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La guerre liturgique se réveille en France !

IndexJean Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, exprime son inquiétude sur la guerre liturgique qui semble aujourd'hui renaître :

"Il n’est un secret pour personne que si le pape Benoît XVI était plein de sollicitude pour les tenants de la forme extraordinaire du rite romain, son successeur, le pape François, est totalement étranger aux questions liturgiques qui ne l’intéressent guère. Sa bienveillance pour la Fraternité Saint-Pie X n’est pas liée à un quelconque intérêt pour la liturgie traditionnelle mais au constat que la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre mène un apostolat efficace aux « périphéries » de l’Église, dans des milieux parfois très défavorisés ou populaires.
Certains évêques de France ont accordé, au fil des années, de plus ou moins bonne grâce, soit des régularisations canoniques de situations existantes soit des autorisations d’ouverture de lieux de culte où se célèbre la liturgie romaine traditionnelle. Mais le vent a tourné ! Il semble que certains souhaitent revenir sur ces « parenthèses miséricordieuses ».

Port-Marly
Dans ses voeux pour l’année 2016, madame Marcelle Gorgues, maire de Port-Marly, petit village situé aux bords de la Seine à 20 kms de Versailles, avait clairement annoncé la couleur : « C’est à notre Chapelle Royale, l’église Saint-Louis, érigée par la volonté de Louis XVI, bâtiment classé évidemment que nous nous intéressons. Bien sûr, il a subi les outrages du temps mais aussi les effets de querelles intestines qui l’ont rendu étranger sur son propre sol. Le temps est venu de lui rendre sa superbe, son rôle aussi sans doute. C’est notre église, ouverte à tous, qui peut être partagée comme la Foi partagée, mais c’est notre église ».

Le fait est que l’église Saint-Louis de Port-Marly est un lieu de culte où les Marlyportains ne sont pas majoritaires. En effet, la forme extraordinaire du rite romain y a été célébrée sans discontinuer depuis la réforme liturgique grâce à la forte personnalité de son curé, le chanoine Gaston Roussel, organiste émérite, gaulliste revendiqué, résistant décoré et traditionaliste assumé. À son décès en 1985, les paroissiens se sont opposés à la volonté de « normalisation » de l’évêque de Versailles d’alors, NNSS Simonneaux puis Thomas. Après bien des difficultés voire des violences – le père Bruno de Blignières, desservant de l’église sans l’accord de l’évêque, étant arraché à l’autel en pleine messe par la police le 30 mars 1987, les paroissiens occupant l’église par la force, murée par la mairie à la demande de l’évêché le 12 avril 1987 –, un modus vivendi a été trouvé et, depuis 1995, l’église est une chapellenie desservie par des prêtres de l’Institut du Christ-Roi.

Il y a quelques jours la mairie a annoncé qu’en raison de travaux de toiture, l’église serait fermée pour une période de 10 à 18 mois. De son côté, l’évêché ne semble guère disposé à trouver un lieu de culte de remplacement si la fermeture s’avérait inéluctable. Les travaux de toiture, dont personne ne nie le bien fondé, semblent être le moyen trouvé par l’édile marly-portain pour se réapproprier l’église, y suspendre le culte, entraînant de facto la dispersion de la communauté rassemblée au fil des années.[...]

Rennes
Depuis 1988 l’association saint Benoît de Nursie organise à Rennes, en accord avec l’archevêché, la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain. Depuis 2002, c’est un chanoine de l’Institut du Christ-Roi qui dessert le lieu de culte, notoirement trop petit, la chapelle Saint-François. Il existe une convention entre l’association et l’archevêché mais cette convention est annuelle et il vient d’être annoncé par l’archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas, qu’elle ne serait pas reconduite l’année prochaine. Le chanoine Cristofoli, desservant de la chapelle, a déjà été remercié de ses fonctions d’archiviste du diocèse et la liste des prêtres du diocèse, dont un valeureux nonagénaire, devant assurer successivement la célébration de la messe dominicale, est en cours de finalisation.

Les raisons d’une crise
En 1975, l’historien protestant Pierre Chaunu avait ainsi analysé la crise de l’Église : « La médiocrité intellectuelle et spirituelle des cadres en place des églises occidentales au début des années 1970 est affligeante. Une importante partie du clergé de France constitue aujourd’hui un sous-prolétariat social, intellectuel, moral et spirituel ; de la tradition de l’Église cette fraction n’a souvent su garder que le cléricalisme, l’intolérance et le fanatisme. Ces hommes rejettent un héritage qui les écrase, parce qu’ils sont, intellectuellement, incapables de le comprendre et, spirituellement, incapables de le vivre » « De l’histoire à la prospective » (Robert Laffont-1975)
On croyait ces temps révolus. Grossière erreur ![...]

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