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Aucune leçon n’a été tirée des émeutes de 2005

Benoît Hamon : « À moi les enfants de la Veuve ! »

Extraits d'un communiqué de Bernard Antony :

E"Ce dernier samedi, le camarade Mélenchon, après un entretien téléphonique avec Benoît Hamon venait de déclarer qu’il n’était pas d’humeur à s’accrocher au corbillard du parti socialiste.

Le camarade-frère Hamon réagit alors à cette sarcastique offense en proclamant qu’il était l’architecte et le maçon de la reconstruction de la gauche.

Il n’est pas besoin d’être un grand expert en maçonnologie ni en décodage du langage des « frères » pour comprendre ce que cela signifiait. « Architecte », « maçon », avec ces deux mots à la suite, il faudrait vraiment ne rien savoir du langage de la connivence maçonnique pour ne pas saisir ! 

Il s’agissait évidemment pour Hamon de signifier sa ferveur dans l’idéal maçonnique et d’en appeler à la mobilisation autour de lui des « frères » politiquement de gauche. [...]

Pour revenir à Hamon l’architecte et maçon de la gauche, nul doute qu’il ait besoin du soutien du plus grand nombre possible de « frangins » (c’est ainsi que les « frères » s’appellent dans le jargon maçonnique). Et certes, les frangins sont nombreux au parti socialiste et n’ont pas manqué dans les gouvernements de Hollande (Valls, Peilhon, Taubira, Le Drian, Cazeneuve, etc, etc…). 

Mais en politique, comme dans les médias et les affaires, la maçonnerie peut dire « je suis partout ». Une de ses devises n’est-elle pas : « Ne pas nous voir mais nous sentir partout ». Aussi, même à gauche, tous ne sont pas aujourd’hui chez Hamon. 

Peut-être ne sont-ils toujours pas, selon l’ancienne hostilité réciproque (22° condition de Moscou), en grand nombre au parti communiste ?

Peut-être Mélenchon n’en est-il pas ? Il n’a pas selon nous un tempérament à supporter les fastidieuses réunions de loges ou d’ateliers où il faut longuement écouter « plancher » de débiles frangins. C’était d’ailleurs le cas de Jaurès ; ce dernier n’évoqua-t-ils pas à propos du philosophe allemand Lessing, qui lui était cher, que celui-ci « ne tarda pas à être rebuté par la puérilité et la stérilité des recherches de magies, des jeux de microcosmes et des spéculations sur l’embrasement universel auxquels se livraient les loges envahies d’illuminisme et d’occultisme » ?

Nous ne savons pas si c’était en pareils lieux que le banquier Macron aurait puisé à notre époque de quoi professer ses monstrueuses allégations historiques contre l’œuvre colonisatrice de la France. Toujours est-il que néanmoins nombre de frangins tels Gérard Collomb, le maire de Lyon, du Grand-Orient, l’ont rallié.

[...] Mais le frère Hamon, « architecte et maçon », ne ralliera pas non plus à son tablier blanc les frangins qui, comme au meilleur temps de la chiraquie maçonnoïde sous la houlette des grands maîtres Pierre Simon et Michel Baroin, soutiennent François Fillon avec Gérard Larcher et François Baroin, le fils du précédent. Quitte s’il le faut à ce que ce soit ce Baroin-là qui succède à un Fillon qui deviendrait insoutenable. C’est que la maçonnerie ne met jamais tous les enfants de la Veuve dans le même panier électoral. 

Quoi qu’il en soit, la filière écolo socialiste maçonnique ne suffira pas à rallier toute la gauche à Hamon. [...]