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Benoît XVI : "Dans une situation de crise, la meilleure attitude est de se mettre devant Dieu avec le désir de retrouver la foi"

Une biographie de Benoît XVI sort ces jours-ci en Italie, avec en préamule un entretien de l'auteur avec le Pape émérite. Benoît-et-moi l'a traduite. Extrait :

3Dnn+9_7C_gra_9788804672401-servitore-di-dio-e-dell-umanita_original"Sainteté, alors que vous visitiez l'Allemagne pour la dernière fois, en 2011, vous avez dit: «On ne peut pas renoncer à Dieu». Et encore: «Là où il y a Dieu, il y a le futur». N'avez-vous pas regretté d'avoir dû partir durant l'année de la foi? 

«Naturellement, j'avais à coeur de terminer une année de la foi et d'écrire l'encyclique sur la foi qui devait conclure le processus qui a commencé avec l'Encyclique Deus Caritas Est. Comme le dit Dante, l'amour qui meut le soleil et les autres étoiles, nous pousse, nous conduit dans la présence de Dieu, qui nous donne espérance et futur. Dans une situation de crise, la meilleure attitude est de se mettre devant Dieu avec le désir de retrouver la foi, afin de continuer sur le chemin de la vie. Pour sa part, le Seigneur est heureux d'accueillir notre désir, de nous donner la lumière qui nous guide dans le pèlerinage de la vie. C'est l'expérience des saints, de saint Jean de la Croix ou Sainte Thérèse de l'enfant Jésus. En 2013, cependant, il y avait de nombreux engagements que je ne pensait plus être en mesure de mener à leur terme» 

Quels étaient ces engagements? 

«En particulier, la date des Journées mondiales de la jeunesse qui devaient avoir lieu durant l'été 2013 à Rio de Janeiro au Brésil avait déjà été fixée. Or, à cet égard, j'avais deux convictions bien précises. Après l'expérience du voyage au Mexique et à Cuba, je ne me sentais plus en mesure d'accomplir un voyage aussi exigeant. En outre, avec la forme donnée par Jean-Paul II à ces journées, la présence physique du pape était nécessaire. On ne pouvait pas penser à une liaison par la télévision ou à d'autres formes permises par la technologie. Cela aussi fut une circonstance pour laquelle la renonciation était un devoir pour moi. Enfin, j'avais la confiance certaine que même sans ma présence l'année de la foi irait à sa conclusion. La foi, en effet, est une grâce, un don généreux de Dieu aux croyants. J'étais donc fermement convaincu que mon successeur, comme c'est ensuite arrivé, conduirait également à la conclusion voulue par le Seigneur, l'initiative lancée par moi» [Lire la suite]