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Un criminel est mort sans avoir été jugé

François Hollande a exprimé ses condoléances à l'occasion de la mort de Fidel Castro

Fidel Castro était une figure du XXe siècle. Il avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu’elle avait suscités puis dans les désillusions qu’elle avait provoquées. Acteur de la guerre froide, il correspondait à une époque qui s’était achevée avec l’effondrement de l’Union Soviétique. Il avait su représenter pour les cubains la fierté du rejet de la domination extérieure.

La France qui dénonçait les atteintes aux droits de l’homme avait toujours contesté l’embargo imposé par les Etats-Unis à Cuba. Elle s’était félicitée de son ouverture et du dialogue qui s’était rétabli entre les deux pays.

Je l’avais rencontré le 11 mai 2015 au cours de la première visite d’un Chef d’Etat français à Cuba depuis la révolution. J’adresse à Raoul Castro son frère, à sa famille et au peuple cubain mes condoléances."

Unknown-63Fidel Castro, en bon révolutionnaire marxiste, fut un tyran, un criminel, qui a fait de son île un goulag à ciel ouvert. Au cours des 8 premières années de la révolution cubaine, de 1959 à 1966, 15000 personnes sont embastillées en raison de leurs convictions politiques (selon une estimation basse, de 1959 à aujourd'hui, au moins 100 000 personnes ont été jetées en prison, pour une nuit ou 30 ans). Dans le pénitencier est mis en œuvre un programme de travaux forcés inhumain. Dans une chaleur suffocante, les bagnards cassent du marbre dans des carrières ou travaillent aux champs sous le contrôle de gardes-chiourmes d'une sauvagerie inouïe. Ils insultent, cognent, blessent et tuent à coups de baïonnette ou de fusil. Hier comme aujourd'hui, la torture appartient au quotidien des prisonniers d'opinion cubains. Souvent, elle revêt un caractère scatologique, comme l'obligation de passer des heures plongés dans la fosse septique. Mais les variantes sont innombrables, depuis les repas archisalés (servis sans eau) jusqu'à l'isolement dans des celdas de castigo (cellules de punition), des cachots infestés de cafards. Le sort réservé aux femmes prisonnières de Castro n'est pas moins effrayant. Ana Rodriguez a passé 19 années derrière les barreaux en compagnie de rats, de grenouilles, de moustiques

En exil forcé depuis leur libération, ils n'ont qu'un regret : celui d'être passés directement des cachots cubains aux oubliettes de l'Histoire.

«Le monde n'a pas voulu nous écouter, regrette Ana Rodriguez. Tant de gens veulent croire qu'il existe un monde rêvé, idéal, mythique, nommé Cuba... A la sortie de mon livre (Diary of a Survivor. Nineteen Years in a Cuban Women's Prison.), j'ai donné plusieurs conférences dans des universités américaines. Il s'est trouvé des enseignants et des élèves pour m'insulter et mettre en doute ma parole…».

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