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"Les missionnaires du 16ème siècle étaient convaincus qu’une personne non-baptisée perdait son âme. Après Vatican II, cette conviction disparut" (Add.)

Cette bombe est de Benoît XVI lâchée le mois dernier dans cet entretien donné dans un journal italien, avvenire. La suite est délectable (si un lecteur a le texte en français pour confirmer ces traductions, ce serait parfait) :  

"Les missionnaires du 16ème siècle étaient convaincus qu’une personne non-baptisée perdait son âme. Après Vatican II, cette conviction disparut, donnant cette double crise dans l’Église. Sans cet espoir de salut, la foi perd sa base.

Comme le point de vue universaliste de Vatican II stipule que quiconque, en dehors de l’Église catholique, peut être sauvé, pourquoi devriez-vous convertir les païens dans la foi catholique, alors qu’ils peuvent l’être sans elle ? Ce point de vue empêche les catholiques eux-mêmes d’avoir besoin de pratiquer leur foi.

Pourquoi le chrétien devrait-il avoir nécessairement la foi chrétienne et suivre sa morale ? Si la foi et le salut ne sont désormais interdépendants, alors la foi requiert moins d’efforts. Encore moins acceptable est la solution des théories pluralistes et œcuméniques, pour lesquelles toutes les religions, chacune à sa manière, seraient des chemins de salut différents avec, dans ce sens, un équivalent dans leurs effets".

add. : Le site Benoît et moi offre la traduction complète qui valide, bien sûr, celle proposée ci-dessus.

Commentaires

c

c'est en ligne au complet traduit en française ici http://benoit-et-moi.fr/2016/benot-xvi/linterview-de-benoit-xvi-par-le-p-servais.html
(17 mars 2016),entretien avec le père Servais datant d'octobre 2015

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Comme quoi Vatican II a été une bonne chose! Enfin on revient aux paroles de Jésus.

sanzanicroche

ceux de nos jours sans pour autant être missionnaires , qui sont tout investis de DIEU dans leur ame en sont toujours convaincus !...

Clovis

C'est une bombe en effet. Toutefois en cette matière il y avait la notion de baptême de désir. A-t-elle été supprimée par le concile Vatican 2? Je crois me souvenir que le baptême de désir sauve le non baptisé qui désire le baptême, même s'il ignore son existence. Cette notion est-elle toujours valable?

jejomau

"Est donc contraire à la foi de l'Église la thèse qui soutient le caractère limité, incomplet et imparfait de la révélation de Jésus-Christ, qui compléterait la révélation présente dans les autres religions. La cause fondamentale de cette assertion est la persuasion que la vérité sur Dieu ne pourrait être ni saisie ni manifestée dans sa totalité et dans sa complétude par aucune religion historique, par le christianisme non plus par conséquent, et ni même par Jésus-Christ.

Cette position contredit radicalement les précédentes affirmations de foi selon lesquelles la révélation complète et définitive du mystère salvifique de Dieu se réalise en Jésus-Christ....
.... C'est pour cela que " nous ne devons croire en nul autre que Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. On doit donc tenir fermement la distinction entre la foi théologale et la croyance dans les autres religions"

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=dominus_jesus

Monique

Le problème est là : "On ne naît pas chrétien, on le devient"

Le baptême permet de devenir enfant de Dieu. On renonce en cela à Satan et au mal (ou les responsables du bébé le font à sa place).

Celui qui n'est pas baptisé n'a donc pas fait la démarche d'accepter d'être enfant de Dieu et de renoncer à Satan et au mal.

Le problème est là. Dieu a voulu que tout homme soit libre d'être fils de Dieu. On peut donc l'ignorer ou le refuser volontairement. Dans ce cas, il faut en accepter les conséquences.

On retrouve le même genre de dilemme avec la souffrance. Elle peut être offerte en communion des saints ou pas. C'est un peu comme celui à qui on a retiré du sang. Il peut accepter de le transfuser à quelqu'un ou pas. Tout est en fait une question de volonté.

gipsy

A ce propos il est intéressant de comparer les versions anciennes et modernes des livres de la collection "belles histoires belles vies ". On les reconnaît parce que dans le titre il a été retiré l'adjectif "saint "ou" sainte".
Dans l'album de saint Dominique Savio , il est ecrit à propos de la mort de leur bébé de 15 jours : " tout en sachant que leur enfant, baptisé, est déjà au ciel ".
Dans l'album de Dominique Savio ,le mot "baptisé a été supprimé.
il y a d'autres différences ....

Clovis

En lisant l'ensemble de l'entretien avec le père Servais sur Benoît et moi (lien dans le premier commentaire de c), on trouve des réponses à beaucoup de questions soulevées. Cela dédramatise la question.

JFB33

Pour gagner le ciel il faut être enfant de Dieu, baptisé.
Révisez votre catéchisme !
http://grand-catechisme-saint-pie-x.blogspot.fr/2009/04/iv-2.html

Jean Theis

Faut-il croire qu'il n'y a au paradis que la minorité des personnes, non seulement ayant vécu une vie digne, mais également baptisés ?

Il y a des milliards de gens qui l'ont ignoré et l'ignorent encore. Ceux-là sont éliminés d'office ?

equip

Big browser Jean Theis

Relisez votre catéchisme et vous aurez les lumières qui vous manquent.

Celui qui est indiqué par JFB33, surtout pas Pierres vivantes ou autres document postérieur à 1966, car quand il y a doute sur la direction, il faut se reporter au dernier endroit dont on est sûr.

Vu les ambiguités innombrables qu'a créé Vatican II, il vaut mieux éviter de s'y référer.

http://grand-catechisme-saint-pie-x.blogspot.fr/2009/04/iv-2.html

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