Nouveau site >> www.lesalonbeige.fr



GPA : Petra de Sutter veut un nouveau rapport
Face au techno-nihilisme, la dissidence et la désobéissance civile

Une victoire et une défaite pour le Docteur Dor

Président de SOS Tout-Petits, le Dr Dor est allé devant la Cour européenne des droits de l’homme. Il explique à Thierry Bouzard dans Présent :

"Le 10 mars, la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté votre requête dans l’affaire des « chaussons de bébé ». Est-ce la conclusion de cette affaire ?

Oui. En juin 2012, j’avais donné deux chaussons et une médaille miraculeuse à une femme qui se rendait dans un centre du Planning familial parisien, peut-être en vue d’un avortement. Je suis condamné en appel sur des plaintes du Planning familial national, du Planning familial parisien, de la CADAC et de celle qui avait reçu les deux chaussons, à un total de 4 353 €. Les motifs : délit d’entrave à l’IVG (30 000 € d’amende et deux ans d’emprisonnement depuis août 2014) et pressions psychologiques. La Cour européenne en for- mation unique, c’est-à-dire avec le seul juge C. Ranzoni, et sans délibération, puisqu’il est seul, a rejeté définitivement et sans argumentation ma requête. Le petit chausson serait-il une arme de guerre ?

Par contre votre adversaire a été débouté dans l’autre volet de l’affaire.

En effet, Me Minvielle a obtenu le rejet d’une procédure engagée par l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris) et qui était jointe à l’affaire. En avril 2011, une plainte avait été déposée sous l’inculpation de délit d’entrave pour des images choquantes arborées lors d’une manifestation devant l’hôpital St-Vincent-de-Paul à Paris, où se pratiquaient à l’époque 2 500 avortements par an. La photo d’un petit corps démembré par la technique de l’aspiration peut effectivement heurter une personne sensible, mais pourquoi montrer des images horribles dans les campagnes de sécurité routière et pas celles d’un avortoir ?

Comment analysez-vous ces jugements ?

Tout d’abord, cette affaire confirme le constant durcissement de la législation organisant la mise à mort des enfants européens. Embryologiste, je sais qu’un fœtus est bien une personne et donc un enfant. Il faut rappeler qu’actuellement, en France, 220 000 enfants sont tués par an, soit 600 par jour, donc plus de 25 par heure. Sur toute l’Europe, nous at- teignons 300 par heure (chiffre d’Euro Pro Life), un véritable génocide à l’échelle d’un continent. [...]"