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Chronique des chrétiens d'Orient : Vivre l’Avent avec les chrétiens d’Irak. Et après ?

Photo_2016-12-08_16-05-29À l’approche de Noël, nombreux sont les jeunes Français qui se portent volontaires avec SOS Chrétiens d’Orient pour aider les populations chrétiennes déplacées en Irak. À Erbil depuis un mois, un volontaire partage son expérience.

C’est en voyant ces églises et ces villages chrétiens détruits par Daesh que j’ai pour la première fois ressentie ce que les chrétiens d’Irak ont pu endurer. Bien qu’il soit difficile de se mettre à la place des déplacés, on peut mesurer la persécution dont ils sont victimes en voyant comment les hommes de Daesh profanent leurs églises.

Photo_2016-12-08_16-05-34C’est comme si rien n’avait été laissé au hasard mais utilisé pour faire peur : des inscriptions sur les murs “Si Dieu le veut, nous irons jusqu’à Erbil”, la statue de la Vierge déplacée dans le chœur aligné avec le tabernacle et la croix de l’autel et les impacts de balles laissant imaginer les rafales de kalachnikov ravageant l’intérieur de la nef.

En ce jour de fête de l’Immaculé Conception, les mots de saint Ephrem le Syrien, patron de la mission de SOS Chrétiens d’Orient en Irak, sur la Vierge sont plus que d’actualité :

“Vierge d'âme, de corps et d'esprit, […] belle par nature, tabernacle sacré que le Verbe a travaillé de ses mains divines, complètement étrangère à la toute souillure et à toute tâche du péché.”

Certes les statues et autres symboles de la Vierge Marie ont été salis par les hommes de Daesh dans de nombreux villages, mais Marie reste vierge de toutes souillures car elle a porté le Sauveur en son sein.

Photo_2016-12-08_16-05-38Les chrétiens d’Irak attendent l’arrivée du petit Jésus dans la crèche et les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient, en communion dans cette attente, font de leur mieux pour monter et décorer les crèches dans les camps de déplacés.

Quel plaisir de voir toutes ces crèches qui s’élèvent !

Le quartier d’Ankawa à Erbil se pare des traditionnelles couleurs chaudes de Noël.

Installer la crèche m’a toujours été habituel. Mais ici en Irak, avec les chrétiens déplacés, l’habitude disparaît et cela prend un sens particulier et fort. La crèche ne doit pas être négligée : elle doit être grandiose ! Et quand les moyens sont limités, le sens du sacré est ravivé.

Dans cette ambiance joyeuse et pleine d'espérance, nous continuons les rencontres avec les familles. Dernièrement, je demande à un père ce qu’il attend de l’avenir :

“J’ai travaillé pendant 40 ans pour rembourser ma maison, être indépendant et vivre en paix avec ma famille. À peine savourais-je ma première année à la retraite que j’ai dû quitter le village (Qaraqosh) et voir, quelques mois plus tard, ma maison carbonisée. Maintenant que je suis âgé, je n’ai plus le souhait de repartir où que ce soit. Je veux donner tout ce que je peux à mes enfants et profiter de ma famille”.

Alors que certains cherchent à s’accoutumer à leur situation, d’autres ont la tête ailleurs. Ils pensent au retour, à la reconstruction de leurs villages. Il faut nettoyer, déblayer, reconstruire. Le retour est envisageable mais incertain : Pour combien de temps ? Quelle sécurité pour les habitants ?

Il faut donc tout recommencer. C’est Qaraqosh, Karemlesh, Bartella année 0 et nous nous apprêtons à fêter la naissance du Christ.

Un générateur électrique aidant à la reconstruction d'un village chrétien coûte environ 500 euros. Aidez les chrétiens d'Orient à vivre un beau Noël, faites un don.