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Monseigneur Georges Colomb, nouvel évêque de La Rochelle
L'église de Saint-Germain-en-Laye touchée par un incendie

Une communiste directrice adjointe d'un service à la Conférence des évêques de France

D'une participante à la Journée nationale de rencontre et de formation des délégués épiscopaux à la Pastorale familiale qui s'est déroulée le 7 mars :

"Ayant découvert par Famille Chrétienne les inquiétudes portées par des délégués diocésains à la famille au sujet de la venue du Père Thomasset, que, pour être franche, je ne connaissais pas, je me permets de vous faire passer mon témoignage sur le déroulement de cette journée et la manière dont celle-ci s’est passée.

D’entrée de jeu, en guise d’accueil, a été offert à chacun des participants le livre collectif regroupant les interventions des 26 théologiens paru chez Bayard, avec notamment une contribution du Père Thomasset et de bien d’autres auteurs. J’aurais préféré recevoir un texte officiel du pape et non une série de propositions plus ou moins douteuses dont l’objectif était de troubler les esprits à l’heure des débats synodaux. En tous cas, je ne me sentais pas en confiance avec ce livre. Voudrait-on éloigner de la doctrine de l’Eglise les auditeurs de cette journée qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

BMgr Brunin, le président du Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France, a ensuite fait une synthèse de sa perception de la dernière assemblée du synode sur la famille. En l’écoutant j’avais l’impression qu’aucun synode ne s’était déroulé aussi bien que celui-ci. Que tout était dorénavant mieux en termes de collégialité, comme on dit. En arrière-pensée, je me disais que je n’avais jamais autant vu d’évêques et même de cardinaux s’opposer publiquement, par médias interposés, s’invectiver même. M’est revenue alors le propos de Benoît XVI concernant la fameuse herméneutique de rupture et de continuité. Apparemment, avec Mgr Brunin, l’Eglise vivait enfin un synode où le peuple de Dieu était partie prenante et uni. Pour ma part, j’avais participé à un groupe de réponse au questionnaire envoyé à tous les diocèses du monde il y a un an environ, et j’avais sentie que les personnes de mon groupe étaient souvent en désaccord, voire en opposition frontale. Après coup, concernant la précarité dans les familles, j’ai réalisé que rien, ou presque, n’avait été dit des divorcés remariés. On avait l’impression que les divorcés remariés n’avaient d’intérêt qu’à cause du fait que, par leur intermédiaire, on allait changer la doctrine sur le péché au nom d’une miséricorde qui, d’ailleurs, n’est pas celle de l’Evangile (« va et ne pêche plus » dit le Christ).

0La Présidente du Secours Catholique est intervenue. Pour l’essentiel, j’ai trouvé ça bien, j’ai bien apprécié son engagement. Je regrette seulement qu’elle n’ait pas creusé les difficultés posées par l’arrivée massive des migrants, avec notamment la question de l’islam, et se soit contentée de certaines banalités. Nous avons été ensuite répartis en ateliers. L’un des ateliers était animé par Madame Jaklin Pavilla, directrice adjointe du service national de la pastorale des migrants et des itinérants à la Conférence des évêques de France. En fin d’après-midi, Oranne de Mautort, du Conseil famille et société, l’a présentée à tous comme maire adjointe de Saint-Denis. En rentrant chez moi j’ai découvert que la mairie de Saint-Denis est PCF. A l’heure où j’écris ces lignes, je suis indignée qu’une personnalité politique aussi incroyable puisse, non seulement intervenir dans une session à la conférence des évêques, mais aussi avoir un poste en responsabilité au sein de cette dernière. Quand on sait que le communisme est responsable de plus de 100 millions de morts… et que le pape François n’a pas manqué de dénoncer dans un entretien il y a déjà quelques temps, cette grave idéologie.

Sinon, il y a eu la diffusion d’un film émouvant sur une femme en difficulté qui, par la prière et le pardon a pu grandir et retrouver une vie nouvelle. C’était un beau témoignage. Sinon, deux femmes ayant vécu des situations douloureuses ont parlé de leur cheminement. C’était très touchant aussi. Une dame engagée depuis plusieurs décennies dans ATD Quart-Monde a fait un beau témoignage qui m’a particulièrement sensibilisée à cette réalité de la misère qui trop souvent nous laisse de marbre…

TNous avons eu ensuite l’intervention du Père Thomasset. J’avoue que certains de ses propos étaient intéressants. Je pense intérieurement qu’ils manquaient de consistance rationnelle et que tout était très affectif. La raison était comme absente. Le tout me donnait l’impression d’une approche peu virile où tout ce qui touche à la norme morale est forcément négatif et opposé à la miséricorde. Attentive à ses propos, j’ai relevé qu’il se méfiait de la famille traditionnelle dite idéale parlant sans cesse des familles. Il nous a mis en garde contre l’idéalisation de la famille et relativise complètement ce que dit la Bible sur la famille, je pense notamment au récit de la Genèse et à toutes les paroles de Jésus lui-même, de saint Paul… Voici quelques phrases saisies au vol :

« L’Ancien Testament n’idéalise jamais la relation familiale. »

« Quand on lit les récits des patriarches … on voit que la Bible décrit la vie des couples avec lucidité, sans idéaliser… c’est souvent un sac de nœuds plus qu’un idéal… Cela dit, ces textes montrent que les difficultés ne sont pas insurmontables. Plusieurs modèles peuvent être possibles. Si la vie conjugale est la grande métaphore de l’Alliance, celle-ci se manifeste dans un itinéraire souvent plein d’embûches »

« Le modèle de la famille est l’accomplissement d’un promesse divine qui passe par les voies d’une conjugalité très contestable et qui fait fi de la morale commune »

« Si le Christ exalte la voie conjugale, il relativise l’institution familiale qui peut devenir un lieu de contraintes. »

« Jésus conteste l’exclusivité de la parentalité biologique. »

« Jésus refuse le terme de Père. La grande annonce du Christ et de Paul : il n’y a plus l’homme, la femme… »

Ces propos peuvent être vrais en soi, mais la manière dont le Père Thomasset a pu parler (je pense à ses différents interventions par ailleurs relayées sur le site de Famille Chrétienne), montrent qu’il ne souhaite pas interpréter les propos de Jésus dans le sens de la promotion de la famille traditionnelle et de l’enseignement des papes. Je sentais bien que l’idée était de casser les « stéréotypes ». J’ai reconnu dans ses propos tout ce que la théorie du genre met en avant, spécialement la relativisation de la différenciation sexuelle. Pour être sûr de ne pas être trop choquant, il dit quelques vérités au milieu d’une certaine inconsistance rationnelle. C’est, me semble-t-il, la meilleure manière de faire passer une idéologie."