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« Nous ne faisons pas de l’eugénisme hitlérien mais de l’eugénisme libéral »
Les soldats de Sentinelle fixés par les synagogues

Benoît XVI fête ses 65 ans de sacerdoce

Dans la salle Clémentine, là même où il avait annoncé sa renonciation, le Pape émérite, toujours discret et humble, fragile mais bien présent dans son habit blanc, assis à droite du Pape François, sur une chaise à l’écart face aux cardinaux de la curie, quelques évêques et invités, a écouté François le remercier de continuer à servir l’Eglise (v.o.)

« en vivant et témoignant de façon si intense et lumineuse de l’amour de Dieu qui remplit le cœur et nous permet de regarder l’avenir avec joie, même dans les années avancées de notre vie ».« Continuez à servir l’Eglise », « ne vous arrêtez pas de contribuer avec vigueur et sagesse à sa croissance ».

Alerte et visiblement heureux Benoît XVI a applaudi, s’est levé, tendant le mains vers François pour l’accueillir : une accolade chaleureuse entre frères sous les applaudissements nourris des cardinaux.  

Le cardinal Angelo Sodano, doyen du Sacré Collège, est revenu sur les souvenirs de son ordination, évoqués en 2006 lors d’un voyage en Bavière :

« Prostré à terre, enveloppé de la Litanie des saints, je me rendais compte que sur ce chemin nous ne sommes pas seuls, mais que la grande lignée des Saints cheminait avec nous, et que les saints encore en vie, c’est-à-dire que ceux d’aujourd’hui et de demain nous soutenaient et nous accompagnaient. Puis ce fut l’imposition des mains et le cardinal Faulhaber nous dit : ‘Jam non dico servos, sed amicos’, alors nous avons expérimenté le fait que l’ordination sacerdotale est comme une initiation dans la communauté des amis de Jésus, qui sont appelés à être avec Lui et à annoncer son message ».

Le Pape émérite a ensuite pris la parole. 

Benoît XVI a rappelé la nouvelle dimension que le Christ a donné à la réalité du remerciement. Il a transformé la Croix, la souffrance et le mal de ce monde en bénédiction.

« Faisant ainsi il a fondamentalement transsubstantié la vie et le monde, et nous a donné et nous donne chaque jour le Pain de la vie, qui dépasse le monde par la force de son amour.  Enfin, il a souhaité « nous insérer dans ce ‘merci’ au Seigneur pour recevoir réellement la nouveauté de la vie et aider à la transsubstantiation du monde : que ce soit un monde non de mort mais de vie ; un monde dans lequel l’amour triomphe de la mort. »

Benoît-et-moi a traduit l'intégralité de son discours.