Querelle dynastique chez les Orléans
Philippe de Villiers, la persévérance dans la fidélité

Le mythe de la volonté générale instaure un totalitarisme législatif

281.48404993065_450_187Dans Charnellement de France, Charles Beigbeder célèbre l'identité française, durement malmenée actuellement par le laïcisme castrateur et l'islamisme conquérant. L'auteur va jusqu'à remettre en cause, à plusieurs reprises, le dogme de la démocratie moderne : les Lumières et la Révolution. Il écrit notamment :

"Or, l'oeuvre révolutionnaire s'inscrit en totale contradiction avec ces contre-pouvoirs. D'abord, parce que, avec la loi Le Chapelier du 14 juin 1791, l'Etat ne remplace aucun des groupements professionnels qu'il a supprimés, notamment les corporations, et laisse l'individu seul en face de lui. Ensuite, parce que, avec le mythe de la volonté générale théorisée par Rousseau et repris dans l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 qui affirme que "la loi est l'expression de la volonté générale", on instaure un totalitarisme législatif et un centralisme indu. Il faut en effet bien mesurer la portée d'une telle affirmation : dans l'esprit de Rousseau comme dans celui des rédacteurs de la Déclaration, la loi n'est que "l'expression de la volonté générale", aucune volonté intermédiaire ne peut interagir entre l'individu atomisé et ses représentants omnipotents, aucune minorité ne peut être écoutée, aucun particularisme local ne peut être légitimé."