'évêque peut lever l'excommunication du pécheur repenti, ce qui lui permet de recevoir l'absolution. Si je comprends bien le pape permet donc pour l'année jubilaire à tout prêtre et non seulement aux évêques de lever les excommunications liées au crime de l'avortement.

gaudete

De toute façon, chez les conciliaires combien de prêtres sont au confessionnal? puisque dans l'église qui est en France, bcp ne croient plus que le diable existe et par conséquent le péché est une invention de l'esprit! d'ailleurs qui prêche sur le diable, le péché et tout ce qui peut offenser Dieu hormis les tradis?

Ribault

Normalement , l'absolution du péché d'avortement est à faire par l'evêque

Thibaud

@PC : vous avez exactement raison, en temps normal l'absolution du péché d'avortement (et de quelques autres comme la profanation volontaire de l'eucharistie, je crois) sont réservés aux évêques et aux prêtres qui ont reçu une autorisation de leur évêque "de tutelle".

Il aurait été souhaitable que le texte de François précise ce point, ce qui aurait peut-être pu éviter des dépêches AFP qui, j'ai l'impression, sont persuadés que le péché d'avortement ne pouvait en aucun cas recevoir l'absolution et que François vient donc de commettre une nouvelle "révolution"...

marie

pour répondre à Pitch, et comme lui a répondu PC, en cas de confession d'un péché d'avortement, le prêtre qui reçoit cette confession ne peut pas absoudre le pénitent sincère immédiatement ms demander d'abord la permission à son évêque de le faire. je n'en sais pas plus...

Isabelle Morguill

En fait, j'avais lu quelque part que l'avortement, comme les meurtres en général, est un "péché réservé". Seul l'évêque peut l'absoudre mais il peut déléguer cette autorité à un prêtre. Ici, le Pape donne une délégation générale pour le cas de l'avortement.

amaury

La participation à un avortement entraîne "latae sententiae" excommunication de la ou les personnes concernées. En principe seul l'évêque peut absoudre un péché provoquant une telle excommunication à moins qu'il ne la délègue (ce qui est généralement le cas en France).

Pierre René Mélon

Le CEC (n° 2272) rappelle l'excommunication de quiconque procure un avortement. Dans ce cas, l'absolution ne peut être accordée que par le pape lui-même, l'évêque du lieu ou DES PRÊTRES AUTORISÉS PAR EUX (n° 1463).
En fait, le pape ne fait que rappeler la règle en vigueur en l'élargissant. Par cette déclaration, il autorise les prêtres à absoudre celui/celle qui "procure" l'avortement.

LMB

Catéchisme de l’Eglise catholique, article n°2272 : " La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L’Église sanctionne d’une peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine. " Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunication latæ sententiæ " (CIC, can. 1398) " par le fait même de la commission du délit " (CIC, can.1314) et aux conditions prévues par le Droit (cf. CIC, can. 1323-1324). L’Église n’entend pas ainsi restreindre le champ de la miséricorde. Elle manifeste la gravité du crime commis, le dommage irréparable causé à l’innocent mis à mort, à ses parents et à toute la société. "

Le droit canon stipule que c'est l'évêque qui entend la personne en confession pour les actes couverts par l’excommunication latae sententiae. Par décret, l'évêque peut déléguer la tâche à certains prêtres de son diocèse.

L’indulgence du Pape accordée à tous les prêtres en cette année jubilaire pour absoudre la faute grave d’un avortement revêt donc un caractère exceptionnel.

Guy

Il me semble que les prêtres doivent demander au préalable l'autorisation de l'évêque pour pouvoir donner l'absolution en cas d'avortement.

Jean Theis

Quand on a commis le péché d'avortement, à quel genre de prêtre doit-on le confesser ? Je n'ai jamais entendu parler de prêtres spéciaux pour cette sorte de péché. Si une liste existe,tout le monde peut savoir pourquoi vous vous adressez à ces prêtres et non aux normaux de la paroisse.

DUPORT

Il ne s'agit pas ici que des femmes qui ont avortées et qui sont LES MOINS COUPABLES puisqu'elles peuvent bénéficier de circonstances atténuantes.

Il s'agit de ceux qui ont PROVOQUE à savoir :
- conjoint,
- parents,
- famille,
- amis,
- corps médical etc.
Qui le plus souvent ne peuvent revendiquer AUCUNE circonstance atténuante et sont par conséquent pleinement responsables.

François

Non, les prêtres n'avaient pas le pouvoir - avant cette décision - de remettre l'excommunication due au crime de l'avortement... Ils devaient la demander à l'évêque de pouvoir absoudre le pénitent !

Christodelphe

Un chanoine prémontré m'a appris que pour absoudre une femme de l'avortement, le prêtre qui recevait la confession devait écrire au grand pénitencier (la pénitencerie apostolique, l'un des tribunaux de la Curie) et lui dire plus ou moins (sans la nommer bien sûr) : "Une femme qui a commis l'avortement s'est confessée à moi et demande l'absolution. Je vous prie de bien vouloir la délier de ce péché." La procédure pouvait durer plusieurs mois pour aboutir. Le prêtre avait déjà absous la pénitente du péché mais il fallait attendre la réponse de la Pénitencerie pour officialiser le pardon reçu. C'est un grand progrès que cette faculté désormais accordée aux prêtres de pouvoir eux-même pardonner ce péché. Espérons seulement qu'elle n'ouvrira pas la porte à la banalisation de ce crime qui déchire cruellement le Cœur de Notre Seigneur.
Vive Marie !

 Ashreï

La réponse donnée ci-dessus par Christodelphe est la plus exacte.

Ajoutons que cette faculté déléguée habituellement au prêtre pénitencier du diocèse est facilement étendue à d'autres, selon les évêques.

Et que par exemple au Pèlerinage de Paris-Chartres, depuis des années, à la demande de l'Aumônier générale cette faculté est aussi concédée à tous les prêtres idoines du peler. ND de Chrétienté par les 3 évêques des diocèses traversés.

Raoul

Êtes-vous tous plus savants que le Papa lui-même? Quel manque d'humilité!
Moi, je n'y connais pas grand chose en la matière, mais je gage que le Pape sait quelles dispositions doivent être prises.

oh!

HS,

vous parlez de douloureuse séparation, mais que voulez-vous dire ?

les prêtres de la fraternité saint Pie X sont catholiques, reçoivent l'ordination sacerdotale catholique, étudient et répandent la doctrine catholique, et procurent les sacrements catholiques.

il n'y a "séparation" que sur des points doctrinaux et d'interprétation du droit canon, vis à vis d'un cas de péril imminent de perte complète des âmes.

On ne peut faire pratiquement comme si tout allait bien dans l'Eglise, alors que l'effondrement en est manifeste depuis des décennies, ce à l'échelle des continents.

il n'y a pas de relève totale et effective dans le clergé, les communautés religieuses ne sont, même pour les plus vigoureuses que l'ombre du temps jadis, l'enseignement de la doctrine catholique est bien souvent nul et donc non avenu, la pratique dominicale voit, par chez nous son compteur bloqué sur 5% depuis les années 90, tandis que les vieilles générations disparaissent et que les jeunes n'y viennent plus....

lorsqu'un bateau s'éloigne de la rive, si le spectateur ne sait pas qu'il est embarqué sur un navire, aura l'impression que c'est le port qui s'éloigne de lui, alors que c'est dans l'absolu l'inverse qui se produit.

ainsi en va-t-il du relativisme, qui va toujours de pair avec l'inexactitude et le respect humain.

Abbé B

je pense que tout doucement nous avançons dans la compréhension de ce qu'est la miséricorde de Divine et de ce qu'elle est cette règle d'or " ne faire à autrui que ce que nous aimerions vivre nous-même ou qu'on nous fasse " combien d'âmes ont parfois apostisiée quand il faut parcourir des centaines de kilomètres pour rencontrer le prêtre a cette faculté d'absoudre le péché réservé. c'est une bonne chose qui n’entraînera en aucun cas, à mon humble avis une banalisation. nous prenons la ferme résolution de ne plus péché avec la GRACE DE DIEU. nous en aurons toujours et encore toujours besoin.
Puisse la très sainte Vierge nous aider à nous débarrasser de nos "aillons" pour recevoir en tout dignité, élégance et Noblesse le Roi de rois

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